Marche populaire de Noël à Lambesc

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En cette période de Noël, Majo et moi sommes plus attirées par le marché de Noël que par la marche populaire. Mais c’est la règle du jeu : nous marchons, ensuite nous dégustons. Avant de partir, nous repérons déjà les commerçants à qui nous rendrons visite au retour : le fabriquant de bières artisanales, d’apéritif au basilic, de confit d’oignons,…
FontaineJacquemartNous passons sous la tour du jacquemart, construit de 1526 à 1646, qui s’élève à 25 m de hauteur.

L’horloge rythme la vie des habitants grâce aux quatre personnages en bois représentant la famille Jacquemard, les 2 enfants – Jaquet et Jaqueto – sonnant les quarts d’heure, et les parents – Jacquemard et Margarido – sonnant les heures et demi-heures. Site lambesc.fr

Nous passons près d’une première fontaine construite en 1877, puis, à la sortie du village le long de l’avenue F. Mistral, près d’une autre transformée en jardinière de fleurs.
Oratoire Sainte-ThérèseA la sortie du villageL’oratoire Sainte-Catherine à l’angle du chemin de Sufferchoix, inscrit monument historique, est le plus ancien (1629). Son emplacement annonce la chapelle du couvent Sainte-Thérèse, tenu par la congrégation religieuse des sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve. Nous n’en verrons qu’un sur les 13 qui existent sur le territoire.

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Rencontre avec les pierres gravées du Garlaban

Date rando : Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeÉtiquettes , 2 commentaires sur Rencontre avec les pierres gravées du Garlaban

Je ne vous parle pas de gravures du paléolithique mais de gravures d’aujourd’hui gravées dans la pierre par un artiste d’Aubagne manifestement amoureux de la Provence. L’idée partagée dans les cahiers du sud et par Papigé de Cardalines m’a séduite, j’y suis allée. Le mot Garlaban1 n’a-t-il pas déjà l’accent provençal incitant à (re)visiter l’environnement des films de Pagnol ?

Puits RaimuAvec Claude, marcheur OVSien, nous partons du parking près du puits Raimu, sur l’étroit chemin de Ruissatel bientôt en impasse ; ce puits a été construit pour le film La fille du puisatier de Pagnol (1940) avec Raimu et Fernandel.

La route ne menant qu’à des propriétés privées, elle est donc assez peu fréquentée. Rapidement nous arrivons dans un paysage aride de cailloux pratiquement sans arbres : Globulairestypiquement méditerranéen sur sol calcaire. Peu après le col d’Aubignane, un massif de globulaires apportent une touche colorée bleue.

signalétique des sentiersLa montée par le Draouilet2 est rude jusqu’au point qui m’a été signalé : nous avons coupé tous les virages et pris tous les raccourcis possibles pour éviter l’ennuyeuse piste. Un test grandeur nature après mes dix séances de rééducation respiratoire. Les deux randonneurs et le coureur que je questionne ne connaissent pas ces gravures ; Dalles rocheusesle troisième couple en a une vague idée. Carcasse de vieille 4LLorsque nous arrivons sur les lieux, il ne peut y avoir d’erreur : un cairn a été ajouté en bordure de chemin avec une flèche de pierres au sol ; au loin, les dalles rocheuses inclinées confirment que nous sommes au bon endroit. Une vieille 4L abandonnée pollue le site.

La soleil arrive de face et mon ombre importune la prise de photos qui sont parfois tronquées ; aussi je vous invite à aller sur place : c’est un ensemble d’œuvres d’art gravées dans la pierre pour longtemps, « assez loin de la piste, mais pas trop, assez cachée pour rester secrète, mais pas trop… ». Louis Douard (76 ans) y monte avec un bardat de 15kg, y travaille depuis 10 ans, à raison de 2 à 6 heures par jour. Il arrose le support de sulfate de fer pour le rendre moins poreux, le protéger du gel, ainsi que l’acidité de la pluie.

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La vigie d’Eguilles

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But de randonnée trouvé sur visorando mais circuit totalement inédit qui ne démarre pas du village d’Eguilles mais du quartier Subreville en contre-bas. Le défi de ce parcours inédit, c’était d’emprunter des chemins et d’éviter les routes fréquentées ; dans une zone urbaine et commerciale si proche d’Aix-en-Provence, c’était un pari difficile, voire impossible.
Parking ouvert devant la résidence Adonis juste avant le rond-point et le domaine des Plantiers. La route de Berre se longe sur une voie privée parallèle menant au domaine des Plantiers. Ensuite je remonte la D18, avec circulation routière importante mais je peux marcher sur une voie réservée aux vélos.
Alternative 1 utilisée au retour : passer par la zone industrielle des Vallades puis par les Jalassières.
Chemin Bastide Blanche viaduc de PonteilsUn km plus loin, je tourne sur le GR10, chemin de la bastide blanche, le premier à avoir des allures de chemin rural. Au loin le spectaculaire viaduc ferroviaire des Ponteils de la ligne LGV, le plus long 1km733 de la ligne TGV Méditerranée, avec une arche de 100m qui passe au-dessus de l’autoroute. D’après Inventaire ferroviaire. Les Vallades et la chaîne de l'EtoileQuand je ne le verrai plus, j’entendrai à intervalles réguliers le bruit sourd du train, même depuis la colline.
Le Pilon du Roi et la chaîne de l’Etoile sont comme posés au-dessus des bâtiments de la zone industrielle d’Eguilles. GR10 au Pas de BoucVue sur le village et son châteauCôté droit, le village perché d’Eguilles domine les vignes. Je coupe le chemin des valladets matérialisé par un arbre isolé.

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Rognes : 4ème randonnée de la courge, 2015

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes , , , , , , 4 commentaires sur Rognes : 4ème randonnée de la courge, 2015

Fête de la courge à Rognes : un marché, un concours de la courge la plus lourde et une marche populaire. Voilà de quoi passer une bonne journée.

Poste 1, départ, office du tourisme :
Le plan google map que nous remet l’office du tourisme est vraiment sommaire ; pas de points de repère hormis les postes de ravitaillement : le collège, les routes traversées telle la D66D, le nom des chemins,  les lieux-dits tels Grand Saint-Paul, Bonisson ne figurent pas sur la carte ; les centres d’intérêt non plus : la ferme de Pataconit, les points de vue, la chapelle Saint-Marcellin ; heureusement, le balisage par rubalise rouge-blanc est bon et nous ne raterons rien.

Majo et moi sommes sur place dès 9h30 le matin ; le parking à l’entrée du village, près de la chapelle saint-Denis, commence à se remplir et sert de point de repère à d’autres groupes de randonneurs.

La quête d’Ariane (2/3) : Rognes, mokmok

Une collection de courgesCombien pèse-t-elle ?Déjà beaucoup de monde sur le marché ; les courges rivalisent de couleurs, de poids, et même d’esthétique ou d’originalité. Je cherche Jean Chiron de Miramas, dont la femme prépare des confitures à partir des fruits de leurs vergers ; je les aime beaucoup parce que je sens plus le goût des fruits que celui du sucre et c’est par 9 pots que je les achète. Je les récupérerai après la rando.

Photos colorées représentatives de cette 14è fête de la courge par une blogueuse culinaire

Champ de vignes Saint-PaulinOratoire du côté de BonissonNous circulons dans les vignes cultivées depuis l’époque romaine comme en ont témoigné deux statues de Bacchus et Priape, dieux du vin et des jardins trouvées à Tournefort (sud est de Rognes). Après l’oratoire, la propriété Bonisson.

Le vignoble représente une superficie de 300 hectares. Environ 15000 hectolitres de vin sont produits chaque année par la cave de Rognes dont 9000 en A.O.C. coteaux d’Aix en Provence et 6000 en Vins de Pays.

Puits au Grand Saint-PaulRoute des MauvaresToujours des vignes quand nous obliquons sur le chemin de Saint-Paulin ; au Grand-Saint-Paul, une petite source a été captée à grands frais et alimentait les abreuvoirs au bord du chemin. Regardez l’importance de son puits ! l’ancienne villa romaine, détruite par les Sarrazins, a fait place à une belle bastide.

Poste de ravitaillement 2, D18 : des fruits frais et du fromage de chèvre de la ferme Brégalon nous sont offerts mais les gâteaux payants, proposés par des jeunes qui récoltent des fonds pour financer un voyage d’études, provoqueront un peu de confusion car disposés sur la même table et mal annoncés.

Ferme de Brégalon : Hugues et Christine Girard vous accueillent tous les après-midi de 15h à 19h (heure de la traite) de février à novembre, pour vous faire découvrir […] des fromages fermiers pur chèvre au lait cru selon des méthodes artisanales. (fermé le dimanche). Tél : 04 42 50 14 32.

Le collège des Garrigues rappelle des souvenirs à Majo : elle avait occasion d’y travailler il y a quelques années. La piste s’enfonce maintenant dans les garrigues. Beaucoup moins d’habitations dans la forêt de Rognes.

Nous reprenons notre route jusqu’à la ferme de Pataconit, immense bâtisse qui manifestement a fait l’objet d’agrandissements au cours des années. Nom bizarre qui me fait penser à la Patagonie, région géographique dans le cône Sud de l’Amérique du Sud ; la Patagonie comprend donc principalement le Sud de l’Argentine et le Sud du Chili. Je m’attends donc à des noms propres à consonance espagnole et, curieusement, le propriétaire de la ferme en 1838 s’appelle Rias Louis ; il possède terre, broussailles, pâture, mais son habitation est déjà vacante. Nous en faisons le tour, admirant les caves voûtées et le réservoir creusé dans la roche.

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Saint-Cannat : la Doudonne

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , , 2 commentaires sur Saint-Cannat : la Doudonne

Cette balade fait partie de celles que je réserve lorsque le temps est incertain. Balisée de jaune, elle ne présente pas de difficultés ; vous pourrez stationner sur le parking du stade, avenue Victor Hugo. Je l’ai parcourue en sens inverse de celui décrit dans le Toporando CG13 la Doudonne.
J’ai commencé par la visite de Saint-Cannat, pour être certaine d’y consacrer du temps ; partez à la recherche des nombreuses fontaines proches l’une de l’autre : fontaine seigneuriale Notre-Dame et ses sujets cracheurs féminins, la fontaine du Portalet, la fontaine de l’amandier située à l’ancien relais de poste, celle de la place antique et celle du château. Vous ne pourrez pas rater non plus la statue du bedonnant bailli de Suffren et le monument aux morts.

VignesChemin de terreLe chemin du Val Dernier longe les vignes ; sur le chemin des Fourches, je croise un cheval dans son enclos puis la piste devient chemin de terre ; de belles propriétés à faire envie et toujours beaucoup de vignes, la campagne saint-cannadéenne étant un terroir de tradition viticole. C’est d’ailleurs dans un restaurant parisien que j’ai découvert pour la première fois le coteau d’Aix-en-Provence de la commanderie de Bargemone.
Jusqu’à cet endroit, le parcours interurbain ressemble à celui du GR2013.

fontaine Doudonne - lesdanjean.blogspot.frA l’annonce du parcours de santé de la Doudonne, vous pourrez faire un petit détour jusqu’à la fontaine de Doudonne, parfois citée en Doudoune. Elle se cache dans une grotte bien protégée par une grille mais non annoncée par un panneau. Ce nom serait-il lié à celui de Doudon, ancienne famille noble originaire d’Arles ? la Doudonne serait-elle la femme de M. Doudon, à l’image des Granettes qui évoquent le lieu où logeaient les sœurs de François Marius Granet (peintre aixois né en 1775 ayant une bastide dans le hameau des Granettes) ? je n’ai trouvé aucun document sur cette fontaine figurant déjà sur la carte d’état-major du XIXè.

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La chapelle Sainte-Anne de Goiron

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , , 2 commentaires sur La chapelle Sainte-Anne de Goiron

Plusieurs tracés sont possibles pour atteindre la chapelle Sainte-Anne de Goiron, du nom du mont sur laquelle elle se trouve, assez longs le plus souvent ; celui que j’ai choisi est relativement court, part de Lambesc, sur la D67A.

Hybride orchis singefleur orchis hybrideGenêts en fleursTout commence par une belle montée caillouteuse entre deux rangs de genêts. La découverte d’un orchis est toujours un moment ravissant : cet hybride entre l’Orchis pourpre très fréquent et l’Orchis singe présente de près des fleurs à la forme curieuse : moi je vois un bonhomme avec deux pieds, deux bras et un chapeau à larges bords.

Piste caillouteusePiste forestièreLe sentier rejoint la piste qui monte à la vigie. J’oblique ostensiblement vers l’Ouest par un sentier horriblement caillouteux qui monte jusqu’à une large piste beaucoup plus paisible ; des chasseurs rassemblés attendent avec impatience le résultat du concours de rapprocheurs sur sangliers, organisé par la fédération des associations de chasseurs aux chiens courants. Les chiens de chasse candidats du jour portent de bien jolis noms : Gascon de Diméo, Gascon de Yannick Dupuis, Briquet de Benoit Giron, Rouge St Baume de Patrick Blanc, Porcelaine de Pierre Badard. A la lecture du numéro 77 du périodique ‘chien courant’, j’apprends que les chasseurs utilisent de plus en plus souvent la radio localisation située dans le collier pour récupérer leurs chiens plus facilement.

Mais certains détournent cette utilisation : confortablement installés devant l’écran de l’appareil, ils suivent la chasse sur la carte, repèrent la direction de fuite et vont se poster à l’aide d’un véhicule […] pour assassiner l’animal de chasse.

300 mètres avant le parking, je ne peux manquer l’habitation troglodytique dont l’entrée est fermée par une grille en fer : la Baume avec sa façade bâtie portant le sigle des monuments historiques, ses trois meurtrières et sa toiture presque trop parfaite après sa restauration ; si l’on jette un coup d’œil, on voit bien que s’y prolongent d’autres salles. La seconde entrée, autrefois avec porte de bois, est désormais condamnée.

La première baume est entièrement creusée dans le rocher, le mur la séparant de l’extérieur faisant partie de la roche encaissante. C’est la plus vaste, elle est d’une longueur moyenne de 8,5 m, pour une largeur de 5 m. Sur son coté sud-ouest, deux portes donnent accès à deux cellules plus petites.

Tour-escalierLa tour, seul vestige restant de la structure extérieure, de section carrée de 3,5 m de côté, n’abrite qu’un escalier qui permettait d’accéder à l’étage supérieur de la bâtisse à laquelle elle était accolée.  Elle daterait de la fin du Moyen Âge ou du début de la Renaissance (XVe siècle).

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Simiane Collongue : la colline Peycaï

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Petite randonnée pas très loin : je n’ai pas eu le temps de préparer autre chose. Je connais Simiane-Collongue, du nom de deux anciens fiefs, mais pas sa colline.

Le 20 mars 973 apparaît un premier acte officiel mentionnant l’église de Venel et celle de Collongue, qui furent cédées à l’abbaye de Montmajour. Entre 1430 et 1685, les propriétés de Venel et Collongue viennent à changer de propriétaires de manière incessante […]. Le dernier en date (1684), le comte Jean de Simiane, épouse Pauline de Grignan, petite-fille de la Marquise de Sévigné. En 1791 la commune s’appelle Collongue jusqu’en 1814, date à laquelle elle change de nom en faveur de Simiane. Il faudra attendre 1919 pour obtenir le nom définitif de Simiane-Collongue. Extrait du site de Simiane-Collongue

parc MagnanTraversée du verdoyant parc Marius Magnan (du nom de l’ancien maire honoraire de Simiane décédé le 16/08/2015), derrière l’ancien château de Simiane bâti en 1773 transformé en Hôtel de Ville en 1985. Après avoir traversé la route un peu passante, je me retrouve en forêt dans le quartier Bedouffe, au nom bizarre ; A. Roubaud vous propose une explication… pas très poétique, dans son commentaire.  Le canal de ProvenceDes marches pour atteindre le plateauMontée en escalier jusqu’au point de vue sur la Sainte-Victoire. Je longe le canal de Provence, le traverse, découvre la Sainte-Victoire, grimpe les marches naturelles jusqu’au point de vue avec en avant plan les anciens terrils de Biver, puis sur le Pilon du Roy, sorte de dent proéminente dans la mâchoire du massif de l’Etoile.

Sainte-Victoire et les terrils

Ruine sur le plateauLe plateauSur le plateau, une ruine aux encadrements de tuile un peu à la manière des maisons de maisons de garde-barrière d’autrefois. La piste poussiéreuse circule entre de modestes bouquets d’arbres. Après la vue sur Gardanne, je descends un sentier raide et caillouteux, le long d’une propriété privée, pour rejoindre le quartier de Saint-Germain.

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Fuveau, marche populaire

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Une randonnée facile au départ de Fuveau, sur le Cours Victor Leydet près de l’office du tourisme. Autant prévenir tout de suite : la majorité du parcours se  déroule sur routes relativement peu fréquentées, ou sur piste bétonnée ; seul le parcours au sud de Fuveau a lieu dans les bois. Les points de vue sur la Sainte-Victoire sont majestueux et nombreux ; pour ceux sur la Sainte-Baume et la montagne de l’Etoile, dans le quartier résidentiel des Bosques, il faudra jouer à cache-cache avec les arbres. Bien que non cité dans le dépliant, vous pourrez faire un crochet jusqu’au moulin des Forges et à la chapelle Saint-Michel.

la Sainte-VictoireFaçade église Saint-MichelAprès la traditionnelle inscription à la 2ème Marche Populaire de la Montagne bleue (FFSP), la Recampado de Fuveù (2€), nous traversons le village jusqu’au point de vue sur la lumineuse Sainte-Victoire que l’on peut capter en entier, d’est en ouest.
L’imposante façade de l’église paroissiale Saint-Michel fait plutôt penser à un temple.
La statue de Verminck nous apprend que cet instituteur belge a exercé pendant 17 ans à Fuveau.

Statue de l'instituteurCharles Joseph VERMINCK est né le 17 octobre 1799 à Poperinge en Belgique, […]
Une rencontre avec des Frères Gris, le mène vers Montrouge près de Paris [puis] à Luynes près d’Aix-en- Provence où la dite communauté possède également un monastère. […] Il se sent plus attiré vers l’enseignement que vers le sacerdoce et parvient à obtenir d’enseigner dans quelques familles de Fuveau grâce à l’abbé Eymeric alors curé de la paroisse. Il obtient un tel succès que le 20 février 1824, il parvient à ouvrir la première école du village dans l’ancien château des Peysonnel […] Il ne tarde pas à trouver l’âme sœur en la personne de Magdeleine Virginie BLANC [qui] lui donnera 13 enfants tous nés à Fuveau.
Il meurt chez son fils aîné à Marseille le 01 mars 1880. Ce dernier commande alors la statue de bronze que nous connaissons.

Après le passage couvert, nous découvrirons le village et son église haut perchée que l’on voit de très loin et de partout.
Pourquoi la ville de Fuveau a-t-elle érigé un monument en l’honneur du canadien David Cary ? en mission lors du débarquement de Provence, il fut tué le 18 août 1944.

Stèle en l'honneur du canadienCet aviateur, au commandes d’un Seafire de l’armée canadienne est tombé à quelques mètres de là. Aucune photo n’a été prise à l’époque mais des témoignages concordants des premières personnes qui se sont trouvées sur les lieux à l’époque et des recherches effectuées par des fuvelains ont permis de retrouver la famille du héros au Canada. Le sous-lieutenant Cary est toujours enterré au cimetière de Fuveau. Extrait du site personnel de J.F.B. Roubaud. Commonwealth War Graves Commission

Les dernières fleurs avant l'hiverLa piste sous les pins, faiblement fleurie, nous mène dans une zone résidentielle ; léger détour jusqu’à la tour du moulin de Forges devenu gite, fenêtre sur le village avec l’église en ligne de mire et au travers des pins, une longue ligne montagneuse de la Sainte-Baume à la montagne de Baou Traouqua.

Après le réservoir, c’est l’arrivée à l’ancienne gare de la Barque-Fuveau où s’est installé le premier point de ravitaillement : quartiers de pomme fraîche, madeleines, quatre-quart redonnent des forces.
On dirait que le bâtiment d’accueil des voyageurs est toujours prêt à accueillir les passagers ; les rails n’ont pas été enlevés, la lourde barrière du passage à niveau autrefois gardé, est abaissée ; les voies de garage mènent jusqu’à un hangar accueillant le musée des transports. Invitées à le visiter, nous découvrirons avec émotion les cars de marque Chausson, un trolleybus de 1952, un tramway de Marseille, des véhicules d’un autre âge. Deux passionnés nous entretiennent de leurs difficultés pour réparer ce vieux matériel, et se protéger des vols de pièces détachées et dégradations gratuites.

Le dimanche, le petit train de la Sainte Victoire, pendant quarante minutes et sur 1km800, parcourt l’ancienne ligne de chemin de fer pour le plaisir des nostalgiques et des enfants.

Du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2015, le musée Provençal des Transports propose la 10è édition de l’exposition Vapeur et chevaux vapeur.

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** Rando découverte du Val de Cuech et Val d’Hugon

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Pour concevoir ce circuit inédit, il m’aura fallu deux visites sur le terrain, repérer les caches du coin placées souvent sur des points dignes d’intérêt, des kilomètres de tâtonnement pour éviter les propriétés privées et les routes, enfin éclaircir quelques confusions historiques lors de mes recherches sur internet. Le résultat, même s’il n’est pas idéal car empruntant en partie des routes dans une zone urbanisée, me semble un bon compromis ; en une demie journée, il vous fera voyager à Pélissanne, Salon et Aurons. A éviter par fortes chaleurs – une grande partie à découvert – et après de fortes pluies si vous accédez à Sainte-Croix par le sud.

Je stationne sur le parking recommandé par liodan13, sur la commune de Pélissanne, pas très loin du canal de Craponne. Après un passage sur quelques traces d’ornières dans la pierre, je rejoins le vieux chemin de Lambesc à Salon dans le quartier de Redourtières où se trouverait, selon l’archéologue Valérian, l’ancienne cité romaine de Pisavis (Salon-de-Provence). Isidore Valérian, archéologue, 1909
En hommage à un salarié d'EurocopterSur une ruine, la marque du GR 2013 qui rejoint Salon. Tentant d’accéder à une cabane de pierre sèche au détour d’un champ, je tombe sur une croix plantée sur un petit monticule « A notre collègue regretté ses amis d’Europter »…

La croix de missionLes Alpilles depuis la croix de missionUtilisé la semaine précédente dans l’autre sens, mais à peine repérable, le sentier d’exploitation contourne un champ d’oliviers avant d’attaquer la pente ; pas facile de grimper sur le sentier fortement raviné, sec et étroit, qui domine le Val d’Hugon1, devenu Valdegon sur la carte IGN d’aujourd’hui. Blocs rocheux dans la montéeLe sentier raviné et secDe gros blocs rocheux jalonnent le sentier sur la gauche ; au sommet, après un coup d’oeil sur la piste de Marignane, par un raccourci avec un haut pas rocheux, j’arrive à la croix de mission (270m d’altitude) qui a été plantée en 1873. Un socle ancien, sans rien dessus, gravé 1873 (?), se trouve juste à côté ; peut-être la croix précédente est-elle tombée avec le vent ? Au nord ouest, une superbe vue sur la chaîne déchiquetée des Alpilles.

En commémoration de la mission de 1873, Aranarth13

Je repars dans la garrigue, en suivant la via crusis sur quelques dizaines de mètres pour me retrouver au pied de la vigie ; en 1722, pour répondre au vœu des Consuls pour conjurer la peste, les confréries de pénitents montèrent en pèlerinage à Sainte-croix, par cette voie le long de laquelle chaque oratoire était fleuri. L’ancien chemin qui mène en douceur au sommet à partir de l’abbaye n’est plus praticable : il faut donc prendre celui du XIXè, fortement dégradé, qui dérape, et nécessite parfois de mettre les mains ; il débouche au pied de la baume fortifiée en bon état, et à l’abri sous roche protégé d’un long mur de pierres. C’est sans doute là que vivait le frère Reymond, dernier ermite de Salon de Provence. La façade est percée de cinq meurtrières et deux fenêtres. Une étroite vire rocheuse a été creusée pour empêcher l’accès à la baume. Lors des périodes troublées, depuis le sommet de la colline, on y accédait au moyen de cordes et d’une passerelle de bois amovible.

Chroniques souterraines, Sainte-Croix avec plusieurs schémas

On franchit la falaise sur des marches de pierre dans un étroit goulet. Et là on découvre la chapelle rupestre Sainte-Croix. D’après la légende, elle aurait été construite par l’Archevêque saint-Hilaire d’Arles (401- 449) pour l’accomplissement d’un vœu […]. Il en rapporta un fragment de la croix du Christ qu’il fit insérer dans la croix de la chapelle. D’où son nom.

Vue vers le sud depuis l'enceinteVestiges des mursSubsistent les ruines de la chapelle médiévale et de quelques bâtiments qui servaient à loger des moines. Elle est enchâssée dans la roche, un peu écrasée tout de même par la vigie construite au dessus. La façade composée de belles pierres tranche avec le reste de la maçonnerie plus modeste. Impossible d’en visiter l’intérieur dont vous trouverez quelques photos dans les chroniques souterraines. Vue imprenable à 180° au nord comme au sud.

l’oppidum du Salounet, lulla

L'abbaye Sainte-CroixLa croix au pied de ND de CuechJe redescends lentement par le même sentier puis par la piste en direction de l’hôtel-restaurant 3* Abbaye de Sainte-Croix qui devrait porter plutôt le nom de Notre Dame de Val de Cuech puisque c’est son nom original ; au XVIIè quelques religieux y ont construit un couvent. Le comte de cadastre napoléonien 1814Florans est alors propriétaire des lieux. Nicolas de Montgallet s’y est retiré dans le courant du XVIIè avec le frère Jehan Paris ; monseigneur de Grignan, archevêque d’Arles, le restaura et l’agrandit. Congrès des Sociétés savantes de Provence, Marseille Comptes-rendus et mémoires…,, Nicollet, F.-N. Éditeur scientifique, 1907
Provincia, bulletin de la Société de statistique d’histoire de d’archéologie de Marseille et de Provence, F.-N. Nicollet, 1921

portail d'entrée abbaye Sainte-croixJ’emprunte la voie de contournement de ce lieu privé ; c’est le long de celle-ci que se garent les clients ; même si le premier et le second portail sont fermés, il est possible de passer à pied en dehors des heures d’ouverture. La route DFCI qui mène à la vigie démarre justement aux portails, précédés d’une croix.

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Randonnée et interdiction de circuler été 2015 : Bouches-du-Rhône

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Bouches-du-Rhône, 2015 : du 1er juin au 30 septembre – informations pratiques

Pour connaitre les conditions en temps réel, consulter la veille de la randonnée, à partir de 18h :

  • le serveur vocal dédié du Comité Départemental du Tourisme au 08.11.20.13.13 (tapez 1 pour ne pas entendre le message d’accueil – par commune, il faut saisir le code postal sur le clavier du téléphone)
  • la carte d’accès aux massifs du 13 sur le site de la préfecture (lien permanent) : carte générée la veille pour les niveaux du lendemain. N’oubliez pas d’actualiser votre page chaque jour par la touche de fonction <F5> ! existe aussi sous forme de liste par espace sensible pour la journée du lendemain,
La carte ci-dessous, récupérée depuis le site de la préfecture, n’est actualisée qu’à partir de 18h heure locale pour le lendemain :
  • l’application iPhone ou androïd MYPROVENCE (envie de)copie ecran provence balade BALADE – Massifs
  • le service départemental d’incendie et de secours,
  • la mairie de la commune où se trouve la randonnée que vous avez projetée qui peut avoir restreint davantage que la préfecture.

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** De la colline Sainte-Propice au domaine de Meynes et au jas des vaches

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Sur une bonne idée de A. Roubaud, fidèle lecteur de randomania – et chanteur dans la chorale acantari, j’ai tenté ce circuit. Autant le dire tout de suite, je pense avoir traversé bien involontairement deux propriétés privées : l’une en bas de la descente de la colline Sainte-Propice côté est, l’autre au Val des Vignes ; dans le premier cas, j’ai débouché sur un carré de vignes que j’ai longé avant de rejoindre la route par un chemin d’exploitation ; je vous propose un itinéraire de contournement sans être tout à fait certaine qu’il soit entièrement public ; dans le second cas, ne sachant si cette partie du Val des Vignes appartenait au département ou à un propriétaire privé, j’ai trouvé un itinéraire de contournement.

La randonnée n’est pas si facile que cela, pas longue mais avec plusieurs descentes un peu raides et caillouteuses dans lesquelles on a tendance à glisser avec les cailloux. Vous passerez plusieurs fois à côté ou sous les pylônes à haute tension mais pour une fois, l’un d’eux vous réservera une surprise plutôt agréable.

L’ensemble des photos de la randonnée

La météo à cet endroit aujourd’hui

Début du sentierDépart sur le chemin du moulin à Velaux, en bordure de forêt. Première étape : la colline Sainte-Propice dont le nom a été déformé puisqu’il s’agit de Sainte-Eutropie, martyre du IIIè siècle, torturée pour avoir refusé de renier le Christ. La piste monte doucement, passe devant la bastide de Pépé, longe les vignes. L’AREMS – Association pour le Reboisement et l’Entretien du Massif de Ste-Propice – restaure les restanques dans les vignes, partie intégrante, et particulièrement esthétique, de nos paysages calcaires. Mur de soutènement pierre sècheBancaus restaurés par ARCEMSIl vaudrait mieux utiliser le terme bancau, terrasse soutenue par un mur. La restanque est à l’origine  un mur transversal construit dans une zone d’écoulement, comme le lit d’un torrent. Fait de pierres sèches – donc non liées –, il laisse passer l’eau tout en retenant en grande partie la terre, en amont. Paul Colombier, secrétaire du Ròdo de Velaurs Restanque dans le vallon de MionExtrait du Bulletin de liaison de Velaux, juillet 2013. J’en ai vu de beaux exemplaires dans le vallon de Mion.

Le sentier menant à l'oppidumLe sentier s’enfonce par un étroit sentier dans la végétation faite de genêts odorants et de cistes cotonneux. D’en bas on peut encore voir un large morceau du mur d’enceinte, les autres côtés de l’oppidum étant protégés par des falaises. J’arrive à l’entrée du site archéologique.

De l’oppidum préromain (Ier siècle av. J.-C.) il ne restait que des traces. Du Ve au VIIe siècle, un habitat se met en place. La plupart des objets trouvés sur le site sont profondément brûlés, même déformés.

Chapelle Ste Eutropie

Abside chapelle

A l’époque romaine ou paléochrétienne, la chapelle Sainte-Eutropie a été implantée : autrefois un haut lieu de pèlerinage, aujourd’hui, une ruine oubliée ; c’est elle que vous pouvez voir au sommet ; 12,60m par 7,40m, constituée d’une abside en cul-de-four s’ouvrant sur la nef unique. Histoire de Velaux, période antique. Vue sur VentabrenUn tour de la colline offre deux points de vue : celui au nord vers Ventabren et le plateau avec l’aqueduc de Roquefavour en fond ; au sud, celui sur Velaux, la tour de guet de l’Arbois.

L’oppidum Sainte-Propice, bob_13

Deuxième étape en sortant de l’oppidum par l’est, d’abord sur la crête puis dans une descente caillouteuse que je redoute toujours. Lorsque j’atteins une piste, en quelques lacets et un raccourci que je n’ose vous recommander, j’atteins une propriété sur laquelle des travaux d’irrigation sont en cours ; je longe les vignes, descends du talus pour rejoindre le sentier d’exploitation qui mène sans barrière jusqu’au chemin en contrebas.

Une pente à 15% !De là, par un sentier autrefois barré, je rejoins le point à 151m d’altitude : une montée particulièrement raide qui n’a rien à voir avec un sentier : j’ai préféré rallonger grâce à un petit détour par la gauche pour que la pente (entre 10 et 16% !) soit moins raide et moins dangereuse.

Continuer la lecture de ** De la colline Sainte-Propice au domaine de Meynes et au jas des vaches

La forêt de la Gardiole entre les Bouches-du-Rhône et le Var

Date rando : Publié le Catégories ----- * Provence Verte 83, ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, 83 Var, Rando familialeÉtiquettes Laisser un commentaire sur La forêt de la Gardiole entre les Bouches-du-Rhône et le Var

Une bien jolie balade dans la forêt du Puits d’Auzon (parc départemental géré par le CG13) où il est possible de circuler dans des vallons rafraîchissants. Moins connue que la Sainte-Victoire de l’autre côté de la route, elle offre cependant quelques sentiers sauvages peu connus.

Stèle d'un résistantAire de pique-niqueDepuis le parking où se trouve la stèle dédiée à Armand Nasciet, résistant mort pour la France en juin 1944 (Pompier, Quartier-maître de 1ère classe, né le 14 décembre 1914 à Ossès, Basses-Pyrénées, 64), direction plein nord ; une aire de pique-nique ombragée agit comme une réelle invitation à faire une pause ; je rejoins le grand vallon de la Gardiole assez ouvert, à travers une chênaie ; Petite piste plus secrèteCiterneMare à gibierje passe à côté d’une mare à gibier ; le creux du vallon sinue de plus en plus, s’incline vers le nord-Est, devient de plus en plus encaissé  au milieu d’un site quasiment sauvage ; au lieu-dit le Gite, matérialisé par la classique citerne dans notre région, il coupe le chemin des Sangliers. Nous sommes en juillet, et je n’ai rencontré personne.

La piste que l'on coupeCèdreJe descends le chemin de Bouterin, m’étonne de trouver quelques cèdres majestueux à cet endroit, coupe la laye de Sommières ; retour par le chemin du périmètre jusqu’au niveau de la route ; me souvenant de la mauvaise surprise du vallon de Ballayre, je grimpe de plus de 100m pour retrouver le sentier du même nom : en fin de parcours, c’est plutôt difficile ! Tous les toponymes figurant dans cette forêt me font penser à un lieu où l’on gardait des troupeaux : la Gardiole1, le chemin du périmètre et la piste de ceinture Pois de senteurFleurs jaunesqui devaient délimiter le domaine, le sentier des gardes, gardiens du domaine. Borne limite Vauvenargues/RiansDes moutons, il y en a encore bien gardés par des patous (de la crête de la citadelle jusqu’à la Sinne retour par le vallon de Ballayre) ; vous reconnaîtrez quelques bornes limitrophes entre le Var et les Bouches-du-Rhône ; Le plateau sur le chemin de Ballayrevous traverserez un plateau fleuri au printemps et bordé d’un tapis de thym ; du point le plus haut, n’apercevrait-on pas la Sainte-Baume et l’Olympe ?

point de vue ste baume

La chênaie passe sous la ligne à haute tension et rejoint la barrière. De là, je redescends vers le parking sur la belle piste forestière empruntée à l’aller.

Un circuit idéal l’été car peu fréquenté où vous circulerez au frais dans un vallon. Autre avantage : comme nous sommes dans un parc départemental classé Zone d’Accueil du Public en Forêt, les promenades sont généralement autorisées et non soumises aux restrictions de circulation l’été. Attention cependant : comme me le fait remarquer un fidèle lecteur, A. Roubaud, on change de département (le Var) dans lequel la réglementation est différente l’été.

Gardiole Vauvenargues RiansImage de l’itinéraire 11km500, 2h45 déplacement (3h15 au total), 114m dénivelée (+265, -265)

1gardiole (de garder) : lieu où l’on gardait autrefois les troupeaux de moutons

Saint-Mitre les Remparts : du Crépon aux Rocalèdes

Date rando : Publié le Catégories ----- * Etang de Berre 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeLaisser un commentaire sur Saint-Mitre les Remparts : du Crépon aux Rocalèdes

Après une première randonnée à Saint-Mitre avec Majo (balcons du Caderaou), voici une seconde dans le même environnement, au départ du parking de la Manare. Crépon et Rocalèdes sont deux quartiers de Saint-Mitre que nous allons traverser.
La fiche descriptive au format pdf

PortailSentier du CréponSentier forestierTraversée de la ville : l’écusson de Saint-Mitre est gravé sur l’ancienne porte Nord ; le chemin du Crépon, le  chemin des Cailleux sous un léger couvert forestier sont parfois dégradés ; après le Crépon, on longe le petit canal bordé de roseaux.

Le canal d’irrigation de Saint Mitre capture son eau dans le canal de Martigues. Ce dernier fut construit après avoir été déclaré d’utilité publique par un décret de Napoléon III en 1869. Il permit alors de dériver de la Durance 531 litres par seconde, à partir de la prise d’eau du canal des Alpines près de Salon de Provence.Extrait de la fiche rando

Ancienne voie romaineChemin de la fontaine du LoupOn rejoint la montée de la Fontaine du Loup, ancienne voie romaine qui a conservé ses pavés caractéristiques. Le chemin à flanc de colline offre quelques points de vue qu’il faut capter au travers des arbres.

Chemin des rocalèdesChemin de RocalèdesAprès une courte marche sur le bitume, on prend le petit sentier à droite, juste avant le numéro 18 et on arrive sur le plateau des Plaines d’Arnète. Y a-t-il eu une carrière aux Rocalèdes ? des pierres taillées gardent encore la traces des coups de pic.

Détour par le centre ancien : à l’intérieur des remparts vieux de plus de dix siècles et remaniés, je circule dans les petites ruelles protégées de murs, me demandant si je vais trouver une issue, tant elles ressemblent à un labyrinthe.

Portail près du châteauLe châteauLe lavoirRuelle dans la vieille villeRuelle dans la vieille ville

Fin de visite avec le château reconstruit et agrandi, le portail sudà machicoulis , l’église, le lavoir. La tradition parfois encore enseignée à l’école veut que  du haut du mâchicoulis, on jetait de l’eau, de l’huile ou de la poix bouillantes sur l’assaillant, alors que c’était plus vraisemblablement de simples projectiles en pierre, des charognes pour propager des épidémies ou des tonneaux remplis d’excréments.

Une balade familiale facile qui allie la marche et la découverte d’un village qui garde quelques beaux vestiges du passé. Pour ma part, j’ai préféré le circuit Balcons du Caderaou plus varié et aux points de vue plus dégagés.

itineraire crepon rocaledesImage de l’itinéraire balisage bleu 7km700, 90m dénivelée, 2h20 déplacement (2h40 au total) incluant la flânerie dans le village

Balade dans les vignes à Lambesc

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes 2 commentaires sur Balade dans les vignes à Lambesc

Une balade campagnarde familiale qui, tout le long du parcours, longe les vignes, tantôt dans la plaine, tantôt sur le piémont sud de la chaîne des Côtes. En début et fin de balade, on circule sur des routes macadamisées mais peu fréquentées.

Noria du camp d'EyguièresL'entrée dans le boisSur la route, généralement il existe un bas-côté sur lequel on peut marcher sans risque. Au camp d’Eyguières, les godets de l’ancienne noria fixés sur une roue, sont tout cabossés. On faisait remonter l’eau d’un puits en actionnant un manège sans fin tiré par un mulet qui avaient les yeux bandés. Déversée dans un réservoir, l’eau servait à irriguer les cultures.

L'entrée dans le boisUn champ encore enneigéAprès un long passage entre les vignes, la route pénètre dans un sous-bois clairsemé ; les champs sont parfois couverts de neige ; à l’altitude 350, je délaisse la piste qui grimpe vers la chapelle Sainte-Anne et reste sur celle du piémont bien à découvert, qui domine la plaine et les champs de vigne. Pas bel alignement de vignesde risque de se retrouver face à un sanglier ! dans le quartier de Saint-Victor, face à des dizaines de sentiers d’exploitation qui quadrillent les vignes, un ancien puitsje cafouille un peu, fais demi-tour, en prend un autre qui mène à une propriété privée pour finalement en trouver un qui traverse Douau, puis passe au dessus de l’ancien canal du Verdon, sous la ligne à haute tension, et poursuit entre de jolies propriétés que l’on voit au loin. A cause du vent froid, j’ai supprimé une boucle qui contournait les vignes.

Croix au carrefour avec la D67Ruines sur le chemin de CambousseUne haie d'arbres élancésAprès une haie d’arbres maigrichons et dénudés (la haie est bien horizontale, c’est moi qui ai tenu l’appareil photo d’une seule main), une ruine de pierres sur le chemin de Cambousse, je retrouve la route la D67 à la croix de métal ; elle descend vers Lambesc, passe devant le cimetière et la chapelle saint-Michel où se trouve une des rares caches placées dans ce coin ; le temps de visiter trois des centres d’intérêt de Lambesc et je retourne boire un café chaud.

chapelle st michel photo liodan13Chapelle Saint-Michel et cimetière, GCNF45 par liodan13

Bono font la plus ancienne fontaineBono font est la fontaine la plus ancienne de la ville où les animaux domestiques, chevaux, ânes ou moutons, avaient coutume de venir boire. Détruite en 1813 par un violent orage, les lambescains la reconstruisent et décident de la dédier à Louis XVIII ; suite au retour éclair de Napoléon, la plaque commémorative ne sera pas posée avant 1972.

Le lavoirLe grand lavoir monument historiqueLe lavoir est imposant, arcades en plein cintre, piliers renforcés, murs épais : nul doute qu’il a été construit pour durer, il a d’ailleurs résisté au fameux tremblement de terre de 1909. Quatre double bassins en pierre de Lamanon sont alimentés par la bono font ; le dispositif d’égouttage est toujours en place. Une pensée pour YvesProvence qui collectionne les photos de lavoirs…

Lavoirs, fonaines et aménagements pour l’eau sur Pinterest par YvesProvence

Font di mourgo place du XVè corpsFont di Mourgo (fontaine des religieuses) se trouvait autrefois près d’un couvent Sainte-Thérèse. Elle aussi a été reconstruite.

 

Cette balade dominicale m’a fait penser à certaines portions inter-urbaines du GR 2013. On n’est jamais très loin des habitations. Pas de grande dénivelée et une option possible pour les sportifs : rejoindre le plateau de Manivert et la chapelle Sainte-Anne de Goiron peu après la Bastide Blanche. Comme on marche à découvert, je vous conseille de ne pas sortir par jour de mistral ; certes, c’est ce que j’ai fait, mais je ne connaissais pas les conditions du parcours.

lambesc_traceCorr_pano

Image de l’itinéraire, 12km200, 180m dénivelée (+243, -243), 3h30 au total (3h déplacement). Les erreurs de parcours ont été enlevés.

 

Tête du marquis et vallon des Sepas

Date rando : Publié le Catégories ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, Inédit, Rando familialeÉtiquettes , , Un commentaire sur Tête du marquis et vallon des Sepas

Contrairement à la plupart des randonneurs qui stationnent à Vauvenargues, ce n’est pas du côté de Sainte-Victoire que je pars mais côté opposé du côté de la Tête du Marquis : parcours moins connu mais qui offrira, je l’espère, de beaux points de vue sur la montagne mythique des Provençaux.

Le GR9Le château de VauvenarguesLe GR 9 grimpe à l’assaut du plateau et n’a rien de facile : passages rocheux, pas nécessitant un peu d’attention ; le château de Vauvenargues joue à cache cache entre les bosquets. Le tracé du GR ayant un peu changé à proximité du plateau, guettez bien les traces rouges et blanches.

Mur de pierre sècheAncienne charbonnièresortie du GR9 sur le plateau

Progressivement le couvert forestier se raréfie, les rochers parsèment le sol : nous arrivons sur le plateau après avoir croisé des vestiges d’activités d’autrefois : un mur de pierre, une ancienne charbonnière, des ruines de cabane.

Crête sous les nuagesAu carrefour de quatre pistes, celle qui mène à Saint-Marc, large et facile, traverse le plateau désert ; passant sous le mamelon de la Tête du Marquis, elle offre une vue moutonnée sur la Sainte-Victoire : crête et nuages se confondent ; Monolithe de pierre ?de curieux monolithes de pierre sont plantés dans les champs : délimitaient-ils autrefois des champs ? Le lac de Bimontles 4×4 des chasseurs stationnent près d’une fenêtre ouverte sur le lac de Bimont. Serai-je obligée de changer mon itinéraire pour éviter de me trouver dans un vallon dans lequel les chasseurs rabattent le sanglier ?

Les chasseursJe délaisse la longue piste du plateau pour prendre celle qui mène aux ruines du jas de la Keyrié, ruines que je ne trouverai pas. Une battue étant annoncée, je quitte la direction du Terme1 de Judas ; j’emprunte le vallon des Sepas, d’abord accueillant et clairement visible. Progressivement, il se rétrécit, dévoile quelques champignons : celui de la première photo ressemble à une amanite rougissante, conique avec des  squames blanches sur le chapeau. Bientôt le sentier titube sous Champignon conique à pelures blanchesun couvert végétal plus sombre, plus sauvage et plus inquiétant ; Champignonsles sangliers ont fouillé la terre à plusieurs endroits. Alors que je croyais les éviter, je commence à craindre de les rencontrer, dévalant le vallon à toute vitesse alors que je le monte à vitesse d’escargot.

J’accélère le pas, pressée d’en sortir : finalement, Sortie du vallon des Sepasje me trouve coincée dans les broussailles d’une forêt touffue où le bois mort craque sous mes pas et où les branches basses m’agressent ; plus de sentier ; j’avance et recule, change de direction plusieurs fois ; quelques mètres seulement me séparent d’une vraie piste ;  stress ; c’est mon GPS qui me sauvera grâce à l’itinéraire préparé avant de partir. Face à la trouée de la sortie providentielle du vallon, je m’assois pour reprendre mon souffle.

Sainte-Victoire et la Croix de ProvenceIl y a encore un sommet à passer à 625 m d’altitude ; sur l’autre versant, le sentier rejoint le carrefour de pistes : Saint-Marc – Venelles – Terme de Judas d’un côté / GR9 Jura Côte d’Azur – le petit Sambuc – Jouques de l’autre. Je redescends par le GR9 : quel contraste avec les pistes plates et linéaires du plateau de la Keyrié !

Une randonnée inédite au dénivelé cumulé assez important donc de difficulté moyenne ; mieux vaut ne pas la faire seul en hiver à moins d’aimer l’aventure !

teteMarquis_itineraireImage de l’itinéraire 14km100, 241m dénivelée (+ 827, -827), 4h45 déplacement (4h au total)

1Terme : borne limite de territoire ; ici, il s’agit du point limite des communes de Peyrolles, Vauvenargues et Venelles.
Le dieu romain Terme, de la famille des Faunes et des Sylvains, était le protecteur des bornes que l’on met dans les champs, et le vengeur des usurpations. Le dieu Terme fut d’abord représenté sous la figure d’une grosse pierre quadrangulaire ou d’une souche ; plus tard on lui donna une tête humaine placée sur une borne pyramidale ; mais il était toujours sans bras et sans pieds, afin, dit-on, qu’il ne pût changer de place. Extrait du dicoperso

Sentier du Badaïre, parc départemental de l’Arbois

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeÉtiquettes , 2 commentaires sur Sentier du Badaïre, parc départemental de l’Arbois

Mireille m’a passé la fiche éditée par le CG13 « Parc départemental de l’Arbois » au départ du pavillon de la garde à cheval. Entrée du parc (piétons à droite)Ne connaissant que le parcours du GR 2013 qui traverse l’Arbois, je réserve ce circuit pour un jour de temps incertain. C’est aujourd’hui : léger mistral. Le sentier porte désormais un nom : le sentier du Badaïre, celui du promeneur curieux qui musarde. Cette interprétation semble mieux convenir que le sentier du muflier, autre traduction de « Badaïre ».

Les travaux consisteront à créer un parking de 200 places, un accès aux personnes à mobilité réduite, un pavillon d’information, une maquette du parc, et des signalétiques pour les marcheurs et adeptes de la petite reine. Le parking étant fermé par une grande grille, je questionne le garde qui brosse son cheval ; il me dit que je peux stationner devant la grille, le parking n’étant pas encore terminé. balisage du sentierPont de bois au départ du parc Balisé par de solides pierres recouvertes d’une plaque portant le nom du sentier, il passe par un pont de bois au dessus du ruisseau, délaisse sur la droite quelques tables de pique-nique, puis grimpe vers le pont au dessus du TGV : vu le nombre de TGV qui passent, vous avez de fortes chances d’en voir passer au moins un !

En choisissant de rester sur les sentiers aménagés, les paysages évolueront entre roche apparente et pinède luxuriante. Vous pourrez également admirer des végétaux typiques de la Provence, le thym et le romarin qui poussent à foison dans le domaine de l’Arbois.
cuestascanal de MarseillePanneau d'information sur le canal de MarseilleLes abords du large sentier ayant été nettoyés et aplanis, je peux voir une gorge peu profonde et le ruisseau qui y circule ; le canal de Marseille zigzague et s’enfonce sous la terre par une bouche bétonnée ; un panneau d’information nous rappelle les origines de sa bienheureuse construction mise en service en 1849.
A gauche un pylône de télécommunications, en haut de la côte, deux lignes de pylônes à haute tension qui se croisent. Difficile de faire des photos sans qu’un fil électrique ne vienne zébrer le paysage. Mais de chaque côté, des vallons verdoyants larges et prometteurs de fraîcheur.

Passage à guéFerme de la VautubièreObligée de passer à gué un ruisseau habituellement intermittent, je me mouille les pieds avant d’arriver dans le fond du vallon bordé d’un champ cultivé. Le long du sentier en corniche, au loin, la ferme de Vautubière surgit au milieu d’un vallon déserté ; ancienne dépendance du château de la Tour d’Arbois, la plus petite, elle produisait des céréales. Pont de pierre Un rustique pont de pierre traverse le ruisseau puis repart à l’assaut de la colline. Construction de pierre (?)Un peu plus loin, à un carrefour de pistes, je cherche vainement l’usage de cette construction de pierre placée sous un grillage ; une pierre plus petite semble servir de bouchon. Deux pièces de métal recourbées sont fixées en bas de l’une des faces. Qui me dira ce que c’est ?

Sur le plateau les roches sont perforéesRuines de MionLa version longue du sentier du Badaïre m’amène en pleine garrigue sur un sentier beaucoup plus rustique. Depuis les hauteurs du plateau, je mesure l’importance des ruines de la ferme de Mion : nombreux bâtiments dont une bergerie dans le vallon éponyme le long de la rivière.

J’ai choisi d’ajouter une variante vers l’ancien camp de transit américain installé pendant la seconde guerre mondiale sur le plateau de l’Arbois.L'eau envahit le sentierruines de MionLe réservoir du vallon de Mion Je longe donc le ruisseau de Mion qui regorge d’eau, parfois en petites cascades ; le vallon bien frais doit être agréable l’été : un grand réservoir recueille les eaux d’une source captée. Dans le hameau de Mion, les ruines dangereuses sont grillagées mais déjà forcées par des curieux.

bergerie de MyonMyon : Ancien domaine de 200 ha comprenant une maison de maître de deux étages, une remise, trois écuries, un hangar, deux chenils, cinq loges à porc, une source et un grand bassin, et deux bergeries pouvant contenir 1000 moutons. Le domaine ainsi que celui de la Tour d’Arbois et Valloubières ont été mis aux enchères après expropriation en 1898. Informations extraites du Mémorial d’Aix, 1er mai 1898

A la sortie du hameau, la piste grimpe jusque sur les hauteurs du camp (Continental Central Prisoners of War Enclosure – CCPWE404). Qu’en reste-t-il ? deux pylônes électriques, des dalles de béton supportant les baraquements, d’anciennes voies de circulation rectilignes à l’intérieur du camp.

Pylônes au camp américainDalle de béton vestige du camp américainLes prisonniers en transit attendent d’être attribués à un Commando de travail, ou sont des invalides attendant un rapatriement, ou des SS concentrés dans des ‘compounds’1 spéciaux, ou des prisonniers de guerre à disposition de la Sécurité militaire, ou des criminels de guerre. Les prisonniers allemands aidaient à la construction et à l’entretien du camp.

D’une manière générale, les prisonniers de guerre disposent de 2 uniformes, deux jeux de sous-vêtements, deux paires de chaussures (travailleurs), ou une paire (non-travailleurs), une capote, une ou deux couvertures.
Les prisonniers de guerre sont parqués à raison de 2000 environ dans chaque ‘compound’1, sous des tentes d’armée américaine du petit modèle. Ils couchent à même le sol.
Dans certains ‘compounds’1, les « Red line2 men » (personnel d’administration), lagerfürher [officier chef de camp de concentration] et adjoints, cuisiniers, [personnels] sanitaires, sont logés dans de petites baraques de bois comprenant quatre lits de bois et de sangles. Baraques étanches et bien construites. Extrait du compte-rendu de la visite du CICR du camp de prisonniers de guerre de l’Axe CCPWE 404

US Camp (Calas) – CCPWE 404, Serge Robert

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Sentier de découverte du Loubatas… et même un peu plus

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , , 2 commentaires sur Sentier de découverte du Loubatas… et même un peu plus

Mini rando cool, c’est ainsi que l’appelle notre guide YvesProvence que je connais ‘en vrai’ depuis peu. J’ai souvent parcouru Peyrolles mais pas ce sentier. Plus de 30 points de découverte. Peu après l’oratoire, se garer à gauche dans une clairière où se trouve un panneau explicatif. Continuer 200 m à pied sur la route goudronnée ; lorsqu’un chemin s’amorce à gauche (1er ou 2ème embranchement ?) en montant dans la forêt, abandonner la petite route et suivre les traits oranges et les bornes. Balisage rustique mais que nous avons régulièrement repéré de loin.

Ce sentier s’adresse à toute personne intéressée par la découverte et la compréhension du patrimoine naturel et culturel local. En particulier il constitue un outil pédagogique pouvant être utilisé par les enseignants lors d’une ou plusieurs journées sur le terrain avec leur classe. L’équipement sur le terrain est très léger […] ce qui limite le coût d’investissement et d’entretien […].

J’ai choisi de vous parler de quelques uns des centres d’intérêt que vous rencontrerez en chemin :
Aqueduc de la Traconnade (carrière)L’aqueduc romain de la Traconnade : un des quatre aqueducs qui alimentaient en eau la ville d’Aix-en-Provence, il part de Jouques en passant par Peyrolles, Meyrargues et Venelles ; il parcourt une trentaine de kilomètres, tantôt à flanc de colline, tantôt en souterrain ; il fut un temps sujet de mes recherches avec un groupe de passionnés : travail d’inventaire des vestiges existant encore sur le terrain. Date estimée : IIè siècle. (Plusieurs articles à ce sujet dans ce blog)
Carrière Sainte-AnneDans la carrière de calcaire Sainte-Anne deux sections de l’aqueduc en forme de T s’ouvrent sur un tunnel désormais bouché du côté droit. Une douzaine de claveaux sont bien visibles. Même si les enduits ont disparu, il est encore en bon état et on peut y pénétrer : un des randonneurs ne s’en est d’ailleurs pas privé !
—> La carte de quelques vestiges géolocalisés de l’aqueduc romain

Nous contournons la carrière (propriété privée) par un passage un peu galère : un arbre bien positionné facilitera son passage mais certains préféreront l’éviter.

Belle ligne droite en forêt sur une voie marquée par les ornières des chariots faisant penser à une voie romaine. Les chariots romains n’ayant pas d’avant train articulé ne pouvaient que difficilement circuler sur des routes sinueuses. On sait qu’une voie romaine, largement détruite par la construction du canal EDF, passait par le quartier Saint-Joseph. Peut-être était-ce la voie des saliers, transporteurs de sel à dos de mulet, qui contournait la cluse de Mirabeau à l’époque où son passage était dangereux ? Dans ce cas, cette voie venant de l’étang de Berre, rejoignait Jouques puis Saint-Paul avant d’atteindre les Alpes.
Les chemins saliers, André Davin, 2001

NichoirBanc de boisLe sentier progresse en forêt dévoilant ici une grande dalle de pierre calcaire, là un nichoir pour les oiseaux ; pendant ce temps, Philippe trouve des champignons, de plus en plus de champignons. L’ancienne aire de charbonnage semble avoir perdu son carbonisateur à charbon de bois présent à l’origine du sentier, mais l’un des nôtres a identifié l’endroit grâce au sol noirci. cabane pierre sèche sans toitureDans la descente vers le gîte, nous découvrons une cabane de pierre sèche avec une jolie voûte clavée qui en inquiète certaines ; mais la pierre du centre stabilise l’ensemble par la pression qu’elle exerce ; c’est plutôt les murs qui m’inquiéteraient…

Panneau d'information au gite de LoubatasToilettes sèches au gite de LoubatasNous arrivons au gite de Loubatas, découvrant ce qu’il a d’écologique… par ses toilettes sèches ; le symbole d’un loup nous rappelle que le Loubatas est un grand loup en occitan ; d’ailleurs, dans son livre Le canton de Peyrolles étude historique et descriptive, Chanoine Adrien Pascal, Res Universis, 1993, l’auteur rappelle qu’autrefois les loups descendaient des Alpes pendant l’hiver et traversaient la Durance. Aujourd’hui on en trouve du côté de Sainte-Victoire.

Le Loubatas, écogite – éducation à l’environnement

le siphon du canal du VerdonAu dessus du siphon Au pied du siphonNous prolongeons le circuit de découverte par le sentier de Loubatas ; nous passons au pied de l’une des tours du siphon de Trempasse construit partiellement en pierre de taille. C’est un des ouvrages du canal du Verdon qui, depuis Quinson, apportait les eaux du Verdon jusqu’à Aix, traversant les massifs sur plus de 80 km en irriguant les terres agricoles. L’ouvrage est décrit dans le catalogue de l’exposition universelle de 1878. Dans un siphon inversé, les niveaux d’eau dans les deux tours ne sont pas identiques.

La piste est facile mais la montée continue jusqu’à la plaine de Clare. Les filles discutent devant nous et ratent l’embranchement à droite vers le point culminant de la randonnée (435m environ) : c’est là que nous prendrons notre pique-nique tandis que notre cueilleur de champignons continue à remplir son sac et brosser ses champignons : on ne lave pas les champignons, on les brosse ! On ne sent pas trop le vent froid. Les discussions vont bon train, les bonnes choses se partagent.

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La Ciotat, le parc du Mugel, le sémaphore

Date rando : Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familiale, Test produits randonneursÉtiquettes , Laisser un commentaire sur La Ciotat, le parc du Mugel, le sémaphore

Une belle rando qui commencera par deux apartés : le parc du Mugel et son promontoire, la chapelle Notre-Dame de la Garde ; ensuite ce sera l’ascension jusqu’au sémaphore du Bec de l’Aigle.

Nous sommes parties tôt. Alors que nous cherchons un parking, une habitante nous avertit qu’il va y avoir plein de monde aujourd’hui : la Ciotat fête « il était une fois 1720 », date anniversaire tragique qui vit arriver au port de Marseille le Grand Saint-Antoine porteur de la peste. La Ciotat serait une des rares villes proches à avoir été épargnée.
Parc du MugelFontaine au parc du MugelNous nous garons au parking du parc du Mugel qui sera notre première découverte (attention aux heures d’ouverture et fermeture) ; un parc botanique bien à l’abri du vent grâce à la protection du Bec de l’Aigle, entrecoupé de chemins qui dévoilent des fleurs exotiques (cactus, bambous, etc) une fontaine, un jardin en contre-bas, des massifs de fleurs.

La grande originalité de ce site tient à la roche rosée, appelée poudingues […]. Dure et imperméable, elle constitue un véritable impluvium. Elle a permis la construction des calades qui récupèrent les eaux de pluie et les acheminent vers de profonds bassins. Grâce à cette eau, une prodigieuse et luxuriante végétation prospère. Extrait du site de la commune

Poudingue dans le parc du MugelL'ombre du rocher de poudingue au point de vueNous décidons de profiter d’un panorama à 82 mètres à pic au dessus de la mer. Un escalier de galets abîmé par endroits, nous y mène ; là on comprend ce qu’est le poudingue, et ça fait parfois peur : de hauts rochers nous dominent, l’érosion parfois a creusé des voûtes qui surplombent le sentier. Tombera, tombera pas ?
Notre Dame de la GardeSilhouette du Terre-NeuveAprès cet aller-retour, nous traversons le quartier de Figuerolles et ses belles propriétés, tournant à gauche pour rejoindre la chapelle Notre-Dame de la Garde. Un beau panorama sur l’île Verte et les Trois-Secs ; comme lors de ma première visite, c’est le museau d’un chien (un Terre-Neuve ?) que j’identifie. Au loin les Trois-Secs, un drôle de nom pour trois éminences rocheuses dont la plus spectaculaire, la plus étrange, le cap de l’Aigle, doit se voir depuis la mer pour expliquer son nom : les Trois-Secs dont le bec de l'AigleBec énorme, il semble plonger vers les flots pour y saisir une proie… (George Sand). Composés d’une majorité de galets siliceux de grès rouge, de quelques galets siliceux de quartzite gris foncé et de rares galets de calcaire dispersés, de différentes provenances. Le tout est lié par un ciment gréseux d’une dureté remarquable. Extrait du site du musée ciotadin

Porche de la chapelle Notre Dame de la GardeJuste après la révolution, les marins avaient adressé une pétition pour éviter que la chapelle ne soit vendue comme bien national. Elle revient à la paroisse en 1864, date à laquelle est construit le porche. Vous trouverez un complément d’information dans l’article de Notre dame de la garde au sémaphore du Bec de l’Aigle en passant par Sainte-Frétouse.
les Trois-Secs dont le bec de l'AigleAprès ce second aller-retour, nous sortons du quartier de Figuerolles, toujours en montant, apercevons la propriété de Sainte-Frétouse accessible facilement par un sentier aménagé, passons devant la propriété de l’acteur Michel Simon. Commence alors la montée plutôt douce vers le sommet de la falaise ;Bouquet de bruyères en contre-bas la carrière de la vigie au fond de laquelle sinue une petite route menant à une maison isolée. Tout le vallon, parcouru de nombreuses restanques restaurées, se teinte des touches bleues de la bruyère.

Vue sur les calanques de MarseilleA mi-pente, Majo repère des arbouses de teinte orangée à rouge. Elle en cueille une bien rouge que je déguste avec plaisir. Parvenue au sommet, nous nous installons face à la mer. 320 m au dessus de la mer, les calanques de Marseille comme décor de pique-nique.

L'abeille symbole de Laguiole C’est l’occasion de testtester mon couteau de randonneur Laguiole. Il faut bien se mettre d’accord sur ce que l’on attend d’un couteau. Il y a bien longtemps que je n’emporte plus en randonnée mon couteau multifonctions, trop lourd et dont les lames sont difficiles à sortir. Un couteau qui coupe très bien le bagelLe couteau est selon moi un outil passe-partout : couper le saucisson, ouvrir un sachet scellé, déterrer une plante avec sa racine, couper une liane, tailler un bâton, sculpter… celui là, je l’ai bien en main, il est léger, livré dans un étui dont je ne me sers pas mais qui peut être attaché à la ceinture. Le fusil aiguiseur est-il tombé de son étui ? toujours est-il que je ne l’ai pas retrouvé ; sans doute est-il préférable de ne pas l’emporter en randonnée. Avec son manche en bois exotique 22 cm (12cm fermé – standard Laguiole) et sa lame en acier inoxydable, il a de l’allure même s’il en existe de bien plus beaux, de ceux que l’on est fier de posséder, de vrais bijous comme la collection Guilloché. En randonnée, celui que j’ai testé est d’un bon rapport qualité / prix avec ce petit plus lié à la réputation de la marque. J’ai appris à faire la différence entre les vrais et les imitations le jour où j’ai visité la production des artisans à Laguiole même. Le savoir-faire français est incontestable et nous pouvons en être fier. Le couteau sur la boutique officielle

Album de photos- rando-passion

Panoramique depuis le sémaphore

Après le repas et les exercices habituels d’identification des îles et des calanques, nous repartons vers la Grande Tête dont nous frôlons le sommet. Commence ensuite une longue descente, douce et droite, sur une piste très caillouteuse, jusqu’aux ruines de la chapelle Sainte-Croix. Ruines de Sainte-CroixLa plus ancienne de la commune, vendue elle aussi comme bien national au moment de la révolution, la chapelle a servi de vigie avant que le sémaphore ne soit construit. Un ermite, qui jouait le rôle de guetteur, disposait de deux pièces et d’une cour. Bien plus tard, elle a été vendue et a servi de cabanon. Il ne reste rien de la dizaine d’oratoires qui jalonnaient le parcours qui menait jusqu’à elle.

Danses folkloriquesVieux gréements au portLe chemin de Sainte-Croix se transforme en rue extrêmement pentue ; en un rien de temps, nous arrivons dans le centre ville où la fête bat son plein ; nous croisons des personnages en costume d’époque, troubadours, pirates, marins, paysans. Nous assistons à quelques travaux d’artisanat tandis qu’un combat sur mer ponctue la vie reconstituée du XVIIIè. Nous n’avons pas toujours vu de lien direct avec la peste de 1720 mais il faut reconnaître que la ville est bien animée et que c’est une occasion unique pour les commerçants de faire connaitre leurs produits. Majo est restée un moment face au troubadour habillé de velours et chaussé de poulaines, qui produisait  des cris d’oiseaux avec un sifflet rossignol ; en variant le souffle, la position de la langue et des lèvres, il est possible de faire vibrer une membrane humidifiée et de produire des cris d’oiseaux. Pas sûr que mon amie Majo parvienne à reproduire ces tirelis ou ces trilles…

Festival historique La Ciotat il était une fois

Il est temps de rentrer. Gérard était dans les parages également. Régalez vous avec ses photos ! Une traversée de La Ciotat à Cassis, La Grotte des Émigrés, Falaises Soubeyranes, la Ciotat, de La Ciotat à Cassis par les crêtes

la ciotat traceImage de l’itinéraire 13km 4h20 déplacement 7h45 au total (avec pique-nique et fête) 331m dénivelée (+797m -797m)

L’ubac du Grand Cabriès

Date rando : Publié le Catégories ----- * GR 2013, ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , Laisser un commentaire sur L’ubac du Grand Cabriès

Qui connait l’ubac du Grand Cabriès du côté du Tholonet ? A partir du parking du Toscan, tout le monde se dirige habituellement vers la Sainte-Victoire mais personne ne se retourne vers cette colline au sud qui se nomme le Grand Cabriès. Ayant un rendez-vous à midi, ce matin tôt je me prépare donc une petite boucle pour le découvrir ; elle part du Tholonet, passe à Beaurecueil en empruntant un petit bout du GR 2013.
Un véhicule passe sur le parking du Toscan où je suis seule à me garer ; il repasse une minute plus tard, quitte à nouveau le secteur et revient ; m’inquiétant de son manège sur un parking connu pour les vols dans les voitures, je le surveille un certain temps avant de me mettre en route.

le canal de ProvencePiste forestière Grand CabrièsJe suis surprise de découvrir un siphon, et un canal qui zigzague parallèlement au sentier sans être signalé sur la carte ; il vient du barrage de Bimont, passe par l’aqueduc de Doudon puis se dirige vers Marseille ; les oiseaux bruyants s’envolent à mon approche, pas de chasseur.

La piste monte jusqu’à un modeste sommet, laissant parfois entrevoir entre les arbres un petit bout de la Sainte-Victoire. Aperçu de la croix entre deux arbres de l'ubac du grand CabrièsLa cheminée de l'usine de GardanneRien de spectaculaire ; une pinède qui ressemble à celle d’en face avec une piste parfois ravinée par les pluies. Je rejoins la route bordée de nombreuses et belles propriétés privées d’où la cheminée de Gardanne émerge fièrement.

Vignes et montagne Sainte-VictoireoratoireAprès la Bouscatière, c’est la voie aurélienne, une longue route fréquentée surtout par les riverains, qui se maintient à une altitude de 210m environ, passe devant des haras à droite : à partir de là, c’est le GR 2013 balisé rouge-jaune ; un GR 2013oratoire à gauche, la rivière de Bayeux, les vignes du château Bonnaud, Champ de vigneset une vue complète sur Sainte-Victoire jusqu’à l’entrée de Beaurecueil. Il est même possible de photographier la montagne en évitant les disgracieuses lignes à haute tension.

Les Costes Chaudes depuis BeaurecueilVue sur la Sainte-Victoire depuis Beaurecueil

A la D58k (carrefour avec la croix et la fontaine), fini la tranquillité : avec le beau temps, les automobilistes sont de sortie et il n’y a pas de trottoir. Je vous suggère de longer le champ de gauche à peu près jusqu’au moulin plutôt que de marcher sur la route.

Chateau Beaurecueil entrée (Google earth)cartes-postales-photos-Le-Chateau-de-Beaurecueil-BEAURECUEIL-13100-13-13012001-maxiAu carrefour suivant sur la droite, le château de Beaurecueil et sa belle terrasse ; j’en avais entendu parler lorsque j’avais lu Une petite commune du pays d’Aix : BeaurecueilJean Ganne, 1999 ; il est désormais un résidence de retraite de l’Office national des Anciens Combattants ; mais que d’histoires il a connu !

On sait que le fief fut racheté en 1548 par Pierre de Cormis, parlementaire aixois. Il avait deux châteaux dont il prit grand soin : celui de Roques-Hautes et celui de Beaurecueil dans lequel, en 1648,  vivaient 14 adultes et 4 enfants ; Beaurecueil avait alors 101 habitants dont la moitié avait signé un bail emphytéotique avec le seigneur pour mettre en valeur des terres incultes. Le plus célèbre emphytéote est sans nul doute l’abbé Aubert qui a réalisé les travaux pharaoniques du prieuré de Sainte-Victoire. Il possédait une maison à Roques-Hautes.

Le château de Beaurecueil est reconstruit par Louis De Cormis en 1654. Vers la fin du XVIIè, le seigneur, militaire, n’est plus présent à Beaurecueil. En 1715, il vend son domaine à Joachim Claude Laugier. En 1777, il vend le domaine à Pierre d’Aillaud de Vitrolles. Puis Gallifet, du Tholonet, récupère à nouveau le domaine. A la révolution, ses biens sont vendus en tant que biens nationaux, le marquis ayant émigré. J.L.M. Arlatan le rachète puis le revend à la fille aînée de Gallifet (racheter le bien de son père, un comble tout de même !) qui le revend à J.M. Vachier en 1849. Le château de Beaurecueil est vendu en 1853 à l’abbé Fissiaux, premier secrétaire général de la congrégation Saint-Pierre es-Liens. Il y installe une colonie agricole pénitentiaire, une ferme modèle qui accueillera jusqu’à 250 détenus. Il a reçu la médaille vermeil pour l’ensemble de ses produits en 1857 au concours agricole.

De l’origine, il ne reste que la première tour datant du xve siècle, un parc ombragé de vieux platanes dont la grille imposante fait face à l’église du village.

Entrée de la ferme de BeaurecueilLa cour de la Ferme de BeaurecueilLa Ferme de Beaurecueil, qui abrite aujourd’hui les salariés du Grand Site Sainte-Victoire, est un bâtiment dont la rénovation a été sélectionnée dans l’appel à projet région PACA « 100 rénovations exemplaires ». Depuis mai 2013, le CPIE du Pays d’Aix (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) et le Syndicat Mixte du Grand Site Sainte-Victoire ont monté un projet d’animation sur les bonnes pratiques de la rénovation énergétique autour de ce bâtiment : « Les rendez-vous de la réhabilitation durable ».

A côté le restaurant la table de Beaurecueil : la fille de René Bergès, l’illustre chef triplement étoilé du Relais Sainte Victoire, s’est mariée à un cuisinier, Ronan Duffait. […] Sa fille et son gendre poursuivent la saga dans cette ancienne ferme du 19è siècle rénovée.

A nouveau je retrouve les dangers de la D46 qui rejoint la route du Tholonet ; c’est cette dernière qui me fera le plus peur car, à part marcher dans le fossé, il n’y a ni trottoir ni espace piéton le long de la route Cézanne toujours fréquentée par beau temps ; pour ceux qui ont le temps, mieux vaut emprunter le sentier de randonnée dans le vallon du Marbre démarrant au parking de l’Aurigon.

Les terres rouges du ToscanPeu avant de retrouver le parking du Toscan, j’observe les ondulations grassouillettes des argiles rouges caractéristiques de cette partie de la montagne Sainte-Victoire. Les élèves de l’école de Beaurecueil écrivent :

Il y a 160 millions d’années, notre région était couverte par une mer profonde et froide. Au fond, de la boue s’est déposée. Elle s’est transformée en roche dure et rouge : la marne.

Une balade familiale avec plus de routes bitumées que de pistes et sentiers : mieux vaut le savoir.
ubac gd cabries_trace_panoImage de l’itinéraire 8km180, 2h15 au total, 2h déplacement, dénivelée 100m (+264 -264)

càbri : chèvre ; cabrié : chevrier

De la tour de la Keyrié à la fontaine des tuiles

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-RhôneÉtiquettes , , 3 commentaires sur De la tour de la Keyrié à la fontaine des tuiles

Temps incertain, nuageux et venteux ; je ne partirai pas loin ; et pourquoi pas le circuit que m’avait signalé ma fille ? une boucle sur le plateau de la Keyrié passant par la fontaine des tuiles. Le chemin de la fontaine des tuiles conduisait autrefois à Vauvenargues, Jouques et Rians.
Je me gare le long de la route, près du centre équestre des Pinchinats où à 9h30 la fête bat déjà son plein (Il est sans doute possible de se garer à l’intérieur du centre équestre quand il est ouvert). Cette fraîche vallée où l’eau coule abondamment a été traversée par une branche secondaire du canal romain de la Traconnade venant de Jouques ;  quelques vestiges subsistent dans certaines propriétés privées. Cinq moulins à farine y avaient été construits.

Banquette de pierreL'entrée du chemin noirIl va me falloir monter jusque sur le plateau en longeant de belles propriétés et beaux domaines de l’époque faste du village des Pinchinats. Le panneau à l’entrée du chemin noir en dit long ! Il y a même une banquette de pierre aménagée à mi-hauteur de la côte ! route étroite, fréquentée tout de même par les riverains qui descendent vers le centre ville.

Depuis l’arrêté n° 63/98 du 20 octobre 1998, durant toute l’année, à l’exception des véhicules autorisés, la circulation sur le plateau de la Keyrié et notamment sur les pistes DFCI de 1ère catégorie CO 103 et CO 102 est interdite à tout véhicule à moteur. Vous circulerez donc parmi les VTT et les coureurs à pied mais pas avec les quads ou les véhicules 4×4.

Tour de la KeyriéLa tour de la KeyriéJe retrouve la tour de la Keyrié rafistolée à la base depuis ma dernière visite en 2007 (lire tour de César, du prévôt ou de la Keyrié ?) ; on ne peut plus y accéder par l’escalier  métallique ; sur le côté gauche de la piste, à intervalles réguliers, des panneaux signalent la propriété privée « La Tour », du nom de A. M. de la Tour-Keyrié, auteur d’un album de gravures sur le vieil Aix et  d’un livre intéressant pour les amateurs d’histoire locale : Promenade d’un étranger à Aix description des principaux monuments, objets d’art, églises, fontaines, musée, institutions libres et de l’État, etc., précédée de l’histoire civile et religieuse, Aix, 1896 ou Excursions aux environs d’Aix, Makaire, 1890

LavogneLa piste forestière traverse le plateau sans permettre aucune vue sur la Sainte-Victoire ou sur la chaîne de la Trévaresse : il y a bien trop d’arbres qui cachent la vue. Un panneau informe les randonneurs au sujet des jours de battues aux sangliers dans cette zone. Quand je tourne à gauche vers la fontaine des tuiles, un long, très long grillage isole les marcheurs du domaine de chasse de Saint-Marc Jaumegarde : sanglier dans le domaine de chasse (photo Coralie)dans ce domaine, vous êtes certain de tuer du gibier (sangliers, cerfs, félins… parait-il) puisqu’il ne peut fuir ! Dans ce cas particulier des propriétés clôturées, la chasse en espace clos hermétique est possible toute l’année et tous les jours. Vous y verrez parfois un sanglier s’approcher du grillage (Photo Coralie de mademoisailescoco).
Domaine de chasse de Saint-Marc J.

cadastre 1830 fontaine tuiles

Il faut une quarantaine de minutes pour rejoindre la fontaine des tuiles. Sur le cadastre napoléonien, c’est dans un provençal non académique que figure ce nom que A.M. de la Tour-Keyrié écrit Fouen dei Teoule. Dans son livre, il raconte que M. Signoret, qui habite non loin de la fouen dei Teoule, utilise sa salive pour guérir les tâches des yeux !

Abri modulaireA l’approche de la fontaine des tuiles, un espace modulaire jaune est posé sur le sol, à gauche de la piste ; on ne voit que lui ! Mais à quoi sert-il ? par la fenêtre, je peux apercevoir un petit espace cuisine et une table. Peut-être à l’usage de ceux qui exploitent le bois pour la trituration1 puisqu’un projet existait dans ce sens ?
ArbousesUn arbousier lourdement chargé de fruits, a perdu presque tous ceux qui étaient mûrs : ils feront le régal des rongeurs et des renards. J’en trouve quelques uns que je m’empresse de manger : la peau granuleuse contraste avec la chair tendre un peu fade.

Le fruit de l’arbre aux fraises (Arbutus unedo), n’a rien à voir avec la gariguette ou la mara des bois. Il met un an pour arriver à maturité, se mange cru à maturité ; sa peau granuleuse hérissée de tubercules pyramidaux devient rouge orangé quand il est mûr en octobre-novembre. On peut le consommer en confiture, en jus ou en liqueur. les arbouses proposées en sirop dans les restaurants chinois ne viennent pas du même arbre, mais d’une plate orientale.
L’arbousier était un arbre sacré chez les romains qui en déposaient un rameau sur les cercueils en signe de protection. Il parait que l’arbousier résiste bien aux feux. D’après A la rencontre de l’arbre aux fraises, N. Tordjman, P. Robin, Passion rando le magazine de la FFRandonnée, n°33, octobre-novembre-décembre 2014

Maison à la Fontaine des TuilesBorne et crochetPeu de choses dans le quartier de la fontaine des tuiles : cette grosse maison qui ressemble à une usine, des bornes à l’entrée du chemin avec un crochet (pour quel usage ?) mais pas de fontaine, à moins qu’elle ne soit à l’intérieur de la propriété nommée « Fontaine des Tuiles ».

Je redescends maintenant vers les Pinchinats par une route fortement dégradée et étroite. Sur le côté droit, quelques vignes. Un air de campagne aixoise que l’on a du mal à imaginer si près de la ville.

Au niveau de la route des Pinchinats, une série de belles bastides ont été construites, rivalisant par leur taille ou leurs jardins : le château de la Gaude (petit détour sur la droite au carrefour avec la route des Pinchinats), de la Mignarde. L’allée du château de la Mignarde est si grande que je ne peux apercevoir le château ; dommage ! il appartenait autrefois à M. Rigaud, maire d’Aix.

L'allée du château de la Mignarde Jardin à la française du XVIIIe siècle dessiné par Nicolas Ledoux. Belle statuaire et miroir d’eau. Résidence d’été de Pauline Bonaparte. Le parc, peuplé de statues, enveloppe de verdure la bastide qu’un fils de pâtissier aixois, Jean-Sauveur Mignard, entrepreneur de l’architecte Ledoux, fit profondément remanier et somptueusement décorer en 1775. Chacune des pièces de réception a ses particularités : salle à manger aux murs tendus de papier peint représentant la culture du riz en Chine, deux salons aux fines gypseries, boudoir à coupole, grand salon ordonné par des pilastres plaqués et par deux colonnes encadrant une vaste radassière. Extrait des bastides d’Aix

Je passe devant le domaine de Tournon du nom de son premier propriétaire Pierre Tournon en 1662 ; son fils en a hérité, l’a légué à deux écuyers d’Aix qui l’ont revendu à  Louis Hubert.

Eglise des PinchinatsEn 1861, est posée la première pierre de l’église des Pinchinats ; la bénédiction le jour de la Sainte-Anne a lieu un an plus tard. Monseigneur Chalandon baptise la cloche « Claire » en 1863. De chaque côté du portail de l’église, une statue de Notre Dame des Champs et une croix de mission.

Stèle de la baronne de VitrollesLa stèle que je découvre est surprenante : même ceux qui habitent dans le coin ne la connaissent pas. Le baron Régis de Vitrolles, chef de bureau au ministère des affaires étrangères, a épousé Renée Chénon de Léché en 1920 à Paris. C’est une ancienne famille du Berry. Blessée mortellement le 19 octobre 1948 à Aix-en-Provence, sa femme a sa stèle sur la route des Pinchinats. Je n’ai pas trouvé à la suite de quel accident elle était décédée quelques jours plus tard.

Naissance le 01/09/1889, à Le Subdray (18), CHENON DE LECHE Renée Anne Marie-Jeanne ; Père : CHENON DE LECHE Léopold Joseph, Mère : HARANGUIER DE QUINCEROT (D’) Marie Lucie ; décédée à Aix en Provence le 31/10/1948

Le Figaro, 10 juin 1920 : Aujourd’hui sera béni en la basilique Sainte-Clotilde le mariage du baron Régis de Vitrolles, consul de France, chef de bureau au ministère des affaires étrangères, chevalier de la Légion d’honneur, avec Mlle Renée de Léché. Information obtenue sur le forum geneprovence

La balade se termine chez mademoisailescoco qui ne cuisine que des légumes frais et des desserts aussi bons que beaux.

C’est une balade familiale sur des pistes forestières un peu ennuyeuses et sur des routes étroites sans trottoir. La route des Pinchinats est incontestablement dangereuse pour les piétons. Pour ceux qui souhaiteraient uniquement parcourir le plateau, la solution est de déposer une voiture à chaque extrémité (une à l’entrée du chemin de la Tour de Keyrié et l’autre dans le quartier de la fontaine des tuiles).

fontaine des tuiles_trace_trk_panoImage de l’itinéraire 10km100, 166m dénivelée (+208, -208m), 2h30 déplacement (2h45 à 3h au total)

1trituration : opération de broyage par friction, combinant un mouvement de frottement et une forte pression (préparation de la pâte à papier par exemple)

Première marche populaire du patrimoine : Mallemort

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Inédit, Rando familialeÉtiquettes Laisser un commentaire sur Première marche populaire du patrimoine : Mallemort

Un concept nouveau que Majo et moi avions envie de tester ; organisé par la l’office du tourisme de Mallemort et la ffsp (fédération française des sports populaires) le parcours sans difficulté, est balisé avec des rubans rouges et blancs et des barrières métalliques ; pas de stress : nous disposons d’un numéro de téléphone, d’un carnet de route, d’une petite assurance (1.80€) et sur le parcours, de deux points de ravitaillement avec étape culturelle ludique. Les groupes partent au fur et à mesure, parfois se rejoignent, parfois s’étirent. C’est la liberté encadrée.

Donjon de l'ancien châteauMajo et la journalisteInscrites en 88è et 89è position, nous partons en milieu de peloton ; une petite grimpette nous mène vers l’ancien château de Mallemort, du XIIè siècle autrefois propriété des évêques de Marseille. Détruit et remplacé peu à peu par les habitations, il ne subsiste que le donjon. Rapidement, par un petit sentier humide entre deux rangées de maisons, nous rejoignons le pont sur le canal EDF. l'étang des pêcheursNous longeons alors le canal, accompagnées par une journaliste qui teste la marche pour son reportage. Sur le côté droit, la roubine des Vernégaux alimentée par les eaux de la Durance, fait le bonheur des promeneurs et des amateurs de pêche tout comme la vaste retenue d’eau gérée par une association de pêcheurs.

Barrage de MallemortPeu après le barrage, nous trouvons le premier point de ravitaillement : gâteaux, eau fraîche, photo de groupe et quizz sur les oiseaux de la Durance qu’il faut identifier : pour le cormoran dont c’est la zone d’hivernage, et le héron, pas de problème mais pour les oiseaux migrateurs comme le guêpier c’est plus difficile. Saviez-vous que les pattes de la buse ne sont pas de la même couleur que celles de l’aigle ?

Oiseaux sur la DuranceNous contournons le barrage de Mallemort et faisons face à l’observatoire de Mallemort le long de la Durance. Pas de castors en vue, ce n’est pas l’heure. La fiche qui nous a été remise nous informe :

En avril ou mai naissent 2 à 4 castors en moyenne ; toute la famille s’occupe d’eux (parents, les grands frères et sœurs). Chaque génération respecte l’autorité de la précédente ; au troisième printemps, ils partent fonder une famille à leur tour.

Fleurs sauvagesCulture hors sol de fraisesAprès 1km500 sur ce sympathique chemin, la route est goudronnée jusqu’au second point de ravitaillement ; là, nous nous désaltérons, nous mangeons un morceau avant d’aller discuter avec le jeune Cyprien qui nous parle de la culture hors-sol de ses fraises. Les plants sont enfermés dans un sac suspendu et percé de trous ; ils sont déposés sur un substrat tout déjà préparé auquel on ajoute de l’engrais. La route après le second ravitaillementle LuberonLes fraises poussent et retombent sur le côté du sac : pas besoin de se mettre au sol pour les ramasser. Arrosage automatique contrôlé par un ordinateur : quand on est peu nombreux dans l’exploitation, c’est une solution indispensable. Par contre leur prix de revient est sensiblement plus élevé qu’avec une culture en pleine terre mais avec ce système sous abri, il serait possible de récolter des fraises en automne. Nous reviendrons les goûter en octobre chez Cyprien chezcyprien@gmail.com, chemin belle plaine à Mallemort.

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Le château de Saint-Estève-Janson par la digue

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Journées du patrimoine 2014. A la lecture du livret sur le thème des jardins du patrimoine, je vois qu’est signalé le château de Saint-Estève-Janson, celui pour lequel je me pose tant de questions. La seule réponse que je dois accepter c’est que cette haute construction est probablement une cheminée monumentale. Lire le premier article : le château de Saint-Estève-Janson.

L'étang derrière la digueJe passe à la mairie pour prendre quelques informations mais rien n’est affiché ; je me rends donc directement au château, pensant trouver sur place un archéologue ou un historien chargé de faire visiter les lieux. Je pars donc du chemin du canal dans la réserve volontaire du haras de Saint-Estève-Janson, passe devant deux pêcheurs, entends les oiseaux sans vraiment les voir.
le rocher de JansonJe rejoins d’abord le pied du rocher de Janson, où était autrefois accroché le bateau qui traversait la Durance jusqu’à Cadenet.
cassini st estève duranceA l’époque du bac, la rivière Durance ne faisait qu’un seul lit, il n’y avait pas de rapides et le rocher permettait d’y accrocher le bac ; depuis le moyen-âge, par intermittence, cet endroit était utilisé ; en 1647 le bateau y était à nouveau déplacé et s’y trouvait encore en 1674. Le rapport d’inspection de 1697 précise que pendant 35 ans le bateau se trouvait soit au rocher de Janson soit vers le chemin du Puy.

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Balade autour du MuCEM à Marseille

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Une balade de 2h avec ma fille Coralie autour du MuCEM, pour le plaisir de découvrir son environnement, mais pas les musées (pour l’instant). Dans l’article du blog de mademoisailescoco Découverte du MuCEM Marseille, vous trouverez des informations pratiques pour vous y rendre.

Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée

Près de 5 000 m2 accueillent les expositions. Le MuCEM propose également un espace enfants pour les 7-12 ans, un auditorium, un café, une librairie-boutique, deux restaurants orchestrés par le chef étoilé Gérald Passédat, un jardin offrant des panoramas sur la ville et la mer. La maîtrise d’oeuvre architecturale a été réalisée par Roland Carta associé à Rudy Ricciotti ; ce dernier est aussi l’architecte du très contesté stadium de Vitrolles, inutilisé depuis des années…

De là [la terrasse], on peut descendre vers le plancher des vaches en empruntant une longue pente régulière dont les segments, façon ziggourat1, défilent derrière les façades. Cette pente crée un volume intermédiaire, […] Tombant du toit sur les deux flancs exposés au soleil, la résille en béton protège le bâtiment. Sur ses deux faces, elle est accrochée au coeur de l’édifice par une multitude de barres d’acier […]. Côté coeur, Ricciotti a élaboré une structure aux allures un peu sauvages de liane, une série de poutres verticales aux formes organiques qui forment la principale armature. Extrait de Le Monde, 4 juin 2013

La passerelle du MuCEM

C’est du béton. […] En réalité […] C’est de la fumée de silice rassemblée avec des fibres. Et là, encore une fois, il y a eu treize ingénieurs pour identifier cette passerelle et six ouvriers pour la réaliser. Les vrais héros sont les ingénieurs quand même. […] parce qu’il faut faire des études d’aéroélasticité, des études en soufflerie, des études de traduction de résultats en soufflerie, des études pour fabriquer le moule, des études pour contrôler la planimétrie… Il y a Airbus Industrie qui a participé au contrôle dimensionnel des voussoirs. Et puis après, des gens qui travaillent la précontrainte, puis des gens qui font des études d’excès, puis des gens qui stabilisent les échafaudages, puis des gens qui font des amortisseurs de masse accordée […] Extrait d’une interview de Ricciotti

Le site officiel du MuCEM. Accès libre et gratuit de 11h à 18h en hiver (nov. à avril) et de 11h à 19h en été (mai à octobre). Nocturne le vendredi jusqu’à 22h.

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Autour de Venelles par le Gros collet et le Grand Vallat

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes Un commentaire sur Autour de Venelles par le Gros collet et le Grand Vallat

Une petite randonnée sans difficulté, sous les pins avec une variante, pour les plus sportifs mais d’une demie journée ; le gros Collet n’est pas aussi gros que ça  – c’est un col qui permet de passer d’un sommet de 418 m de haut à un autre de 425 m – et le grand vallat pas si grand ; mon but était surtout de tester mon degré de récupération suite à une mauvaise chute à Gap il y a deux semaines.

le panneau d'information sur le parking des sportsBorne n°1Le panneau situé près du parking des sports indique plus de 10 points d’intérêt sur le parcours de découverte balisé de blanc ; certains me laissent sceptiques comme ‘espace nu’, ‘ancienne décharge’ ou ‘fond de vallon’ mais c’est un parcours familial imaginé par deux classes de Venelles ayant travaillé avec l’O.N.F. : je n’ai rien trouvé sur internet, ce qui n’aidera pas les curieux qui ne s’informeront pas avant auprès de l’office du tourisme.

Vue sur VenellesAbreuvoir pour les sangliersMarche en sous-bois de pins, sur des pistes forestières caillouteuses et larges, parfois sur des chemins plus étroits, mais toujours bien balisés de blanc. Peu d’occasion d’avoir des points de vue larges sur les montagnes environnantes mais une vue sur Venelles. En pleine forêt, un large point d’eau bétonné près d’un abri grillagé signale la présence de chasseurs.

Citerne DFCI : c'est là que se séparent le balisage jaune et le blancLe gros colletA la citerne DFCI située au Gros Collet, je décide de prendre la variante vers le grand Vallat balisée de jaune : descente douce avec parfois des passages légèrement glissants jusqu’à la voie ferrée que certains n’hésitent pas à traverser pour rejoindre plus rapidement la départementale 63B.

Un grand remblai au loin : l'ancien canal du VerdonAu loin, un énorme talus soutient l’ancien canal du Verdon. Je suis tranquillement et sans risque le sentier, passe sous le chemin de fer puis rejoint la route non loin du puits de Parrouvier. Le pont du trainParking aménagé permettant d'accéder à l'ancien canal du VerdonC’est dans ce quartier que se trouve l’aqueduc de Parrouvier, un bel ouvrage d’art de l’ancien canal du Verdon. Pour ceux que cela intéresse, l’ancien canal du Verdon n’est pas loin de la route : vous pourrez y accéder à partir d’un des deux parkings de randonnée que vous trouverez sur votre gauche, quartier Cigalons.

Cheminement dans le lit du ruisseau à GaraguayGare aux branches à hauteur des yeux !Pour le retour au parking des tennis, j’ai improvisé un parcours dans un étroit vallon du quartier de Guaraguay. A sec, le lit du ruisseau est fait de plaques rocheuses et de cuvettes parfois remplies d’eau. Lorsqu’un VTT descend à toute vitesse, j’ai à peine le temps de lui laisser la place. Un second danger vient d’en haut : de grosses branches à hauteur des yeux. En haut de la pente, pour me rapprocher des terrains de tennis, j’oblique sur la gauche mais tombe sur une énorme propriété privée. Je remonte alors jusqu’à un grillage, un long grillage qui délimite les terrains de tennis de la commune d’une propriété avec des vignes ; le problème, c’est que je suis du mauvais côté de la barrière ! je la longe pendant un certain temps espérant trouver un accès : c’est un trou dans le grillage qui me permettra de rejoindre le terrain de sport. Vu le nombre de passages clandestins effectués dans celui-ci, j’en déduis que beaucoup d’autres que moi ont été piégés. Je suppose que le seul moyen licite aurait été de suivre le lit du ruisseau jusqu’au bout puis de remonter vers le nord jusqu’à la citerne (voir la carte avec le point repéré).

Je passe des tennis à l’espace jeux pour enfants puis à celui du fitness pour retrouver le parking d’en bas où le vide-grenier bat son plein depuis avant 9h ce matin.

Une balade familiale, facile : bien suivre le balisage blanc ou jaune car de nombreux sentiers parcourent la forêt dans tous les sens ; l’intérêt est relatif quand on est curieux… sauf si on ajoute une variante dans le canal du Verdon jusqu’à l’aqueduc de Parrouvier mais il faudra peut-être prévoir le pique-nique (départ depuis un deux parkings CG13).

gros collet traceImage de l’itinéraire 8km100, 132m dénivelée (+ 258 m, – 231 m  ), 2h30 déplacement, 2h40 au total

Balcons de Caderaou

Date rando : Publié le Catégories ----- * Etang de Berre 13, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes , , , Laisser un commentaire sur Balcons de Caderaou

Rando avec Majo aujourd’hui. Nous partons pour Saint-Mitre les Remparts, au bord de l’étang de Berre qui a si mauvaise réputation, par un balisage jaune donc a priori sans difficulté. La FFR conseille de ne plus se garer sur le petit parking Gouin pourtant toujours signalé, mais sur celui de la plage de Massane juste à côté. Le Caderaou1 ou cadaraou est une colline qui culmine à 127m d’altitude sur le flanc de laquelle nous allons circuler.

Plages « istréennes » : Massane, par Flapcri ; cette cache est désactivée temporairement depuis le 29 janvier 2014

Plage de Patorgue : descendre sur la riveLe tracé balisé longe la plage ; à la seconde plage, nous descendons par un petit escalier sur le sable : un vieux panneau de bois du CG13 indique le chemin. Là, on dirait un classique sentier du littoral, tranquille et agréable avec son petit pont de bois et ses mini-dénivelés. Nous essayons d’identifier au nord la chaîne de montagne que nous voyons au loin : d’après la fiche, ce serait le mont Ventoux ; je l’admets, n’ayant pas trop le sens de l’orientation… mais je me soigne en ce moment avec la formation de François Jourjon, de randonner malin !

Le sentier du littoral de l'étangPanneau sur le sentier d'interprétationLe sentier serpente ainsi, montant et descendant, poursuivant tout droit vers un petit escarpement rocheux. Nous suivons un sentier pédagogique avec de vieux panneaux complètement délavés. Presque au sommet du plateau, les chemins sont nombreux et le balisage absent ou pas visible : nous nous contentons de maintenir la bonne direction, celle qui descend vers le rivage. Un beau mur de pierre sèche sur une cornicheUn sentier rocheux en escalierLes barres rocheuses parfois s’écroulent sous le travail de l’eau. En haut d’une corniche, un long mur de pierre sèche rappelle qu’autrefois la colline était occupée par de rudes travailleurs. Le chemin alterne à nouveau montées et descentes : nous dominons maintenant l’étang. Le sentier monte en escalier sur des paliers rocheux, traverse un étroit pont de bois, nous apprend que les feuilles de l’érable sycomore ressemblent à celles du platane et que le cèdre peut vivre plusieurs siècles.

Ruine de la LoubièreDans la descente, nous hésitons ; la lecture du topoguide nous laisse perplexes : nous prenons un chemin qui n’est peut-être pas le bon mais qui nous mène au bon endroit, à la ruine de la Loubière qui porte la trace du balisage. Sur la carte IGN, je relève deux allusions au loup : la loubière et la fontaine du loup, toponymes qui témoignent de l’existence ou de la peur du loup. Sur le site geneprovence d’ailleurs, même s’il ne rapporte pas d’histoire de loups dans ce coin, indéniablement les loups au xixè vivaient bien dans le coin (Aubagne, Aix, Pertuis,…) et n’attaquaient pas que les animaux…

Environnement karstiquenous avons encore raté le balisage. Laisse de moules, palourdes, myesLe chemin se rétrécit, entre dans un univers karstique creusé de petits abris sous roche, longe la barrière d’un enclos (enfin ce qui a dû être un enclos mais à l’abandon aujourd’hui) puis se perd au sommet d’une falaise : demi-tour ! à l’enclos, c’est à gauche qu’il faut tourner, Enfin nous approchons de la côte et là, ce qui nous frappe, c’est la quantité énorme de coquillages (des moules surtout) en plusieurs vagues parallèles, qui couvrent la plage. C’est la bonne heure et un endroit idéal pour pique-niquer. le plateau de Vitrolles, la chaîne de l'Etoile ?Nous nous installons face à l’étang. Deuxième exercice d’identification des montagnes en face de nous, donc à l’est : nous reconnaissons facilement le plateau de Vitrolles ; au delà, Majo pense à la Sainte-Victoire.

Au vu de la quantité de moules déposées sur le rivage, nous nous demandons si ces petites bêtes sont mortes naturellement ou à cause de la pollution. Les laisses de mer, constituées d’organismes morts depuis longtemps, sont amenés sur le rivage après un épisode de fort vent ; quelquefois en quantité anormale suite à un épisode d’anoxie… D’après le témoignage d’un ancien pêcheur, autour des années 1950, la vente de moules parfaitement saines, était lucrative. Aujourd’hui les pêcheurs récoltent des naissains de moules pour les mettre en élevage, preuve que la santé de l’étang s’est améliorée, mais elles doivent intégrer des parcs à moules pour y être purifiées.

Les coquillages de l’étang de Berre

Une asperge sauvage aurait-elle décidé d'attaquer Majo ?Après le pique-nique Majo m’initie à la cueillette d’asperges sauvages. Un indice ! une asperge qui a trop poussé dépasse la végétation environnante. Celle de la photo se penche au dessus de la tête de Majo : elle mesure plus d’un mètre de haut. Si la tête se coupe facilement avec les doigts c’est signe qu’elle sera tendre. Dés la mi-février, les versants sud, proches des côtes méditerranéennes voient apparaître les premières asperges sauvages. Fin mars c’est plutôt la fin de saison.

J’ai donc fait une omelette aux asperges (merci Majo qui les a lavées et étêtées).

  • 4 oeufs pour une poignée d’asperges sauvages
  • huile d’olive
  • sel, poivre, persil.

Faire revenir les asperges dans une poêle avec de l’huile d’olive. Casser les œufs, saler, poivrer, ajoutez du persil haché et battre l’omelette. Une fois les pointes d’asperges dorées, faire cuire l’omelette et consommer chaud.

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Randonnée et interdiction de circuler été 2014 : Bouches-du-Rhône

| Publié le Catégories 13 Bouches-du-Rhône, Réglementation5 commentaires sur Randonnée et interdiction de circuler été 2014 : Bouches-du-Rhône
Région PACA, ce qu’il faut retenir :
  • Dans les départements de la région PACA concernés par les risques d’incendie, l’utilisation du feu et la circulation du public est réglementée dans les massifs forestiers.
  • La préfecture publie chaque jour une carte des zones à risques. Elles sont disponibles sur internet et quelquefois sur répondeur téléphonique.
  • Les 3 départements les plus touchés (Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse) ont trois réglementations différentes toutes inchangées depuis quatre ans.Depuis août 2013, les Alpes-de-Haute-Provence ont réglementé également l’accès aux massifs.
  • Ne dites pas : On ne peut pas randonner en Provence l’été, mais : On peut randonner en Provence l’été mais on ne le sait de façon certaine que la veille au soir du jour prévu…

A imprimer (format pdf) et conserver dans le sac à dos ou la boîte à gants : le mémento actualisé d’UNE page (contenant les adresses internet et numéros de téléphone utiles) concernant les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, + 2 pages pour situer les communes du Vaucluse dans les zones et massifs

 

Bouches-du-Rhône, 2014 : informations pratiques

Pour connaitre les conditions en temps réel, consulter :

  • le serveur vocal dédié du Comité Départemental du Tourisme au 08.11.20.13.13
  • la carte d’accès aux massifs du 13 sur le site de la préfecture (lien permanent) : carte générée la veille pour les niveaux du lendemain. N’oubliez pas d’actualiser votre page chaque jour par la touche de fonction <F5> ! existe aussi sous forme de liste par espace sensible pour la journée du lendemain,
La carte (http://www.paca.gouv.fr/files/massif/carte_zoom.php?name=admin/cartes/feux-AAAAMMJJ.jpg où MM représente le numéro du mois et JJ le jour) ci-dessous intégrée à partir du site de la préfecture, n’est actualisée qu’à partir de 18h heure locale (merci de me signaler les erreurs éventuellement : il y a quelques lignes de programmation derrière…) :
  • l’application iPhone ou androïd MYPROVENCE (envie de)copie ecran provence balade BALADE – Massifs
  • le service départemental d’incendie et de secours,
  • la mairie de la commune où se trouve la randonnée que vous avez projetée qui peut avoir restreint davantage que la préfecture.

Trois niveaux de danger. Du 1er juin au 30 septembre 2014, le niveau de danger feu de forêt est défini chaque jour à partir de 18 heures pour le lendemain, par grand massif forestier avec les Communes incluses dans celui-ci (Attention ! lien dynamique qui change chaque jour en fonction de la date).

Attention ! le lien ‘Cliquez ici pour voir les restrictions’ communales figurant sur la page ‘Feux de forêt 2014’ de la préfecture n’a pas été actualisé avec les arrêtés municipaux de 2014.

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Le château de Saint-Estève-Janson

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeÉtiquettes , Un commentaire sur Le château de Saint-Estève-Janson

Centrale hydro électrique de Saint-Estève-JansonVoilà une randonnée que j’ai ‘inventée’ pour mélanger histoire et nature ; non balisée, je me doutais qu’elle pourrait réserver quelques surprises. Mais ça valait la peine d’essayer. Je me suis garée à côté de l’usine hydroélectrique de Saint-Estève-Janson, deuxième aménagement hydroélectrique de la Basse-Durance qui utilise les eaux turbinées de Jouques par un canal de 27km. La porte du château au loinSentier barré pour les véhiculesLe canalJe remonte la route D561, tourne en direction de Tournebride en circulant parallèlement au canal de Marseille. Au loin, j’aperçois la tour du vieux château de Janson que je visiterai tout à l’heure. Je rencontre plusieurs fois des passages barrés par de grosses pierres équarries mais il n’y avait pas d’interdiction pour les piétons. J’ai donc continué bien qu’ayant quitté la route prévue : je vérifierai régulièrement le maintien de ma direction ; un balisage d’un vert fade est apparu une ou deux fois puis plus rien.

Ruines de l'ancien déversoir de PonserotLe sentier étant assez évident, j’ai continué ; plutôt étroit et mystérieux, il a longé pendant un certain temps les ruines de l’ancien déversoir1 de Poncerot du canal de Marseille : le canal d’introduction puis le canal de ceinture délimite un large bassin.

Le mur de l'ancien déversoir de PonserotAncien déversoir de Ponserot (photo site http://lecanaldemarseille.fr)Un déversoir d’une superficie de 32 m sur 25 m de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon. la construction, en 1864, des canaux latéraux, la rive gauche, portant 81 vane(tte)s [petites vannes] de 0 m 40 de largeur, et l’autre, rive droite, 72 vane(tte)s du même modèle, permirent le nettoyage automatique du bassin par chasses d’eau, avec un débit de 500 litres secondes. Vers 1885 un accident grave vint interrompre le fonctionnement du bassin : la vase obstrua les orifices du tuyau de vidange ; aucun écoulement ne put se produire dans le bassin dégrossisseur ; la différence de niveau provoqua la rupture de ce mur qui n’était pas construit pour supporter une telle pression. Extrait de le canal de Marseille au fil de l’eau, Ponserot Sentier d'exploitationRuines de Ponserotfalaise rocheuse et grotteLe sentier se rétrécit, passe non loin de petites falaises, zigzague dans le fond d’un ruisseau à sec, s’en écarte, y revient, traverse d’anciennes terres agricoles par des chemins d’exploitation : un côté sauvage bien sympathique.

J’atteins enfin les ruines de Ponserot dont une énorme ferme. Je tombe à nouveau sur des installations bétonnées qui devaient appartenir au canal de Marseille mais dont j’ignore la fonction. Bassin de saint-ChristopheLa piste est maintenant large et rejoins le bassin de décantation de Saint-Christophe par un chemin en cours de débroussaillage qui sent bon le bois coupé. Pilier de l'ancien pont suspendu de CadenetJe traverse prudemment la route (que de circulation !) pour longer le bassin ; un groupe de touristes m’interpelle pour une photo de groupe. Je dois rejoindre le pont de Cadenet et ce ne sera pas facile de couper le flot de voitures plusieurs fois.

Le pilier de l’ancien pont suspendu (1838) est encore visible, l’un des nombreux ponts du genre construits sur la Durance. Pilier d'une propriété privée près du pont de CadenetLa Durance et ses isclesUn sentier de galetsAprès le pont, un sentier tourne à droite le long du canal ; une jolie propriété s’annonce par un pilier sculpté et daté. Je continue entre le  canal et la Durance qui se montre de temps en temps. Parfois le sol est limoneux, parfois couvert de galets, ceux qu’a laissé la Durance autrefois, à l’époque de ses crues dévastatrices. La piste plate est agréable et fleurie.

Le mur du châteauPuits aux abords du châteauQuand j’identifie le puits, je devine que je ne suis pas loin du château mais je préfère découvrir d’abord l’environnement en suivant au hasard d’étroites sentes ; l’une d’elle mène au bord de l’eau où s’est installé un pêcheur ; une autre mène à une falaise rocheuse que l’on ne s’attend pas à trouver ici. Je ne vois le château qu’une fois à 20m à peine, au travers des arbres : un long et haut mur de pierres porte la trace d’un ancien escalier de pierre, une tour ronde.Une pièce du château avec banc de pierre Je grimpe au niveau supérieur d’où je peux voir les différentes pièces du château. Lorsque les murs d’un château présente une assez forte épaisseur, on réserve des bancs en pierre dans les ébrasements, à l’intérieur des fenêtres : j’en devine un ici.

Entrée remaniéeLa porteSculpture ?Je me tourne alors vers le vestige de cette ‘tour‘ que je voyais au loin tout à l’heure. Je me pose pas mal de questions sur celle-ci, fortement remaniée. N’étant pas spécialiste des fortifications des portes au moyen-âge, je ne peux qu’émettre des hypothèses. Plusieurs indices m’ont d’abord fait penser à un système défensif de porte du moyen-âge avec pont-levis à flèche et à chaîne introduit en France durant la seconde moitié du XIVè : la grande hauteur de celle-ci, les saignées de chaque côté (pour recevoir la flèche2 ?), l’ouverture interne à l’intérieur du couloir (assommoir3 ?), pont levis a fleche et a chaine site flandre au lion l’ouverture externe (bretêche4 ?) mais d’autres indices l’ont contredit : les trous de boulins visibles à deux niveaux (construction à deux étages), des amorces de voûtes sur le côté droit qui devaient assurer la jonction avec le reste du château, des murs droits en avant de la ‘tour’ militent en faveur d’une pièce d’habitation avec cheminée à chaque étage ; et que dire des pierres différentes de celles du château qui font penser à une construction indépendante… qui ne figure pas sur le cadastre napoléonien ? Fortification des portes au moyen-âge, Jean Mesqui

C’est bob_13 qui m’a donné envie d’aller là-bas grâce à la cache qu’il a placée Le château de Saint-Estève Janson. Comme souvent quand je suis captivée, je n’ai plus pensé à chercher la cache mais comme je dois y retourner…

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Château La Coste : parcours d’art et architecture

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, BaladeÉtiquettes , Un commentaire sur Château La Coste : parcours d’art et architecture

Marcher dans la nature sans la dénaturer, à la recherche d’œuvres d’art moderne d’artistes reconnus, Les vignesvoilà une idée qui me plait. Pour 15€ par adulte, on visite un musée à ciel ouvert dans la propriété privée de château la Coste, connue d’abord pour ses vins ; avec un plan des œuvres à découvrir mais pas de commentaires sauf les jours de visites guidée, on déambule librement. Ensuite, il est évidemment possible de déguster du vin et d’en acheter, une opération de communication qui porte ses fruits.

Le diaporama ci-dessous suit l’ordre de la visite proposée ; les numéros et lettres (quand il s’agit de bâtiments) correspondent aux points du plan.

Ce projet [a été] initié il y a 4 ans par son propriétaire [celui de château La Coste] l’homme d’affaire Irlandais Patrick Mckillen […]. Et pour cette première dans la région, il n’a pas fait les choses à moitié ! Il s’est entouré des 4 meilleurs architectes de tous les temps, tous lauréats du Prix Pritzker, à savoir Tadao Ando, Frank Gehry, Jean Nouvel, Norman Foster et Renzo Piano. La plupart des œuvres présentées sont le fruit d’une collaboration entre le domaine, les artistes et les architectes. Ils ont été invités à découvrir le lieu en amont du projet afin de choisir précisément l’emplacement et de trouver l’inspiration In situ afin de créer des œuvres uniques pour Château La Coste. Même l’araignée [accroupie] de Louise Bourgeois a été créée avec l’idée qu’elle flotterait sur l’eau et que le bassin serait dessiné par Tadao Ando, nous précise Juliette Vignon. L’espace est aujourd’hui ouvert au public et propose des promenades culturelles et bucoliques à travers bois, collines, vignes et oliviers. Au côté des illustres architectes vous pourrez vous émerveiller devant les œuvres d’art de Louise BOURGEOIS, Alexander CALDER, liam GiILLICK, andy GOLDSWORTHY, GUGGI, tatsuo MIYAJIMA, jean michel OTHONIEL, jean PROUVÉ, sean SCULLY, richard SERRA, tom SHANNON, michael STIPE, hiroshi SUGIMOTO, TUNGA, franz WEST. Extrait du site sortir en Provence

Prévoir 2 heures et une bonne paire de chaussure !

4 – Louise Bourgeois, crouching spider, 2003

Une grande araignée accroupie au milieu du bassin dissimule habilement le parking visiteur.

5 – Larry Neufeld, DONEGAL, 2013

Une série de petits ponts de pierre bâtis sur un petit ruisseau, apportent une touche d’Irlande aux collines provençales.

6 – Sean Scully, Wall of Light Cubed, 2007

D’un poids de 1000 t, ce formidable empilement de blocs de calcaire et de marbre a été entièrement taillé dans une carrière au Portugal.

7 – Tunga, Portails, 2011

L’artiste brésilien a édifié deux portails. L’un d’eux, au pilier magnétique, a été couvert de pièces, que ce soit par les visiteurs ou par l’auteur lui-même. Attention à ceux qui portent un stimulateur cardiaque !

8 – Andy Goldworthy, Oak room, 2009

La voûte de la salle circulaire souterraine se compose d’un entrelacement de longues branches de chêne. A la température d’une cave, elle s’ouvre par un mystérieux portail construit dans un long mur de pierre, à la manière des tombes égyptiennes. Une fois à l’intérieur, par l’ouverture de la porte, seuls sont visibles la colline de la Quille et l’ancien village du Puy.

9 – Franz West, Faux-pas, 2006

Si ce n’est la couleur, la silhouette se confondrait avec celle des arbres dénudés… Faut-il comprendre « faux (ou) pas » plutôt que faux-pas ?

10 – Tadao Ando, Origami benches, 2011

Des banquettes de repos permettent des haltes nécessaires pour les marcheurs fatigués et des moments de méditation bénéfiques pour les autres.

Chapelle E – Tadao Ando, 2011

Tadao Ando a brillamment transformé une ancienne chapelle au sommet d’une petite butte en une cage protectrice avec des effets visuels inédits à l’intérieur qui utilisent la lumière naturelle. Ceinte d’un mur de béton, d’une structure de verre et d’acier, elle jouxte un jardin japonais.

11 – J.M. Othoniel, Croix, 2007-2008

Artiste sculpteur, né en 1964 à Saint-Étienne, en France, […] il a progressivement inventé un univers imaginaire aux aspects multiples (dessins, sculptures, photographies, écrits, chorégraphies ou vidéos). La « Croix » de Jean-Michel Othoniel, telles de grosses perles rouges enfilées, s’adosse à la « Chapelle » de Tadao Ando.

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Balade en boucle dans la chaîne de Lançon-Provence

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, ----- * GR 2013, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes , , , Laisser un commentaire sur Balade en boucle dans la chaîne de Lançon-Provence

Une balade familiale, un jour de temps incertain, proche d’Aix-en-Provence, pour gens fatigués, pressés ou qui veulent reprendre progressivement le sport après une période d’inactivité forcée. Vous l’aurez compris, je n’ai pas été emballée ; le tracé n’inclut pas la borne romaine de Bidoussane, mais la signale tout de même.

La météo à cet endroit
avec le vent et à 3 jours
  • Balisage d’un vert clair fade correctement posé sauf à l’endroit où il faut contourner par la gauche la propriété privée de Saint-Savournin
  • Le circuit suit le GR 2013 dans sa première partie : le début du parcours mis en ligne sur le site de la FFR est donc erroné Topo Rando Chaine de Lancon.
  • Pratiquement pas d’ombre en chemin (à faire en automne ou au printemps)
  • Proche de l’autoroute : donc le bruit de la circulation est toujours présent.

le parkingLes vignesLe petit parking prévu se trouve à l’entrée du chemin de départ balisé de plusieurs couleurs dont celle du célèbre GR 2013. La presque totalité du parcours s’effectue le long des vignes ou des oliviers.

Dalles de la voie romaineEn tournant sur la voie aurélienne, cette grande voie romaine qui va de l’Italie à la Gaule, avec un peu d’attention, vous reconnaîtrez quelques pierres plates taillées et le milieu de la chaussée qui est un peu bombée. Contrairement à une idée répandue, la surface de la voie romaine est plus souvent constituée de graviers que de dalles, sauf dans les parties à forte circulation, près des agglomérations.

Abri avion ?La borne milliaire de BidoussanneSur la gauche, des murs haut et épais attirent mon attention : serait-ce un des abris pour avion qui subsistent, car les murs n’ont pas de propriété à protéger ici. Selon Michel, la photo de gauche montre l’entrée  arrière (entrée pour les personnels) d’un U constitué de 3 murs pare-éclats et destinés au stationnement des bombardiers allemands du terrain de Salon de Provence pendant la guerre. Je pense que le U photographié est le dernier de l’aire de dispersion  orientale du terrain. En poursuivant d’une bonne centaine de mètres au carrefour où il faut normalement tourner à droite, vous découvrirez, bien cachée sous un chêne vert aux feuilles piquantes, à gauche, la borne milliaire de Bidoussanne. Ne vous laissez pas impressionner par les deux chiens en face qui n’arrêtent pas d’aboyer !

Via Aurelia #1 : la borne milliaire de Bidoussanne, par liodan13

Batterie de LoyneBatterie de LoyneJe traverse ensuite une zone de vestiges militaires, situés à 4km700 à vol d’oiseau, de l’aérodrome de Salon. Je ne sais pas encore quelle était la fonction de ces bâtiments appartenant sans doute à la batterie de Loyne : ce sont des vues intérieures des encuvements pour canons lourds de Flak  de la batterie du quartier de la Loyne (batterie à 4 canons de 88 mm). Merci Michel (pseudo P38-13) du forum sudwall

La défense des terrains occupés par la Luftwaffe comportait deux ceintures de batteries anti-aériennes : une première composée de batteries de calibres légers et moyens installées aux abords des pistes et des aires de dispersion des appareils […] et une seconde, beaucoup plus éloignée, composée de batteries dites lourdes.
[…]
3/ La batterie de la Loyne, à l’est du terrain[d’aviation], dans un verger d’oliviers ; actuellement il reste 4 encuvements, abris personnels, soutes et un bâtiment qui a pu supporter un projecteur. P38-13 du Forum Sudwall

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Eguilles : balade dans les collines

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , Un commentaire sur Eguilles : balade dans les collines

Ciel nuageux, risque de pluie + fatigue = balade courte et proche de chez moi. C’est ainsi que je me suis retrouvée dans les collines d’Eguilles. Je connaissais la partie du parcours jusqu’aux bories d’Eguilles.

La météo à cet endroit
avec le vent et à 3 jours

Vue sur la ligne TGV au loin depuis la mairieChemin des GrapponsPartie du parking Georges Duby – celui de la poste était plein – je rejoins le chemin des Grappons en balcon sur la plaine de l’Arc. Je traverse la RD18, passe devant le stade : pendant un long moment, ce sera une route macadamisée bordée de belles villas ; progressivement on entre dans la pinède. Le chemin aboutit à la très vaste oliveraie du domaine de Saint- Martin, l’une des nombreuses dépendances de l’Abbaye St-Victor de Marseille, au XIe siècle.
Cabane en pierre sèche ou "borie"La couverture du toit vue de l'intérieurLa boucle pour découvrir les deux cabanes de pierre sèche, vaut le détour : elles sont restaurées et l’environnement a été nettoyé. L’une d’elle pouvait se fermer par une porte en bois. L’autre a un linteau monolithique et surtout, plus rare, une voûte en carène inversé se terminant par des pierres plates.

La voie de transhumanceBorne de transhumanceA l’endroit le plus proche de la voie Aurélienne, un sentier étroit et raviné grimpe à angle droit dans les bois : c’est la voie de transhumance des bergers de la Crau. [Les bergers] suivaient l’ancienne voie Aurélienne jusqu’à Eguilles. Une draille contournait Aix-en-Provence par le nord puis passait à travers bois, sur les flancs du Grand Sambuc, au nord de Saint-Marc et de Vauvenargues. Les troupeaux gagnaient ensuite Rians, Quinson, Riez, Puimoisson, Mezel, Digne, La Javie et Seyne. P. Arbos, La vie pastorale dans les Alpes françaises, Armand Colin, 1922.
Eguilles voie transhumance 1823En observant le cadastre napoléonien de 1825, la draille y figure encore avec ses petits rectangles de chaque côté représentant les bornes. On la suit vers l’ouest jusqu’à la frontière avec Lançon en passant au niveau de la bastide du Loup mais elle est interrompue désormais, notamment par la ligne TGV.

Les drailles étaient bornées de pierres plantées par couples, de part et d’autre, tous les quatre ou cinq cent mètres, des tas de pierres délimitant le tracé afin que les troupeaux puissent également les emprunter de nuit.
Ces routes étaient des voies publiques donc inaliénables. Elles étaient entretenues à l’aide des redevances versées aux communes par les capitalistes, les propriétaires des troupeaux arlésiens.Les chemins n’étaient en effet utilisés que deux mois par an, un mois à l’automne et un mois au printemps. Les riverains n’hésitaient pas, entre temps, à les empiéter. Cela donna lieu à de multiples affrontements, que des réglementations ponctuelles ne parvenaient pas à éviter. Les transhumants, lassés d’une lutte sans fin et sans résultat, abandonnèrent dans le courant du XIXe siècle ces routes traditionnelles pour emprunter celles de la vallée.
P. Fabre, Hommes de la Crau, des coussouls aux alpages, Cheminements Ed., 1997.

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Les gorges de la petite Sainte-Baume

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Les gorges de la petite Sainte-Baume : un nom évocateur du grand massif provençal qui m’a fait rêver… Pour un jour de grand vent, le parcours, qui se fait essentiellement en sous-bois, est idéal. Je rejoins donc Roquefort la Bédoule dont j’ai découvert récemment le vieux village et la chapelle romane Saint-André.

Petit Rouvière : départ du sentierPeu de places pour se garer sur la route D41d en impasse, au petit Rouvière1 : le petit parking est occupé par des containers ; je trouve une place à côté du portail de la propriété privée en face mais pour ceux qui arriveront l’après-midi, ce sera plutôt galère. Pas de balisage pour cette randonnée (carte IGN 3245 ET Aubagne La Ciotat massif de la Sainte-Baume) : mieux vaut donc avoir un bon sens de l’orientation, surtout au niveau des ‘gorges’. La description page 123, du guide de Jean Reynaud, 52 balades en famille autour d’Aix-en-Provence, Editions Didier Richard, 2001, m’aidera sans m’assurer totalement l’absence d’erreurs.

Sous-bois (début de la balade)

Bois fraîchement coupé
Bois fraîchement coupé

Long parcours en sous-bois de pins d’Alep, chênes blancs et chênes verts, en surplomb des vignes ; je suis bien à l’abri du vent ; une odeur de bois fraîchement coupé me prend aux narines : cet arbre en travers de la piste, a été coupé et laissé sur place, tout simplement, pour laisser le passage ; sur la gauche, les villas de Petit Rouvière ; les VTT et les chiens sont déjà de sortie.

Réservoir naturel en haut de la piste forestière
Réservoir naturel en haut de la piste forestière
Iris
iris

Au bout de cette longueur, une grande piste croise mon sentier ; avant de tourner à gauche, en prolongeant de quelques pas à droite, vous trouverez ce bassin d’eau naturel. Je débouche finalement sur un grand plateau dégagé avec quelques iris en fleurs.

Les vignes du Grand Rouvière
Vignes Grand Rouvière

La piste continue, bordée des deux côtés par des propriétés privées ; gare au garde assermenté de celle de droite ! A la borne jaune repérant une canalisation de gaz, j’hésite à tourner à gauche : un panneau, presque menaçant, indique clairement que c’est une propriété privée. Je l’emprunte cependant, arrête un coureur qui prend le temps de me repérer sur la pseudo carte du guide, puis me confirme que je peux continuer surtout sans atteindre ou traverser les vignes, les propriétaires n’aiment pas ça.

Sentier dégradé qui remonte vers les gorges

Repérage du sentier menant aux gorges
Sentier vers les gorges

Lorsque, en contrebas, j’aperçois les toits rouges du Grand Rouvière, je sais que je dois guetter l’entrée du sentier sur la gauche (non balisé) ; face à moi, un grand rocher en ligne de mire ; le sentier surplombe la grande propriété sur plusieurs centaines de mètres, descend presque au niveau des vignes, puis remonte raide vers les ‘gorges’ par un chemin fortement raviné et dégradé.

 

Un rocher imposant
Un rocher imposant
Chaos rocheux
Chaos rocheux

Le sous-bois s’assombrit. Quelques rochers sont tombés mais le plus imposant me nargue de toute sa hauteur. Le cheminement est un peu inconfortable mais clair. A un croisement de mini-sentiers, vous aurez le choix entre l’option courte (à droite) ou mon option (à gauche) qui grimpe encore. Rapidement, je sors de ces ‘gorges’ qui, géologiquement n’en sont pas, et débouche sur une RDF.

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La chapelle Saint-André et le vieux village de Roquefort

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Le parking du grand Caunet est plein, à cause d’une manifestation de VTT ; je me gare sur le parking de l’autre côté de la D3, départ pour le télégraphe.
Le double nom de la commune Roquefort – la Bédoule s’explique par le fait qu’elle est constituée par la réunion de plusieurs communautés ou fiefs parmi lesquels le territoire de Julhans (1789) et La Bédoule (1837) ; l’appellation Roquefort-La Bédoule est définitive en 1918. Carnoux-en-Provence est détachée de Roquefort-la-Bedoule en 1966.

La baie de la Ciotat depuis le GR 51Le pic de Bertagne, les antennes depuis le GR 51Ayant récupéré la partie de trace qui m’intéresse sur le site tracegps.com, entre la chapelle Saint-André et le vieux Roquefort, je pars confiante. La piste est large, monte doucement, offrant côté mer quelques belles échappées sur la baie de la Ciotat, côté terre sur le pic de Bertagne. Le premier carrefour de pistes porte une indication des plus tentantes : « GR51 – les Balcons de la Méditerranée ». buste comte H de Villeneuve Flayosc pèreMonument en l'honneur de Leonce de Villeneuve Flayosc filsJe passe devant le cabanon du Marquis fermé pour l’instant ; quelques  sièges invitent au repos ou au pique-nique. De quel marquis s’agit-il ? sans doute celui de Villeneuve-Trans ; le comte Hippolyte, polytechnicien ou le marquis Léonce, fils du premier ?

Le cabanon du marquis, baragatti

Léonce, qui fit la campagne de Crimée, est créateur en 1889 du syndicat agricole Union des Alpes et de Provence ; c’est Jules Cantini qui a réalisé le monument en bronze inaugurée en mai 1913.

[Benoît-Hippolyte comte] de VILLENEUVE (promotion de 1822 de Polytechnique), est né le 19 août 1803, mort le 11 mai 1874 ; il est l’auteur d’une Carte géologique du Var. […] En 1848, Villeneuve […] introduisit ainsi, dans la pratique des constructions, l’emploi de la chaux livrée en poudre par sacs plombés. […] La pratique nouvelle introduite par de Villeneuve a été réputée être un des progrès les plus considérables de l’industrie des chaux hydrauliques. Extrait du LIVRE DU CENTENAIRE DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE, tome III

Le calcaire de la Bédoule qui sert à fabriquer la chaux et le ciment a donné son nom à un étage géologique du crétacé inférieur : le Bédoulien (1888), comme le calcaire d’Orgon avait donné son nom aux calcaires urgoniens. Cette strate [bédoulien] est composée de calcaires en plaquettes à Heteroceras, de calcaires beiges à silex, de calcaires marneux exploités et de marnes. La couche géologique renferme des fossiles marins, principalement des ammonites, qui témoignent en faveur d’un climat chaud avec des précipitations comparables à celles d’aujourd’hui. Extrait du site Roquefort-la-Bédoule, notre patrimoine géologique

La plaine de Roquefort et le piton du vieux RoquefortUne falaise sur le chemin d'accès à la chapelleLa piste est toujours bien large, sans difficulté mais sans indication de la chapelle Saint-André. Face à moi, le piton rocheux sur lequel on aperçoit un bout de mur du château du vieux Roquefort ; entre lui et moi, la plaine viticole de Roquefort. Je longe une barre rocheuse qui annonce l’environnement cahotique de la chapelle.

Arrivée à la chapelle Saint-André (Bertagne dans le fond)Cette chapelle romane Saint-André aux murs hauts, à la porte en pierres taillées, au chaînage d’angle soigné, est admirablement restaurée par l’association « Les Amis de la Chapelle Saint-André » à partir de septembre 1983 puis achevée par le Conseil Général qui en est propriétaire. Trônant sur son piton rocheux, cernée de remparts, elle se dévoile d’un coup au détour du dernier virage ; ses belles pierres blanches scintillent au soleil. Elle est fermée mais l’étroite fenêtre me permettra quand même d’y jeter un œil. Le surnom de Notre Dame de Sècheresse fait référence aux pèlerinages effectués pour lutter contre ce fléau. Non loin du château de Julhans, elle est mentionnée en 1143 sous l’appellation Notre Dame de Julhans (la chapelle Saint-André sur le site des chapelles et églises rurales de Provence). Elle était entourée au Moyen Age de quelques habitations abandonnées au XVIIè siècle. Et je comprends pourquoi : le chemin d’accès à partir des Bastides est étroit, raide et rocailleux, risqué, surtout en descente.

Intérieur de la chapelle (croix de Saint-André posée au sol à gauche)Porte d'entrée en pierre tailléeRempart Chapelle Saint-André et son clocheton

La chapelle Saint-André, baragatti

Je l’emprunte quelque temps pour trouver le sentier qui me mènera au vieux village de Roquefort mais ne le trouve pas. Manifestement il y a une erreur dans le tracé qui suit le relief, impraticable à pied. Je reprends le chemin de l’aller et décide de questionner quelques promeneurs pour trouver un autre chemin d’accès ; Ruine du vieux château avant depuis le sentieraucun panneau indicateur, juste parfois un cairn à un carrefour ; j’en trouve un qui mène au vieux village. De loin, au travers des arbres du sous-bois, j’aperçois le haut mur du château en équilibre sur le bord de la falaise.

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| Dernière modification le 28 Mar 2014

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De la crête de la citadelle jusqu’à la Sinne, retour par le vallon de Ballayre

Date rando : Publié le Catégories ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , Laisser un commentaire sur De la crête de la citadelle jusqu’à la Sinne, retour par le vallon de Ballayre

Parties le matin avec de la neige assez abondante au sol, revenues sous une petite pluie fine mais continue, et malgré quelques allongements de notre parcours dus à des clôtures qui n’existaient pas il y a quelques années, nous n’avons pas raccourci notre balade.

La météo à Vauvenargues :
à 3 jours avec la vitesse du vent

Les pentes de la Sainte-Victoire sont toujours enneigées. Du parking, nous observons quelques cyclistes qui ne craignent pas les rochers glissants de cet étroit sentier qui nous relie au col des Portes. Nous entamons courageusement la montée côté montagne des Ubacs, parmi les cades. Quand le balisage jaune est difficile à trouver sous la neige, nous repérons les traces de pas de ceux qui sont passés hier ou avant-hier. Presque au sommet, je redécouvre le lieu dit la Citadelle, les ruines de l’ancienne chapelle moyenâgeuse ; un peu plus loin ce qui fut une tour de guet et un ancien rempart. Quelle n’est pas surprise à la lecture des panneaux de constater qu’un plaisantin a ouvert la vitre du pupitre et remplacé les informations du CG13 par des informations douteuses qui se voulaient sans doute de l’humour.

Des fouilles archéologiques sur le promontoire de La Citadelle, révèlent des traces d’habitat et de rites datant du néolithique. Ces vestiges ont été identifiés comme étant ceux d’un oppidum protohistorique (Ve-IIe s. avant J.C.) réoccupé vers l’an mil par un habitat médiéval perché. […] il est encore possible de deviner les deux enceintes médiévales, des maisons, une tour de guet, une chapelle… ainsi que le rempart protohistorique, qui servit de carrière pour la construction du castrum. Aujourd’hui ces espaces sont parcourus par deux troupeaux ovins qui participent à l’entretien du milieu. [..;]  informations CG13

Nous continuons dans la neige, nous arrêtant un instant pour observer un rouge-gorge peu farouche mais qui se protège cependant en sautant de branche en branche derrière l’arbre ; la neige est plus abondante qu’au col. Au sommet, nous arrêtons un instant pour reconnaître la campagne aixoise sous la neige, le sommet du pic des Mouches sous les nuages, à l’est les collines du Haut-Var. Alors que jusqu’ici le sentier était couvert de neige, la draille des moutons, elle, est totalement dégagée ; une collerette de neige entoure les touffes de thym : il peut survivre sous une bonne couverture de neige. Nous rencontrons le premier couple de promeneurs au carrefour qui mène au Sambuc d’un côté et à la Sinne de l’autre.

La ferme de la Sinne accueille désormais les astronomes aixois. Inauguré fin 1994, l’observatoire que l’on voyait de loin dans la montée, parait bien petit ; nous installons notre pique-nique sur un rocher : rillettes de canard, houmous maison (purée de pois chiches) sur pain pita réalisée par mademoisailescoco, salade de lentilles au saumon, kiwi.

Quand nous repartons la pluie se met à tomber et nous enfilons notre cape de pluie. La piste forestière est maintenant plus large et plus facile. Après le passage d’une barrière que nous refermons soigneusement, l’étroit sentier tiré au cordeau, frôle une barrière électrifiée à gauche ; à droite, des arbres couverts de mousse et une forte odeur de champignons. Après le passage de la seconde barrière, nous retrouvons un bois plus clairsemé, une table de pique-nique et… un troupeau de moutons en liberté. Les animaux grimpent sur les talus, traversent la piste, les petits suivent en courant derrière leur mère mais ni berger, ni chien. Impossible de ne pas couper le troupeau comme conseillé sur les panneaux. Ce n’est que quelques 200m plus loin que trois chiens de berger surgissent (dont un mal en point), rassemblant en quelques aboiements la totalité du troupeau.

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Boucle autour de Mange Garri

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes , , , Laisser un commentaire sur Boucle autour de Mange Garri

Départ sur le parking à côté du Pavillon des Quatre Tours improprement appelé pavillon de chasse du roi René. Le pavillon des quatre Tours aurait été construit entre 1573 et 1583 pour un membre de la famille Milhaud, conseiller au parlement. Nous partons pour la Provence, J.P, P. Coste, P.U.F., 1977.

La balade commence agréablement en longeant la Luynes, affluent de l’Arc ; les abords ont été nettoyés et c’est vraiment agréable d’en suivre la berge. Je passe sous le pont de chemin de fer taggué d’un grand œil blanc cerné de noir.

Le sentier est par endroit fort boueux. La Sainte-Victoire joue à cache-cache entre les bosquets d’arbre. De nombreux tas de bois coupé jalonnent la piste forestière. En pleine forêt, un panneau puis deux puis trois annoncent une installation classée pour l’environnement : stockage de minéraux d’exploitation provenant de l’usine de Gardanne ainsi qu’une station de produits de minéraux pulvérulents non ensachés au lieu-dit de Mangegarri1 à Bouc Bel Air. […] Arrêté préfectoral du 8 juin 2007 […]. Suivent les numéros de téléphones utiles : gendarmerie, centre de secours et d’incendie, poste de garde Alcan. Ecrit comme ça, il est difficile d’imaginer ce que ce site exploite : on ne sait pas de quelle usine il s’agit ; que sont ces produits de minéraux non ensachés ? en cherchant un peu, je trouve facilement que le site industriel d’Alteo, fabricant d’aluminium anciennement Péchiney, recycle les résidus de bauxite en bauxaline® afin d’interrompre leur rejet dans la Méditerranée ; en regardant autour de moi, seule une barrière fermée et de longs tuyaux signalent un site industriel. Posés sur support, ces canalisations se dirigent sans doute vers l’usine de Gardanne. Ici au sud du site, l’environnement est bien vert ; au nord, le sol est plus rouge, de la couleur des boues rouges qui y sont stockées : en 2012, 125000 tonnes dont 78000 tonnes revalorisées. Pays gardannais EELV

Dans les années 2000, il [Alteo] conçoit un procédé industriel de déshydratation des résidus de bauxite : le filtre presse. En 2005, un premier filtre presse est mis en service sur le site de production de Gardanne. C’est alors une première mondiale. Fin 2012, la construction d’un second filtre presse démarre sur le site de stockage de Mange Garri1 pour une mise en service fin 2013.
Construction de 3 nouvelles tuyauteries reliant l’usine de Gardanne et Mange Garri1 :
– Pour le transport des résidus liquides de l’usine jusqu’au filtre-presse.
– Pour le retour des filtrats vers l’usine (lesquels seront réinjectés dans le procédé).
– Pour l’alimentation du filtre-presse en eau brute.
Le filtre-presse permet de transformer des résidus liquides, inexploitables, en matériau solide commercialisable : la Bauxaline®. Aujourd’hui, le filtre-presse produit 350 tonnes de Bauxaline® par jour.

Au niveau de l’ancienne pompe, ça glisse : un coureur ralentit le pas. Je continue à monter, croise de nombreux sentiers et me réjouit d’avoir un GPS avec la balade toute prête récupérée sur le site Gpx-View. Lorsque j’amorce la descente, je rate un virage, tant le sentier raviné invite à aller tout droit. Il est un peu moins reposant que les précédentes pistes forestières.

Moyennant un petit détour vous découvrirez le site de stockage des boues rouges, bien caché derrière les arbres, grâce à la cache Dark side of the Provence comme le surnomme le geocacheur cricrilemotard

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Du barrage de Bimont à la crête du marbre

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Une boucle classique dans la montagne Sainte-Victoire, sur de larges pistes bien balisées. Je vois au loin la crête de la sainte-Victoire et la croix de Provence  mais aujourd’hui je ne monte pas, je descends vers la crête du marbre sans difficulté particulière. Pour un jour de fort mistral, cette courte balade suffira.

Le barrage Bimont construit par la Société du Canal de Provence assure une réserve d’eau pour 3 mois d’été ou 6 mois d’hiver. […] 95% de l’eau de la retenue viennent du Verdon par la galerie de la Campane, les 5% restant sont apportés par l’Infernet et les eaux de pluie. En aval du barrage, le bassin de compensation est destiné à limiter les dégâts en cas de crue ou de vidange brutale, il sert aussi de bassin d’alimentation pour la branche du Canal de Provence conduisant à la réserve du Vallon Dol à Marseille (3 millions de m3). Extrait de la lithothèque Aix-Marseille

A partir du parking déjà plein à 10h, je traverse le barrage pour gagner la large piste très fréquentée par des coureurs, des randonneurs, des VTT et des promeneurs ;  au loin la cheminée de Gardanne se dresse au dessus des frondaisons comme si elle était tout près. De nombreuses bornes délimitent le territoire protégé dans la forêt départementale de Roques-Hautes.

Créée le 1er mars 1994, cette réserve géologique de 139 hectares, située sur la commune de Beaurecueil, est constituée de roches sédimentaires, alternant argilites rouges et niveaux de grès et calcaires et dans lesquels ont été retrouvés des œufs de dinosaures fossilisés. Accès libre dans la zone tampon, interdit hors des chemins balisés en zone centrale. Selon le site académie de la nature

1 BARRAGE DE BIMONT # Sainte Victoire Event 2012, les CPN’s (à 100m environ de la piste)
2 BARRAGE DE BIMONT # Sainte Victoire Event 2012, les CPN’S (à 150m de la piste, à faire à l’aller ou au retour)

Dans la descente, le château autrefois propriété du seigneur de Roque-Hautes, se perd dans l’immensité des champs qui l’entourent.

Pierre Decormis fit d’importants travaux de restauration en 1615 puis en 1617. On peut supposer que le château primitif était carré, flanqué de quatre tours d’angle, dont deux subsistent : l’une d’elle munie de bouches à feu fait penser à une bastide fortifiée, moyen de défense contre le brigandage ; l’autre servait de pièces d’habitation sur trois niveaux ; deux fours se trouvaient à la base des tours. On accédait par le sud aux grandes bergeries semi-enterrées et voûtées en plein cintre. Des bâtiments agricoles, il ne reste plus rien : aujourd’hui le château ne sert que d’habitation.

Au niveau de la grande prairie de Roques-Hautes, terrain de jeu favori des enfants, se trouve la carrière de marbre précédée par de gros blocs taillés posés au sol. Je m’infiltre dans la carrière d’une impressionnante hauteur. Un gros bloc taillé brut à côté d’un bloc légèrement poli permet d’établir la comparaison : les couleurs du second, plus vives, font toute la beauté de ce faux marbre.
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La voie de Valdonne

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Marcher le long d’une ancienne voie de chemin de fer, voilà ce que je vous propose. Bientôt ce ne sera plus possible. Mieux vaut placer un véhicule à la fin du parcours pour ne pas refaire le même trajet en sens inverse.
Nous partons d’Aubagne après avoir organisé le dépôt des véhicules près du terrain de sport à Roquevaire. La balade, dans le cadre d’une rencontre de geocacheurs 2013 Apérocache organisée par l’association des Geocacheurs de Provence, sera collective et donc avec des promesses d’amusement.

Créée en 1868, cette voie fut longtemps l’épine dorsale entre Aubagne et la Barque : 80 ans de trafic voyageurs, 120 ans de trafic marchandises ; elle fut lancée pour répondre à des besoins de transports de marchandises : les usines de savon et de soude de Marseille utilisaient le charbon extrait des carrières de lignite de Fuveau, Peypin ou Auriol. D’autres marchandises comme le ciment ou le plâtre ont ensuite emprunté la ligne.
Puis ce fut le tour des ouvriers qui se rendaient dans les usines du nord ou de l’est de Marseille. La gare de Valdonne, sur la commune de Peypin (Bouches-du-Rhône), est ouverte le 27 janvier 1868 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.
L’arrivée des lignes d’autobus concurrencent le train : en 1939, le trafic passager est interrompu. En 1987, les voies sont déposées  à la Barque mais les 17km entre Aubagne et Valdonne sont conservées avec leurs rails, leurs tunnels. Les documents d’urbanisme réservant cet espace à un usage de transport, ont empêché toute construction privée sur la Voie. Accents, Hors série, Conseil général 13, été 2013

Nous rejoignons la voie ferrée 500m environ après la gare d’Aubagne, dans un quartier résidentiel, du côté du Clos Marie-Antoinette. A notre droite, un tuyau vert bien apparent nous accompagnera tout le long de la balade.
Au niveau du grand rond-point au dessus de l’autoroute A501, nous passons sous un pont joliment taggué et graphé, par des artistes de la rue qui ont souvent de la graine de génie. Certains personnages me font penser à l’artiste choisi pour le futur design du tramway. Le tuyau vert s’est paré de couleurs vives.

Nous allons cheminer maintenant entre le chemin de Longuelance et les propriétés privées ; parfois les rails sont envahis par la végétation ; nous passons tant bien que mal tantôt à gauche, tantôt à droite du tuyau vert. Les enfants partent en avant pour chercher les caches, parfois avec l’aide d’adultes qui jouent avec autant de plaisir qu’eux.

Nous passons sous un petit pont, comme le fait le tuyau vert clair, couleur de la verdure mais qui ne contient rien de naturel. Les rails sont de plus en plus difficiles à suivre ; nous continuons sur la route qui nous offre après le clos des Arnauds, une jolie vue sur la Sainte-Baume.

Après la cache n°7, moyennant un court détour, vous trouverez la maison de celle qui peint ; la façade colorée de  la maison de Danielle Jacqui vaut le déplacement, que l’on aime ou non. Débutée en 1981, l’œuvre monumentale qui la rendra célèbre est la décoration de sa propre maison : pas un seul centimètre carré sans peinture, mosaïques, ou décor. Le blog

la maison de celle qui peint, par sylberfil

Après le chemin de la Baume, le sentier s’enfonce dans une petite prairie où nous trouvons le bâtiment ruiné de l’ancienne gare du Pont de l’Etoile. Avant le tunnel, nous posons pour la photo de groupe ; lampe de poche à la main, à la queue leu leu, nous entrons dans un tunnel sombre ; nous prenons plaisir à entretenir gentiment la légère crainte du noir exprimée par les enfants…

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Les moulins de Fontvieille

Date rando : Publié le Catégories ----- * Alpilles 13, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familiale, Test produits randonneursÉtiquettes , , , Un commentaire sur Les moulins de Fontvieille

Je teste aujourd’hui un circuit décrit dans le livret de la collection testLes plus belles balades & randonnées en France, à la campagne, Coll., Glénat, 2013 – 5€. J’avais été fortement impressionnée par les promesses de ce guide mais déçue par la première balade sur le terrain le jas d’Estelle et celui de Simon ; aujourd’hui je découvre celle des moulins de Fontvieille1, dont je connais une partie des centres d’intérêt.

J’ai choisi de me garer sur un parking public près du château de Montauban ; j’aurais pu choisir celui qui est à l’intérieur du château mais n’ai pas trop aimé la contrainte de l’heure de fermeture (17h30 en hiver et 19h en été). Le circuit Daudet longe le mur de pierres du château par une voie charretière (borne 7), romaine assurément, sur laquelle on reconnait nettement le passage des chariots transportant les pierres ou le blé. A ne pas confondre avec une voie à ornières qui peut être comparée à des rails de tram : le guidage des roues des chariots se fait au moyen de rainures que l’on a taillées dans le sol rocheux (un bel exemplaire se trouve à Pélissanne). La coquille Saint-Jacques du panneau rappelle que le chemin de Saint-Jacques de Compostelle passe par ici ; quelques points numérotés du parcours Daudet signalent des points d’intérêt (borne avec un numéro et le symbole d’un moulin) dont je n’ai pas le descriptif ; par exemple la borne 8 est placée près d’un canal d’irrigation. L’office du tourisme, que je remercie vivement, a accepté de me donner quelques indications sur ce parcours qui n’est pas encore édité officiellement. Je vous en dévoile quelques unes.

La piste forestière monte progressivement sur les crêtes en traversant une forêt de pins assez clairsemée. De multiples chemins de traverse sont autant d’erreurs possibles mais le guide précise bien la couleur du balisage qu’il faut bien chercher parfois. Au sommet, le point de vue annoncé n’est pas très spectaculaire ; à la citerne, je tourne à droite comme indiqué et traverse une première oliveraie. Là où il peut y avoir confusion c’est quand l’auteur écrit …elle coupe une autre piste puis longe une seconde oliveraie à droite ; si l’oliveraie est à droite, il faut tourner à gauche ; peu importe la piste que vous prendrez, les deux chemins mènent au même endroit. Presque toutes les olives noires des champs d’oliviers ont été ramassées ; grimpés sur un escarasson, quelques travailleurs terminent la cueillette à la main.

A la descente, au niveau du canal, la piste longe la route en larges zigzags ; au carrefour de pistes, je rejoins la route en traversant un petit pont sur lequel sont peints des traces de balisage. Après quelques centaines de mètres sur la route, l’aqueduc romain, plutôt les deux aqueducs romains, offrent une belle ligne de vestiges : des morceaux de piliers, le radier, des arches écroulées ou encore en place. En le suivant sur la droite, j’arrive dans le radier, entouré de deux piédroits gardant les traces d’escoude à l’endroit de la pierre percée. Dominant le vallon, à mes pieds sur une pente raide, les ruines des moulins de Barbegal, une véritable usine romaine composée de deux séries de 8 moulins séparées par un escalier central.
Un visiteur termine la visite guidée qu’il a offert à ses amis ; il me laisse une carte des aqueducs ainsi que la photo de la maquette des moulins, visible au musée de l’Arles Antique. C’est vraiment plus facile de décoder le site avec ces documents en main. Ce musée abrite désormais un trésor national : la barge romaine restaurée.

En savoir plus sur la barge romaine Arles-Rhône 3

Les aqueducs et moulins de Barbegal, theFunCouple

La meunerie romaine de Barbegal : 61m de long, 21m de large, sur une pente inclinée à 30°. Construits probablement sous le règne de Trajan (vers 100 après J.-C.), pendant l’apogée d’Arles, les moulins ont produit la farine dont la ville avait besoin. Fin de son utilisation : 260/270.

Le bassin de convergence, découvert en 1990, assurait la convergence de deux branches de l’aqueduc d’Arles, avant la construction des moulins.
Le bâtiment de la meunerie était enfermé dans une enceinte. Tout en bas de la pente, le mur sud délimitait une avant-cour où aboutissaient les émissaires évacuant les eaux qui avaient actionné les roues des moulins.
De chaque côté, vers l’extérieur, huit biefs2 étaient aménagés l’un au-dessous de l’autre, […] actionnant seize roues. Entre l’escalier central et chaque bief étaient édifiées les chambres3 abritant les mécanismes de mouture. Selon les niveaux, la meule se trouvait à l’étage supérieur ou inférieur de la chambre. Dans les chambres inférieures, le fond du bief était au niveau de la fosse du moulin et les meules étaient placées sur un étage supérieur ; la transmission se faisait de bas en haut. Les biefs étant en surélévation dans les chambres supérieures, la transmission se faisait de haut en bas et les meules se trouvaient au-dessous de l’engrenage. […] Une goulotte de bois amenait l’eau en avant de la roue. Elle tombait dans les augets4 (« par en dessus »), qui, une fois remplis, faisaient tourner la roue par leur poids ; la rotation s’effectuait dans le sens du courant. Selon P. Leveau site Traianus.net

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|| Dernière modification le 29 Fév 2016

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La Candolle par le GR 2013

Date rando : Publié le Catégories ----- * GR 2013, ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeÉtiquettes , , Laisser un commentaire sur La Candolle par le GR 2013

Autrefois le parcours passait par le monument romain, le Pennelus, en haut de l’escalier qui débute près de l’église de la Penne sur Huveaune, dont la construction remonterait à la fin du Ier siècle av. J.-C. Le Pennelus a été inscrit le 12 juillet 1886 à l’inventaire des Monuments historiques de France. Notice Patrimages. Le sentier désormais inclus dans une propriété privée, est piétiné désormais par un troupeau de chèvres du Rove.

Au dire des gens du pays et même de plusieurs écrivains, ce monument appelé Pennelle est un tombeau élevé à la mémoire d’un général romain, mort pendant le siège de Marseille par Jules César. Extrait de Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille…, Société de statistique de Marseille, Éditeur : [s.n.?] (Marseille, puis : Valence), 1872.

Elle aurait servi ensuite de vigie, de fortification militaire. Sa fonction n’est pas clairement connue. Pour certains il s’agirait d’un ancien tombeau, pour d’autres un monument érigé pour célébrer une bataille romaine ou un mausolée. La cuve anépigraphe du mausolée de la Penelle a été transportée au prieuré Saint-Jean de Garguier. Gallia, 1964, vol. 22.

Je passe sous l’aqueduc de la Candolle, un des nombreux édifices du canal de Marseille. Il se compose de seize arches, mesure 122 mètres de long et jusqu’à 12 mètres de haut. Il a été construit à La Penne-sur-Huveaune en 1866 et sa mise en eau eut lieu en 1873 ; il conduisait l’eau de la Durance sur les terres agricoles de la Commune.  L’aqueduc de la Candolle, d’après l’office du tourisme.

Départ sur une piste forestière large et facile puis le sentier s’échappe sur la gauche, étroit et pierreux. Quand le tracé jaune se sépare en deux, un Y peint sur la roche invite à accéder par la droite à un spectaculaire surplomb au-dessus du vallon des Escourtines. Mais moi je vais à gauche vers la Candolle, croisant alors le GR 2013.

Pendant toute la montée, les bruits de la ville et de la vallée m’accompagnent : peut-être est-ce tout simplement parce que le sommet de la Candolle n’est pas très élevé (404m). Le sentier grimpe et vire sur les cailloux ou entre les rochers de calcaire blanc. Dépassée par un animateur qui prépare une grande randonnée pour ses adhérents, je m’aperçois qu’il a la même bible que moi : le GR 2013 Marseille-Provence, sentier métropolitain autour de la mer de Berre et du massif de l’Etoile, Cercle des marcheurs, excursionnistes marseillais, comité départemental de la randonnée pédestre des Bouches-du-Rhône, Editions Wildproject et FFR, 2013 ; nous discutons de son projet : aller de la gare de Saint-Marcel à la gare d’Aubagne par le GR 2013 puis revenir en train sur Marseille. Cela lui permettra de faire ses 21 km dans la journée. Sous la barre calcaire, le sentier se rétrécit, passe en corniche, puis semble s’interrompre sans que je trouve de traces à suivre. J’escalade les rochers (que faire d’autre ?) puis cherche vainement le GR 2013 ; intuitivement, je passe là où ça me semble le plus facile et le retrouve jusqu’au plateau près du sommet. Curieux de trouver là un endroit presque plat avec quelques arbres, un petit aiguier et la possibilité d’escalader la Candolle moyennant quelques mètres de dénivelée supplémentaire. Pause repas avant la redescente.

Descriptif de la randonnée par Loulou la Cigale

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Le prieuré de Sainte-Victoire par le pas de la Savonnette

Date rando : Publié le Catégories ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando sportiveÉtiquettes Laisser un commentaire sur Le prieuré de Sainte-Victoire par le pas de la Savonnette

Les boutons de réglage du défilement se trouvent en bas de l’image, au survol de la souris.

Merci à Franck, président de l’Amicale des personnels du rectorat, pour l’autorisation d’utilisation des photos.
Le premier groupe est monté au Prieuré par le pas de l’Escalette, le second par le très technique pas de la Savonnette (si, si, ça glisse !), tracé jaune.
Le pas de la Savonnette en vidéo (à partir de 2’50 »), sur carnets de rando

Image itinéraire Savonnette EscaletteItinéraire jusqu’à la Croix de Provence, 2h15 à la montée, 1h45 en descente par l’Escalette, dénivelée 669m. Le pas de la Savonnette est côté P3-T3

Le Prieuré de Sainte-Victoire par le pas de l’Escalette

Date rando : Publié le Catégories ----- * Sainte-Victoire 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando sportiveÉtiquettes , , , 2 commentaires sur Le Prieuré de Sainte-Victoire par le pas de l’Escalette

Les deux présidents se sont mis d’accord : Marc, président de l’association des Amis de Sainte-Victoire et Franck, celui de l’Amicale des personnels du rectorat ; 15 personnes et un infatigable labrador partiront du parking du plan d’en’Chois1, se sépareront peu après le refuge Cézanne : les plus téméraires prendront le sentier jaune par le pas de la Savonnette… qui porte bien son nom (Voir la vidéo sur Carnets de rando, à partir de 2’50), l’autre groupe prendra le sentier à pointillés rouges par le pas de l’Escalette2. Nous nous retrouverons tous au Prieuré pour une visite guidée offerte par Marc Roussel. Lien vers toutes les photos de la randonnée

Le refuge Cézanne et le rocher en équilibre au-dessus de la chapelle du Trou
Une maison restaurée au hameau du Trou

Le départ a lieu à l’heure, vers 9h. De là, nous avons déjà une des vues les plus spectaculaires sur la montagne. Jusqu’au refuge Cézanne, le rythme est plutôt soutenu ; nous passons devant les champs d’oliviers plantés par le conseil général. Première pause au hameau du Trou déserté depuis 1850 environ. Le conseil général a restauré la maison avec le four, réussi à conserver la voûte de l’ancienne chapelle de l’ermitage et nettoyé l’aire à battre qui appartenait en indivision à l’ensemble des habitants du hameau. Le puits n’a pas été sondé. Tout le monde étant pressé de repartir, nous commençons la montée.

Le Bau Rouge et les Costes Chaudes

Du pas des dinosaures (504m), le rocher du Trou, isolé au milieu du hameau, apparaît bien incongru. Les Roques-Hautes déploient leur charnière rocheuse. La façade du Bau Roux dévoile un peu des Costes-Chaudes et leurs plis en éventail (‘blague à tabac’) dus à un  resserrement suivi d’un écartement des plis. La nature du sentier se révèle maintenant : des dalles inclinées couvertes de petits cailloux, la chasse aux petits ronds rouges pour trouver le meilleur endroit pour placer les pieds. Alors que certains pensent déjà à la difficulté de la descente, un groupe de coureurs de trail dévalent la pente sans même y penser. Nous les félicitons. Attention ! Juste avant de déboucher sur la crête, un petit écart sur la droite évitera le passage délicat de ce ressaut rocheux.

Actualités 2016 du Grand Site Sainte-Victoire : l’érosion du sentier rendait la dalle dangereuse et difficile d’accès. Des marches taillées dans la dalle orientent les randonneurs sur le tracé rendu plus praticable. Des ganivelles et des branchages de pins récupérés sur un chantier de coupe entravent l’accès aux zones périphériques ce qui permettra à la végétation de se réinstaller. Un chantier de sécurité et de confort au pas de l’Escalette

Maintenant nous retrouvons le sentier bleu, dit sentier Imoucha, du nom du fondateur de l’association des Amis de Sainte-Victoire. Commence alors un long passage sur l’épine dorsale de la montagne, sur des strates, des aiguilles rocheuses, où il faut continuellement faire attention où l’on met les pieds. Nous jouissons d’une vue panoramique des deux côtés de la montagne : avec sa couleur émeraude, le lac de Bimont ne peut passer inaperçu. Nous passons au Pas du moine, repéré par un gros cairn, arrivée du sentier difficile par le Pas du Berger.

Le lac de Bimont depuis le cloitre

Nous croisons les élèves du lycée militaire, drapeau en avant, qui redescendent après avoir déposé les bouteilles d’eau qu’ils amènent aux Amis de Sainte-Victoire. Ils courent plus qu’ils ne marchent, ils chantent. C’est un véritable défilé dans les deux sens ! Le croisement avec le sentier des Venturiers signe la fin de ces difficultés particulières. Il ne reste que quelques minutes pour atteindre le Prieuré avec le piège de quelques rochers patinés et brillants à éviter.

Visite guidée avec le Président de l'association les Amis de Sainte-Victoire
Visite guidée avec le Président de l’association les Amis de Sainte-Victoire
Visite guidée
Visite guidée

Le Président des Amis de Sainte-Victoire, qui a hissé le drapeau provençal, attend le second groupe de l’amicale dont les membres sont fiers d’être arrivés à maîtriser le Pas de la Savonnette. Nous apprenons que c’est l’abbé Aubert qui construira l’ensemble des bâtiments, sur au moins 10 ans, grâce à Honoré Lambert, son mécène, d’ailleurs enterré ici, ainsi que la mère de Jean Aubert, Isabeau Pastoure. Nous nous posons beaucoup de questions sur l’ancienne terrasse : Marc dessine alors sur une feuille de cahier comment il conçoit la construction posée sur des arches. Il nous montre les traces de barre à mine dans le rocher ainsi que la saillie de la terrasse du XVIIè.

La fosse et l'escalier qui mène au jardin des moines
La fosse et l’escalier qui mène au jardin des moines
Face sud côté parapet du Prieuré
Face sud côté parapet du Prieuré

La fosse, complètement vidée des détritus déposés au cours des siècles, laisse entrevoir un orifice lumineux par lequel se faisait l’accès au jardin des moines, côté sud. Les marches d’escalier utilisées par les moines pour le rejoindre sont maintenant dégagées. En regardant le jardin par dessus le parapet, on se demande comment on pouvait cultiver quelque chose dans cet endroit aride et pentu, délimité par deux parois rocheuses. Marc décline tous les sommets visibles depuis cet endroit. Continuer la lecture de Le Prieuré de Sainte-Victoire par le pas de l’Escalette

Source de l’Infernet par le GR 2013

Date rando : Publié le Catégories ----- * Etang de Berre 13, ----- * GR 2013, 13 Bouches-du-Rhône, Inédit, Rando familialeÉtiquettes , , 2 commentaires sur Source de l’Infernet par le GR 2013

Lors d’un reportage sur le GR 2013 en début d’année, j’avais été surprise de découvrir ce charmant petit coin, près de la ville : une source abondante se déversant en cascade, près de petites gorges d’un beau ton rose soutenu ; j’avais du mal à croire qu’il était en région PACA. Je me suis donc inventée une petite boucle passant sur le GR 2013 avec retour par un autre sentier (je n’aime pas faire un aller et un retour identiques).

Départ sur le parking du ball-trap et du club d’aéro-modélisme, près de la gare TGV. Pas évident à trouver la route qui y mène ; il faut emprunter le rond-point de la gare et avant l’entrée du parking P12, tourner en épingle à cheveux sur la droite ; les voitures qui ne veulent pas payer le parking de la gare, stationnent le long de cette route et obstruent la visibilité.

Les maquettes d’avion tournoient au-dessus de ma tête dans un vrombissement presque aussi fort que celui d’un véritable avion. Il ne faut surtout pas entrer sur leur terrain dont l’accès est interdit : à cet endroit, le GR s’infléchit sur la droite pour rejoindre une ancienne route macadamisée fortement dégradée. Puis elle descend ; sur la gauche, un tas d’ordure barre le passage : c’est là que passe le GR.

J’aperçois des caravanes de nomades installées près du stadium, parallélépipède de béton qui aurait dû servir de salle de spectacles ;  il a été cédé à la communauté du pays d’Aix ; même si on a du mal à le croire, c’est l’œuvre d’un architecte de renommée internationale Ruddy Riccciotti. Le blog de Didier Hacquart.

Bien que je n’en ai jamais vues, en vrai, je sais que les grosses bosses lie-de-vin, desséchées, irrégulières, séparées par des rigoles de plusieurs dizaines de centimètres de hauteur, sont les tristement célèbres ‘boues rouges‘, résidus polluants du traitement de la bauxite, bien visibles de l’autoroute A7 et du train. C’est l’usine Alusuisse des Aygalades (Marseille) qui les a entassées ici à partir de 1950.

Pendant près de 70 ans, on a fabriqué de l’alumine à Gardanne, et pendant 70 ans on a rejeté les boues rouges. Chaque tonne d’alumine produit au moins une tonne de boues rouges. En 1906, on construit un transporteur aérien de 3km vers le vallon d’Encorse à Bouc Bel Air. Cela a duré 60 ans. A partir de 1960, les zones de stockage de boues rouges sont saturées. Une étude préconise le rejet en mer du côté de Cassis par un sea-line, 47km de long, entre Gardanne et Cassis puis prolongé jusque dans la fosse de Cassidaigne [ndlr : il est visible sur des dizaines de kilomètres entre Gardanne et Aubagne sous la forme d’un tuyau vert le long de l’ancienne ligne de chemin de fer de Valdonne]. Péchiney dépose un dossier d’intérêt public en 1963.
L’opposition au projet se manifeste si fort que Péchiney est obligé de faire appel à un service de communication pour convaincre l’opinion publique : on ne parle plus de boues rouges mais de limons ferriques, on présente une maquette, les ouvriers de Gardanne en parlent. La requête d’annulation de la déclaration d’utilité publique (déposée par le maire de Cassis) est rejetée en 1968.
Suite à la conférence de Barcelone, la décision d’arrêter le déversement des boues rouges dans la Méditerranée, a été prise pour 2015. Cela est rendu possible grâce au minerai de Guinée plus riche en alumine (et produisant moins de résidus) et à l’amélioration des procédés techniques dans l’attaque de l’alumine et des filtres.
D’après l’institut pour l’histoire de l’aluminium, 2010

Toxique ou pas ? deux points de vue article de sciences et avenir, 2010… et celui du GIP des calanques

Le sentier de fine terre parfois glissante contourne l’énorme tas de boues rouges puis sinue dans les bois. Les sentiers sont nombreux mais le GR est assez bien marqué. Je passe à gué sur des ruisseaux bien secs puis descend jusque dans les gorges roses. Moyennant un petit détour, leur côté insolite apparaît (photo de droite).

Les parois des gorges de CabrièsA partir de là, il faut bien suivre le GR qui surplombe ensuite les gorges avant de descendre par un passage rocheux dans le fond, près de la Cadière qui court en cascade. Drôle de spectacle que ces calcaires roses mamelonnés, alignés, datant de -61 à -55 millions d’années, argileux ou rouges ou silicifiés, quelquefois avec des marbrures.

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Le mont Saint-Cyr à partir du parc des Bruyères

Date rando : Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando sportiveÉtiquettes Laisser un commentaire sur Le mont Saint-Cyr à partir du parc des Bruyères

Une belle journée ensoleillée. Je me gare sur le grand parking devant le parc des Bruyères, au pied de la chaîne de Saint-Cyr, dans le Xè arrondissement de Marseille. C’est ça que j’aime ! la nature très proche de la ville. Des vues larges et splendides dans un site sauvage, depuis un ‘village’ de Marseille. Aucune route ne pénètre dans ce massif : que des sentiers. Sa végétation endémique est constituée d’espèces arbustives remarquables : cistes, arbousiers, bruyère d’où le nom du parc.

Je pénètre dans le parc par la piste cimentée de droite qui s’élève hardiment vers le pied de la montagne. Le balisage par le vallon de l’évêque est jaune pas toujours bien visible. Quelques tables de pique-nique jalonnent la piste qui passe près de restanques et des champs d’oliviers. Derrière l’ancien puits, l’arête de la Gorge Noire que l’on peut escalader. La montée est plutôt difficile vu qu’elle est continue, sur un terrain accidenté.

En levant les yeux, je peux deviner les crêtes du sentier bleu que j’emprunterai au retour, sous les lignes à haute tension. Des traces de l’incendie de 2009 sont encore visibles sur les pentes. Plus un bruit, juste un couple de randonneurs qui me dépasse.

Incendie de Carpiagne

A partir de 535m d’altitude, je vais longer une crête jusqu’au croisement avec la piste qui part du col de la Gineste et atteint le mont Carpiagne. Le sentier se perd dans les rochers : seule une observation attentive me permet finalement de reconnaître un vague tracé sans risquer d’aller trop près de la falaise. Proche du point culminant, un immense panneau annonce la Muraille de Chine, zone protégée.

En situation périurbaine, ce site a été acquis par la Conservatoire du Littoral en 1992 et sa gestion a été confié au CEN PACA avec pour objectif la préservation du patrimoine naturel et le développement d’activités pédagogiques à destination des scolaires.

Le site est traversé par une imposante falaise (à laquelle il doit son nom) parcourue par l’une des plus belles stations de lavatère maritime (Lavatera maritima). Cette falaise abrite de nombreuses espèces rupestres.
[…] le site de la Muraille-de-Chine fait partie du Site Classé des Calanques, 48 ha font l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope. Conservatoire des espaces naturels


A partir de là, le sentier se sépare en trois : le premier rejoint le sommet du mont Carpiagne (646m), le second rejoint le sommet du mont saint-Cyr (610m) que l’on repère par un cairn imposant, l’autre redescend par les vallons au pas de Richaud. Du sommet, la vue à 360° sur Marseille au sud avec l’île de Riou tel un navire coincé entre deux collines, Notre Dame de la Garde, l’audacieuse tour de la CMA-CGM ; derrière, les sommets de l’Etoile, Sainte-Victoire, le Garlaban, la Sainte-Baume, la Sainte Victoire,… peut-être même par temps clair, pourrait-on voir la chaîne des Alpes. Une pierre du cairn porte une inscription signalant que la classe de CE2 Canet Barbès de Marseille 14è a effectué ici une visite pédagogique. Bravo !

Cette tour est le nouveau siège social du Groupe CMA-CGM (Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime – 3è groupe mondial de transport maritime en conteneurs) confiée à l’architecte Zaha Hadid ; elle accueille 2400 de ses collaborateurs. Haute de 147 m, au niveau du parvis de Notre Dame de la Garde, 33 étages de grande hauteur (2,80 m sous plafond), 12 ascenseurs (dont 2 panoramiques), 5 niveaux de parking (soit 800 places automobiles et 200 places deux-roues), elle peut accueillir 2700 personnes. La Tour CMA CGM est construite selon des règles de construction parasismiques plus sévères que les normes actuelles. D’après le site CMA-CGM

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Parcours d’art contemporain dans la nature

Date rando : Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, BaladeÉtiquettes Laisser un commentaire sur Parcours d’art contemporain dans la nature

Journées Européennes du patrimoine : impossible pour moi de ne pas en profiter ; ma balade du week-end ? difficile aussi. Alors j’ai conjugué une petite marche et un parcours d’art contemporain dans la nature. Les avantages : pas de queue interminable devant un monument historique, la possibilité de me laisser surprendre par une oeuvre qui me fait rêver ou m’exaspère mais ne me laisse pas indifférente. Très récréatif en tous cas.

ARTEUM, Chateauneuf le Rouge

Exposition estivale dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale Européenne de la Culture. Parcours Ulysses, co-production FRAC PACA.
Parc du Château ; l’accès se fait par la cour de l’Hôtel de Ville, ou par la grille d’accès au parc fermée aujourd’hui. Je suis passée par l’arrière du parc, pas entretenu : j’ai même failli glisser dans une montée argileuse.
C’est la création du collectif d’artistes Cabanon Vertical  traité comme un labyrinthe dans l’ancien jardin de buis à la Française qui m’a le plus surprise ; je m’y suis perdue avec plaisir (on ne peut pas se perdre vraiment…), découvrant une vue sur le château en haut d’un escalier de bois ou un petit morceau du Cengle entre deux arbres.
Les parpaings sur lesquels, côte à côte, sont exposées les photos des habitants d’ici et des résidents ailleurs ont plus une valeur symbolique qu’esthétique. Quant au container de bois qui déverse la terre qu’il contient, même s’il ne surprend pas trop dans cet espace naturel, j’avoue n’avoir pas trouvé que c’était de l’art (photo milieu de la 2è série).

Décryptage des œuvres sur culture13

Image de l’itinéraire 2km100 40mn

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Domaine de la Font de Mai

Date rando : Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Rando familialeÉtiquettes , , , Laisser un commentaire sur Domaine de la Font de Mai

La Font [fontaine] de Mai, c’est :

  • Un grand jardin à Aubagne, zone d’Accueil du Public en Forêt où il est possible de randonner tout l’été, toute la journée, en alerte rouge – voir Randonnée et interdiction de circuler 2013
  • Accès en transport en commun facile depuis Aubagne, bus n°10,
  • Un accès aux sentiers de Pagnol en grande randonnée, soumis aux restrictions de circulation pour risque d’incendie,
  • Plusieurs caches successives pour les amateurs de geocaching,
  • Des animaux pour les enfants,
  • Des traces des activités d’autrefois.

Entourées de deux couples de geocacheurs, Lilou (6ans 1/2) et moi partons pour faire le tour de l’ancienne propriété agricole de la Font de Mai.

Le 2 juillet 1999, la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile devient propriétaire de 97 ha de terrain appartenant à la famille Giraud Fornasero. Cette ancienne propriété agricole, patrimoine familial issu de la succession des familles Arnaud, Berenger et Garnier (vers 1820) puis Julien (dans les années 1900), est inscrite à l’inventaire des biens nationaux dont l’origine remonte à la Révolution française. Extrait du site de l’agglomération du pays d’Aubagne

Lilou passe vite devant les apiers (mur à abeilles) dans le mur, avec des alvéoles creusées dans lesquelles on déposait des ruches taillées dans un tronc d’arbre évidé. L’apiculteur du domaine est confiant : la variété végétale devrait  permettre d’obtenir trois récoltes différentes. Véritables sentinelles indicatrices de l’état de l’environnement, la présence des abeilles est un bon signe.

Pour en savoir plus : les murs à abeilles de Provence

Lilou a vite repéré un enclos avec des ânes particulièrement placides qu’elle a observés et cajolés de deux endroits différents. Le vaste jardin entouré de murs de pierres sèches superbement restaurés chaque année par des jeunes en insertion, étale ses cultures devant la ferme.
Ils restaurent les restanques de la Font de Mai, La Provence, 11/09/2013

Dans la basse-cour, des lapins, des coqs et… des poules déplumées au-dessus du croupion. Lilou s’inquiète : sont-elles malades ? ne sachant quoi lui répondre, je m’arrête à la ferme pour questionner le garde de la part de Lilou qui n’ose pas :
– pourquoi les poules n’ont plus de plumes ?
– c’est le coq, au moment de la reproduction, je vous charge de lui expliquer…

La technique de reproduction consiste alors à ce que le coq monte sur la poule et ouvre son cloaque1 pour que le spermatozoïde entre dans le corps de la poule. Une poule qui a été « cochée » par un coq restera fertile pendant 1 à 4 semaines maximum. vidéo de la technique

Sous l’auvent de bois, d’anciennes photographies représentent les travaux d’autrefois : la cueillette du raisin, le ramassage des olives, l’élevage du ver à soie, etc. Sur la photo ci-contre à droite, c’est le retour des vendanges. Les imposantes cuves à vin attestent de l’importance de cette activité. Encore aujourd’hui, le raisin rejoint la coopérative des vignerons du Garlaban.

Lilou prélève les indices nécessaires à la résolution de la multi-cache, aidée de Sylvaine ; elle rejoint le cheval qu’elle essaie de faire sourire avec la technique que lui apprend Bernard mais ça ne marche pas tellement. Avec le couple sylberfil, amusement garanti !

Un des murs de pierre sèche porte un message en lettres attachées : pas facile à lire mais il dit bien qu’ici l’eau est précieuse. Demain peut-être avant midi, à travers la roche éventrée, nous verrons surgir l’eau des collines cent fois plus précieuse que l’or. Giono. Dans ce pays de chaleur et sécheresse, de sol rocailleux, de terre dure, il faut creuser des puits, récupérer l’eau qui tombe du ciel. L’eau souterraine coule à la Font de Mai. Un des puits servait à récupérer les eaux d’écoulement du fond de la vallée. Un système hydraulique recueillait et conservait l’eau de pluie dans des citernes qui était transportée par un réseau gravitaire jusqu’aux cultures. Sentier d’interprétation Domaine de la Font de Mai, Pays d’Aubagne et de l’Etoile, les éditions nature. Livret à retirer sur place.

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Le four à cade de Cuges les Pins

Date rando : Publié le Catégories ----- * Sainte-Baume 13, 13 Bouches-du-RhôneÉtiquettes , 4 commentaires sur Le four à cade de Cuges les Pins

C‘est en cherchant un lieu intéressant comme but de la cache mystère de la rencontre 2013 des Geocacheurs de Provence, que je suis tombée sur ce four à cade sur internet ; j’ai téléchargé la trace Riboux – Puits d’Arnaud – Jas de Frédéric en ne sélectionnant que la première partie du circuit. Beaucoup de mistral ce jour là et donc personne au départ de Riboux dans le Var. Les pistes numérotées sont précédées des lettres SB (pour Service des Bois de l’ONF ?). Rapidement je me suis trouvée face à un sentier barré par une très longue clôture remontant la pente. Une propriété privée de plus qui empiète sur la forêt. Après avoir consulté la cartographie de mon GPS, je décide de tenter de retrouver le sentier un peu plus loin. Je longe donc le grillage vers la droite, obligée parfois de m’en éloigner quand la végétation est trop impénétrable. La montée est rude, les griffures inévitables. Bientôt je retrouve un sentier qui croise le chemin public par lequel j’aurais dû arriver.

La grande piste forestière caillouteuse monte régulièrement la pente de la Sainte-Baume de la forêt domaniale de Cuges. Puis à un carrefour où il serait tentant de continuer la piste, je la quitte pour un sentier plus étroit qui continue à grimper. Au cairn, il faut tourner à gauche et passer sous la ligne à haute tension. Le sentier se rétrécit encore,  je dois écarter la végétation mais plus d’erreur possible jusqu’au four à cade.

Il est en effet bien restauré par l’association les chemins du patrimoine et je comprends mieux comment cela fonctionnait à l’époque de leur prospérité (1880-1950). L’huile extraite du genévrier oxycèdre était acheminée vers les apothicaires et les grossistes mais nombre d’éleveurs en ont fabriqué pour leur usage personnel : en effet, elle servait pour soigner les troupeaux contre les parasites et les affections de la peau. Lire à la fin de l’article le commentaire de DD qui nous fait part de son expérience.
Ne pas confondre avec la cade (pourquoi l’appelle-t-on ainsi ? peut-être de caldo signifiant « chaud » en italien) qui est une sorte de quiche génoise à base de farine de pois chiches et qui se mange chaude. En Ligurie, elle est connue sous le nom de farinata. Recette de la cade toulonnaise

Mode d’emploi : Le bois du cade est préalablement coupé en bûchettes de 20 cm de long et quelques cm d’épaisseur. Il est placé dans la jarre par l’orifice extérieur […]. Puis elle est hermétiquement close par une pierre et de l’argile. Puis toute la partie supérieure est recouverte d’une épaisse couche de terre. A partir des tunnels latéraux, la chambre de combustion est bourrée de fascines et de tous les bois disponibles de la forêt. Sous l’effet de la chaleur, le cade dégage une fumée blanchâtre […]. La fumée prend, alors une teinte bleuâtre annonçant l’huile vraie.
L’enguentié s’empresse de changer la cornue de réception. […] A l’intérieur de la jarre la température est de 250°C. Lorsque le débit ralentit, on recharge le foyer et on obture les évents pour obtenir, de nuit, une combustion lente, « à l’étouffée ». Le lendemain, de bon matin, on vide la jarre. Extrait de Four à cade, site saute-collines

Technique et histoire, randojp

Retour par le même itinéraire. Autant je ne sentais pas le vent sous les arbres, autant en arrivant sur le parking, j’ai senti ma douleur : une violente rafale a refermé la porte de mon véhicule sur mon tibia alors que j’étais en train de changer de chaussures…

5km180 1h30 déplacement A/R (2h au total) 130m dénivelée (+430m de dénivelées cumulées)

Les fées de l’Huveaune

Date rando : Publié le Catégories ----- * GR 2013, ----- * Marseille et environs 13, ----- * Sainte-Baume 83, 13 Bouches-du-Rhône, 83 Var, Balade, En voiture ou en train, et à piedÉtiquettes , , Un commentaire sur Les fées de l’Huveaune

Elles sont cinq, installées près de la rivière Huveaune, fleuve côtier qui prend sa source dans le massif de la Sainte Baume et se jette dans la Méditerranée à Marseille. J’ai entendu parler d’elles à la télé, dans les journaux et abondamment sur internet. J’ai donc décidé d’aller à la rencontre de trois d’entre elles, persuadée que MP 2013 avait bien fait les choses.

Bien qu’elle ait depuis toujours permis l’implantation de nombreuses activités humaines, de l’agriculture à l’industrie, l’Huveaune est aujourd’hui mal connue et souvent maltraitée. Soucieuse de valoriser ce patrimoine naturel et culturel et de renforcer les liens entre les habitants des quartiers et des communes que traverse le fleuve, l’association Rives et Cultures a passé commande d’une œuvre aux artistes Lucy + Jorge Orta. Extrait du chemin des fées, MP 2013

  • La fée des berges, Manon : Parc de l’Ilot des Berges, 13400 Aubagne (inauguration le 6 avril 2013)
  • La fée du pont, Ubelka : Moulin Saint-Claude, 13390 Auriol (inauguration le 6 avril 2013)
  • La fée de la source, Marie : Les Martelières, 83640 Saint-Zacharie (inauguration le 6 avril 2013)

La fée des berges à Aubagne, Manon, se perche sur son piédestal, dans un nouveau jardin public en plein cœur du quartier des Defensions, au bord de l’Huveaune ; je n’ai pas trouvé de place de stationnement gratuit : le plus facile, c’est soit de traverser Aubagne à pied en suivant le GR 2013 (voir de Carnoux à Gémenos par Aubagne dans ce blog), soit de se garer au parking payant de la vieille ville et longer l’Huveaune à partir de la porte du millénaire. Même si les berges ont été nettoyées, il reste par endroits quelques déchets laissés par des indélicats. Des bancs et chaises longues au soleil, invitent au farniente face à la rivière ; la fée Manon regarde en direction de la ville : il vous faudra donc la contourner pour voir son visage.

C’est celle d’Auriol qui m’a donné le plus de mal. Au mois de mai, l’adresse figurant sur tous les sites internet était partout incomplète : moulin Saint-Claude, Auriol ; le centre aéré, le centre culturel, la salle polyvalente s’y trouvent mais pas de plan. Le site MP 2013 pourtant à l’origine du projet, ne donne ni la position sur une carte google map, ni la manière de s’y rendre. Les habitants que j’interroge ne connaissent ni ce moulin, ni la fée (il est vrai qu’elle a été inaugurée il y a peu de temps) ; le site culture 13 le localise en zone résidentielle, près d’impasses étroites et inaccessibles en voiture. L’erreur ne sera corrigée que bien plus tard. Finalement, en faisant une recherche sur ‘Auriol moulin Saint-Claude’, je tombe sur la Fédération des Bouches-du-Rhône pour la pêche et la protection du milieu aquatique qui, elle, indique que le moulin se trouve sur la RN 560. Même s’il s’agit désormais de la D560, c’est l’information la plus précise que j’ai pu trouver ; cette route nationale, de Saint-Zacharie au pont de Joux, traverse le village ; supposant que le moulin fonctionnait avec l’eau de l’Huveaune, j’ai suivi la route jusqu’à tomber enfin sur le centre culturel du moulin Saint-Claude, précédé d’un grand parking face à la carrière. Après 45mn environ de péripéties diverses, je suis impatiente de découvrir enfin la fée du pont Ubelka.

En celto-ligure, la langue ancienne parlée dans la région, Ubelka, autre nom de l’Huveaune, signifie « la dévastatrice », en référence au caractère tumultueux et imprévisible du fleuve. Ubelka était perçue comme une déesse bienfaisante et nourricière mais aussi capricieuse et redoutable, à l’image de ses crues ravageuses.

Mais le cauchemar n’est pas fini puisque les jardins accueillant Ubelka sont fermés le week-end ! encore une information qui ne figure nulle part ; j’aperçois juste un peu du rouge de son habit. Le lendemain, j’appelle le centre culturel  ;  souhaitant y amener un groupe de geocacheurs, un week-end justement, il me faut demander l’autorisation écrite de la mairie. Une réponse négative m’est apportée par téléphone. Alors que j’exprime mon étonnement devant l’aberration que représente l’inaccessibilité de l’oeuvre dans le cadre de MP 2013, mon interlocutrice du service communication, trouve tout à fait normal que ces jardins privés soient fermés. Question de point de vue ! A deux jours de la rencontre d’Aubagne, quelqu’un s’est finalement proposé pour m’ouvrir la porte des jardins mais ce sera trop tard.

Par chance, j’y suis revenue le jour d’un concert ; Ubelka, la fée du pont était bien là, prête à bondir dans l’Huveaune, et bien protégée par une grille devant le pont. Veut-elle défendre la sérénité des lieux ?

Pour trouver la fée de la source, Marie, rien de tel qu’un passage à l’office du tourisme de Saint-Zacharie qui matérialisera les trajets possibles sur un plan du village.

  • La plus belle façon de la découvrir est de partir du village par la promenade pédestre du centre du village au moulin de la Sambuc en passant d’une  rive à l’autre ;
    le lavoir en bordure de l’Huveaune (et son barrage) vous impressionnera par sa longueur ; puis vous suivrez le GR rouge-blanc qui traverse une zone boisée fort agréable. Au lieu dit la Brise, à la fourche, le chemin de gauche mène directement aux martelières et à un ancien aqueduc qui traversait la rivière. Vous arriverez face à Marie en train de puiser de l’eau mais la rivière vous séparera d’elle ; un décor bucolique qui invite à une petite pause…
  • la seconde façon est de rester sur le GR qui passe au dessus de la rivière. Vous longerez la route vers la  gauche puis vous traverserez le champ en direction de la rivière ; le chemin est visible. Vous arriverez au niveau du panneau d’information consacré à la fée. Malheureusement, quelques moustiques risquent d’abolir votre envie de pique-niquer tout près.
  • la dernière manière, pour les plus pressés, est de vous garer sur le parking de la Foux où stationnent également des ambulances ; sur la D560 à la sortie de la ville, 500m après le nouveau collège, il se situe en face du champ que vous devrez traverser pour rejoindre les bords de l’Huveaune.

Une balade familiale et artistique au cours de laquelle vous pourrez raconter aux enfants la  légende de l’Huveaune alimentée par les larmes de Marie-Madeleine pleurant sur son sort dans la grotte de la Sainte Baume où elle vécut 33 années. Selon wikipedia

la fée Marie à Saint-ZacharieImage de l’itinéraire (la fée de la source Saint-Zacharie) 3km700 A/R, 1h10, dénivelée 12m

Randonnée et interdiction de circuler été 2013

| Publié le Catégories 04 Alpes-de-Hte-Provence, 06 Alpes maritimes, 13 Bouches-du-Rhône, 83 Var, 84 Vaucluse, Réglementation3 commentaires sur Randonnée et interdiction de circuler été 2013
Ce qu’il faut retenir :
  • dans les départements concernés par les risques d’incendie, la circulation du public est réglementée dans les massifs forestiers.
  • La préfecture publie chaque jour une carte des zones à risques, en se basant sur les prévisions de météo France. Elles sont disponibles sur internet et quelquefois sur répondeur téléphonique.
  • Les 3 départements les plus touchés (Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse) ont trois réglementations différentes toutes inchangées depuis trois ans.
  • Ne dites pas : « On ne peut pas randonner en Provence l’été », mais : « On peut randonner en Provence l’été mais on ne le sait de façon certaine que la veille au soir du jour prévu… »

A imprimer (format pdf) et conserver dans le sac à dos ou la boîte à gants :
le mémento actualisé d’UNE page (contenant les adresses internet et numéros de téléphone utiles) concernant les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse,
+ 2 pages pour situer les communes du Vaucluse dans les zones et massifs

Bouches-du-Rhône, 2013

Pour connaitre les conditions en temps réel, consulter :

  • le serveur vocal dédié du Comité Départemental du Tourisme au 08.11.20.13.13
  • la carte d’accès aux massifs du 13 sur le site de la préfecture : carte générée la veille pour les niveaux du lendemain. N’oubliez pas d’actualiser votre page chaque jour <F5> ! existe aussi sous forme de liste par espace sensible pour la journée du lendemain,
  • le service départemental d’incendie et de secours,
  • la mairie de la commune où se trouve la randonnée que vous avez projetée.

* Télécharger l’arrêté préfectoral pris en 2011 (Arrêté préfectoral n °2011143-0004 du 23 mai 2011). Il contient également la délimitation des massifs forestiers.

Trois niveaux de danger. Du 1er juin au 30 septembre 2013, le niveau de danger feu de forêt est défini chaque jour à partir de 18 heures pour le lendemain, par grand massif forestier et par commune incluse dans celui-ci.

Dispositions générales pour 2013 :

  • En niveau ORANGE, la circulation des personnes, la circulation et le stationnement des véhicules sont autorisés ;
  • En niveau ROUGE, la circulation des personnes, la circulation et le stationnement des véhicules ne sont autorisés que le matin de 6 à 11 heures ; dans les zones d’Accueil du Public en forêt (ZAPEF), l’accès est autorisé toute la journée. Liste des ZAPEF mise à jour mars 2012.
  • En niveau NOIR, la circulation des personnes, la circulation et le stationnement des véhicules sont interdits y compris dans les ZAPEF.

… si aucune disposition plus défavorable n’a été prise par la commune (Allauch, Auriol, Bouc Bel Air, Peynier, etc). Liste à vérifier car non actualisée en 2013 sur le site de la préfecture : liste des restrictions par commune

Exemple de ZAPEF dans le massif de la Sainte-Victoire : à partir du parking des Cabassols, le Sentier des Venturiers jusqu’au Prieuré de la Sainte-Victoire et la Croix de Provence ; le sentier des Crêtes jusqu’au Pic des Mouches ; feux-03072007.jpgl’itinéraire pédestre du Pic des Mouches au parking du Col des Portes ; domaine départemental de Roques Hautes : partie située à l’est de l’aqueduc de Doudon et de la piste qui rejoint le plateau de Roques Hautes ; chemin d’accès à la chapelle Saint-Ser depuis le parking Saint-Ser en bordure de RD 17.

Var

* Fermeture des massifs sur le site de la préfecture du Var

L’adresse internet de la carte d’alerte du risque incendie a changé : http://www.var-adm.net/massifs83_web/massifs83.gif) ; la mise à jour est faite la veille avant 19h pour le lendemain. Quand il n’y a pas de changement d’un jour à l’autre, il semble que la carte ne soit pas actualisée avec la date du jour. Pour le massif de l’Esterel (Ouest des Alpes Maritimes), voir les conditions du Var.

N° du répondeur : —–

  • JAUNE : risque modéré ; prudence,
  • ORANGE : risque sévère ; accès déconseillé,
  • ROUGE : risque très sévère ; accès fortement déconseillé ; sur les voies avec panneau blanc cerclé de rouge, l’accès des véhicules est interdit,
  • NOIR : risque exceptionnel ; accès totalement interdit pour piétons et voitures.

Rappel des dispositions permanentes en vigueur :

4 niveaux de danger. Du 21 juin au 30 septembre, la préfecture émet quotidiennement, à partir de 19h pour le lendemain, une carte matérialisant le risque d’incendie par massif.

L’arrêté du 15 mai 2006 réglementant l’accès aux massifs forestiers et arrêté du 22 juin 2011 modifiant l’annexe concernant les voies pouvant être fermées à la circulation en cas de risque exceptionnel ou  très sévère

Réglementation spécifique îles d’Hyères (Port-CrosPorquerolles) : par exemple, quelque soit le niveau de danger, il est interdit de fumer, d’allumer du feu, de faire du camping sauvage, etc.

Des conditions particulières concernent le sentier du littoral (se renseigner auprès de la commune) généralement accessible par grand vent mais non par temps de pluie.

Vaucluse

Portail de l’état en Vaucluse, accès aux massifs forestiers

L’information du public est assurée par une borne d’information téléphonique sur le danger météorologique :  04 88 17 80 00 (ligne disponible)

Plaquette d’information à télécharger et conserver sur vous

L’arrêté  de 2012 est abrogé et remplacé par l’ arrêté 2013049-0003 du 18 février 2013. Pas de différence avec le précédent arrêté en ce qui concerne les conditions de circulation.

L’arrêté SI2010-06-30-0050-PREF (Bollène-Uchaux) est permanent.

Règle générale pour tous les massifs :

  • du 1er juillet au 15 septembre, les risques sont classés en 6 niveaux : faible, léger, modéré, sévère, très sévère, exceptionnel
  • du 1er juillet au 15 septembre, l’accès à tous les massifs forestiers du Vaucluse (zone A et B) est interdit les jours où la prévision de danger ‘Feux de forêt’ est classé en risque exceptionnel NOIR par la station Météo France de Valabre (prévision qui n’a rien à voir avec le risque météo classique). La période réglementée pourra être prolongée si le risque de feu de forêt le justifie. Le camping sauvage est interdit.

En dehors du risque exceptionnel :

  1. au nord, zone A, Bollène-Uchaux (et l’enclave des papes), Rasteau-Cairanne, dentelles de Montmirail, mont Ventoux : accès libre ; les communes concernées sont citées dans la zone « A » de l’arrêté ci-dessus ou dans le fichier excel que je vous ai mis en téléchargement ;
  2. au sud, zone B, massifs forestiers des Monts de Vaucluse, Lubéron, collines de Basse Durance :
  • accès libre les jours où la prévision de danger météorologique est classé faible, léger, modéré, sévère ;
  • accès réglementé de 5h à 12h les jours où la prévision de danger météorologique est classée très sévère. Ces dispositions ne s’appliquent pas si vous êtes encadré par un professionnel muni d’une autorisation sécurité-environnement ; les communes concernées sont citées dans la zone « B » de l’arrêté ci-dessus ou dans le fichier excel que je vous ai mis en téléchargement ;
  • dans cette zone B, à titre dérogatoire, 7 sites particulièrement touristiques et surveillés sont ouverts de 5h à 20h, même en cas de risque très sévère, dans le Massif des Monts de Vaucluse :
    • – Sentier du Sahara à Rustrel
    • – Sentier des ocres de Barriès à Rustrel
    • – Cédraie de Cabrières d’Avignon, sur le secteur aménagé par l’Association des Amis des Cèdres
    • – Gorges de la Véroncle à Gordes
    • – 4 sites supprimés de la liste : Sentier des Ocres à RoussillonChapelle ste Radegonde à St Saturnin les Aptsite de Bruoux à Gargas
  • dans cette zone B, à titre dérogatoire, 2 sites particulièrement touristiques et surveillés sont ouverts jusqu’à 20h dans le Massif du Luberon :
    • – Cédraie de Bonnieux, sur la partie balisée
    • – Fort de Buoux

Dans les deux zones, la circulation et le stationnement des véhicules à moteur sont interdits sur les chemins non revêtus desservant tous les massifs forestiers, ainsi que les chemins goudronnés de Vidauque et du trou du Rat dans le petit Lubéron. Les infractions sont passibles de contraventions de 4ème classe soit 750€ d’amende. Vous ne connaissez pas la région ? vous voulez savoir dans quelle zone se trouve telle ou telle commune ? Téléchargez le fichier excel des zones classées par ordre alphabétique de communes du 84

Si une commune est située à cheval sur deux zones, c’est la situation par rapport aux gorges de la Nesque qui détermine la zone de réglementation : au nord, zone A ; au sud, zone B.

Alpes-de-Haute-Provence

En été certains massifs peuvent faire l’objet d’interdictions d’accès. La prévention des incendies sur le site de la préfecture

Carte d’alerte du risque incendie, sur le site de la préfecture

Le numéro figurant dans l’arrêté est toujours non attribué (08-92-68-02-04)

Actuellement l’arrêté préfectoral n°2007-1696bis du 1er août 2007 reste en vigueur : circulation voitures et piétons déconseillée en risque très sévère, interdite en risque exceptionnel.

* site de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence (page actualités) ou la mairie de la commune de la randonnée.

* Télécharger Randonnées d’exception dans les Alpes de Haute-Provence (version 2011) par l’agence de développement touristique

Alpes-Maritimes

Une réglementation stricte sur l’incinération des déchets a été adoptée par arrêté préfectoral 2012-1123 du 19 novembre 2012, modifiant deux arrêtés précédents. Deux périodes ont été fixées en fonction du risque incendie et des zones géographiques (ces dispositions ne concernent pas la zone au dessus de 1500m d’altitude) :

  • la période fixe ROUGE, s’étendant du 1er juillet au 30 septembre, prévoit l’interdiction totale sur ces zones de l’usage du feu, notamment des incinérations, écobuages, feux de camp, cigarettes….
  • la période VERTE, qui couvre le reste de l’année, prévoit également, selon les conditions météorologiques, des restrictions d’usage du feu.

Pour le massif de l’Esterel (Ouest des Alpes Maritimes), voir les conditions du Var.

Mémento pour partir en montagne l’été en toute sécurité

Randonnées dans les Alpes-Maritimes avec RandOxygène

Sujets connexes

Le risque feux de forêt (maj juin 2012) par le ministère de l’écologie du développement durable transports et logement

Observatoire de la forêt méditerranéenne (accès aux divers arrêtés concernant les dispositions DFCI de tous les départements de la région PACA et Corse : le débroussaillement, l’emploi du feu,…)

Code forestier version en vigueur en juin 2013, site Legifrance

Guides de randonnées d’un nouveau genre

| Publié le Catégories 04 Alpes-de-Hte-Provence, 13 Bouches-du-Rhône, 83 Var, 84 Vaucluse, Contexte rando, Test produits randonneursLaisser un commentaire sur Guides de randonnées d’un nouveau genre

Des guides de randonnée, j’en ai énormément : livres de plus ou moins grande taille, classeur contenant des fiches que l’on peut mettre sous pochette plastique, revues, etc. Il est rare qu’un seul me convienne totalement ; j’y prends ce qui m’intéresse. Je vous présente aujourd’hui plusieurs guides un peu différents des autres.

testLes plus belles balades & randonnées en France, à la campagne, Coll., Glénat, 2013 – 5€
Les « + » :
– petit format, léger et donc transportable ; petit prix
– belle qualité d’impression, une petite photo sur chaque page
– cartes soigneusement dessinées bien que ce ne soit pas des cartes IGN ; coordonnées GPS du point de départ (à entrer dans le GPS routier quand le départ n’est pas en ville)
– un sommaire par région, un index récapitulatif des randonnées avec leur durée, leur difficulté
– des conseils vraiment utiles pour se promener avec des enfants et une astuce (que je ne vous dévoilerai pas ici) pour savoir à tout moment où l’on est, même si l’on n’a pas de GPS.
– possibilité de compléter la randonnée par des visites : on trouve les coordonnées de l’office du tourisme, des idées de visite pour un programme complet et varié sur une journée
Les « A savoir » :
– pour disposer de plus de randonnées en vacances, l’achat de la collection thématique (campagne, bord de mer, montagne, terroirs et patrimoine, forêt, lacs et rivières) serait sans doute un plus
Pour qui ? :
– pour les familles qui changent chaque année de région : on ne trouve qu’une ou deux randonnées par région et toutes les régions n’y sont pas.
Cependant, ce guide réussit à rassembler en petit format les atouts des autres guides similaires. Suite au test en situation de la balade le Jas d’Estelle, je dois modérer mon opinion favorable.
Sortie à partir du 13 mai. Télé 7 jours sur facebook

GR 2013 Marseille-Provence, Sentier métropolitain autour de la mer de Berre et du massif de l’EtoileLe cercle des marcheurs, les excursionnistes marseillais, le comité départemental de la randonnée pédestre des Bouches-du-Rhône, Editions WildProject-FFR, 2013 – 15€

Les « + » :
– un moyen de découvrir les Bouches-du-Rhône sous ses différents aspects : la nature, la ville, les zones industrielles, des points de vue, de l’art, des monuments, des musées,…
– tracé sur carte IGN, parcours présenté par zone, bien décrit, 200 pages
– descriptif et anecdotes ou compléments historiques
Les « A savoir » :
– dans cette découverte il y a le meilleur (les gorges de Cabriès à Vitrolles)… et le pire comme la zone autour de la gare d’Aix-en-Provence qui ressemble à une poubelle à ciel ouvert
– ce ne sont pas des boucles : il faut donc prévoir de placer une voiture à l’autre bout ou utiliser en 2013 les transports en commun prévus à cet effet
– le GR n’étant pas toujours bien balisé, le guide est indispensable
Pour qui ? :
– pour les curieux qui partent, sans préjugé, à la découverte de l’identité d’une région ; les amoureux de la nature ne seront sans doute pas satisfaits.

25 balades sur les chemins de la pierre sèche, Florence Dominique, le Bec en l’air, 2008 – 24€

Les « + » :
– un beau livre avec photos et textes de qualité, bien documentés
– tracé sur carte IGN avec points de repère pour ne pas se perdre et centres d’intérêt détaillés dans le texte
– un choix judicieux de sites permettant de découvrir le patrimoine local autour de la pierre sèche (bergerie, « bories », mur de pierre, aiguiers, etc) dans la région PACA
– beaucoup de choses à découvrir, pas de risque d’ennui en chemin
Les « A savoir » :
– un peu lourd à transporter…
Un de mes livres préférés.

Le pays de Forcalquier son lac, sa mer, cinq itinéraires géologiques, Gabriel Conte, C’est-à-dire Editions, 2010 – 22€

Les « + » :
– nombreuses photos anciennes et récentes, avec vues rapprochées, explications avec schémas, glossaire
– véritables curiosités géologiques (les Mourres à Forcalquier, la mine de Saint-Maime, etc), toutes situées dans les Alpes de Haute Provence, le département de la réserve géologique
Les « A savoir » :
– livre pédagogique
Pour qui ? :
– pour les amateurs de géologie et d’histoire locale.

Le rando malin, balades en famille sur des sites chargés d’histoire, le Var, Bruno Ribant, Frédéric Boyer, Mémoires Millénaires Editions, 2010 – 14€

Les « + » :
– une collection assez complète sur la région PACA
– un format pratique A5 pour un coût modique
– un choix judicieux de sites historiques à découvrir, un vrai but pour chaque balade
– préfacé par des personnalités
Les « A savoir » :
– pas de tracé sur carte IGN mais uniquement un dessin parfois approximatif, insuffisant pour les randonnées non balisées (j’ai relevé plusieurs fois des erreurs)
– manquent les distances ou les temps entre deux points éloignés sur un chemin croisant de multiples chemins de traverse
Pour qui ? :
– pour les curieux, pour une famille désirant trouver un but à leur balade pour éviter l’ennui.

| Dernière modification le 01 Fév 2014

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Entre Flammes et Flots, la Folle histoire des Arts de la rue sur le vieux port

Date rando : Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, BaladeÉtiquettes Un commentaire sur Entre Flammes et Flots, la Folle histoire des Arts de la rue sur le vieux port

Entre Flammes et Flots, MP 2013 : un évènement grandiose bien organisé.

Près de 400000 personnes ont parcouru le Vieux Port enflammé durant deux soirées féeriques. Les pots de fleurs emplis de cire avec une mèche enflammée, agencés sous forme de boules de braises, abat-jours, forges et torchères, ont été mis à feu à partir de 20h30 par les «60 allumeurs de flamme» de la compagnie Carabosse.
Un public très familial a répondu présent à l’inauguration de La Folle Histoire des Arts de la rue.
L’attraction que tout le monde voulait faire : traverser le Vieux Port par la passerelle qui permettait de rejoindre les deux quais, là où auparavant se tenait le vieux pont transbordeur, inscrit dans la mémoire marseillaise. D’après la presse.

Télérama, Fréquence Sud, La Provence et Mademoisailescoco qui m’a confié quelques unes de ses photos

Même s’il n’y a plus de pont pour traverser le vieux port à pied, la balade sur les quais reste incontournable, fort agréable, avec une vraie couleur marseillaise.

GR 2013 d’Aix Jas de Bouffan aux Milles

Date rando : Format GaleriePublié le Catégories ----- * Aix et Durance, ----- * GR 2013, 13 Bouches-du-Rhône, Rando à thème, Rando familialeÉtiquettes 2 commentaires sur GR 2013 d’Aix Jas de Bouffan aux Milles


Note : Les photos ont été recadrées mais non retouchées.

Comment redécouvrir l’environnement dans lequel on vit tous les jours ? en l’observant à pied, sur le GR 2013, du quartier du Jas de Bouffan aux Milles. C’est au départ du Bois de l’Aune que j’ai eu le plus de mal à repérer le GR (en bas de la résidence les Dahlias, arrêt de bus n°2 et non n°3, traverser la route et tourner à droite) ; le guide m’a été indispensable. GR 2013 Marseille-Provence, sentier métropolitain autour de la mer de Berre et du massif de l’Etoile, Cercle des marcheurs, excursionnistes marseillais, comité départemental de la randonnée pédestre des Bouches-du-Rhône, Editions Wildproject et FFR, 2013. Une portion du GR est particulièrement dangereuse sur la route D18 très  fréquentée, sans trottoir ; impossible de se mettre à l’abri des voitures sauf à descendre dans le fossé à chacun de leur passage.

En passant aux Milles, j’ai découvert un imposant bâtiment près de l’Arc : le lavoir des grands-mères époque où la bugade1 se faisait à la main. Les lavandières posaient le linge sur le rebord en pente et le tapait avec un battoir en bois. C’était l’occasion pour les femmes de discuter et se raconter les potins du village.

Camp des MillesMoyennant un petit détour, je me suis trouvée face à ce tristement célèbre camp d’internement et de déportation, le seul grand camp français encore intact et accessible au public, un lieu-témoin de la déportation des enfants juifs. Malheureusement, en ce premier mai, il était fermé à la visite. Prévoir environ 3h pour une visite complète.

Dans ce bâtiment furent internées entre 1939 et 1942, plus de 10 000 personnes dans des conditions de plus en plus dures. Réfugiée en France, la plupart fuyait le totalitarisme, le fanatisme et les persécutions en Europe.
L’histoire du Camp des Milles témoigne de l’engrenage des intolérances successives, xénophobe, idéologique et antisémite qui conduisit à la déportation de plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs depuis le Camp des Milles vers le Camp d’extermination d’Auschwitz, via Drancy et Rivesaltes.
Ils faisaient partie des 10000 Juifs de la zone dite « libre », qui, avant même l’occupation de cette zone, ont été livrés aux nazis par le gouvernement de Vichy, puis assassinés dans le cadre de la « Solution finale ».
Face au racisme, à la lâcheté et à l’indifférence, des résistants aux Milles comme ailleurs sauvèrent l’honneur de la France et de l’humanité. Extrait du site campdesmilles.org

Au bout de la rue Albert Decanis, faut-il traverser la voie ferrée et poursuivre sur le chemin des déportés, ou bien tourner à gauche avant la voie ferrée ? dans les deux cas, il y a une erreur dans le guide ; de toutes façons je pense que les deux options mènent au même endroit.

Image de l’itinéraire Aix ouest (rotonde Bois de l’Aune) aux Milles (route d’Apt) : à partir de là, le GR continue vers l’Arbois, je vous en ai parlé dans l’article GR 2013 en avant-première dans le Petit-Arbois.
9km780, 2h déplacement à vitesse moyenne rapide (2h35 au total), 106m dénivelée

1bugade : terme provençal désignant la lessive