Photo panoramique : mais quel est donc le nom de cette montagne ?



Combien de fois cela m’est-il arrivé de faire la photo panoramique d’une chaîne de montagnes et d’être incapable d’en donner le nom alors que je vis dans la région ! cela m’a tellement énervée de ne pas comprendre que je me suis remise quelque peu à l’optique photographique. S’il vous est arrivé de ne pouvoir identifier les montagnes environnantes, ou si vous avez simplement un doute, lisez cet article jusqu’au bout.

Pourquoi est-ce difficile ?

Je vais essayer de vous l’expliquer à partir de cette photo qui m’a posée problème pendant des semaines (focale équivalente 35mn, 0m d’altitude, Saint-Mitre les Remparts, Figuerolles, angle de vue plein Est ; au premier plan, le plateau de Vitrolles) le plateau de Vitrolles, la chaîne de l'Etoile Indépendamment des conditions météo qui peuvent gêner l’identification :

– une photo est une représentation plate d’un relief : une montagne à 10km de vous est représentée sur la photo sur la même surface plane qu’une autre à 40km de vous ; ce qui vous fait dire qu’elle est plus loin c’est le manque de netteté ou d’intensité de couleur. Sur la photo, trois plans de reliefs peuvent être facilement repérés : le premier plan (15-30 km, plateau de Vitrolles), le second plan (une seule chaîne de montagne en apparence, 30-40 km environ), un dernier plan aux extrémités avec deux formes de couleur gris très clair (plus de 40 km).

– sur cette photo prise au niveau de la mer, une montagne de 880m de haut située à 58km de moi a la même taille que le plateau de Vitrolles haut de 200m située à 15km de moi ; ce plateau à l’avant-plan masque donc totalement la montagne la plus haute (le mont Aurélien) : c’est ce que je ne comprenais pas lorsque j’ai cherché pour la première fois les montagnes que je devais voir.

– deux montagnes proches et l’une derrière l’autre, donnent l’impression de faire partie de la même chaîne

– selon le point de vue, la montagne n’a pas la même forme ; si vous êtes habitué à voir la face Est d’une montagne, il est possible que vous ne la reconnaissiez pas quand vous verrez sa face nord. Exemple de la montagne Vautubière ci-dessous : vautubiere 4 faces – le champ de vision de votre appareil photo dépend de la focale et de la taille du capteur. Le champ de vision en largeur de mon iPhone s’étale sur 58° environ ; ce fut ma seconde erreur : chercher les sommets trop près de l’axe central de ma vision ; à 30km de distance, il faut chercher les sommets 15km de chaque côté de l’axe central. La carte IGN TOP 25 qui ne couvre qu’une surface d’environ 20km sur 14 ne peut donc vous renseigner que sur le premier plan. angle vision st mitre 58 E Continuer la lecture de Photo panoramique : mais quel est donc le nom de cette montagne ?

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Utilitaires iPhone pour randonneurs



Voici une sélection d’testapplications, accessoires et utilitaires que j’ai testés sur mon smartphone ; ils me servent durant les randonnées et après, pour écrire les articles de mon blog. Mon Iphone n’est pas un outil de travail mais un outil de loisirs.

Iphigénie : la carte de France par l’IGN ; chaque service proposé est payant ; l’accès à la cartographie de toute la France se fait par abonnement annuel (14€) que certains habitués aux applications gratuites, trouvent coûteux mais pour un randonneur français rien ne remplace ce fonds cartographique. Evidemment cela ne fonctionne que si l’on est connecté au réseau : il est donc conseillé de mettre en cache la (les) tuile(s) dont on a besoin avant de se rendre dans une zone de montagne, ou dans un endroit reculé : dans ce dernier cas, le choix de l’opérateur téléphonique prend toute son importance.
Il est possible d’enregistrer sa trace (module payant Vmax environ 5,50 €), la récupérer sur son micro pour l’afficher ; on peut également afficher chaque photo sur la carte à l’emplacement où elle a été prise, ce qui est fort utile pour ceux qui veulent illustrer un blog de randonnées. Par contre, je ne trouve pas très intuitif les icônes permettant d’accéder aux différentes fonctionnalités  : elles nécessiteront un effort d’appropriation par l’aide en ligne.

SityTrail : application qui concurrence IphiGénie. Ne la connaissant pas, je cite les informations communiquées par un internaute fidèle qui a laissé un commentaire :
– abonnement annuel de 20 € à l’IGN
– import d’itinéraires en GPX, itinéraires récupérés sur internet ou construit
– suivi de l’itinéraire importé en temps réel
Recommandation : économiser la batterie ou en apporter une de secours.

MétéoFrance : indispensable pour connaitre un à deux jours à l’avance, la météo de l’endroit choisi pour votre prochaine randonnée. En ajoutant la commune de votre prochaine randonnée dans vos favoris, vous surveillerez l’évolution de la météo. Il est des cas où la météo fonctionne mal, c’est quand vous allez en montagne : ne pas oublier que météo France vous communique la météo de la commune. Par exemple, pour la Sainte-Baume en hiver, s’il a neigé et que plusieurs jours de mistral  ont suivi, ne vous fiez pas à la météo de Plan d’Aups ! C’est comme ça que j’ai découvert le vallon des cèdres sous la neige !

iSundial : un utilitaire léger, simple, esthétique, qui vous donne l’heure solaire de l’endroit où vous êtes. Une maxime tirée au hasard s’affiche : cela fait toujours l’objet d’échanges quand on est plusieurs à la découvrir. Je m’en sers pour le plaisir, pour vérifier l’exactitude d’un cadran solaire, ou l’hiver pour avoir l’heure au zénith, c’est à dire l’heure où la température est la plus favorable pour prendre mon pique-nique.
En mettant l’iPhone au format paysage, les calculs intermédiaires expliquent comment on arrive au résultat ;  chaque correction se fait en moins (on le devine, ce n’est pas explicite), et les calculs sont arrondis si bien que vous pouvez avoir l’impression d’une erreur. L’auteur répond rapidement à vos demandes d’assistance, j’ai pu le vérifier.
Une suggestion : afficher les secondes et n’arrondir que sur la dernière ligne.

Heure solaire vraie = Heure Légale-(heure été/hiver)-(longitude)-(équation du temps)
Exemple pour Saint-Martin les Eaux (04), le 1er décembre 2013, 11h54 à ma montre :

11:54
– (1:00)
10:54
– (-0:22:56)
11:16:56
– (-0:10:57) =
11:27:5311:28

clés de forêt : reconnaître un arbre quand on est devant, qu’on a trouvé une feuille ou un fruit. Cette application de l’ONF, facile à utiliser n’identifie que les principales espèces en France.

wildflora : un guide d’identification des fleurs (payant 9€ environ) à partir de la couleur, la forme de la fleur et de la feuille ; quand on ne sait pas, on peut choisir ‘non défini’ pour élargir la recherche. Ensuite votre sélection s’affiche avec les photos des fleurs. Personnellement peu douée en botanique, j’ai encore du mal à avoir des certitudes mais je peux alors vérifier dans un guide sur les fleurs.

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Guides de randonnées d’un nouveau genre



Des guides de randonnée, j’en ai énormément : livres de plus ou moins grande taille, classeur contenant des fiches que l’on peut mettre sous pochette plastique, revues, etc. Il est rare qu’un seul me convienne totalement ; j’y prends ce qui m’intéresse. Je vous présente aujourd’hui plusieurs guides un peu différents des autres.

testLes plus belles balades & randonnées en France, à la campagne, Coll., Glénat, 2013 – 5€
Les « + » :
– petit format, léger et donc transportable ; petit prix
– belle qualité d’impression, une petite photo sur chaque page
– cartes soigneusement dessinées bien que ce ne soit pas des cartes IGN ; coordonnées GPS du point de départ (à entrer dans le GPS routier quand le départ n’est pas en ville)
– un sommaire par région, un index récapitulatif des randonnées avec leur durée, leur difficulté
– des conseils vraiment utiles pour se promener avec des enfants et une astuce (que je ne vous dévoilerai pas ici) pour savoir à tout moment où l’on est, même si l’on n’a pas de GPS.
– possibilité de compléter la randonnée par des visites : on trouve les coordonnées de l’office du tourisme, des idées de visite pour un programme complet et varié sur une journée
Les « A savoir » :
– pour disposer de plus de randonnées en vacances, l’achat de la collection thématique (campagne, bord de mer, montagne, terroirs et patrimoine, forêt, lacs et rivières) serait sans doute un plus
Pour qui ? :
– pour les familles qui changent chaque année de région : on ne trouve qu’une ou deux randonnées par région et toutes les régions n’y sont pas.
Cependant, ce guide réussit à rassembler en petit format les atouts des autres guides similaires. Suite au test en situation de la balade le Jas d’Estelle, je dois modérer mon opinion favorable.
Sortie à partir du 13 mai. Télé 7 jours sur facebook

GR 2013 Marseille-Provence, Sentier métropolitain autour de la mer de Berre et du massif de l’EtoileLe cercle des marcheurs, les excursionnistes marseillais, le comité départemental de la randonnée pédestre des Bouches-du-Rhône, Editions WildProject-FFR, 2013 – 15€

Les « + » :
– un moyen de découvrir les Bouches-du-Rhône sous ses différents aspects : la nature, la ville, les zones industrielles, des points de vue, de l’art, des monuments, des musées,…
– tracé sur carte IGN, parcours présenté par zone, bien décrit, 200 pages
– descriptif et anecdotes ou compléments historiques
Les « A savoir » :
– dans cette découverte il y a le meilleur (les gorges de Cabriès à Vitrolles)… et le pire comme la zone autour de la gare d’Aix-en-Provence qui ressemble à une poubelle à ciel ouvert
– ce ne sont pas des boucles : il faut donc prévoir de placer une voiture à l’autre bout ou utiliser en 2013 les transports en commun prévus à cet effet
– le GR n’étant pas toujours bien balisé, le guide est indispensable
Pour qui ? :
– pour les curieux qui partent, sans préjugé, à la découverte de l’identité d’une région ; les amoureux de la nature ne seront sans doute pas satisfaits.

25 balades sur les chemins de la pierre sèche, Florence Dominique, le Bec en l’air, 2008 – 24€

Les « + » :
– un beau livre avec photos et textes de qualité, bien documentés
– tracé sur carte IGN avec points de repère pour ne pas se perdre et centres d’intérêt détaillés dans le texte
– un choix judicieux de sites permettant de découvrir le patrimoine local autour de la pierre sèche (bergerie, « bories », mur de pierre, aiguiers, etc) dans la région PACA
– beaucoup de choses à découvrir, pas de risque d’ennui en chemin
Les « A savoir » :
– un peu lourd à transporter…
Un de mes livres préférés.

Le pays de Forcalquier son lac, sa mer, cinq itinéraires géologiques, Gabriel Conte, C’est-à-dire Editions, 2010 – 22€

Les « + » :
– nombreuses photos anciennes et récentes, avec vues rapprochées, explications avec schémas, glossaire
– véritables curiosités géologiques (les Mourres à Forcalquier, la mine de Saint-Maime, etc), toutes situées dans les Alpes de Haute Provence, le département de la réserve géologique
Les « A savoir » :
– livre pédagogique
Pour qui ? :
– pour les amateurs de géologie et d’histoire locale.

Le rando malin, balades en famille sur des sites chargés d’histoire, le Var, Bruno Ribant, Frédéric Boyer, Mémoires Millénaires Editions, 2010 – 14€

Les « + » :
– une collection assez complète sur la région PACA
– un format pratique A5 pour un coût modique
– un choix judicieux de sites historiques à découvrir, un vrai but pour chaque balade
– préfacé par des personnalités
Les « A savoir » :
– pas de tracé sur carte IGN mais uniquement un dessin parfois approximatif, insuffisant pour les randonnées non balisées (j’ai relevé plusieurs fois des erreurs)
– manquent les distances ou les temps entre deux points éloignés sur un chemin croisant de multiples chemins de traverse
Pour qui ? :
– pour les curieux, pour une famille désirant trouver un but à leur balade pour éviter l’ennui.

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Consolider les liens familiaux grâce à la randonnée



Envie de s’évader pour se détacher du stress quotidien, apprécier la beauté de notre environnement ou connaitre la vie en nature ? Pourquoi ne pas le faire en famille et en randonnée. Et oui, rien de tel qu’une bonne escapade pour mieux savourer la vie du bon côté. Toutefois, n’oubliez pas de vous munir d’un GPS de randonnée pour connaitre exactement votre position, repérer les chemins grâce à la cartographie et pour ne jamais vous perdre. Pas plus compliqué qu’un jeu vidéo !

Apprendre à se connaitre lors d’une randonnée
Randonnée en famille
Randonnée en famille

Si vous avez une famille élargie, si Papi et Mamie habitent très loin et que la dernière réunion avec la grande famille remonte à très longtemps : c’est le bon moment pour renforcer les liens familiaux par une randonnée.

Il n’y a pas de mal à faire une petite balade tout en se donnant des nouvelles. D’ailleurs, c’est pratiquement impossible au fil du temps. En partant tous en randonnée, vous joindrez l’utile à l’agréable !

En outre, c’est une merveilleuse chance car vous pourrez avoir une discussion parents-enfants sérieuse sans que l’un ou l’autre n’ait à esquiver sous prétexte d’être en retard pour le travail ou de passer un appel urgent. On se donne une nouvelle chance d’échanger et de se comprendre, et non pas s’enfermer dans une chambre, comme le font généralement les adolescents.

Une randonnée en famille donne donc l’occasion à tous les membres d’une grande famille de jouer, de déjeuner ensemble, et de parfaire en un rien de temps les liens déjà existant entre eux.

Bénéficier des bienfaits de la randonnée

Ainsi, rien de tel qu’un week-end en randonnée ou mieux des vacances en famille, pour prendre une grande bouchée d’air frais. Plus important encore, les randonnées sont le meilleur moyen de s’échapper du rythme infernal du quotidien. Des expériences inoubliables n’attendent que vous : la nature a vraiment beaucoup à vous offrir ; pour réellement la connaître, la randonnée en famille est l’activité la plus simple,la moins coûteuse, et la moins risquée… Choix de GPS de randonnée d’occasion

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Le sportif a soif



On ne va pas se mentir. Les sportifs sont la fierté nationale de notre pays. Ils procurent un plaisir immense à la nation et aux individus. Ils sont le symbole de l’effort, du courage et de la réussite. Régulièrement, certaines disciplines sont éclaboussées par des affaires de dopages, de tricheries ou de gros sous mais le sport en question persiste et se relève de ses petits désagréments.

On parle du sportif et de sa santé financière, sexuelle récemment, mais rarement de sa santé médicale. Je ne parle pas de sa santé immédiate, celle qui est visible et/ou pénalisante pour son activité sportive. Je fais allusion à sa santé sur le long terme, sa santé loin derrière les projecteurs… une fois à la retraite ! La notion de sucre lent, rapide, simple, complexe est une embrouille intellectuelle terrible. La composition d’un sucre et sa constitution n’a pas grand chose à voir avec la façon dont le corps va l’accepter, le digérer et le métaboliser. Robert Masson le clame depuis longtemps, et Thierry Souccar et Isabelle Robard ont proposé parmi un collectif, de modifier les étiquettes afin de ne voir figurer que l’indice glycérique d’un aliment, comme c’est déjà fait (sur la base du volontariat) dans certains pays. Mais personne ne veut de cette info, enfin du moins, pas les industriels. Ils y voient là une information terriblement efficace qui remettrait en doute le paquet que l’on tient dans la main lors d’un achat.

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Origine de quelques noms de lieux à la Sainte-Victoire



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La Sainte Victoire,  émission du 27 avril 2003, Inter Provence

Connue auparavant (comme le Ventoux) sous divers toponymes honorant les divinités éoliques puis sous les formes chrétiennes de Sainte Venture ou Adventure, ce n’est qu’au XVIIème qu’apparaît son nom actuel de Sainte Victoire que nous devons à un bourgeois aixois un certain Honoré Lambert qui, à la suite d’un vœu, promit de rénover l’ermitage et la chapelle et en profita pour lui donner cette nouvelle dénomination rapidement adoptée par tout un chacun. A-t-il eu l’intention, comme beaucoup le pensent, de rappeler le fameux carnage du général Marius au détriment des Cimbres et des Teutons ? c’était la thèse largement romancée et diffusée par Walter Scott mais d’autres hypothèses tout aussi cohérentes ont été émises. Notre homme admirateur de Louis XIII et de son culte pour Notre Dame voulut peut-être commémorer une victoire sur les protestants voire la victoire du monde chrétien sur les turcs à Lépante. C’est à cette époque que fut érigée une première croix trois fois remplacée pour avoir été au cours des décennies abattues par le mistral. Celle que nous connaissons tient vaillamment du haut de ses 19 mètres depuis 1875. Nous la devons à Monseigneur Forcade qui y fit graver de curieuses devises en quatre langues en direction de chaque point cardinal.

Le sentier des Plaideurs : … nous rappelle qu’Aix a toujours été et reste une ville de robe, les plaideurs y sont légion ; Les villageois au XVIIIème siècle se rendaient chez le juge de paix de Vauvenargues depuis Puyloubier.

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Puyloubier, émission du 12 mai 2002

Je vous emmène aujourd’hui à la colline du Loup, pas d’inquiétude, c’est étymologiquement le nom d’origine de Puyloubier au pied de la Sainte Victoire dont seul le blason, qui porte effectivement un loup sortant d’une colline, nous rappelle cette anecdote.

Le col de Claps

C’était bien le col de Claps sur lequel bien des cyclotouristes se sont fait les mollets et qui permet d’atteindre le plateau du Puits d’Auzon et le Puits de Rians pour ceux qui aiment ce circuit du tour de Sainte Victoire. Une explication sur ce nom de Claps ou Clapiers qui ne désigne absolument pas une cage à lapins mais un amas de pierre comparable aux cairns bretons. (D’après une étude de l’IGN 2006, les noms de lieux en France, termes dialectaux, André Pégorier, un clap est une terre mélangée de pierre). Quant au moraliste qui vécut au milieu du XVIIIème, c’était bien Luc de Clapiers dit Vauvenargues auteur de nombreuses maximes. «Un homme sans passion est un roi sans sujet»

La bastide de Coquille ou Ferme de Coquille

Située à proximité de la route reliant Saint-Antonin à Puyloubier, cette bastide doit effectivement son nom à une remarquable structure [géologique] en forme de coquille qui la domine.

Le sentier Imoucha

Henri Imoucha créa l’association des Amis de Sainte Victoire, et fut le pionnier de la restauration du Prieuré ; auteur d’un livre Sainte-Victoire. Guide des excursions. Prieuré,  Garagaï, Saint-Ser, le Cengle, Roques-Hautes. Deuxième édition, IMOUCHA Henry, C.A.F. (Section de Provence)

C’est Henri IMOUCHA qui créa cette association, le 14 Mai 1955, avec ses amis aussi déterminés que lui, pour restaurer les bâtiments du Prieuré afin de les « rendre dignes de leur prestigieux passé et de leur naturelle destination ». Pratiquement tous les dimanches, habitant Marseille, il venait par le train à Aix où il garait un vélo. Avec lequel, par la route Cezanne, il gagnait la ferme de Roques Hautes à Beaurecueil, au pied de la montée de Saint Antonin. A pied, par le tracé rouge, il montait au Prieuré ; là, il nettoyait, consolidait, embauchait, pour l’aider, les randonneurs de passage, plantait des fleurs, taillait des arbres et … sonnait la cloche. Il y travailla avec opiniatreté jusqu’à son décès en 1990. Extrait du site des Amis de la Sainte-Victoire

115_1583_r.3.jpgCostes chaudes

Peut-être comme à la Seyne sur mer où un quartier porte ce nom, les Costes (= coteaux) chaudes sont-elles à une altitude moyenne, une exposition au Midi ?

Bau Sätger

Bau (rocher escarpé de forte taille, précipice, falaise) en hommage à Amédée Sätger qui pendant de nombreuses années a entretenu les tracés des sentiers de la Provence.

Refuge  Barthélémy Baudino :  du nom d’un étudiant aixois qui s’est tué dans la montagne à cet endroit. Le refuge a été édifié par le Groupement Universitaire de Montagne et de ski.

img_0074.3.jpgChemin de Malivert : mauvais hiver

Le pas de l’Escalette : passage difficile en forme d’escalier. Au XVIè, ce lieu se nomme l’Escale et sépare l’arrière-fief de Roques-Hautes de la seigneurie de Saint-Antonin.

L’oratoire de Bramefan : textuellement « crie la faim » ; se dit d’un endroit peu productif  ou du nom d’une plante – Ibéris pinnata – qui envahit les blés et gâche les récoltes.

Le parking du Plan de l’Anchois (selon l’IGN) s’écrirait plutôt Plan d’en Choi, selon J.P.Michèu, et Albert Negrel de l’association les Amis de Sainte-Victoire (En = chez) ; finalement, ce serait un lieu-dit le pré de chez François. Bulletin n°31, les Amis de Sainte-Victoire, octobre 2010.

Par contre, je ne suis pas certaine de l’origine de Cagoloup [traces de déjections de loup ?] ou du pic des mouches [lieu plein de moucherons ?] : si vous en savez plus que moi, merci de m’écrire.

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Rando mania a un an…



Un an déjà que ce blog est ouvert sans publicité, dans son propre domaine, grâce à ma fille Flora qui m’y a poussée. Je me suis délibérément positionnée « hors des sentiers battus » ; j’ai pris le parti de :

  • parler volontiers des itinéraires peu connus (les classiques, vous les trouvez dans les guides) : le jeu de geocaching est à cet effet un allié incontournable,
  • ne pas décrire les itinéraires classiques que vous trouvez sur d’autres sites,
  • essayer de comprendre l’environnement dans lequel je marche : pourquoi un oppidum à cet endroit, comment l’astérolide maritime peut-il pousser dans les rochers au cap Croisette (Marseilleveyre et la grotte Saint-Michel), comment construit-on une borie, pourquoi une prison dans l’abbaye Saint-Félix de Monceau à Gigean, etc.
  • toujours découvrir (« ne pas marcher idiot ») et informer. Je sélectionne mes sources : syndicat d’initiative, Bibliothèque Numérique Gallica, sites de généalogie, spécialistes du domaine, quelquefois sites personnels. J’essaie de faire valider le contenu par des spécialistes du domaine : par exemple la note sur le chateau de Forcalqueiret a été relu par Ada Hameau, responsable des fouilles ; pour le chateau de Ferreyrolles, j’ai posé des questions sur le forum des Camisards ; pour le fort de Niolon, Luc Malchair a apporté quelques corrections techniques relatives aux fortifications. Si j’emprunte une photo ou une citation, je cite mes sources. Une note représente toujours de plusieurs heures à plusieurs jours de travail !
  • y mettre ce que j’ai recherché moi-même sans le trouver facilement : la réglementation sur les restrictions de circulation dans les massifs forestiers en Provence par exemple,
  • échanger et communiquer avec ceux qui ont les mêmes centres d’intérêt : j’ai localisé l’oppidum survolé par Bernard, donné à Mélissa quelques références sur la ferme des Templiers qu’elle avait aperçue le long de l’autoroute à Brignolles, ou connu grâce à Max l’adresse d’un fabricant de fromages de brebis à Montjustin. Je fais régulièrement des visites sur le blog de Catherine randonneuse excellente photographe, Ti’Mars… alimente mon blog des photos prises lors de nos parties de geocaching ; Bob13 m’a fait découvrir les gorges sauvages de la Nesque ; Gilbert Bauer (site saute-colline) m’a communiqué un itinéraire de randonnée pour la chartreuse de la Verne ; Gilles Chinieu m’a invité à déguster son vin de Chusclan. De nombreux geocacheurs sont devenus des compagnons de route ou des amis. Chaque rencontre est une aventure humaine. Je les remercie tous.
  • aider ou collaborer :  j’ajoute des fiches descriptives de mes randonnées sur le site Week-ends et tourisme en Provence ; je suis parfois sollicitée pour une idée de randonnée ; j’ai intégré récemment le réseau des professionnels de la randonnée en Vaucluse.

Avec une telle optique, il est normal que 55 internautes sur 100 ne fassent que passer sur le site. Les autres y restent en moyenne entre 2 et 5mn. Continuer la lecture de Rando mania a un an…

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La température ressentie, à quoi ça sert ?



J’ai commencé à m’intéresser à la température ressentie quand, plusieurs fois de suite, alors que la météo m’indiquait une température d’hiver favorable, j’avais été surprise qu’elle ne l’était pas du tout. Cela rendait mes balades moins agréables et j’ai voulu comprendre pourquoi. Cela se produit systématiquement en hiver, quand il y a du vent.

medium_dunes_pilat_yab.jpgmedium_tempete_vosges_yab.jpg

(Voir ci-contre quelques effets du vent, photos de Yann Arthus Bertrand)

« …le vent nous donne l’impression qu’il fait plus froid que le mercure ne l’indique : c’est la température ressentie au vent . On parle alors de facteur de refroidissement éolien. Il mesure la rapidité à laquelle le corps humain perd sa chaleur lorsqu’il est exposé au vent. Il a été créé dans le but de réduire les risques d’hypothermie, d’engelure et autres dangers reliés au froid. » (Extrait du * site MétéoMédia) Il combine la température de l’air et la vitesse du vent pour obtenir une lecture de la température qu’on ressent effectivement à l’extérieur.

Consulter le facteur de refroidissement éolien avant de sortir permet de ne pas sortir… ou de se vêtir de façon adéquate pour profiter pleinement des plaisirs de l’hiver. Il est sans doute plus important que la température réelle quand on part en randonnée ; il donne finalement une impression de confort ou au contraire d’inconfort. Par exemple : si la température extérieure observée est de et que le mistral souffle à 40km/h, nous avons l’impression qu’il fait – 5° : le froid devient donc inconfortable. C’est le temps qu’il faisait le jour où je suis allée visiter les bories de Tallagard et je vous avoue qu’il n’y a plus beaucoup de plaisir à faire de la randonnée dans ces conditions. La température ressentie peut varier en fonction du réchauffement solaire, de l’humidité, de la façon dont nous sommes vêtus et du fait que nous soyons immobiles ou en activité. Pour les matheux qui veulent la calculer :

T(FR) = 13.12 + 0.6215 * T – 11.37 * V0.16 + 0.3965 * T * V0.16
Où : T(FR) est la température équivalente en degrés Celcius V est la vitesse du vent en km/h mesurée à 10m de hauteur T est la température, de l’air en degrés Celsius

Désormais, quand la température est en dessous de zéro, je pars plus loin, du côté des Alpes de Haute Provence où le vent est moins fort, voire inexistant. Quand il fait chaud, on peut avoir le même sentiment d’inconfort. L’index de chaleur ou humidex est un équivalent de température qui exprime l’effet combiné de la chaleur et de l’humidité. C’est un nombre qui décrit l’intensité de chaleur ressentie par les personnes. Pourquoi supporte-t-on aussi difficilement un taux d’humidité élevé lorsqu’il fait chaud ? Simplement parce que notre corps a besoin de transpirer pour contrôler sa température. En d’autres mots, c’est en transpirant qu’il se rafraîchit. Or, lorsque l’air est très humide à l’extérieur, cet air ne peut absorber l’eau dont le corps désire se débarrasser. L’être humain se trouve donc dans l’impossibilité d’évacuer son surplus d’eau et en ressent des effets désagréables.

HUMIDEX °C

20-29

30-39

40-45

46-54

Plus de 54

DEGRÉ D’INCONFORT

Confortable

Divers degrés d’inconfort

Sensation de malaise généralisée

Les activités physiques sont dangereuses

Risque sérieux de coup de chaleur

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Guides de randonnée



medium_img_2366.jpg52 balades en famille autour de Aix-en-Provence, Jean Reynaud, Editions Didier Richard* L’article du blog correspondant à ce descriptif
Les « + » :
– Classement par massif montagneux
– temps de marche aller-retour clairement indiqué et fiable
– schéma de l’itinéraire et descriptif avec symboles explicites pouvant être interprétés par des enfants
– quelques anecdotes ou compléments historiques
Les « A savoir » :
– repérages parfois insuffisants quand on ne connait pas du tout les lieux (carte IGN recommandée)
S’il n’en fallait qu’un, pour des randonnées en famille, ce serait celui-là

52 balades en famille autour de Marseille, Christophe Kern et Malika Bendadou-Kern, Editions Didier Richard
Les « + » :
– Voir ci-dessus
Les « A savoir » :
– Voir ci-dessus
S’il n’en fallait qu’un, pour des randonnées en famille, ce serait celui-là

medium_img_2367.jpgLes Bouches du Rhône… à pied La Provence, Fédération Française de randonnée pédestre, coll. Topo-Guide* L’article du blog correspondant à ce descriptif
Les  » –  » :
– des balades classiques et d’autres moins
– représentation sur carte IGN au 1:25000
– des compléments historiques, géographiques, botaniques
– parking clairement indiqué
Les « A savoir » :
– Peu de balades courtes
Dans la même collection : Les Alpes de Haute Provence… à pied (36 Promenades et randonnées)
* L’article du blog correspondant à ce descriptif
medium_sainte_victoire_guide.gifRandonnées pédestres dans Sainte-Victoire, Alexis Lucchiesi, Edition Edisud
Les « + » :
– très complet
– carte détaillée de toutes les balades, à partir des deux flancs de la montagne, y compris les traversées
– technicité, pénibilité indiquées
– variantes à partir du même itinéraire pour adapter la randonnée
– documentation complémentaire sur la géologie du massif, l’histoire
Les «  » :
– repérages à la boussole
La nouvelle édition inclut le Concors. Les randonnées sont classées selon leur difficulté.

medium_randonnes_en_provence.jpg
Randonnées en Provence, Jean-François Devaud, coll. Rando-Evasion
Les « + » :
– photos couleurs
– précisions techniques (durée, technicité, dénivelée)
– randonnées dans toute la Provence, sans les calanques (Sainte-Baume, Sainte-Victoire, Lubéron, Lure, Verdon)
– randonnées classiques, toutes balisées
Les «  » :
– plan trop simplifié (carte IGN nécessaire)medium_guide_cote_bleue.jpg
Jean-François Devaud, Glénat, coll. Rando-Evasion Des calanques à la côte Bleue, Fernando Ferreira, Edition Glénat
Les « + » :
– présentation sous forme de fiche pouvant être emportée dans une pochette plastique
– itinéraires représenté sur portion de carte IGN
– photos couleur
Les « A savoir » :
– les durées ne sont pas indiquées dans l’index
– description parfois insuffisante pour ne pas se tromper

De la Méditerranée aux Gorges du Verdon, Toulon / Saint Raphaël, Fédération Française de la Randonnée Pédestre, coll.Topo-guide
Les « + » :
– grandes randonnées inédites et longues sur les GR49 et 99
– itinéraires représentés sur cartes IGN
– description des itinéraires
– lexique des termes provençaux
– des compléments historiques, géographiques, géologiques
Les « A savoir » :
– pas de petite balade

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