Graffiti marins du cap Sicié

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Aujourd’hui ce sont André et Raphaëlle qui nous emmènent à la découverte des graffiti du cap Sicié ; c’est une découverte sportive, à la fois secrète et sauvage, que seul un guide connaissant les lieux pouvait nous proposer.

Grâce à Michel, j’avais découvert dans la nature les dessins des derniers bergers du Garlaban ; grâce à un club de randonnées, j’avais visité les dessins gravés dans la pierre de l’artiste contemporain Louis Douard.
Michel a depuis longtemps fait le compte-rendu de cette découverte dans Le brusc, forêt de six fours, domaine du cap sicié… découverte de gravures mais dans mon cas, c’est toujours nettement plus long…

Mon album du jour

Le site d’André et Raphaëlle, avec photos et données techniques

Les photos de graffiti du photographe Jean Huet

Je rejoins Michel à Gréasque ; nous récupérons André et sa femme en chemin ; en venant du Brusc, direction notre Dame du Mai, sur la D816 goudronnée et encore ouverte à la circulation automobile puisque nous ne sommes pas en période de restriction d’accès aux massifs forestiers. Sur la gauche, une aire de pique-nique avec une grosse citerne verte.

Le Massif du Cap Sicié s’inscrit dans la Provence cristalline qui se distingue de la Provence calcaire par des roches affleurantes métamorphiques1. […] Les roches du Massif du Cap Sicié, bien qu’elles aient été formées en surface, ont été transportées en profondeur par le mouvement des plaques tectoniques où elles ont subi un phénomène de métamorphisme. Selon La Seyne c’est ma nature

Leur couleur, leur composition ne ressemblent donc pas à ce que l’on voit habituellement dans la Provence calcaire.

Nous traversons d’abord une forêt ; les premiers cistes roses à l’aspect froissé sont sortis avec leurs feuilles très duveteuses. Quand nous passons au pied d’un rocher aux multiples arêtes anguleuses, André me propose d’aller y chercher une cache à quelques mètres du sol ; je préfère ne pas faire attendre les membres du groupe…

Au-dessus de la forêt – 4 Le Quicon, alpaugre

Petit-aller retour jusqu’en haut du ravin qui mène à la plage de la Fosse ; situation incongrue : au beau milieu de cette forêt vide de monde, au-dessus d’un rocher couvert de terre fine, un homme, pelle à la main, nettoie les abords avec soin. Il rend accueillant le dolmen de la Lèque dont l’entrée se trouve sous nos pieds. C’est un dolmen naturel.

5-le-dolmen-de-la-leque, alpaugre

Après cet aller-retour pas trop difficile, nous nous dirigeons vers le sud et vers la mer d’où nous pourrons voir Marseille, la forme caractéristique du bec de l’Aigle et les îles de Gaou et Embiez.

André tourne subitement à gauche dans la garrigue (zone 1 : Quicon-Montjoie) ; ça se complique, ça pique mais il sait où il va ; il s’arrête à un rocher de couleur rougeâtre sur lequel ont été gravés deux voiliers dont un avec trois voiles latines ; si les traits verticaux sont bien des antennes mobiles qui s’inclinent ou pivotent autour du mât, ce pourrait être un chébec à voiles et à rames. Parfois le voilier au trait léger sur une roche sombre est difficile à voir, ou au tracé incomplet.

Sur l’un d’eux je vois le marin chargé de surveiller la mer sur la plate-forme en haut du mât nommée nid-de-pie ; il voit tout à l’horizon, bien mieux que les autres marins sur le pont du navire.
Sur la même paroi rocheuse, plusieurs voiliers sont dessinés les uns à côté des autres : constituent-ils une scène réelle ?
La voile de l’un d’entre eux est quadrillée, facilitant l’identification de la forme des voiles et les pavillons qui flottent aux mâts. Les détails du gréement sont fidèles.

Emission de radio sur les graffiti : Autre radio Autre culture, interview

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Dernière modification le 05 Oct 2017

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** Riez la romaine

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Riez la romaine, c’est évident qu’une rando à cet endroit ne pouvait que m’intéresser après la passion éprouvée il y a quelques années pour l’aqueduc de la Traconnade et celui du Gier. Grâce à Yves Provence qui y organise une rando avec promesse d’un aqueduc romain, je me rends pour la première fois à Riez. Il fait froid sur le grand parking le long de l’Auvestre, entre le chemin du relais et la rue du faubourg Saint-Sébastien mais les efforts qu’exigent les courtes montées vont nous réchauffer rapidement…

La ville de Riez n’est plus aujourd’hui qu’un chef-lieu de canton de moins de deux mille habitants. Elle fut pourtant, à l’époque romaine, l’une des métropoles de la province Narbonnaise [Colonia Julia Augusta Apollinaris Reiorum, fondée par l’empereur Auguste]. A son apogée, dans le courant du IIe siècle, l’agglomération […] possédait une importante parure monumentale. A la fin de l’Antiquité, elle devint le siège d’un évêché. Elle conservera cette fonction jusqu’à la Révolution […]. Infos patrimoine PACA

En déambulant dans le centre ville, nous passons sous la porte Saint-Sols, devant laquelle trône la fontaine Benoîte, attestée depuis le XVè mais celle-ci date de 1819. Elle servait à tous les habitants, à l’intérieur et à l’extérieur de la ville et même à la monture des voyageurs. Quelques années plus tard, c’est le lavoir qui a été construit ; c’est dans la rivière le Colostre que les lavandières rinçaient leur linge.

Nous poursuivons la montée à la tour de l’Horloge par un long escalier. Au pied de la tour, on se rend mieux compte de sa hauteur impressionnante et de ses défauts de construction : le mur côté rue n’est pas à la verticale jusqu’en bas. Un des derniers vestige des remparts qui protégeaient le village, il abrite une horlogerie vieille de plusieurs siècles, probablement du xvie siècle, et qu’aujourd’hui encore les employés communaux remontent chaque samedi matin.

Riez – La tour de l’Horloge, lapinblanc

La montée continue sur le sentier des oliviers, bordé de panneaux d’information sur l’histoire de cette culture. Enfin nous arrivons au sommet de la colline Saint-Maxime où l’occupation urbaine s’est déplacée entre le IVe et le Ve siècle. La ville romaine avait à gérer des crues très violentes ; l’étude des épaisses couches de galets alluviaux qui recouvrent les niveaux abandonnés de la ville romaine montre que ce repli s’est effectivement produit au moment où les conditions de l’écoulement se sont fortement détériorées. D’après une Etude de géomorphologie.
Du haut de la colline, Claude me montre les colonnes romaines isolées dans le pré mais qui autrefois se trouvaient au milieu d’un complexe romain important.

Saint-Maxime a été évêque de Riez ; Riez, siège d’une évêché, voilà qui peut paraître étonnant quand on la regarde aujourd’hui. Cette chapelle Saint-Maxime, mi-lieu de culte, mi-habitation, construite de 1653 à 1655 en souvenir de la basilique carolingienne détruite en 1596, renferme un chœur bâti sur d’anciennes colonnes antiques. Depuis 1975, les sœurs Clarisse s’y sont établies.

Sur le GR4, des champs à perte de vue, des bouquets de lavande bien taillés sur fond de montagnes au nord-est ; tandis que les geocacheurs sont partis en chasse, je détaille le cabanon des champs, véritable petite maison construite avec des galets ; elle abrite les outils des ouvriers. Nous traversons le plateau puis descendons le chemin de Bontarru sur une bonne centaine de mètres de dénivelée.

Le plateau de Bontaru, julitch

Le château de Campagne (2e moitié 17e siècle ; 18e siècle) dont on remarque les toits de faïences colorées – plutôt caractéristiques de la Bourgogne -, domine la vallée du Colostre. Avec son bâtiment rectangulaire pris entre deux corps, flanqué de deux tours rondes, c’était au XVIIIè l’agréable résidence de Pierre Clérissy, seigneur de Saint-Martin d’Alignosc (anciennement saint-Martin de Rimat) où il possédait également un château. Les Clérissy sont connus pour  être à l’origine  de la production  de  faïence  à  Moustiers  et  à  Marseille. Le portrait de Pierre 1er serait toujours au château. Histoire des faïences à Moustiers.
Certains éléments de ce château sont protégés : les deux escaliers, le salon et son décor, les façades et toitures de l’ensemble des bâtiments de ferme, le pigeonnier, etc. En 1452, la commune de Riez a passé un accord avec le propriétaire Florent II de Castellane pour alimenter la fontaine de la Colonne par un aqueduc en rive gauche du Colostre, à partir des eaux de ce château.

Le pigeonnier situé de l’autre côté de la route a été restauré avec une (fausse) génoise à trois rangs ; les carreaux vernissés ne sont pas là pour la décoration mais pour empêcher les prédateurs tels que les rats, de grimper et pénétrer dans le pigeonnier. Les pigeonniers provençaux, Clodex

Riez – le pigeonnier du château de Campagne, lapinblanc

Après être descendus, il nous faut remonter doucement, sur un sentier parallèle à la route, traverser la route de Riez pour se retrouver au sud : Yves a prévu de rejoindre la piste balisée de Peyronnet. Mais c’était sans connaître les propriétés privées bien protégées par un grillage. Au pied du terrain de motocross, nous sommes contraints de remonter brutalement la piste forestière horriblement raide et caillouteuse ; dur, dur ! au sommet, nous enjambons la barrière souple qui est au sol pour nous retrouver dans la plaine de Milharas. On se croit sauvé mais le plateau n’est que champs protégés. Au loin, le centre émetteur de Roumoules qui diffuse sur grandes ondes le programme de Radio Monte-Carlo (RMC) et sur ondes moyennes les programmes religieux de Trans World Radio (TWR). Ses trois pylônes alignés constituent l’antenne principale qui rayonne vers Brest.

Zigzaguant dans la plaine, longeant les clôtures, nous ne sommes bientôt qu’à 300m de la piste mais plus de sentier ! Yves alors décide de s’en approcher en mode sanglier, à travers un bois un peu dense et des arbustes épineux ; les premiers arrivés se moquent gentiment des derniers qui doivent fournir un dernier effort pour sortir du bois. Ouf ! nous sommes maintenant en bordure d’un champ immense que nous couperons jusqu’à la piste. Cette partie dans la plaine n’est donc pas garantie 100% espace public… – je vous propose un circuit de contournement sur la carte – mais que de sérénité dans cette nature immense, déserte et calme !

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Dernière modification le 26 Août 2017

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Forcalquier, découverte de son aqueduc de plus de 500 ans

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22 octobre 2016

Je refais le parcours avec Yves Provence (qui a posé deux nouvelles caches…) et un petit groupe de la communauté Onvasortir. Pour ne pas me répéter, je ne vous signale que ce qui a changé depuis 2009 ou ce que je sais de plus.
* Les photos de 2016 *
Option de départ : au lieu de prendre le GR, j’ai pris le « chemin du milieu », espérant trouver des vestiges de l’aqueduc de Forcalquier ; je n’ai trouvé que quelques vieilles pierres équarries et un tunnel de pierres sous un profond couvert végétal : est-ce lui ?… quand le chemin se termine face à une maison, passer sur la droite à la barrière, dans le champ, et remonter jusqu’au GR6.
Point 3B du livre : les Mourres. Le balisage du GR 6 a été effectué ; un panneau d’information explique la formation des Mourres : il y a 25 millions d’années, sur les rives d’un lac, des îlots de végétation ont incrusté du calcaire ; les « formes » (souvent des champignons) ont un pied en calcaire marneux blanc friable, un chapeau en calcaire gris dur.

Et si on s’éloigne du site spectaculaire des Mourres de quelques kilomètres […] On retrouve cette alternance des couches blanches tendres et dures grises. […] Gabriel Conte propose de lier ces formations alternées à l’arrivée progressive de la mer, tantôt ouverte, tantôt par l’intermédiaire de lacs côtiers. P. Coste

UN PAYSAGE LUNAIRE EN HAUTEPROVENCE AVEC UNE VUE, Thierry9076

Les Mourres, earthcache de fredevils

GR6 au nord de Forcalquier : au point N 43.98629°, E 005.76940° le GR6 traverse une propriété privée ; il faut passer sous la barrière de fils souples.

Entre les points 6 et 7 du livre, cheminement peu visible en sous-bois, guetter les cairns !

Mère des FontainesMère des fontaines : elle se trouve en bordure de route ; l’ancien captage bouché du XVIè se trouve à gauche du nouveau captage fermé par une porte en fer. Il réunissait les puits Saraire et Avril, la source des Templiers, le captage des Pénitents. C’est là que démarre l’aqueduc que l’on retrouve côté gauche du chemin. Il a fonctionné pendant 250 ans, c’est à dire plus longtemps que la plupart des grands aqueducs romains. Extrait du panneau d'informationIl traverse les ravins en souterrain sur des gués appareillés de très grosses pierres. Recherche sur l’aqueduc de la Mère des Fontaines, à Forcalquier, J. Bourvéau-Ravoux, Bulletin n°10, 2007, Patrimoine du pays de Forcalquier
Association Patrimoine de Forcalquier

Merci à Jeanine B. et Janette Q. de m’avoir permis de récupérer en un temps record le numéro 10 du bulletin de l’association Patrimoine du pays de Forcalquier

L’aqueduc de la Mère des Fontaines, Yves Provence

Regard d'entretien (zoom)500 m après la Mère des Fontaines, en levant les yeux vers la colline, vous verrez au loin l’aqueduc dans un bancaù avec un regard d’entretien latéral.

Ce circuit autour de la pierre sèche méritait bien d’être parcouru une seconde fois. L’automne ne porte-t-il pas de belles couleurs ?

Paysage automnal

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Dernière modification le 09 Déc 2016

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*** Le circuit des Pénitents : aventureux et insolite

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15 août 2015 : journée geocaching ; après le pique-nique à Monfort au couvent des Crottes, le groupe du L.G.N. en visite à Monfort décide de s’attaquer à ce circuit de 10 caches posées aux Mées par Ti’Mars… Nous nous garons au camping des Mées, les uns à cvaôté de l’entrée, les autres sur le parking derrière plus grand. Cette fois on ne se contente pas d’admirer la longue procession des Pénitents depuis l’autoroute, on va voir de près de quoi ils sont faits !

La météo à cet endroit aujourd’hui et à 3 jours

Le village autour de la chapelleDirection la chapelle Saint-Roch par la montée caladée puis l’escalier de pierre déjà bien raide ; nous sommes dans l’ensemble primitif des Mées groupé autour de la chapelle Saint-Roch (autrefois Saint Sépulcre) et du château. De l’époque médiévale et jusqu’au XVIè siècle, le village s’est développé en rangées concentriques d’habitations s’enroulant sur le flanc du rocher puis à sa base. De là haut, nous pouvons le vérifier.

chapelle st roch 1900 AD 04Saint-RochEntre la carte postale du début du XXè et la photo d’aujourd’hui, que de remaniements et restaurations ! elle n’a plus grand chose de son origine, peut-être les parties de murs en petit appareil, formés de galets équarris, taillés (XIè ou XIIè siècle ?). D’après Les Amis des Mées

L’ordre chronologique des caches de 1 à 10, est indiqué à la fin du nom de la cache après la lettre P.

GDP04-45 : Les Pénitents des Mées – P1/10, Ti’Mars…

montée 14% photo ti'mars... C’est là que l’expédition commence par un panneau dissuasif précisant que le sentier non balisé – en vérité de vagues traces de ronds bleus ou de peinture rouge au sol – est dangereux. Une montée raide sur le poudingue, composé de galets, sables, grès, limons et différentes roches compressés et agglomérés. Tant que ces éléments restent bien soudés entre eux, pas de problème mais il arrive que l’érosion les détache ; dans les documents d’archives de la commune des Mées, il n’est pas fait mention d’importantes chutes de blocs provenant des rochers surplombant le village mais une expertise réalisée par le DDAF en 1998 mentionne des chutes de pierres régulières au niveau de la rue du Rocher. Mieux vaut donc ne pas partir seul, et ne pas randonner un jour de pluie ; aujourd’hui les jeunes geocacheurs aident les moins jeunes : il faut obligatoirement mettre les mains, parfois chercher le détour le moins risqué, et suer car la pente est raide, très raide. Plus de 18%, donc pas pour les VTT ! (dénivelée 92m pour une distance horizontale de 492m).

Vue sur la valléeUne grotte se creuse dans le basMaintenant que nous les voyons de près, nous voyons bien de quoi sont composés les Pénitents, un poudingue comme disent les géologues, celui du plateau de Valensole. Pas si solide que cela…

conglomérat photo altitude randoLe plateau […] correspond à l’immense cône de déjection de tous les matériaux transportés par les eaux en furie de la Durance, de l’Asse et de la Bléone durant 10 millions d’années au cours de l’ère tertiaire.
A l’est du plateau, les épandages paléoduranciens se caractérisent par la présence de rhyolite et d’andésite provenant du sud-est. Extrait du plateau de Puymichel, atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence

GDP04-46 : Les Pénitents des Mées – P2/10, Ti’Mars…

La grande archeLe sentier qui longe les Pénitents par le haut, tout en petites montées et descentes, frôlent parfois le vide ; ceux qui ont le vertige regardent droit devant eux pour défier le vertige ; au travers de la plus belle arche, un coin de la vallée de la Durance se dévoile.

Panoramique Gaëlle83

GDP04-47 : Les Pénitents des Mées – P3/10, Ti’Mars…

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Dernière modification le 30 Jan 2016

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** La chapelle Saint-Joseph de la Pérusse

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carte de cassini (H)ermitage St Joseph 1779Passons de l’autre côté de la montagne de Vaumuse et changeons de vallée. La montagne de Vaumuse sert de transition entre la vallée des Duyes et celle du Vançon, et entre les Alpes et la Provence ; le paysage est vraiment différent. Pour vous en persuader, revoyez l’article le sommet de Vaumuse. C’est probablement plus facile d’atteindre le sommet de Vaumuse à partir de Vaunavès1 qu’à partir du pont de la reine Jeanne. Un rapide regard sur la carte de Cassini nous confirme que la chapelle Saint-Joseph existait déjà en 1779 en tant qu’ermitage, que les 2 s de la Pérusse2 ont disparu au profit du symbole de la ligature ſ + s → ß, utilisée dans des manuscrits en français dont la carte de Cassini, avant que le s long ne disparaisse complètement dans l’imprimerie vers la fin du xviiie siècle. D’après l’eszett, wikipedia.

Photos de J.-P. Lecomte, en hiver

chapelle vaunaves depuis la routele second raccourci : ça roule !A Vaunavès, je trouve facilement une place pour me garer. Je n’ai pas pris le sentier qui monte à la chapelle de Vaunavès – des photos de cette chapelle sur le site dignois.fr – et évite les deux premiers lacets de la route mais j’ai pris le second raccourci quasiment dans la pente et qui m’a fait bien suer : ce sont des galets roulants et mieux vaut emprunter la route si on n’a pas le pied sûr.

BeaucouseBeaucouseLe chemin passe derrière les maisons de Beaucouse [ndlr :  suite au message d’un randonneur en 2017, le droit de passage derrière le château semble avoir été supprimé ; vous devez passer à l’est du château en partant du cimetière]. J’admire les constructions comme celle de droite, construites en galets arrondis puisqu’il n’y a que ça : les anciens savaient utiliser les matériaux trouvés sur place. Parfois c’est un village entier qui était construit en galets comme au vieux Bras d’Asse.

pic d oise dans l axe du sentierJe commence la longue et lente montée de la crête de Beaucouse par un sentier de galets fortement collés à la terre et piqué de touffes d’herbe : c’est plus rassurant que tout à l’heure. Je me retourne : déjà un paysage à couper le souffle du côté de la vallée des Duyes, et de Digne. Impossible de rater le pic d’OiseLe pic d'Oise (randonnée de l'Andran) -, en forme de pyramide parfaite et tacheté comme une peau de panthère. crete Géruen cloche de barlesLe Cousson, le Chiran et toutes les montagnes connues autour de Digne sont parfaitement identifiables. Le sentier est totalement à découvert : soleil et vent sont donc de la partie. Côté nord-est, la barre calcaire de Géruen et la cloche de Barles ; pourquoi cloche ? allez, devinez !

montagne de LureLa montée continue avec une petite fenêtre vers l’ouest et la montagne de Lure ; quelques arbres enfin apportent un peu d’ombre. Le panneau que je guettais : il faut quitter le sentier menant à la crête de Vaumuse, pour celui de la chapelle, toujours en montée. Les planeurs survolent Vaumuse en émettant un léger sifflement. La chapelle Saint-Joseph de la Pérusse ne se découvrira qu’à la dernière minute, il est donc inutile de la chercher comme point de repère dans le paysage. Elle se mérite ; partie de Vaunavès à 734m, j’arrive à 1257m d’altitude soit plus de 500m de dénivelée.

ensemble du batimententréé chapellechapelle st joseph de la pérusse et la corde de la clocheune des anciennes chambresIl y a du monde aujourd’hui ; sans doute prépare-t-on le pélerinage de demain 15 août. Je fais le tour de la chapelle, qui ne fut pas qu’une chapelle mais un ermitage, ce qui explique le nombre de pièces. A l’extrémité, une pièce à vivre est équipée d’un poêle, d’une table et de bancs de bois, d’une armoire ; beaucoup considère qu’il s’agit là d’un refuge (sans lit) : je dirai plutôt un abri en cas de mauvais temps.
La corde de la cloche traîne au sol et ceux qui partent n’hésitent pas à la tirer pour que retentisse très loin la sonorité claire de cette cloche de taille respectable.

st joseph et ex votosbrancard pour porter la statueLa chapelle contient toujours les ex-votos qui ont fait la réputation et la ferveur des habitants des environs ; le brancard qui va supporter la statue de Saint-Joseph est prêt pour demain. la fontaineLa fontaine, bien protégée derrière la porte de bois, garde précieusement un récipient pour récupérer l’eau ; lorsqu’on ouvre la porte, on découvre un bassin rectangulaire de taille impressionnante.
paysage face à moi pour le pique-niqueUn long banc bien calé le long du mur, à l’extérieur, invite au repos et au pique-nique : c’est là que je m’installerai, face au vallon des Plaines.

Donnadieu, curé de Vaunavès, 1864 raconte que l’ermitage aurait été construit grâce aux offrandes des fidèles : une chapelle, quatre chambres, trois écuries [ndlr : je suppose que l’écurie était en bas et la chambre à l’étage, autrefois les animaux pouvant vivre dans la même maison que les gens…]. Un ermite était chargé de veiller à sa conservation.
Le chanoine de Digne avait ramené de Rome une parcelle du pallium3 de saint-Joseph en guise de relique.
Il y avait tellement de personnes venues de Digne, Seyne, Sisteron, Gap,… lors des grands pèlerinages (les jours de Pentecôte, Fête-Dieu) que le curé était obligé de bénir les fidèles en plusieurs fois. Il y avait aussi des petits pèlerinages les jours de saint-Jean-Baptiste, saint-Pierre, de la Nativité, de la Sainte-Vierge. Pour l’occasion la statue de Saint-Joseph était placée sur un brancard au milieu de la chapelle ; les malades passaient deux ou trois fois sous le brancard en signe d’humilité.
Mais le plus surprenant dans ce ‘désert’, c’est la source abondante et pérenne qui s’y trouve.

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La voie de Valdonne

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Marcher le long d’une ancienne voie de chemin de fer, voilà ce que je vous propose. Bientôt ce ne sera plus possible. Mieux vaut placer un véhicule à la fin du parcours pour ne pas refaire le même trajet en sens inverse.
Nous partons d’Aubagne après avoir organisé le dépôt des véhicules près du terrain de sport à Roquevaire. La balade, dans le cadre d’une rencontre de geocacheurs 2013 Apérocache organisée par l’association des Geocacheurs de Provence, sera collective et donc avec des promesses d’amusement.

Créée en 1868, cette voie fut longtemps l’épine dorsale entre Aubagne et la Barque : 80 ans de trafic voyageurs, 120 ans de trafic marchandises ; elle fut lancée pour répondre à des besoins de transports de marchandises : les usines de savon et de soude de Marseille utilisaient le charbon extrait des carrières de lignite de Fuveau, Peypin ou Auriol. D’autres marchandises comme le ciment ou le plâtre ont ensuite emprunté la ligne.
Puis ce fut le tour des ouvriers qui se rendaient dans les usines du nord ou de l’est de Marseille. La gare de Valdonne, sur la commune de Peypin (Bouches-du-Rhône), est ouverte le 27 janvier 1868 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.
L’arrivée des lignes d’autobus concurrencent le train : en 1939, le trafic passager est interrompu. En 1987, les voies sont déposées  à la Barque mais les 17km entre Aubagne et Valdonne sont conservées avec leurs rails, leurs tunnels. Les documents d’urbanisme réservant cet espace à un usage de transport, ont empêché toute construction privée sur la Voie. Accents, Hors série, Conseil général 13, été 2013

Nous rejoignons la voie ferrée 500m environ après la gare d’Aubagne, dans un quartier résidentiel, du côté du Clos Marie-Antoinette. A notre droite, un tuyau vert bien apparent nous accompagnera tout le long de la balade.
Au niveau du grand rond-point au dessus de l’autoroute A501, nous passons sous un pont joliment taggué et graphé, par des artistes de la rue qui ont souvent de la graine de génie. Certains personnages me font penser à l’artiste choisi pour le futur design du tramway. Le tuyau vert s’est paré de couleurs vives.

Nous allons cheminer maintenant entre le chemin de Longuelance et les propriétés privées ; parfois les rails sont envahis par la végétation ; nous passons tant bien que mal tantôt à gauche, tantôt à droite du tuyau vert. Les enfants partent en avant pour chercher les caches, parfois avec l’aide d’adultes qui jouent avec autant de plaisir qu’eux.

Nous passons sous un petit pont, comme le fait le tuyau vert clair, couleur de la verdure mais qui ne contient rien de naturel. Les rails sont de plus en plus difficiles à suivre ; nous continuons sur la route qui nous offre après le clos des Arnauds, une jolie vue sur la Sainte-Baume.

Après la cache n°7, moyennant un court détour, vous trouverez la maison de celle qui peint ; la façade colorée de  la maison de Danielle Jacqui vaut le déplacement, que l’on aime ou non. Débutée en 1981, l’œuvre monumentale qui la rendra célèbre est la décoration de sa propre maison : pas un seul centimètre carré sans peinture, mosaïques, ou décor. Le blog

la maison de celle qui peint, par sylberfil

Après le chemin de la Baume, le sentier s’enfonce dans une petite prairie où nous trouvons le bâtiment ruiné de l’ancienne gare du Pont de l’Etoile. Avant le tunnel, nous posons pour la photo de groupe ; lampe de poche à la main, à la queue leu leu, nous entrons dans un tunnel sombre ; nous prenons plaisir à entretenir gentiment la légère crainte du noir exprimée par les enfants…

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Dernière modification le 29 Fév 2016

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** La chapelle Saint-Donat le Bas et le mystérieux couvent des Crottes : une randonnée d’exception !

Publié le Catégories ----- * Forcalquier mont. Lure, 04 Alpes-de-Hte-ProvenceMots-clés , , , , 4 commentaires sur ** La chapelle Saint-Donat le Bas et le mystérieux couvent des Crottes : une randonnée d’exception !
 

Une randonnée mémorable ! non seulement pour les deux chapelles Saint-Donat mais aussi à cause du contexte particulier qui a provoqué quelques surprises : il avait plu pendant plusieurs jours auparavant, je n’avais pas étudié en détail le parcours qui traversait à gué plusieurs ruisseaux… le parking est celui de la mairie de Chateauneuf Val Saint-Donat.

Départ vers le sud par la route D951 qui traverse le village. Après les Jas, le premier ruisseau charrie une eau légèrement boueuse ; le ruisseau suivant a inondé les champs ; de chaque côté de l’ancienne voie romaine, des flaques d’eau se sont formées ; grâce au pavage de la chaussée, on identifie bien la voie royale qui réutilise la (supposée) via domitia ; la forme bombée de sa surface favorise l’écoulement des eaux. Les techniques de construction des voies romaines sont simples : une large tranchée dans laquelle les romains superposent plusieurs couches de matériaux (une première couche de fond de gros cailloux, une couche intermédiaire constituée de cailloux de taille moyenne, une troisième couche composée de petits cailloux, de gravier ou de sable. Extrait du collège Gaston Lefavrais) ; après la colline de marnes noires, apparaît le pont de pierres presque invisible sous la végétation. Un autre pont de pierre a bien souffert : je l’ai contourné, observant avec inquiétude le trou béant sur le côté de la chaussée.

Au carrefour avec la voie royale, j’emprunte le chemin de Saint-Jacques, balisé avec la célèbre coquille Saint-Jacques. Le sentier se déroule le long du flanc ouest de La Louvière1. C’est un morceau de l’étape 5 du chemin de Saint-Jacques Peypin-Peyruis (20km). Pour éviter un large lacet sur sentier boueux, je traverse les bois à angle droit pour retrouver la descente vers le ravin du Vèze2.

Après le sous-bois aux tons d’automne, je dois traverser à gué un ruisseau étroit  mais un peu profond, entre des berges de terre écroulées ; malgré mes efforts pour éviter d’avoir les pieds mouillés, je ressors avec les chaussures pleines d’eau que je vide aussitôt passée ; le gué suivant est plus large et plus houleux : après quelques hésitations, je le traverse en diagonale, pas très rassurée ; quand surgit brusquement la chapelle Saint-Donat sur son piton rocheux, ravie, je souffle en longeant le champ. Le nom de Saint-Donat rappelle celui de l’évêque qui aurait évangélisé la montagne de Lure à la fin du Vè. Il se serait retiré dans un lieu désolé que les uns situent à notre Dame de Lure, d’autres dans la combe de Saint-Donat.

La chapelle Saint-Donat-le-Bas (471m), dans un excellent état de conservation, est pourtant une des églises les plus anciennes du département des Alpes-de-Haute-Provence (XIè siècle). Le mur nord n’est percé d’aucune baie, le mur sud en compte cinq ébrasées vers l’intérieur ; la nef se prolonge par une travée rectangulaire débordant de part et d’autre, ce qui est assez rare en Haute-Provence ; les moulurations seraient d’origine carolingienne. Grandeur, esthétique et sobriété.
Petite remarque : on devrait plutôt dire Saint-Donat le Majeur car Saint-Donat-le-Bas, mesurant à peine 8 m sur 3,50 m et antérieure à la grande, était une petite chapelle dont les ruines se trouvent en contre-bas du torrent.
La Haute-Provence monumentale et artistique, Raymond Collier, Digne, 1986

Abside

Alpes de Haute Provence.com

Après le pique-nique face à la chapelle, je reprends le chemin du retour derrière celle-ci, en bordure du torrent du Thoron. L’abbé Andrieu raconte qu’au XIXèà la saison des pluies, des sources [les Sorgues] jaillissent par centaine le long du Mardaric, en aval et en amont de la chapelle, un peu partout : sur le chemin, dans le lit du torrent, sur ses bords et au-dessus, jusqu’à une certaine hauteur. Mais, pour que le phénomène se produise, il faut des pluies excessives […]. Surgie de je ne sais où, une cascade y chute en deux gerbes bruyantes. C’est probablement ce phénomène rare que j’ai vécu en direct. On dit même que dans ce cas, l’eau s’engouffre dans une source souterraine cachée dans les profondeurs du torrent.

Le gué du torrent est plus large que les précédents et je ne sais pas trop à quel endroit le traverser ; pour y parvenir, je m’aide de mon bâton de randonnée. D’autres promeneurs y renonceront et chercheront à traverser ailleurs : il est toujours possible de reprendre le même chemin qu’à l’aller où les passages sont plus ‘guéables’.
Le Mardaric reçoit les eaux  de plusieurs rivières, toutes en crue aujourd’hui, et c’est lui maintenant que je dois traverser ; honnêtement il me fait peur par son débit et la vitesse de son courant. Je songe un moment à rebrousser chemin ; j’étudie avec attention l’endroit qui me parait offrir le moins de risques. Je prévois de traverser là où les rochers ne provoquent pas trop de remous ; je renonce d’avance à ne pas être trempée jusqu’aux genoux ; j’utiliserai mon bâton de randonnée comme béquille pour résister au courant. Après plusieurs minutes de réflexion, je me lance ; arrivée aux deux-tiers du parcours, je me sens chavirée lorsque je lève un pied pour avancer ; ‘ne pas lever les pieds trop haut au-dessus des rochers profonds mais glisser’, telle est ma tactique ; je perds l’équilibre mais m’accroche pendant plusieurs secondes à mon bâton coincé entre deux rochers, ne déplaçant qu’un soutien à la fois. J’ai vaincu le Mardaric mais mon cœur bat la chamade. Le danger était réel.

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GR 2013 : de Rognac au château de la Tour d’Arbois

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Fête régionale de la randonnée 2013 par un temps maussade qui commence et finit avec la pluie. Des cars emportent les randonneurs au point de départ d’un des parcours linéaires ; pour moi, ce sera Rognac. Pas de visite guidée, seulement quelques précisions au sujet des endroits où le GR risque de ne pas être évident à trouver : quelques rubans jaunes et rouges jalonneront alors le sentier.

— Lien vers l’album complet GR 2013 Rognac Château de la Tour d’Arbois —

Le groupe de 14 constitué des membres de l’association de Fos… et moi, chemine rapidement, s’arrête peu pour observer ou faire des photos. Nous n’aurons aucune information sur les zones traversées. La montée par le chemin de Saragousse nous amène au point culminant du plateau de Vitrolles (271 m).

Dans l’ordre du parcours :

  • les cuestas et l’érosion du calcaire
  • le plateau de Vitrolles : La falaise du plateau de Vitrolles et ses nombreux panoramas sur la ville et sur le pourtour de l’étang de Berre dont les installations pétrochimiques de l’étang de Berre.

    C’est un plateau calcaire au relief tourmenté, dominé par une végétation de type méditerranéen mais présentant une diversité remarquable de milieux : garrigue, maquis, taillis de Chênes verts, pelouse à brachypode, zones cultivées (oliveraies, vignes, cultures céréalières extensives), falaises, cours d’eau, ripisylve, roselières et réservoir d’eau douce. Extrait du site Natura 2000

  • le radar visible de la presque totalité du plateau qui sert au contrôle aérien de la zone d’atterrissage de l’aéroport de Marseille-Provence
  • la carrière de Val d’Ambla : le calcaire marbrier de Vitrolles est unique de par sa couleur rouge étrusque ; sont extraits gravier et pierres à bâtir pour l’industrie du bâtiment, distribués aux quatre coins de la France, dont une grosse partie pour la ville rose, Toulouse.
  • le curieux rocher de Vitrolles (lou Roucas) isolé au milieu des habitations et sa chapelle Notre Dame de Vie. Accessible par un escalier taillé dans la roche calcaire, cette modeste construction fût bâtie dès le début de la période romane, autour de l’an mil et traduit les influences des églises de Catalogne, elles-mêmes teintées d’inspiration arabe.
  • Un refuge pour la nature : le panneau d’informations n’est plus lisible ; Site d’importance majeure pour la conservation de l’Aigle de Bonelli (1 couple), site d’importance internationale (réservoir du Réaltor) pour l’hivernage des oiseaux d’eau ; une partie du site est classé Natura 2000 ; les papillons y sont régulièrement inventoriés.
  • Nous croisons un camion de pompiers ; aucun risque d’incendie pourtant aujourd’hui ; leur présence s’explique par l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompier sur le plateau de l’Arbois (23 hectares recréant l’intégralité de la chaîne d’intervention).
  • les Collets Rouges et son air de far west avec ses petites collines rouge foncé.
    Quand Luc Besson a découvert le Plateau vitrollais, il a jeté son dévolu sur ce terrain-là pour en faire la scène inaugurale de sa nouvelle série « No Limit » (TF1).

    Durant deux jours, les terres des Collets Rouges ont pris des allures de camp de guerre au Mali. Là où, dans une sorte de flash-back, on retrouve Vincent Liberati, alias Vincent Elbaz, un agent secret, traquer un chef rebelle malien, tout en ayant une vie de père de famille divorcé des plus compliquées. « Les conditions de tournage sont parfaites, c’est très exotique, ça donne l’impression d’être ailleurs », confie, tout sourire, l’acteur La Provence, 18 mai 2012

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GR 2013 : de Chateauneuf à Martigues (1ère partie)

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Cette fois j’ai choisi un bout du GR®2013 inter-urbain entre Chateauneuf-les-Martigues et Martigues, presque 20km ; il faut donc deux voitures, l’une au parking du centre commercial Carrefour à la sortie de l’autoroute A55 la Mède, l’autre au parking de Jonquières à Martigues avant le pont mobile (13km environ) ou sur le parking de la chapelle notre dame des Marins (20km environ) ; je vous livre la première partie jusqu’à Jonquières.

J’ai préparé la route sur mon GPS à partir du projet de tracé que j’ai trouvé sur internet. Cela ne ressemble pas à mes parcours habituels. Après tout ce GR balisé pour Marseille-Provence 2013 capitale de la culture, mérite d’être découvert avant d’être jugé.

La météo à cet endroit
sur 3 jours avec le vent

Entre la zone industrielle de la Valampe et le moto-cross, face à moi, la chaîne de l’Estaque. Rapidement je trouve la première trace de GR à côté d’une borne du pipeline TRANSETHYLENE, qui assure le transfert d’éthylène entre les sites de Lavéra, Berre, et Saint-Auban (Alpes de Haute-Provence, 04).

On le sait peu mais des accidents dus à ces canalisations ont déjà eu lieu ; ils sont classés en fonction de leur gravité croissante (G0 à G4 : incident majeur), de leur perception à l’extérieur (P0 à P2), et de leur maîtrise-évolution dans le temps (A : maîtrisée, C:  évolutive). Par exemple Naphtachimie Martigues Lavéra (13), 5 septembre 2009, G2/P2, une canalisation de vapeur d’eau à 300°C sous 25 bars se rompt vers 15h10. Un sifflement important est audible hors de l’usine. Une ligne d’éthylène proche endommagée fuit légèrement […] Extrait du document Prévenir et réduire les risques accidentels (industriels et miniers). Mais il y a eu aussi un évènement G3/P2 qui a provoqué la mort d’un ouvrier.

Le sentier passe entre l’autoroute et un lotissement au milieu de quelques arbres gommant l’impression d’être dans une zone industrielle ; l’endroit a été nettoyé mais des déchets résiduels témoignent d’une présence humaine peu respectueuse des lieux. Bientôt j’entre dans le vallon du Saut que j’avais déjà visité. Dans l’article le vallon du saut et canton, vous trouverez l’origine de ces dénominations curieuses que j’écris volontairement avec une minuscule. Dans les puissantes parois rocheuses constituées de calcaire blanc urgonien (urgonien = de Orgon, Bouches-du-Rhône) du versant nord de la chaîne de la Nerthe, des voies d’escalade ont été installées. C’est sans doute par là qu’est placée la cache Chichifada de Athoomas que vous trouverez moyennant un petit détour.

Curieuse pierre percée sur la droite. Après une belle grimpette, au sommet (196m environ), par temps clair, le panorama serait sans doute grandiose sur les étangs de Berre et de Bolmon, avec en toile de fond, les principales chaînes de montagnes de Provence (Etoile, Sainte Victoire, Lubéron, Mont Ventoux, Alpilles).

‘Le plateau  ouvert de garrigue rase à chêne kermès, est désertique ; les lignes à haute tension issues de la centrale de Ponteau balafrent le paysage du plateau sur toute sa longueur’ (extrait de l’Atlas des paysages des Bouches-du-Rhône – 18 – La chaîne de L’Estaque, la Nerthe, la Côte Bleue, CG13, 2007) ; les sentiers ou pistes forestières se croisent sans arrêt et il faut être attentif pour repérer le balisage rouge et or. Celui que j’emprunte s’enfonce dans le vallon sombre de Maximin dans lequel je ne croise âme qui vive : la nature sans rien d’autre. A un croisement de pistes, un Vttiste perdu m’interpelle pour me demander où mène le sentier vers la droite : comme il est entrecoupé par de multiples pistes parfois sans issue, je lui conseille plutôt de suivre le GR®2013 qui le ramènera à coup sûr sur Chateauneuf.

L’ouvrage du canal de Provence, le réservoir de Valtrède s’intègre harmonieusement dans le vallon du même nom, orienté Est-Ouest, appelé au XIXè siècle le ‘petit chemin de Martigues à Marseille’ ; à l’intensité des aboiements d’une meute en furie toute proche, je comprends le sens des panneaux placés le long du champ et sur la  station d’épuration : ‘messieurs les chasseurs, veuillez ne pas confondre svp, mes chats avec les lapins’.

‘La dépression de Saint-Julien correspond à un long fossé tectonique effondré dans l’axe de la Nerthe, dernier terroir agricole de la commune de Martigues, avec ses vignes, ses céréales et son maraîchage’ (extrait de Atlas des paysages des Bouches-du-Rhône – 18 – La chaîne de L’Estaque, la Nerthe, la Côte Bleue, CG13, 2007).  Le chevrier de Saint-Julien a laissé ses chèvres paitre devant le hangar. Des bastides et cabanons en ruines témoignent d’une intense activité passée comme par exemple cette habitation datée de 1761 sur sa façade. Des rigoles de drainage bordées de roseaux longent les parcelles quelquefois soulignées par des alignements d’oliviers. Très étonnée de trouver des champs de vignes le long du chemin, sous les lignes à haute tension, je cherche sur internet le vin qui y est produit ; par exemple, l’A.O.C. Côteaux d’Aix en Provence, Cuvée réservée Rosé, a obtenu la médaille d’or à un concours local et la médaille de Bronze au concours des Grands Vins Foire de Mâcon 2011, label en qui j’ai toute confiance. Cave coopérative Saint-Julien.

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Dernière modification le 23 Août 2014

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GR 2013 en avant-première dans le Petit Arbois

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Le GR®2013 inter-urbain (360km), inauguré au long de l’année 2012 pour le grand évènement Marseille-Provence 2013 – capitale européenne de la culture – décrit sur la carte IGN un large 8 couché dont le centre se situe à la gare TGV.  Le GR®2013 est un projet artistique, conçu et réalisé en partenariat avec un collectif dʼartistes-marcheurs.Si son tracé provisoire est disponible, le définitif n’est probablement pas encore publié sur internet. Un peu de curiosité me  pousse à découvrir un bout de ce GR d’un autre genre, aux Milles, dans le Petit-Arbois. Parking le long de la route d’Apt, près du passage à niveau, à côté du panneau qui introduit le GR.

Le projet GR®2013 dans wildproject.

Ce plateau constitue une vaste « coupure verte » dans l’espace métropolitain : la nature proche de la ville.

N’ayant que le balisage comme signe de reconnaissance, j’y prête bien attention ; rapidement, au premier carrefour, je le perds : logiquement, il faut continuer tout droit en longeant la voie ferrée. De nombreux sentiers parcourent le plateau ; face à quelques croisements, je me poserai la question de la direction à prendre : balisage rustique ou trop éloigné du point de choix.

Le plateau de l’Arbois est composé de plusieurs plateaux empilés et légèrement basculés appelés «Cuestas». L’érosion différentielle y a fait émerger des fronts calcaires caractéristiques et des fonds de vallons aux ocres rouges. […] Ces massifs sont pour l’essentiel constitués de pins d’Alep et de boisements mixtes. Ils abritent une faune relativement riche. Extrait de L’était initial de l’environnement du P.L.U. de la communauté d’Aix-en-Provence, Octobre 2011

Après le passage en sous-bois et la marche sur des dalles rocheuses, j’arrive dans une vaste étendue déserte d’où émerge, seul et insolite, un rocher visiblement abîmé par l’érosion. On voit bien qu’il est formé de plusieurs couches empilées, comme le calcaire du Réaltor dans lequel a été taillée la route de la gare TGV.

Le Rocher au milieu de nulle part, par Nichrojen

L’arrivée à la Rigoutière se devine au loin grâce à son éolienne. Le lieu est humide. Rapidement, le sentier s’éloigne et entre dans les bois. Le GR se poursuit sans grande difficulté malgré les nombreux carrefours, sujets d’égarement possible ; aux abords du petit Arbois, je m’interroge à nouveau : un tracé rouge devant, un jaune à gauche ; je suppose que l’un rejoint le Réaltor par l’ouest (c’est prévu comme cela sur la carte) mais l’autre… je prends l’autre jusqu’au château d’eau de l’Europôle de l’Arbois. Petit jeu de piste pour retrouver le GR qui manifestement reprend la direction nord : je dois donc être sur le GR du retour qui rejoint celui de l’aller un peu plus loin.

Je passe devant une ancienne tuilerie ; des centaines de tuiles cassées jonchent le sol ; j’en trouve une cependant qui porte encore gravée le nom de son fabriquant : Arnaud. Il ne reste que le four en bon état et le sol de deux salles bétonnées. Au moins celle là n’a pas servi de camp d’internement.

Les champignons se plaisent dans dans le sous-bois humide : ils sont d’une taille respectables mais n’ont pas été du goût des cueilleurs. Au carrefour suivant, le balisage encore me laisse perplexe : il y en a deux dont un avec une flèche. Pour m’assurer de ne rien rater, je prends celui de droite qui me ramène… d’où je viens, c’est à dire au château d’eau. Il s’agit donc du GR retour. Après un tour pour rien, je retrouve le GR de l’aller dont les marques, dans ce sens, sont encore moins visibles que dans l’autre. Quand vous aurez contourné le rocher solitaire, faites bien attention de ne pas rater le retour qui s’infléchit sur la gauche (pas de balisage visible dans ce sens).

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Dernière modification le 25 Mar 2013

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