*** Le Contadour sur les pas de Giono et du film Crésus

Publié le Catégories ----- * Forcalquier mont. Lure, 04 Alpes-de-Hte-Provence, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeMots-clés , , , , Un commentaire sur *** Le Contadour sur les pas de Giono et du film Crésus
 

L‘idée de cette randonnée est venue d’une discussion avec Claude qui conteste la photo que j’ai mise dans un ancien article Les bergeries du Contadour censée illustrer le lieu de tournage du film Crésus.  J’ai regardé le film, observé attentivement le plan où l’on voit la bergerie de Jules et celle de Fine : j’ai conclu qu’il avait raison.
La deuxième étape, c’était de trouver quelqu’un qui connaissait bien Giono et avait visité les lieux de tournage ; j’ai donc contacté Michèle,  une passionnée qui alimente son blog Promenades en Provence dans l’univers de Jean Giono  : je n’ai aucun doute sur le fait que, si quelqu’un SAIT, c’est elle. Après quelques échanges épistolaires puis téléphoniques, fort sympathiques et détaillés, je situe avec précision la bergerie du film, l’école des Sartrons et même le Crédit Foncier des Alpes ! Lire son article sur Crésus ; je promets de lui ramener une photo de la bergerie de Fine et du jas de Bouscarle. La date fixée sera plutôt à partir d’avril car la neige peut être tardive sur la montagne de Lure.

Les photos de la randonnée

J’élabore donc un circuit inédit : je retrouve trace d’un sentier communal dont je ne connais pas l’état mais qui nous ramènera au hameau des Martins. La seule interrogation se trouve au niveau du chemin qui passe devant la Grange de la Roche.

Avant de poursuivre, geocacheurs, arrêtez-vous à l’entrée du Contadour, près de la chapelle.

Bienvenue au Contadour, YvesProvence

Nous stationnons après l’oratoire, au hameau des Martins, avant le gite de la Tinette devant lequel nous ne pouvons plus stationner. Nous retrouvons Yves Provence qui a publié la randonnée sur le site communautaire d’OVS.

Tout commence par une belle piste ombragée de pins qui sinue bientôt le long des champs de lavandes puis dans le vallon de Font-Brune. Au loin, Claude reconnait déjà la bergerie de Jules, non loin de la piste, au pied d’une petite élévation.

L’histoire : Jules, modeste berger de Haute-Provence, a pour voisine Fine ; lorsque Jules met la lampe à la fenêtre de sa maison et qu’elle l’aperçoit depuis chez elle, elle sait qu’elle peut le rejoindre. Un jour, au détour d’un sentier, il trouve un conteneur d’aviation qui contient près de deux mètres cubes de billets de banque. Ne sachant qu’en faire, il offre aux habitants du village un grand banquet qui attire aussitôt les convoitises et les jalousies de chacun des convives. Plus tard, Jules reçoit la visite de deux policiers qui lui expliquent, en raflant les dernières liasses, que ces faux billets étaient en réalité un piège de l’occupant voulant ruiner à la libération l’économie nationale. Le village retrouve sa quiétude.

Nous nous approchons, nous visitons : dans une plaque de ciment collée sur la pierre du mur de la vieille bergerie Moutte de Tinette, est gravé ‘Crésus’ avec la date du film 1962. Pas de doute possible. De grosses poutres de bois soutiennent la toiture de tôle ; les murs de pierre sèche témoignent de la construction à l’ancienne ; une auge est posée devant le bâtiment ; la citerne est protégée.

Depuis la bergerie de Jules (1296 m d’altitude), il me semble difficile de voir le jas des Agneaux, la soi-disant bergerie de Fine comme l’affirment beaucoup de sites internet touristiques. Située au nord, sous la crête (1366 m d’altitude), à plus d’un km à vol d’oiseau, comment pourrait-elle figurer dans le même plan que celle du héros (photo ci-contre en noir et blanc) ? Je suppose donc que certains se sont basés uniquement sur les dialogues du film ! Sur le terrain, elle se situe à 150 m seulement : c’est la magie du cinéma !

Jules : tu es déjà là ?
Fine : Tu as mis la lampe…
Jules : une minute, un kilomètre ! tu fais du soixante à l’heure, maintenant ?

Enigme soumise à votre sagacité : qui pourrait me dire, à partir de la photo aérienne des lieux de tournage prise par l’IGN le 27/06/1948, ce que pourraient être les faisceaux qui émergent de la bergerie de Fine ?…

Cette ancienne bergerie Martin du Trait n’a plus que les murs et certaines pièces sont écroulées. Le bâtiment en ruine devant et à angle droit, n’existait pas. L’ouverture béante surmontée d’un linteau de bois devait être l’emplacement de la fenêtre : c’est le seul élément commun aux deux photos. L’intérieur est jonché de câbles noirs. A l’arrière, une dalle bétonnée devait servir à recueillir les eaux de pluie. Au sol, entre les deux jas, un vaste cercle de pierres blanches (est-ce que ce sont bien des pierres, je ne suis pas allée voir de près…) irrégulières m’interroge, comme un cercle magique, mais apparemment je suis la seule à me poser des questions… Rond de sorcière ? Cercle de protection pour les praticiens de la magie ? Matérialisation d’une rave party ?

3-1 Hommage à Jean Giono Crésus, YvesProvence

Continuer la lecture de *** Le Contadour sur les pas de Giono et du film Crésus

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 13 Juil 2017

Retour en haut de page

Sentier du petit patrimoine rural du Paty

Publié le Catégories ----- * Ventoux 84, 84 VaucluseMots-clés , , , , , , Laisser un commentaire sur Sentier du petit patrimoine rural du Paty
 

Après la visite du manoir hanté de la Pré Fantasti (esperit fantasti en provençal), j’enchaîne avec le sentier du petit patrimoine rural du Paty1 ; la voiture reste garée au parking du Lauron.
Jusqu’au début du XXè, les collines étaient cultivées ou réservées aux troupeaux. C’est à la recherche de ces témoignages que nous partons.

L’ensemble des photos

Le début et la fin de la boucle se rejoignent près d’un mur de soutènement en pierre sèche ; au carrefour vers la première variante, je tombe sur un petit ouvrage en pierre sèche qui ressemble aux guérites ayant servi d’abri aux sentinelles en faction le long du mur de la peste ; puis une belle cabane en pierre sèche située près d’un ancien parc à moutons devant laquelle on devine un jardin ; un grand pierrier témoigne sans doute d’une ancienne construction aujourd’hui écroulée.

Le sentier va maintenant monter dans les bois ; je ne repérerai pas la totalité des curiosités annoncées sur le panneau mais n’y pense plus dès que je suis en vue du lac du Paty.
Espérant pouvoir m’approcher du bord, je descends dans une pente un peu raide mais surprise, un grillage ferme l’accès au barrage. Je remonte, doublée bientôt par un chien fougueux qui rejoint son maître. Sur l’autre rive, trois personnes installées pour une partie de pêche. A l’une des extrémités du lac, la fameuse écluse conçue par le père jésuite Morand pour alimenter les quatre moulins de Caromb, le plus haut ouvrage maçonné de France à l’époque (1773), aussi lourd que la tour Eiffel. Les pierres de taille n’en sont que l’habillage : l’intérieur est en terre et tout-venant, construit comme une restanque ; l’eau entrait dans le mur pour s’écouler ensuite à travers le plafond crépiné de la galerie du bas. Le lac de Paty n’est désormais utilisé que pour les loisirs et la pêche.
En 1999, le service municipal du barrage est créé et assure l’entretien régulier de cette construction particulière, encore unique en France.

Les archives municipales précisent qu’en juin 1762, on décide de faire dresser un devis pour établir cette écluse au Paty, qui retiendrait toutes les eaux de source. […] Le vice-légat, pour l’exécution d’un tel ouvrage, accordera son autorisation à la condition que le père Morand, ingénieur expérimenté, soit l’auteur du projet.
En octobre 1762 […] : Le projet du père Morand prévoyait trois vannes mobiles superposées pour la distribution de l’eau en été, et celle du fond, la plus basse, pour effectuer les vidanges et faire évacuer les boues.
En août 1763, on va poser des affiches dans les villes du Comtat pour la mise aux enchères de l’écluse. On nomme un inspecteur des travaux, payé trente sols par jour.
[…] On fait élever un jas sur la montagne du Paty et on fait mettre aux enchères, à concurrence de cinquante livres, la construction d’un four au-devant du jas.
Les travaux durent deux ans (de 1764 à 1766). En juillet 1764, le travail de l’écluse a commencé et il y a aussitôt contestation avec l’entrepreneur sur la solidité des pierres de taille des revêtements intérieurs et extérieurs. […]
En novembre 1766, l’entrepreneur de l’écluse du Paty réclame une augmentation pour agrandir une guérite et réparer des dégâts causés par les eaux. L’écluse du Paty a été mal construite (juin 1767) et l’eau se perd dans les jointures et fentes de la muraille : le retard de sa construction cause un grand préjudice.
La dépense prévue au devis initial était de 36000 livres, elle atteignit alors le double, soit 60000 francs.
En juin 1768, la communauté intente un procès à l’entrepreneur de l’écluse pour malfaçon des travaux. On décide de surélever l’écluse du Paty, le 19 mars 1769.
En janvier 1772, un chaudronnier spécialiste […] place une «palette» ou «soupape» que l’on peut ouvrir ou fermer aisément par serrure. [..;]
En mai 1773, les consuls vont sur les lieux de l’écluse pour surveiller et hâter les travaux de surélévation du massif, pour alimenter les moulins. […]
En septembre 1784, des vandales forcent la serrure ou palette de l’écluse et l’eau se répand au préjudice de la ville. Le mois suivant, on constate un fort envasement de l’écluse, car on a négligé de réserver un puits (“coup perdu”) à la base de l’ouvrage et l’eau a fortement diminué. […] On dépense 1000 livres à cet indispensable ouvrage.
On élèvera une statue à la mémoire du père Morand. Extrait de l’histoire de Caromb par J. Gallian

Autour du Paty 2 : la grimpette, ilagaris

Pratiquement arrivée au sommet de la randonnée, un paysage noir, tristement consumé par le feu, s’étale devant moi ; les branches noircies et dénudées sont telles des bras maigres qui appelleraient au secours, les arbres sont déracinés. L’incendie n’est pas vieux ; en effet, c’est en août 2016 qu’il s’est déclaré. Dans quelques années, une autre formation végétale constituée de chênes kermès, d’arbustes aux feuilles persistantes et ou coriaces viendra remplacer la forêt primitive de chênes verts dégradée par des incendies.

Le panache de fumée est visible depuis tout le Comtat venaissin. Sept aéronefs (Canadair, Tracker et Dash) sont à pied d’oeuvre dans les airs pour aider le travail des pompiers au sol, déployés en grand nombre et venus de tout le département. Près de 10 hectares sont déjà partis en fumée. La Provence, 27/08/2016

Continuer la lecture de Sentier du petit patrimoine rural du Paty

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 10 Juil 2017

Retour en haut de page

* Le circuit des puits de mine à Gréasque

Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando à thème, Rando familialeMots-clés , , Laisser un commentaire sur * Le circuit des puits de mine à Gréasque
 

Le premier circuit des puits de mine, sans difficulté, se trouve sur le site de Michel (c’est celui que je vous propose, je le remercie) et un autre, plus long, sur le site ecobalade. Nous allons remonter le temps et parcourir l’histoire du charbon au XIXè ; sans doute faudra-t-il compléter cette visite par celle du musée de la mine car certains vestiges demeureront hermétiques aux yeux des novices.

Nous partons d’un petit parking le long de la D46A, après avoir traversé Gréasque ; quelques coureurs empruntent le sentier. De l’autre côté de la route, à peine caché par les arbres, un long tuyau de couleur verte longe l’ancienne voie de Valdonne, la voie ferrée du bassin minier. Il transporte jusqu’à Cassis les déchets d’alumine de l’usine Alteo de Gardanne.

Les argeiras en fleur nous ravissent : c’est le printemps. Le sentier sinue, se rapprochant du Vallat qui parfois abandonne de grosses cuvettes remplies d’eau.

Nous traversons à gué la rivière jusqu’à la descenderie1 qui permettait d’atteindre les couches de charbon peu profondes, système amélioré ultérieurement par un escalier à 45° et des cordes ou chaînes accrochées aux parois. Les quelques 500 descenderies identifiées sont désormais obstruées par un bouchon de béton appuyé sur un coffrage perdu installé entre 10 et 30 m de profondeur. Selon Musée de la mine, Coll., Pôle historique minier PHO, année ?? Les enfants, de par leur souplesse et leur petite taille, s’insinuaient dans les veines étroites de la houille.

Nous retraversons le Vallat sur un pont, à l’endroit du lieu-dit Tombereau, une vasque étonnante qui me réconcilie avec le lieu que j’avais vu à sec et malodorant il y a quelques années. Le grand ravin n’est pas long mais les traces de l’eau y sont nombreuses : rochers polis, petits prés humides, berges ombragées. Je me suis longtemps demandé pourquoi ce nom de Tombereau ; en lisant le livre de Bagnis, j’ai établi un lien avec la mine puisqu’un tombereau est un wagon PLM pour le transport du charbon mais c’est André qui m’a fourni la meilleure explication : toumbarèu, qui tombe, comme les cascades du vallat.

Le Tombereau, une douce et grande anse de pierres que l’on dirait agencées d’une main experte. Et puis un et deux escaliers monumentaux sur lesquels enfants et grands se rangeaient pour le bain salvateur par temps de grandes chaleurs. Et dessous une vasque, fraîche, large, immense […]. Et là, il y a encore de l’eau, par le miracle d’un bel aménagement qui la pompe d’en-dessous, bien loin, de ces tréfonds d’où elle ne sourd plus. […] Le Tombereau demeure, avec son pré tout proche que l’on a maquillé en aire de jeux. Gréasque : ici coulait une rivière (CG13)

Continuer la lecture de * Le circuit des puits de mine à Gréasque

©copyright randomania.fr

Les chemins de la pierre sèche de la Roque sur Pernes à Saint-Gens

Publié le Catégories ----- * Monts de Vaucluse 84, 84 Vaucluse, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , , Laisser un commentaire sur Les chemins de la pierre sèche de la Roque sur Pernes à Saint-Gens
 

Saint-Gens, j’y suis déjà allée au départ du Beaucet, circuit décrit dans la note ***Le Beaucet, Venasque, sur les chemins de la pierre sèche et dans le livre 25 balades sur les chemins de la pierre sèche, Florence Dominiquele bec en l’air, 2009. Une partie du parcours à Barbarenque et Saint-Gens est commune aux deux randonnées.

Mes photos

Aujourd’hui, ce sera un PR au départ du village haut perché de la Roque sur Pernes, balisé jaune sur la presque totalité. Majo et moi montons par la rue du Barri, une calade avec pavement central qui mène au château dont on ne connaît pas le premier propriétaire. Daté du XIe, annexé aux états pontificaux au XIIIè, il est reconstruit au XVIè, racheté par la famille de Centenier en 1741, finalement vendu aux habitants au XXè. Le clocher de l’église saint-Pierre saint-Paul joue à cache-cache avec nous. Nous sortons du village par le nord, quittons bientôt la route de Saumane pour un agréable chemin communal dallé de façon naturelle le chemin Jean de Rebous.

Le nom de la Roque apparut pour la première fois dans les écrits en 1113 ; lorsqu’en 1274 tout le Comtat fut cédé à la papauté, le territoire de la Roque fut inféodé à divers seigneurs, la plupart italiens : Spifame, (Boniface II) de Peruzzi, originaire de Florence, des Séguinsde Serres, des Galléan de Gadagne, des Centenier en 1741, issus d’une famille palatine, des Blanc-de-Brantes en 1772.

La commune a adopté les armoiries des Seguins ; Sébastien de Seguin qui surnomme La Roque sur Pernes, la Roque des Seguins, est un comte Palatin (1574), vice-recteur du Comtat (1590), qui reçoit du Pape la terre de La Roque pour laquelle il rend hommage devant François de Castellane, Charles de Pernes et François de Lopes, Seigneur de Montmirail, le 16/3/1576. Contesté pour cette donation, il est enfin pourvu de cet Office après la mort de Raimond Meillores, en 1590. D’après des Seguins, Jean Gallian

La légende raconte qu’une Dame Seguin, pour venger l’assassinat de son époux, attendit que ses 7 enfants soient devenus grands, les poussa à tuer toute la famille des assassins, puis se réfugia en Provence. Cette dame est représentée par la huppe et les 7 étoiles sont ses 7 enfants. Rapporté par Jean Gallian

Le chemin de la Roque à Saint-Gens passe sous les rochers de Fraischamps, appelés autrefois Barrièro. Le petit vallon de Frais Champ, circule au pied d’une colline dont les pentes raides sont abondamment couvertes de banquettes de pierres ou murs de soutènement encore en bon état, traces d’une lutte constante contre la pente. Nous sommes émerveillés par le travail laborieux que cela a dû représenter. Probablement dûs aux travaux de défrichement du XIXè bien avant que ne s’installent les banatais.
« Une main d’oeuvre inégalable, au service d’une volonté de fer » écrit Edouard Delebecque, ancien maire de la Roque sur Pernes, qui réussit à les [les banatais] faire venir dans son village menacé de désertification. Entre 1950 et 1999, 420000 déplacés ont quitté la Roumanie dont une communauté de lorrains partis coloniser le Banat au XVIIIè et rapatriés dans les années 1950 à la Roque sur Pernes.
Leur histoire est résumée par le collègue Alphonse Silve à Monteux.

Au XVIIIè siècle, des Alsaciens Lorrains partirent coloniser les terres fertiles du Banat empêchant ainsi les Turcs de prendre le contrôle de cette région. Au congrès de Versailles, le Banat fut divisé entre la Roumanie, la Hongrie et la Serbie. En 1939 la guerre éclata et le Banat fut envahi par les allemands. Les Alsaciens Lorrains, qui parlaient un dialecte germanique, furent considérés comme allemands et enrôlés dans la Wermacht (armée de terre allemande). A la fin de la guerre, les russes envahirent le Banat. Tito devint président de la Yougoslavie en tant que dictateur communiste et enferma les Alsaciens Lorrains, qu’il croyait allemands dans des camps d’extermination en Autriche […] Il y eut dès lors beaucoup d’exodes aux Etats-Unis mais aussi en France […]. Un groupe de Banatais reconstruisit le village en ruine de la Roque sur Pernes […]

Visibles mais peu nombreux… Les circulations migratoires roumaines, Coll., Les Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2003

Continuer la lecture de Les chemins de la pierre sèche de la Roque sur Pernes à Saint-Gens

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 03 Mar 2017

Retour en haut de page

** Circuit de Valmogne au départ d’Artignosc

Publié le Catégories ----- * Verdon 83, 83 Var, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , Laisser un commentaire sur ** Circuit de Valmogne au départ d’Artignosc
 

Grand froid attendu aujourd’hui ; équipée de collants et de chaussettes de montagne, d’un double cache-nez, de gants, j’ai décidé de marcher quand même bien qu’étant encore un peu souffrante. Nous ne sommes que 9 au départ sur le parking près du pont qui traverse le Verdon qui sert de limite naturelle entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Var.

Les basses-gorges du Verdon, plus larges, s’étirent du barrage de Quinson jusqu’à Esparron-du-Verdon. Ces deux gorges traversent des forêts au fort caractère méditerranéen qui leur donnent leur caractère paisible et sauvage. Données PACA les basses gorges

Mon album photos d’Artignosc
La page de Yves Provence, avec liens vers la trace, les photos

Nous longeons l’anse d’Artignosc qui n’existe que depuis la construction du barrage de Sainte-Croix ; nous le voyons bien en comparant la carte IGN de 1950 avec celle d’aujourd’hui. Il est un d’une série de petits lacs ponctuant les basses gorges (Montpezat, Saint-Laurent-du-Verdon, Quinson et Esparron).

Vaumugne 1 Lac, ginbi2

L’été, un espace de loisirs aménagé avec beaucoup d’ombre, a tout ce qu’il faut pour passer une bonne journée en famille mais l’eau est particulièrement froide parait-il.

Vaumugne 2 Piscine, ginbi2

Nous remontons les gorges formées de calcaires durs et blancs du Jurassique. Le premier belvédère aménagé nous donne une vue en enfilade sur les gorges vers le nord. Le niveau d’eau semble bien bas.

Vaumugne 3 Belvédère 1, ginbi2

Le second belvédère est un peu plus surélevé. Sur l’autre rive, le coteau Chiron où je vous ai déjà proposé une randonnée. Coteau Chiron dans les basses gorges du Verdon.

Vaumugne 4 Belvédère 2, ginbi2

Quant au 3è situé au débouché du mauvais vallon (mau Vallon), nous y accédons par un parcours un peu plus envahi par la végétation puis par des marches creusées dans la roche. Regardez en bas : ça devient impressionnant.

Vaumougne 5, Belvédère 3, ginbi2

Nous quittons maintenant les berges du Verdon pour une forêt désertée où se trouve la pierre aux trois blasons, limite des communes de Baudinard, Montpezat et Artignosc. Ce trifinium, point où aboutissent trois limites de propriétés, a été contesté par les seigneurs respectifs des communes. Chaque face blasonnée en relief est tournée vers le village qu’elle représente.
Histoire de Montpezat
Montpezat, D’argent à l’étoile à seize rais de gueules des Blacas. L’étoile de Moustiers, suspendue entre les deux rochers, serait une étoile à 16 rais suspendue par un Blacas à son retour de croisades. Lire L’étoile de Moustiers dans le blog randomania+. Généalogie de Blacas d’Aups

Baudinard, le lion des Sabran ; l’armorial officiel de Baudinard reprend également l’étoile à seize rais des Blacas, famille alliée. En effet, Beaucette de Blacas, avait épousé un Sabran en 1389. Généalogie Sabran-Baudinard

Artignosc, D’azur au chien barbet passant d’or et au chef cousu d’azur chargé de 3 besants d’or. Le barbet est un chien d’arrêt à longs poils, spécialisé dans la chasse au marais. Généalogie des de Thoron

En 1742, une transaction est établie entre les communautés de Baudinard, Artignosc et Montpezat ; en 1743 une lourde pierre de bornage est posée à cet endroit précis situé dans le val Valour, toponyme aujourd’hui disparu.

Vaumougne 6 Pierre aux trois blasons, ginbi2

Continuer la lecture de ** Circuit de Valmogne au départ d’Artignosc

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 24 Jan 2017

Retour en haut de page

De la cabane en pain de sucre à Montaigu

Publié le Catégories ----- * Parc Luberon 04, 04 Alpes-de-Hte-Provence, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , , Un commentaire sur De la cabane en pain de sucre à Montaigu
 

La voiture est pleine aujourd’hui pour une randonnée proposée par Yves Provence : de l’unique cabane de pierre sèche à Manosque au castra de Montaigu. Nous avons rendez-vous sur le parking de la piscine de la Rochette. Autres points de repères : le cimetière et le crématorium !

Petite aide pour pas trop hautA peu près face au crématorium, nous allons prendre un sentier prometteur qui bientôt se transformera en cauchemar : raviné, abîmé, raide, obligeant de monter haut la jambe ou de se hisser, il nécessitera la main secourable de Philippe.  En 10 minutes, seulement 30 m de dénivelée dans les jambes. Le mont d'OrParvenus au carrefour avec le sentier qui mène à droite aux Péroulets, nous faisons une pause pour reprendre notre souffle ou photographier le mont d’Or. La montée n’est pas finie…

La cabane des EspelsNous continuons dans un sous-bois ; la tour réapparaît entre deux arbres. Plus tranquillement désormais, nous parvenons à la cabane en pain de sucre des Espels1 que j’avais découverte en 2013 alors qu’elle ne figurait pas encore sur les dépliants touristiques. La cave pour la conservation des aliments, construite dans le talus n’est pas ouverte mais en s’y approchant, on y sent bien la fraîcheur. La cabane comportait un deuxième niveau qui n’a pas été restitué. Un placard avait même été ménagé dans l’épaisseur du mur. Comble du luxe pour un abri temporaire, une cheminée permettait de cuire les aliments et se chauffer.
1900 carte comité patrimoine manosquin situation-cabane-espels-1950Sur la carte IGN de 1950, la cabane y figure encore, bordée de multiples petits points représentant sans doute des plantations. Aujourd’hui, elle est précédée d’un jardinet avec un olivier. Elle est originale de par sa forme, ses pierres massives et non plates comme à Mane, et son liant à la chaux.
Comité du patrimoine manosquin.

Le bori pain de sucre des Espels, hash04

Continuer la lecture de De la cabane en pain de sucre à Montaigu

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 07 Déc 2016

Retour en haut de page

Quinson et les deux sources

Publié le Catégories ----- * Parc Verdon 04, 04 Alpes-de-Hte-Provence, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , , , Laisser un commentaire sur Quinson et les deux sources
 

Quinson, ce sera ma troisième visite ; cette seconde randonnée, 7 ans après celle du vieux village de Quinson par la Quille, se termine de façon identique (mais dans l’autre sens), par une descente ardue qui n’est pas facile surtout en cette saison, mais elle est mieux balisée qu’en 2009. parking du muséeNous stationnons sur le parking du musée de la Préhistoire et attendons la dernière voiture tout en espérant que le brouillard se dissipera.

Les photos de Yves Provence
Mes photos

A l'assaut de la falaisechemin de la falaiseNous allons monter sur le plateau du Meyas par un sentier raide qui affronte la falaise pourtant sans difficulté particulière ; à mi-hauteur, il se faufile dans une faille rocheuse avant de rejoindre la piste. C’est ce tracé que l’on prend lorsqu’on visite la grotte de la Baume Bonne avec un guide.

Quinson depuis le plateau de Meyas depuis le plateau de MeyasSur le plateau, les panneaux explicatifs ne sont pas tous lisibles mais la vue sur le village à un peu moins de 500m d’altitude, vaut le déplacement. On se rend compte de ce que l’on vient de grimper. Yves renonce à descendre au bord du Verdon pour voir la grotte : de toutes façons elle est grillagée et incompréhensible sans les explications des archéologues.

La table d’orientation où se trouve la cache Quinson #1, la table d’orientation de bob_13, n’est plus entretenue.

ChampGR vers VaudaudurdeDemi-tour pour rejoindre l’imprononçable source de Vaudauduerde ; au bout du plateau de Meyas commencent les grandes étendues ; après la traversée de la route de Riez, la piste grimpe sans arrêt en longeant le lit d’un ravin où s’évacuent les eaux de pluie ; sur la droite, quelques marcheurs ont visité les ruines de Durde datant du XVè ou XVIè. C’est ce hameau qui explique sans doute le toponyme Vau dau Duerde, soit la vallée de Duerde (nom d’un propriétaire ?).

Source de vaudauduerdeLe réservoirUn peu plus loin, à la source de Vaudaudurde aménagée, Yves pose une cache. Un abreuvoir à deux bassins creusé dans la masse, un réservoir voûté et un arbre tout courbaturé, voilà le décor champêtre. Sur le cadastre napoléonien, on voit bien que la source est captée à partir d’un petit affluent du côté de la Bourre.

La source de Vaudoudurde, Yves Provence

Les Mongesvers Poiraque entre deux champsNous revenons sur la piste et la montée continue ; au nord le Chiran et la crête enneigée du Mourre de Chanier. La piste de terre humide traverse des champs à perte de vue, entre lavandes et terres fraîchement labourées. A la Vudèle, Yves attend les retardataires pour rejoindre la source de la Poiraque1, dans un creux, complètement cachée par la végétation. Ensemble complet d’utilisation de l’eau : une fontaine à noria à chaîne et piston (fin XIXè), un lavoir, un réservoir qui recueille le surplus d’eau pour l’arrosage. L’ensemble a été restauré en 2012-2013, grâce aux efforts du Parc du Verdon, de la commune et de l’association Quinson histoire et devenir dont le président n’est autre que l’auteur du livre ci-dessous. S’il n’avait fait si froid, c’est là que nous aurions pris notre pique-nique.

Quinson sur Verdon – Découverte d’un village en Haute-Provence, François Warin, Les Alpes de Lumière, 2002

La source de Poiraque, Yves Provence

Continuer la lecture de Quinson et les deux sources

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 04 Déc 2016

Retour en haut de page

Journée du patrimoine avec les Drailles de la Mémoire à Cassis

Publié le Catégories ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Inédit, Rando à thème, Rando familialeMots-clés , , , , , Laisser un commentaire sur Journée du patrimoine avec les Drailles de la Mémoire à Cassis
 

Journée bien remplie, animée par l’association Les drailles de la Mémoire à Cassis représentée par André Jayne, son président, Léo et Serge, chacun ayant des connaissances spécifiques qu’il partagera avec le groupe de 50  personnes. Journée tellement riche en informations que j’ai dû choisir celles dont j’allais vous parler.

Avec moins d’un quart d’heure de retard sur l’heure prévue, nous partons sur le chemin vicinal qui longe le château de Fontblanche, un des domaines viticoles1 qui produit l’appellation d’origine contrôlée ‘vin de Cassis’ existant depuis 1936 ; basée sur une douzaine de cépages, blanc, rouge ou rosé, elle a été mise en valeur cette année par un livre de recettes : 36 recettes de Provence cuisinées au vin de Cassis, Robert Monetti, Guy Broglia-Sautel, Ces Arts Augustes, 2016.

sea line Chemin de LonguelanceÇa commence fort avec des informations marquantes : nous apprenons que le pipe-line qui amène les boues rouges de Gardanne à la mer, passe sous la route ; la première fois que je l’ai vu à ciel ouvert le long de la voie de Valdonne (photo ci-contre à gauche), j’avais été surprise par ce long tuyau de couleur verte dont les riverains ne connaissent même pas la fonction…
emplacement du paléo-lacA droite, dans la plaine, sur 400 m de long et 300 m de large et sur une profondeur moyenne de 50 m, il y avait autrefois un lac, un paléo-lac exactement. Carole Romey, auteure de la thèse Histoire des paysages et de l’occupation humaine du massif des Calanques depuis 300 000 ans, université Aix-Marseille, 2013, pense même que la rivière souterraine du Bestouan a été un jour en connexion avec ce lac ; cette rivière de 4 km de long, que les plongeurs ont pu remonter sur 2 km 665 en 1991, se trouve justement 80 m en dessous de nous, à la limite de ce lac.

Il [le paléo-lac] a été formé par la dissolution du calcaire barrémien et/ou par l’effondrement d’une cavité karstique. […] L’enregistrement sédimentaire venant du paléo-lac […] retrace le paléo-environnement glaciaire du massif des Calanques au Pléistocène supérieur. […] En outre les prospections géophysiques mettent en avant une probable connexion entre le poljé de la plaine de Cassis et la rivière souterraine du Bestouan. Les analyses des sédiments du Bestouan étayent cette interprétation et montrent qu’il s’agit d’un milieu dont les conditions ont varié dans le temps […]. Cependant l’analyse des céramiques collectées sur les deux sites fouillés (Ferme Blanche et Fontblanche) confirme l’occupation de la plaine de Cassis par l’Homme depuis l’Âge du fer.

L'âne sur le chemin vicinalcaroubierUn vieil âne passe la tête à notre passage ; une poule faisane fait les cent pas dans un enclos ; quand Serge nous affirme que la caroube, graine du caroubier, était l’unité de poids utilisée jadis au Moyen-Orient, j’ai cru que c’était une blague. C’est vrai, les commerçants ont retenu le carat, dérivé de caroube, pour son poids et sa taille uniformes (0.20 g).

Domaine de FontblancheRéservoir de béton Grappe de raisinAndré a l’autorisation de traverser le domaine viticole1 de Fontblanche ; au loin, un groupe d’ouvriers travaillent dans les vignes ; les grains desséchés du raisin blanc ont souffert du manque d’eau tandis que les grains bleu foncé du raisin noir sont gros et appétissants (qui me dira de quel cépage il s’agit ? cinsault ?).

La femme du dernier seigneur de Jullans-Fontblanche Louis César de Garnier, a épousé  Françoise de Garnier en 1789 ; Françoise est fille naturelle de François-Xavier de Garnier, conseiller et secrétaire du roi, issu d’une famille établie à Cassis au début du XVIIIè ; elle hérite de ce domaine situé au Plan, sur la route de Roquefort (voir cadastre napoléonien, 1811, plan A section Le Plan – état de section images 24 à  28) ; l’arrière-fief de Jullans avait été partagé entre deux frères vers 1580 donnant naissance à Jullans-Saint-André et Jullans-Fontblanche, aujourd’hui sur la commune de Roquefort ; le nom de Fontblanche vient donc de là et d’une fontaine se trouvant dans son fief. Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille, notice historique sur le fief de Jullans, son église romane et ses seigneurs, Dr BarthélémySociété de statistique de Marseille, impr. Nicollet (Aix-en-Provence), 1877

En 1918, Emile Bodin achète le château de Fontblanche ; une cuvée spéciale du domaine Bodin rend hommage à la chapelle Notre-Dame des Lumières, détruite à la Révolution puis reconstruite au siècle dernier par l’ancien propriétaire, Charles de Villepays [ndlr : qui avait épousé une descendante de Louis César de Garnier-Fontblanche]. Selon le guide Hachette des vins.

Continuer la lecture de Journée du patrimoine avec les Drailles de la Mémoire à Cassis

©copyright randomania.fr

D’Eguilles à Saint-Cannat par le chemin de Berre

Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeMots-clés , , , , , 2 commentaires sur D’Eguilles à Saint-Cannat par le chemin de Berre
 

Me revoilà sur le chemin poissonnier dont je vous ai parlé dans mon article Sur le chemin poissonnier à Eguilles et Coudoux. Ça fait plusieurs semaines que je n’ai pas marché – trop chaud, interdiction de circuler dans les massifs forestiers, des invités chez moi ; je reprends par une balade tranquille avec un peu de vent. Partie d’une idée trouvée le site communautaire Visorando Randonnée Saint-Cannat, j’ai modifié le point de départ, abrégé la partie sur Eguilles mais ajouté le passage au jas de Coussou.

quartier Bastide BlanchePetit coin de Sainte-Victoire depuis le chemin poissonnierJe me suis garée sous le pont TGV : le sentier d’exploitation part dans le quartier de la Bastide Blanche et rejoint le chemin poissonnier : c’est déjà Saint-Cannat. La Sainte-Victoire apparaît au loin. Ce vieux sentier poissonnier est assez large, caillouteux et sans grand intérêt : des chardons, des bosquets d’arbres et des postes de chasse, Piège araignéele piège au sol en forme d’entonnoir d’une toile d’araignée. Peut-être la toile d’une tégénaire ? Ces arachnides sont pratiquement aveugles mais perçoivent les vibrations les plus minimes : elle sort alors pour emporter son butin.

La TouloubreCentre équestre Saint-CannatAvant le Puits de Monet, non loin d’un carrefour de pistes, un étroit sentier sur la gauche évite la descente raide dans les cailloux ; la Touloubre n’a presque pas d’eau ; à  l’approche du centre équestre, deux chiens chahutent ; leur maîtresse a bien du mal à les empêcher de poser leurs pattes boueuses sur moi. Je prends connaissance des menus du renommé Mas FauchonMas de Fauchon puis j’entre dans une zone résidentielle aux belles propriétés ; au croisement, le chemin de Saint-Cannat à Berre part sur la gauche, du côté des installations sportives ; avant d’arriver sur le boulevard extérieur de Saint-Cannat, je longe un immense champ de tomates.

Eglise de St-CannatLa Vierge et l'enfant, après l'assomptionCe qui frappe, c’est que l’église Notre-Dame de Vie est neuve parce que reconstruite après le tremblement de terre de 1909 qui a détruit le village.

C’est l’une des premières églises en ciment ; elle a été consacrée en 1927 sous la protection de la Vierge Marie […]. Reliquaire de St-Cannat Vè siècleOn peut y découvrir le sarcophage-reliquaire de Saint-Cannat du Vè siècle. Cette église a été entièrement ravalée et réhabilitée.

Saint-Cannat #2 – L’Eglise, par Tic&Tac!

Pour prolonger la visite de Saint-Cannat, ont été placées d’autres caches dans le centre :

Saint-Cannat #1 – Lavoir 1, Saint-Cannat #3 – Lavoir 2, Saint-Cannat #4 – Le canal d’irrigation, Saint Cannat #5 : Cache Bonus, par Tic&Tac!

Continuer la lecture de D’Eguilles à Saint-Cannat par le chemin de Berre

©copyright randomania.fr

 
Dernière modification le 29 Août 2016

Retour en haut de page

*** Le sentier des aiguiers, Saint-Saturnin les Apt

Publié le Catégories ----- * Luberon 84, ----- * Monts de Vaucluse 84, Geocaching et jeux, Rando à thème, Rando sportiveMots-clés , , , Un commentaire sur *** Le sentier des aiguiers, Saint-Saturnin les Apt
 

Cela faisait bien longtemps que je voulais faire ce sentier extrait de 25 balades sur les chemins de la pierre sèche, Florence Dominique, le Bec en l’air, 2008 ; avec mes amis Claire & Denis, nous n’étions allés que jusqu’aux aiguiers1 Grognard.

Les photos de Yves Provence

balisage du sentierDépart du parking des Longuets sur la D230 qui mène à Sault ; le parking est peu visible surtout si aucune voiture n’y est encore garée. Des poteaux de bois portant une marque verte baliseront le circuit. Les lettres identifiant les points d’intérêt sont reportés sur la carte IGN en bas de page.

Au virage en épingle à cheveux, direction les Romanes ; je m’engage par erreur vers la Thébaïde, bordée d’un muret de pierres (je n’ai pas vu le modeste panneau de bois à l’entrée) au lieu de la contourner par la droite ; les propriétaires attablés pour le petit déjeuner me remettent gentiment sur la bonne voie.

aiguiers bessons aiguiers bessonsLes aiguiers Bessons2 (A, B) se font face de part et d’autre du chemin ; à droite deux bassins séparés par un mur de pierre. On accède au second à ciel ouvert par trois marches taillées dans la pierre.

Puis direction la Cassette ; sur la gauche, un petit sentier conduit à l’aiguier de Barralié (C) ; l’impluvium est envahi par les pins ; trois abreuvoirs en pierre taillée sont construits à proximité ; un escalier d’accès est creusé dans la roche pour accéder au réservoir : les deux toits de pierre sèche couvrent deux bassins séparés dont la longueur totale est de presque 7m. Compte tenu de l’ombre, il est bien difficile de faire des photos convenables ; celles du livre ont été prises en hiver : c’est mieux !


la Cassette la CassetteJ’ai d’abord trouvé deux cabanes écroulées avant de trouver la grande cabane de forme oblongue avec un élégant décroché qui souligne le début de la voûte ; elle s’ouvre sur des champs de lavande. Le panneau l’appelle borie de la Cassette (D) ; borie est un terme impropre pour cabane mais c’est celui que tout le monde connait…

Continuer la lecture de *** Le sentier des aiguiers, Saint-Saturnin les Apt

©copyright randomania.fr