Les marais du Vigueirat


Situé dans la Camargue la plus proche d’Aix-en-Provence, les marais du Vigueirat propose deux balades non guidées fort agréables pour qui accepte les règles de l’observation des animaux en pleine nature (3km environ).

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* festival de la Camargue en mai
* Le site officiel des marais du Vigueirat, avec l’actualité nature selon la période

Le temps qu’il fait aujourd’hui, à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

medium_img_0565.jpgCe samedi matin, je suis seule à faire la visite dans les marais. La personne qui m’accueille me suggère de suivre le sentier des cabanes (ludo éducatif), réservé aux enfants, puis le grand tour des marais. Pour que les animaux ne me sentent pas venir, je dois me placer de façon à ce que le vent ne transporte mon odeur jusqu’à eux. Sur le sentier des cabanes, trois drapeaux : le bleu indique qu’il y a du vent, le jaune indique qu’il s’agit d’un vent d’est ; le rouge indique que le vent n’est pas fort . Je me suis habillée de couleurs sombres, je me suis aspergée d’un anti-moustiques pour éviter tout geste brusque en vue de chasser ces insectes ; je marche très lentement sur les passerelles de bois, en m’arrêtant longuement pour guetter les animaux. Malgré toutes ces précautions, le plus souvent, tout ce que j’ai obtenu, c’est de les faire fuir, mais au moins cela s’est passé sous mes yeux !
* L’observation des oiseaux, par le web de l’ornithologie
medium_img_0590.jpgDès le début de la promenade, un concert d’oiseaux m’accueille. La Camargue s’écoute. Si les moustiques sont présents, ils ne sont cependant pas trop agressifs. De frayeur, le ragondin surpris fait le mort sous le pont de bois ; la cistude prend un bain de soleil au milieu du marais ; un couple de canards colvert s’envole bruyamment à mon approche. Un bihoreau (du moins ai-je cru en reconnaître un…) caché dans les roseaux, me surprend par la rapidité de son envol. Quelques hérons blancs, éloignés, lissent leur plumage blanc ; les juments de race camarguaise me surveillent lorsque je m’approche de leur poulain tandis qu’une autre est en train de mettre bas ; les taureaux de la manade rejoignent leur enclos dans un nuage de poussière.

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Des champs de nivéoles d’été aux multiples clochettes blanches prospèrent au bord de l’eau (voir photo de gauche) : nom bien mal trouvé pour une fleur de début du printemps. Attention ! c’est une fleur protégée : ne la cueillez pas !

« Pour s’immerger vraiment dans cette terre liquide, humer les taureaux, découvrir les oiseaux, il faut absolument visiter le marais du Vigueirat. Aux confins de la Camargue et de la Crau, il réunit une mosaïque de milieux exceptionnels. Entre sel (la sansouire1) et eau douce (la roselière2), entre terre (taureaux, chevaux) et air (280 espèces d’oiseaux). Mieux vaut participer à une visite guidée par un naturaliste. »

Le Point, n°1710, 23 juin 2005, Frédéric Lewinoet, Domitille Arrivet, 21 sites d’exception à découvrir cet été – Entre ciel et mer – Marais du Vigueirat, en Camargue (Bouches-du-Rhône)

Ce conseil – être accompagné d’un guide nature – que confirment beaucoup d’internautes, me semble le meilleur que l’on puisse donner à ceux qui veulent appréhender la Camargue et avoir toutes les chances d’observer les oiseaux. Le Conservatoire du Littoral organise des visites guidées sur réservation, notamment le soir (tél.: 04-90-98-70-91), avec étude des animaux à partir d’observatoires uniquement accessibles lors des visites payantes.

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1Sansouire : paysage et formation végétale dominée par des salicornes buissonnantes sur des terrains peu ou pas irrigués où le sel affleure lors des grandes chaleurs
2Roselière : endroit humide et marécageux où poussent des roseaux. Le roseau est un excellent épurateur des eaux. Il sert à la confection de toitures pour des cabanes traditionnelles ; les camarguais l’appellent sagnou

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Découverte du Colorado provençal


medium_img_0525.jpgNous sommes dans le petit village de Rustrel, un des villages des Ocres1 du Lubéron, réplique du très célèbre canyon du Colorado aux Etats-Unis ; il est 10h mais le parking est déjà bien rempli. Plusieurs sentiers balisés permettent de découvrir l’originalité du site mais, parce qu’ils sont balisés et sécurisés, ils sont très fréquentés. Néanmoins, comme je ne les connais pas, je décide de faire deux boucles classiques « Les cheminées de fée » (circuit F du plan), « le Sahara » (circuit G du plan), puis le cirque de Barriès dont le parcours chemine en pleine forêt. Je conseille vivement de visiter ce site un jour de ciel bleu.
* Télécharger le plan des randonnées du Colorado Provençal

Vidéo de Carnets de rando, le colorado provençal, David Genestal

Le Colorado provençal, par le site Luberon.fr (avec quelques belles photos)

* La météo aujourd’hui à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

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L’ocre est un mélange de sable et d’argile colorée par des oxydes de fer. Pigment naturel et inaltérable, l’ocre est principalement utilisée dans la fabrication des peintures et badigeons, remplacée aujourd’hui par des colorants artificiels. Le gisement a été exploité de 1780 au XXème siècle. L’exploitation se fait à ciel ouvert ou en galeries souterraines dont certaines, abandonnées, sont utilisées pour la culture des champignons de Paris.

Le traitement des ocres, site du parc du Lubéron

Bryce Canyon USABryce Canyon (photo ci-contre à gauche extraite du site Voyage Magazine USA) au sud ouest des Etats-Unis où les structures géologiques extraordinaires, formées par érosion et le soulèvement de couches de grès de couleurs différentes, donnent comme ici des couleurs exceptionnelles allant du rouge au blanc. A Rustrel, en plus de l’ocre, le minerai de fer était également exploité : il reste quelques vestiges de la dernière usine près de la rivière Doa. En me promenant en dehors des sentiers balisés, j’ai retrouvé entre Istrane et le camping, les ruines d’un mur en briques et une tour métallique dont je ne connais pas la fonction.
Pour marcher dans ce Colorado provençal, mieux vaut se munir de chaussures et de tenues ne craignant pas d’être teintées !

Les sentiers thématiques :

A : Sentier Morenas : départ du camping du Colorado. La croix de Muset, Istrane. 5,5 km (2 h), dénivellation 150 m.
B : Sentier des Blaces : départ du camping du Colorado. Les Blaces, La croix de Christol, Istrane, 11,5 km (3 h 30), dénivellation 350 M.
C : Sentier des Crêtes : départ d’Istrane. La croix de Christol, Barriès. 13 km (4 h), dénivellation 200 m.
D : Sentier de la Combe Étroite : départ du parking municipal de Bouvène. Anciennes carrières d’ocres. 3,4 km (I h 30), dénivellation 100 m.
E : Sentier des Maîtres de Forges : départ du camping du Colorado. Chapelle Notre-dame des anges. 2,2 km (1 h30), dénivellation 350 m.
F : Sentier des Cheminées de Fées : départ du parking municipal de Bouvène. Les cheminées de fées. 1 km (30 min), dénivellation 40 m. Balisé en bleu.
G : Sentier du Sahara : départ du parking municipal de Bouvène. 1,5 km (45 min), dénivellation 10 m. Balisé en rouge. Issu du site http://rustrel.free.fr/plancolorado.htm

* Photos de Rustrel et des 2 sentiers classiques
medium_img_0538.jpg* Télécharger un document word succinct sur le traitement des ocres
medium_img_0543.jpgPour aller jusqu’au cirque de Barriès (grossier balisage blanc), je me gare sur le parking entre la D30A et la D22. A peine garée, je suis accostée par un monsieur qui, manifestement, guette le client. Il se présente comme représentant des propriétaires des terrains du colorado et veut me vendre un plan des sentiers de randonnée à plus de 3€ pièce. Cette manière un peu agressive me déplait et je décline son offre. medium_img_0546.jpg

La Doa se passe à gué. Le parcours ici est presque totalement en forêt, à la fraîche, et se termine par une cascade à l’ombre d’un haut rocher. Après la traversée du désert blanc (sable blanc lavé lors de la première étape du traitement des ocres), je peux dire que j’en ai vu de toutes les couleurs !

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1ocre : argile friable, de couleur jaune, rouge ou brune selon la nature des oxydes qu’elle contient

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Les bories d’Eguilles


Voila une longue promenade jusqu’aux bories de 6,200km aller et retour, se partageant entre forêt et villas sur le chemin du Rastel. Je me gare hors du centre d’Eguilles pour ne pas connaitre le crucial problème de stationnement. A quelques mètres de la voie romaine, le parking du stade offre assez de places en ce samedi matin.

* Le temps qu’il fait aujourd’hui, à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

medium_img_0434.jpgRien de difficile pour cette promenade ; avant d’entrer dans la pinède, il faut parcourir plus d’un kilomètre. Sur le côté droit de la route, dans une propriété privée, une borie est accolée à une villa toute neuve : voilà une remise à outils plutôt originale et dans le pur style rural provençal !
Quelques véhicules 4×4 entrent également en forêt, si bien qu’on n’est pas tout à fait tranquille. Sur la droite, une tombe attire mon attention : c’est celle de chiens enterrés là par des maîtres aimants.
medium_img_0435.jpgmedium_img_0443.jpgLe tout petit circuit des bories est fléché par le conseil général des Bouches du Rhône. à un carrefour près d’un champ d’oliviers. Je retrouve là plusieurs promeneuses (et oui ! ce samedi là , je n’ai croisé que des femmes…), les unes en grande conversation, les autres posant pour la photo souvenir.
* Je vous propose un itinéraire de 6,200km A/R (bories) avec variante 1,100km A/R (fontaine de Fabrègues)
* Photo de bories dans la région d’Aix en Provence

Réservées autrefois à un usage agricole, les bories1 sont l’oeuvre de bergers ou de paysans, composées de pierres locales extraites du sol et agencées sans aucun liant. Elles sont faites de pierres plates. La coupole en encorbellement tient par la pression de son propre poids. De fait, ni poutre, ni coffrage, n’étaient nécessaires. Chaque rangée de pierres avance sur la rangée inférieure de la moitié de son épaisseur environ. Pas de porte, une seule fenêtre. Voilà qui est sommaire mais les hommes ne vivaient pas dans les bories. « Pour construire en pierre sèche, il faut de la patience, un bon coup d’oeil, assorti d’un bon coup de mains qui savent sentir si la pierre est à sa meilleure place, et une bonne résistance physique. Une borie peut peser entre 30 et 200 tonnes et utilise de 200.000 à 300.000 pierres. »

(Extrait du site les saute-collines)
Quelle différence y-a-til entre borie, cabanon, cadole, gariote, baraque, clède ou pagliaddu ? aucune, ce sont toutes des constructions en pierres sèches qui changent de nom selon les régions !
* Voir aussi dans ce blog le circuit des bories de Tallagard, à Salon
Au retour, je fais un écart vers la fontaine de Fabrègues marquée sur les cartes IGN. Je passe devant le Refuge dont le parking est plein. Pourquoi cet endroit perdu sur le chemin de la fontaine de Fabrègues attire-t-il tant de monde ? J’ai l’impression que les gens y sont attablés. Y mangerait-on de la bonne cuisine ? La curiosité m’incite à prendre quelques renseignements. Et j’ai tout faux. Le refuge est un centre bouddhique d’études et de méditation. C’est du Centre de  » Yoga  » du Maître vietnamien N’guyen Qué, formé dans la tradition des moines errants du centre du Vietnam et de la frontière birmane, que sont sortis les pionniers du Bouddhisme Tibétain en Provence. C’est aussi à l’initiative de ce Maître que commence la construction à Eguilles d’un petit Centre qu’il baptise « Le Refuge ». Le Refuge, qui a maintenant renoué avec ses origines » les Maîtres de l’Ecole de la Forêt – accueille principalement les moines et nonnes de cette tradition contemplative qui, depuis quelques années, y sont de plus en plus présents. (Extrait du site Le Refuge) Le Refuge reste ouvert toute la journée pour tous ceux, qui désirent y faire une pause méditation ou une prière.
medium_img_0457.jpgLa fontaine de Fabrègues, couverte de mousse, est cachée à l’ombre des arbres. Des fougères et des plantes tombantes aux multiples couleurs pastel la protègent. Elle suinte de gouttes d’eau de partout. Un villageois y a déposé un petit seau d’eau qui se remplit peu à peu. Sans nul doute, elle doit couler toute l’année. Je m’y rafraichis avec grand plaisir avant de repartir.

1Le mot borie vient de l’occitan bària, désignant une ferme, une métairie, éventuellement un domaine rural.

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