La boucle de Blachère à la Motte du Caire par la gypière

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IMG_5817.jpgUn week-end de solitude comme j’aime à en faire de temps à autre. J’ai réservé à la Motte du Caire une modeste chambre d’hôtes – la maison des hôtes – où l’accueil est simple et cordial. Arrivée tard dans la matinée, je pars aussitôt pour la boucle de Blachère annoncée avec une seule étoile en difficulté. Elle le fut plus que je ne le pensais : j’aurais dû la faire dans l’autre sens en commençant immédiatement par la montée quand j’étais encore en forme.

IMG_5821.jpgJe longe tranquillement le large terrain de vol à voile. Beaucoup de personnes viennent jusqu’ici pour frôler la montagne ou voler avec les oiseaux. Le chemin est long mais plat, longeant les cultures de pommiers recouverts d’un filet qui les protègent de la grêle, puis traversant un sous-bois. Je remonte ensuite sur la route, en longeant le Sasse, ce torrent parfois impétueux. Au panneau, je tourne à gauche sur le sentier rejoignant la gypière où se trouve un four à plâtre encore en bon état. Je m’assois sur le rebord près de la meule qui servait au broyage, et je prends mon pique-nique.
IMG_5835.jpgLe minerai de gypse, très répandu en Haute-Provence, est une roche plutôt tendre relativement aisée à extraire, que l’on «cuit» afin de la déshydrater presque complètement avant de la broyer ou de la moudre plus ou moins finement.

Four à plâtreIMG_5828.jpgIMG_5833.jpg

le four à plâtre : meule, axe de la meule, four

Le travail de fabrication du plâtre comporte trois étapes longtemps maîtrisées par les mêmes personnes :

  • L’extraction du gypse ou pierre à plâtre a lieu en général en carrière à ciel ouvert, à Clamensane par exemple ; le travail se faisait au pic, à la pioche et à la masse principalement, avec un transport au panier jusqu’au four, en général à proximité. Plusieurs communes géraient elles-mêmes de façon communautaire leurs carrières ouvertes aux habitants pour leur besoins personnels. La Motte-du-Caire instaure en 1900 une taxe visant uniquement les commerçants.
  • La cuisson : «les faiseurs de plâtre» empilent des blocs de gypse de plus en plus petits en formant une ou plusieurs arches dans une simple cavité circulaire, une «culée». Un feu de bois est allumé sous les arches pour une cuisson de plusieurs jours dans ce four vertical, à 100-150 degrés environ. La cuisson selon ce procédé n’était donc pas homogène […].
  • Le broyage : le gypse «cuit» est trié pour séparer au besoin les morceaux particulièrement «incuits» et les «surcuits». La fournée est mélangée pour homogénéiser l’ensemble. Puis le plâtre est réduit en poudre. Plusieurs systèmes coexistent jusqu’au XXè siècle : le battage à bras à la masse de bois à long manche souple, le broyage au rouleau de pierre sur l’aire à battre les céréales, à la meule dans un moulin artisanal. Ces moulins circulaires étaient souvent actionnés par des animaux. Le plâtre est ensuite (ou simultanément dans les moulins) tamisé plus ou moins finement.
    Transporté en vrac, en charrette, le plâtre pouvait être stocké ainsi dans un coin de grange, vendu cru par charge ou cuit par fournée. Il était alors mesuré jusqu’à la Révolution en «émine» (environ 33 litres) ou en «panai», valant une demi-émine. Après cette époque, il était conditionné en sacs de toile et mesuré en boisseaux (unité valant un décalitre), avant l’apparition des papiers composites contemporains pour un conditionnement de 40 kg.

Extrait de Deco-verone.com. Voir aussi le métier de gypier

IMG_5839.jpgIMG_5837-225x300.jpgJe me remets en route ; je m’égare dans les terres noires et rate l’étroit sentier qui s’enfonce dans la forêt domaniale du Grand Vallon. A partir de là, la montée sera continue et rude, surtout au moment de la digestion. Les moustiques m’attaquent férocement : je suis obligée de m’arrêter et m’asperger de l’anti-moustique que j’avais acheté pour mon voyage en Egypte. Parvenue en haut, les montées et descentes alternent continuellement sans jamais passer par le point culminant de la Blachère.

IMG_5847.jpgIMG_5843.jpgParvenue enfin sur le plateau du grand Abian (1131m d’alitude), le décor change : une large piste forestière bordée de pins, de vastes prairies, une ferme en ruine encore en activité au XXè siècle,  finalement un lieu qui invite à la détente. Je cherche un peu le sentier qui redescend sur le village. Pas très agréable, caillouteux, il serpente en sous-bois. Quelques arbres abattus en travers du chemin témoignent de la dernière violente tempête.

IMG_5849.jpgD’en haut, se laisse admirer le tableau composé de champs colorés au pied de la montagne. La descente me semblera longue. J’arriverai au gite pour le repas au cours duquel je serai initiée à la théorie du vol à voile et incitée à monter au sommet des Monges, ce que je ferai le lendemain (voir le sommet des Monges à partir d’Esparron la Bâtie).

Finalement un circuit plus difficile qu’annoncé à ne pas faire seul (aucune rencontre en chemin, impossible d’utiliser le téléphone portable). Le four à plâtre vaut le déplacement : on peut s’approcher en voiture.

Image de l’itinéraire 14km200 4h dépl. (5h au total) +877m -822m 480m dénivelée

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De Céreste à Monjustin par les crêtes et la plaine

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Après deux semaines sans bouger à cause de la pénurie d’essence dans les pompes, je reprends la marche vers un petit village que j’ai découvert il y a quelques années (voir Montjustin, village fortifié autrefois, village d’artistes aujourd’hui). Mais cette fois, je pars de Céreste où j’espère voir les fouilles du pont romain, premiers vestiges de la pile fortuitement mise au jour par une crue du torrent de l’Aiguebelle au cours de l’hiver 1998/1999. IMG_6340.JPGNous passons devant la chapelle Notre-Dame de Piété ; au-dessus de la niche de la façade, une coquille Saint-Jacques rappelle sans doute que nous sommes sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle à Rome.

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

Le GR4/GR9 est bien balisé rouge-blanc. IMG_6344.JPG IMG_6346.JPGQuelque peu envahi par la végétation, il longe d’abord les villas, traverse des sous-bois puis s’élève sur les crêtes. Au sud, près de la route, quelques fermes isolées près de l’Aiguebelle au pied des collines. Nous marchons sur le socle calcaire et la marche est un peu moins agréable. Nous ne découvrirons les premières maisons de Montjustin qu’à la dernière minute.

IMG_0017.jpgIMG_6354.JPGLa commune de Montjustin, commune du parc naturel régional du Luberon, ne compte que 53 habitants (recensement 2006) ; presque toutes les maisons sont fermées en cette fin d’octobre. Juste après l’entrée du village, signalée par un panneau sens interdit où les chiens doivent être tenus en laisse, un puits qui a conservé sa vieille manivelle fixée sur une roue qui permettait de remonter l’eau sans effort. Après le premier virage, un escalier de pierre nous invite à monter dans la forteresse protégée par une tour ronde et un long mur d’enceinte restauré, sans doute le château de Luzerne. Les rues étroites tournent et retournent, découvrant de nouvelles maisons de pierres. IMG_6362.JPGRien de IMG_0022.jpgmoderne :  le village est resté authentique. Nous nous posons souvent la question de la violation de la propriété privée : aucun portail, aucune interdiction, nous circulons dans les jardins ou sur les places fleuries, sans distinguer ce qui est public de ce qui est privé, découvrant là une fontaine, un cadran solaire ou une statue bi-céphale.

Jean Ailhaud, né le 6 janvier 1675 à Lourmarin, […] acquit alors de la maison de Brancas les domaines importants de Castellet, de Vitrolles et de Montjustin et fut pourvu en 1745 de la charge anoblissante de secrétaire du Roi. […] Il en eut deux fils, Jean Gaspard, qui continua la descendance, et Louis, qui fut évêque de Carpentras. Jean Gaspard Ailhaud, Sgr de Castellet, de Vitrolles et de Montjustin, embrassa comme son père la profession de médecin. Ses deux fils, Jean Gaspard et Louis Théophile Gaspard, furent les auteurs de deux rameaux. L’auteur du second rameau, Louis-Théophile-Gaspard Ailhaud de Luzerne, né en 1756, épousa Mlle Mercier, dont il eut deux fils. Extrait du site de Gilles Dubois

Eglise en 2010IMG_0026.jpgJe retrouve l’église Notre Dame des Neiges à l’emplacement du village primitif, qui a quelque peu changé. Datant de la fin du XVIè, elle est contemporaine de la reconstruction du village qui avait été démolie en 1589 par le duc de la Valette parce que ses habitants avaient osé lui refusé le passage. On aperçoit encore un chevet à 5 pans, une partie de la nef. Je n’ai pas trouvé la pierre romaine réemployée dans l’édifice (voir site de la DRAC) mais il est difficile de contourner le monument et impossible d’entrer dans l’édifice par les escaliers. Histoire de Montjustin d’après Raymond Collier, dans la Haute Provence monumentale et artistique, Digne, 1986

IMG_0029.jpgPar un escalier le long du bâtiment affecté aux toilettes (bien entretenues !), nous atteignons la mairie qui a posé sur sa façade l’affiche des deux otages français en Afghanistan. Nous nous rendons au cimetière en suivant le sentier (PR jaune : Céreste par la plaine) où deux artistes célèbres ont été enterrés. Nous contemplons les crêtes du Luberon, la plaine de Reillanne et d’Apt, le Ventoux au lointain.

IMG_6370.JPGA peine visible sous les frondaisons, le cimetière éloigné du village, semble abandonné. Nous ne voyons aucune croix, aucun monument de marbre. La tombe du célèbre photographe Henri Cartier-Bresson, est simplement plantée de pieds de lavandes et massif de bruyère, avec un jeune olivier protecteur à son pied. Un contraste saisissant avec la célébrité de l’homme. http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Cartier-Bresson

« En fin de compte, la photo en soi ne m´intéresse absolument pas. La seule chose que je veux, c´est retenir une fraction de seconde de réalité ». Pour Cartier-Bresson, l’image naît d’un instant, sous l’œil attentif du photographe qui déclenche spontanément. Légende vivante de la photographie, il témoigne de l’histoire d’un siècle au travers d’images prises sur le vif, instinctives et parfois prémonitoires. l’Express

Centenaire de la naissance de H. Cartier-Bresson Fondation HCB

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Dernière modification le 06 Juin 2017

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Sur les hauteurs de Bormes les Mimosas

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IMG_6183.JPGIMG_6178.JPGLe village de Bormes les Mimosas séduit : on s’y promène dans d’étroites ruelles, qui tournent soudain à angle droit, révélant des vestiges moyenâgeux tels que des passages couverts (cubert en provençal) ou des remparts ; parfois, en empruntant une rue qui monte ou descend par des escaliers tout contre les maisons, on se demande si on n’est pas sur une propriété privée ; jusqu’à ce que le dernier tournant de ce dédale de rues soit franchi, on ne sait pas ce que l’on va trouver : une roue de moulin, une fontaine, de charmantes placettes fleuries bien calmes, des statues, ou un cadran solaire. Je retrouve comme souvent dans les vieux villages perchés (Montpezat, la La rue rompe culRoque sur Cèze, Mérindol, Flayosc, Vedène,…) la fameuse rue Rompi Cuou1, ici de 15m de long et 83 marches, désignant un passage raide et difficile. Pour une visite courte mais bien pensée, la cache d’Elia’sBouarmo 5 : le village, est un régal mais je vous conseille cependant d’emporter le plan du vieux village.

La météo à cet endroit aujourd’hui et à 3 jours
avec le vent

Nous terminons par le château plusieurs fois remanié et un repos mérité sur le banc de son esplanade. Surplombant la ville, il ne reste d’origine que des vestiges du corps de bâtiment seigneurial et de la courtine polygonale.  Promenades pittoresques à Hyères ou Notice historique et statistique sur cette ville, ses environs et les îlesDenis, Alphonse (1794-1876)Bellue (Toulon) Jouquet (Hyères) Gayet et Lebrun (Paris), 1841

En 1257, Charles d’Anjou obtient par un traité la ville d’Hyères en échange de quelques fiefs appartenant aux enfants d’Amiel de Fos : Roger de Fos reçoit la baronnie de Bormes. C’est dans l’histoire que s’explique le nom de ‘château des seigneurs de Fos’. Le monument est devenu couvent jusqu’en 1792, d’où le nom de ‘château du couvent’ que l’on voit parfois sur certaines documentations ; l’année suivante, il sert de caserne aux volontaires qui rejoignent les armées de la république.

IMG_6190.JPGDepuis le château tout en haut du village par un sentier bordé d’oratoires, nous montons jusqu’à la chapelle Notre Dame de Constance. Le GR90 n’est pas très agréable : il est taillé dans les rochers qui ont percé le chemin en grosses bosses plissées, et monte de façon plutôt raide. Nous passons devant un modeste oratoire puis devant celui de Saint-Clair (au masculin), patron des paroisses de Bormes.

IMG_6202.JPGIMG_6196.JPGLa chapelle et son plateau sont un lieu protégé ; on accède au porche de la chapelle par quelques marches ; le panorama est immense et laisse rêveur. Du promontoire à quelques dizaines de mètres de la chapelle, la vue à 360° offre des paysages contrastés : des blocs rocheux égarés d’un côté, les collines verdoyantes des Maures, la mer avec Saint-Tropez, ou le chapelet des îles d’Hyères. Le cadre méditerranéen incitant à la pause, nous prenons la première partie de notre pique-nique sous le porche.

IMG_6211.JPGIMG_6205.JPGNotre Dame de Constance,  site classé

GC1PPDD Bouarmo bonus: Notre Dame de Constance

IMG_0295.jpgNous redescendons jusqu’au col de Caguo-Ven par le GR90. Dans ce sens, l’accès à la chapelle est repéré par un oratoire au bord du chemin. Nous longeons la route D41 jusqu’au cimetière. Commence alors une longue piste forestière qui monte doucement, passe devant la carrière puis de rares maisons. IMG_6217.JPGQuelques mimosas et maigres chênes-lièges nous rappellent que nous sommes dans les Maures. Assis sur des rondins de bois, devant une maison abandonnée, nous terminons notre repas. Le silence est total.

IMG_0309.jpgNous reprenons notre chemin, guettant sur le bord gauche de la piste le moment où il faudra s’engager dans un raccourci raide mais qui nous fera arriver directement sur la route des crêtes (pas de balisage). C’est Ti’Mars… qui le repère grâce à son GPS (point 43.16018N, 6.36468E). Est-ce vraiment là qu’il faut s’engager ? car ce n’est ni plus ni moins qu’un passage de sangliers étroit et envahi par la végétation. Jusqu’à ce que nous soyons arrivés là haut, nous suivrons leur piste : ils ont totalement retourné la terre et les pierres. Lorsqu’on ne verra plus le sentier, ce sont leurs traces qui nous guideront !
Nous poursuivons sur la route jusqu’à la chaîne qui barre l’accès au rocher d’Avenon.

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Le sentier du littoral de la plage de la Favière à Bormes aux caps Bénat et Blanc

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IMG_6100.JPGIMG_0193.jpgCourt week-end au Lavandou (grâce à Elisabeth et Guy que je remercie au passage), commune indépendante de Bormes les Mimosas depuis 1913 seulement. Le vent souffle fort mais bien moins froid qu’à Aix. Inspirés par une randonnée conseillée par le geocacheur Elia’s, nous partons sur le sentier du littoral. L’accès étant interdit aux véhicules autres que ceux des résidents du domaine privé du Cap Bénat, ce parcours a son départ au parking de la Favière (PR jaune) à Bormes. Après un début sur le sable parsemé de petits galets colorés – orangé strié de veines blanches, blanc translucide, noir aux paillettes argentées -, c’est la marche entre les rochers bétonnés, sur une passerelle de métal ou sur des rochers au plissé serré.

La météo à cet endroit aujourd’hui et à 3 jours
avec le vent

Montage géologie BormesParfois des veines blanches ont été emprisonnées dans la roche brune, parfois ce sont des taches bleu-vert (serpentine ?) qui teintent la roche. Nous sommes dans la Provence cristalline où le métamorphisme1 a joué un rôle à différents degrés, comme ces gneiss migmatitiques, étirés et aplatis comme s’ils avaient été passés dans un laminoir. Nous longeons les propriétés privées : le camping coupé par des accès aménagés réservés aux campeurs puis le domaine privé du cap Bénat qui semble interminable.

wikipedia, le massif des Maures

IMG_0208.jpgLorsque nous arrivons à l’endroit interdit d’accès par un arrêté municipal depuis février 2010, des barrières ont été placées par le service technique de la mairie. Nous hésitons un instant. Les planches de la passerelle écroulée ne sont plus maintenues que du côté gauche, gondolent et s’affaissent dangereusement. Faut-il passer en dessous ?  Ti’Mars… observe et m’assure qu’en marchant de chaque côté de la barre métallique à laquelle les planches sont encore maintenues, il n’y a pas de danger. Il passe en premier. J’hésite. Je me lance. A mi-distance, le pied droit a une fâcheuse tendance à pencher du mauvais côté, j’accélère tout en restant prudemment au dessus de la barre. D’autres promeneurs préfèreront passer par en bas avec un peu d’escalade. C’est peut-être mieux…

IMG_0215.jpgIMG_6129.JPGPlusieurs pointes vont se succéder : pointe de la Rispointe de l’Esquillette avec sa cache GC1PPD5 Bouarmo 1 : pointe de l’Esquillette, Elia’s ; pointe du Pinet et sa cache GC1PPD7 Bouarmo 2 : la pointe du Pinet, Elia’s ; pointe du Cristau ; et enfin le cap Bénat et le cap Blanc uniquement accessibles à pied par le sentier du littoral.

IMG_0204.jpgIMG_6115.JPGAu sol la figue marine aux feuilles charnues rampe en étalant ses grandes fleurs aux pétales roses.  Un arbre semble se tordre de douleur, sans doute à cause du vent et des conditions difficiles dans lesquelles il se maintient en vie. A travers l’eau si claire, les rochers dessinent de drôles de formes.

IMG_6158.JPGIMG_0234.jpgLe sentier est de plus en plus escarpé, de moins en moins entretenu. De gros clous, vestiges d’anciennes marches de bois, dépassent dangereusement du sentier. Nous passons parfois sur une bande de terre étroite et instable. La dénivelée augmente en positif comme en négatif. Quand nous arrivons sur la pointe du Cap Blanc, il n’y a personne en vue. Les strates des rochers de la pointe sont fortement inclinées et les rochers aigus comme de grosses aiguilles. Derrière nous, le phare blanc et rouge fraîchement repeint, passe la tête au dessus du fort.

IMG_0247.jpgIMG_0250.jpgAu niveau de la route, en avant du fort, le toit d’une construction ressemblant à un petit blockhaus, me fait penser à un poste de guet. Le fort totalement entouré d’un fossé, porte sur sa façade les traces d’une attaque armée. Dans son environnement désormais calme et serein, il a aujourd’hui un air coquet, avec ses créneaux et pierres d’angle contrastées, ses murs en bon état ; nous ne trouvons pas la porte d’entrée. Ce n’est qu’après en avoir fait totalement le tour, et à force de chercher sous les arbres et la végétation que nous devinons enfin la porte d’entrée accessible par une passerelle métallique au niveau du premier étage. Grossièrement carré, il doit mesurer une quinzaine de mètres de côté de quoi abriter 20 hommes et 4 canons. Selon Luc Malchair, spécialiste de l’index des fortifications françaises, – et que je remercie pour la relecture de cette note –, ce serait une tour crénelée modèle 1846 résultant d’une

« standardisation des réduits destinés à la défense des côtes, voulue par la Commission de défense des Côtes en 1841 », « …elles [les tours Mle 1846] comprenaient deux niveaux de locaux d’habitation plus un sous-sol pour les citernes, plus une plate-forme sommitale pour installer l’artillerie […] ».

Prochain complément d’information lors d’une seconde visite à partir du fort de Brégançon. Index de la fortification française, 1874-1914, Marco Frijns, Luc Malchair, Jean-Jacques Moulins, Jean Puelinckx, auto-édition, 832p., 2008
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Dernière modification le 16 Juin 2016

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