* L’ermitage de Cucuron par Vaugines

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Inspirée d’une page pleine de grandes photos, trouvée sur le site de belrando (merci Muriel), cette randonnée a toutes les caractéristiques que j’apprécie : des tronçons variés en terrain et paysages, des centres d’intérêts nombreux et provisoirement, de faibles difficultés techniques.

J’ai eu un peu de mal à trouver une place de parking en ce dernier dimanche de janvier. Je commence par une petite boucle à l’intérieur du village, côté sud-est.

Near Cucuron village, Serge Robert

Fontaine de l'obélisqueTour de l'HorlogeBeaucoup de ruelles anciennes ; les fontaines portent toutes la mention « eau d’agrément non potable » ; l’horloge et la cloche de la ville ont été ajoutées vers 1540 sur une tour de la première enceinte médiévale ; le beffroi d’aujourd’hui à trois étages est surmonté d’un campanile du XVIIè dont le clocheton sert de support à une croix. Sous cette croix, un ornement en forme d’insecte, un charançon, était sensé protéger les récoltes de céréales. D’après Cucuron-Luberon.com. La fontaine de l’obélisque au bassin hexagonal, porte six mascarons, six têtes féminines dont la bouche recrache l’eau. Une pancarte rappelle qu’il était interdit de salir l’eau de cette fontaine, en y lavant son linge par exemple. Place de l'arbre de maiEglise ND de BeaulieuAprès la belle place caladée qui accueillait l’arbre de mai, j’entrevois l’église Notre Dame de Beaulieu : énorme portail orné d’un tympan à décor géométrique, nef romane, chapelles ajoutées au XVIè. A l’intérieur, un bas-relief en marbre de l’Assomption attribué au sculpteur Pierre Puget et le reliquaire de Sainte-Tulle, patronne du village.

Le Mai à Cucuron, Pierre CrouxLe Mai de Sainte Tulle […] est la fête la plus traditionnelle du village : […] elle résulte d’un vœu que la population du village a fait lors de la grande peste de 1720. Pour supprimer ce fléau […], les habitants promirent à Sainte Tulle de lui consacrer […] un peuplier aussi haut que l’église. Illustration de Pierre Croux dans son ouvrage Rebelote

L’orgue Marchand très ancien et rare, dont il ne reste que 4 jeux (1614, restauré plusieurs fois) a attiré le grand organiste Gustav Leonhardt en 2001 lorsque le directeur du prestigieux Festival International de la Roque d’Anthéron y organisa son concert annuel.

Portail GinouxLavoirJe passerai devant deux des six anciens lavoirs de Cucuron alimentés par les sources du Luberon. Le premier du XIXe siècle est situé sous l’angle Sud-Est de la deuxième enceinte, couvert par un appentis porté par trois piliers de pierre ; le second à l’angle de la rue de l’Annonciade et du moulin à huile ; ils possèdent encore leur barre de suspension pour le linge. enceinte médiévaleFace au portail Ginoux, les enseignants ont de quoi faire un cours sur les fortifications médiévales ! Au pied de la rue du moulin à Huile, en levant la tête, vous verrez l’enceinte et les ruines du village primitif.

GR97 sentier des vignesJe quitte maintenant le village par la route de Vaugines puis rapidement par le chemin Sourd qu’emprunte également le sentier balisé des vignes. Entre champs et résidence, au calme, je rejoins le village de Vaugines ; GR97un couple s’arrête brusquement pour observer un faisan sautiller devant eux. Je tenterai en vain de le capturer avec mon appareil photo tout en prêtant un peu d’attention aux racines et aux bosses rocheuses du sentier ; Le village de Vaugines depuis le sentier champêtredu sentier champêtre, le village de Vaugines apparaît sur son piédestal. Au carrefour suivant, un vaste bassin recueille l’eau du ruisseau de Laval.

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Dernière modification le 19 Fév 2016

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Balcons de Caderaou

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Rando avec Majo aujourd’hui. Nous partons pour Saint-Mitre les Remparts, au bord de l’étang de Berre qui a si mauvaise réputation, par un balisage jaune donc a priori sans difficulté. La FFR conseille de ne plus se garer sur le petit parking Gouin pourtant toujours signalé, mais sur celui de la plage de Massane juste à côté. Le Caderaou1 ou cadaraou est une colline qui culmine à 127m d’altitude sur le flanc de laquelle nous allons circuler.

Plages « istréennes » : Massane, par Flapcri ; cette cache est désactivée temporairement depuis le 29 janvier 2014

Plage de Patorgue : descendre sur la riveLe tracé balisé longe la plage ; à la seconde plage, nous descendons par un petit escalier sur le sable : un vieux panneau de bois du CG13 indique le chemin. Là, on dirait un classique sentier du littoral, tranquille et agréable avec son petit pont de bois et ses mini-dénivelés. Nous essayons d’identifier au nord la chaîne de montagne que nous voyons au loin : d’après la fiche, ce serait le mont Ventoux ; je l’admets, n’ayant pas trop le sens de l’orientation… mais je me soigne en ce moment avec la formation de François Jourjon, de randonner malin !

Le sentier du littoral de l'étangPanneau sur le sentier d'interprétationLe sentier serpente ainsi, montant et descendant, poursuivant tout droit vers un petit escarpement rocheux. Nous suivons un sentier pédagogique avec de vieux panneaux complètement délavés. Presque au sommet du plateau, les chemins sont nombreux et le balisage absent ou pas visible : nous nous contentons de maintenir la bonne direction, celle qui descend vers le rivage. Un beau mur de pierre sèche sur une cornicheUn sentier rocheux en escalierLes barres rocheuses parfois s’écroulent sous le travail de l’eau. En haut d’une corniche, un long mur de pierre sèche rappelle qu’autrefois la colline était occupée par de rudes travailleurs. Le chemin alterne à nouveau montées et descentes : nous dominons maintenant l’étang. Le sentier monte en escalier sur des paliers rocheux, traverse un étroit pont de bois, nous apprend que les feuilles de l’érable sycomore ressemblent à celles du platane et que le cèdre peut vivre plusieurs siècles.

Ruine de la LoubièreDans la descente, nous hésitons ; la lecture du topoguide nous laisse perplexes : nous prenons un chemin qui n’est peut-être pas le bon mais qui nous mène au bon endroit, à la ruine de la Loubière qui porte la trace du balisage. Sur la carte IGN, je relève deux allusions au loup : la loubière et la fontaine du loup, toponymes qui témoignent de l’existence ou de la peur du loup. Sur le site geneprovence d’ailleurs, même s’il ne rapporte pas d’histoire de loups dans ce coin, indéniablement les loups au xixè vivaient bien dans le coin (Aubagne, Aix, Pertuis,…) et n’attaquaient pas que les animaux…

Environnement karstiquenous avons encore raté le balisage. Laisse de moules, palourdes, myesLe chemin se rétrécit, entre dans un univers karstique creusé de petits abris sous roche, longe la barrière d’un enclos (enfin ce qui a dû être un enclos mais à l’abandon aujourd’hui) puis se perd au sommet d’une falaise : demi-tour ! à l’enclos, c’est à gauche qu’il faut tourner, Enfin nous approchons de la côte et là, ce qui nous frappe, c’est la quantité énorme de coquillages (des moules surtout) en plusieurs vagues parallèles, qui couvrent la plage. C’est la bonne heure et un endroit idéal pour pique-niquer. le plateau de Vitrolles, la chaîne de l'Etoile ?Nous nous installons face à l’étang. Deuxième exercice d’identification des montagnes en face de nous, donc à l’est : nous reconnaissons facilement le plateau de Vitrolles ; au delà, Majo pense à la Sainte-Victoire.

Au vu de la quantité de moules déposées sur le rivage, nous nous demandons si ces petites bêtes sont mortes naturellement ou à cause de la pollution. Les laisses de mer, constituées d’organismes morts depuis longtemps, sont amenés sur le rivage après un épisode de fort vent ; quelquefois en quantité anormale suite à un épisode d’anoxie… D’après le témoignage d’un ancien pêcheur, autour des années 1950, la vente de moules parfaitement saines, était lucrative. Aujourd’hui les pêcheurs récoltent des naissains de moules pour les mettre en élevage, preuve que la santé de l’étang s’est améliorée, mais elles doivent intégrer des parcs à moules pour y être purifiées.

Les coquillages de l’étang de Berre

Une asperge sauvage aurait-elle décidé d'attaquer Majo ?Après le pique-nique Majo m’initie à la cueillette d’asperges sauvages. Un indice ! une asperge qui a trop poussé dépasse la végétation environnante. Celle de la photo se penche au dessus de la tête de Majo : elle mesure plus d’un mètre de haut. Si la tête se coupe facilement avec les doigts c’est signe qu’elle sera tendre. Dés la mi-février, les versants sud, proches des côtes méditerranéennes voient apparaître les premières asperges sauvages. Fin mars c’est plutôt la fin de saison.

J’ai donc fait une omelette aux asperges (merci Majo qui les a lavées et étêtées).

  • 4 oeufs pour une poignée d’asperges sauvages
  • huile d’olive
  • sel, poivre, persil.

Faire revenir les asperges dans une poêle avec de l’huile d’olive. Casser les œufs, saler, poivrer, ajoutez du persil haché et battre l’omelette. Une fois les pointes d’asperges dorées, faire cuire l’omelette et consommer chaud.

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Dernière modification le 15 Juin 2014

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Les Tours Gros par l’étang du Pourra

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J‘ai choisi Saint-Mitre les Remparts et le Circuit les Tours Gros pour profiter ensuite du week-end photographique 2012, 11è édition ; dans plusieurs lieux publics – hôtel de ville, maison de la jeunesse et du social, restaurant municipal, bibliothèque Vaillant, la Manare -, les clubs photos exposent leur travail ; Audrey Deleuze, l’invitée d’honneur, expose sur le thème de ‘la Sainte-Victoire’ à l’école maternelle Edouard Vaillant ; elle a fourni une partie des photos du diaporama de l’exposition 2012 organisée par l’association des Amis de Sainte-Victoire à Saint-Antonin sur Bayon.

Partie du parking de la Manare, presque plein en milieu de matinée, je traverse le village que je découvre. Les remparts furent construits au début du XVè siècle et existent encore dans leur quasi totalité aujourd’hui. Je découvre le poète Louis Brauquier et même Robert Guidicelli, l’instituteur assassiné à Lyon par la Gestapo le 9 août 1944, soit quelques jours avant le débarquement en Provence. Il avait participé à la libération du premier département français : la Corse.

Un passage piéton permet de passer sous la route sans danger ; au loin la chapelle Saint-Michel sur son promontoire ; le balisage bleu est bien présent mais de petite taille : ouvrez l’oeil ! l’ancien chemin de Fos se prolonge jusqu’à une ruine où il faut obliquer à droite ; le sentier s’approche de l’étang du Pourra, quelques mètres sous le niveau de la mer : parce qu’il est particulièrement boueux, emprunté par les chevaux, je ne peux éviter de marcher dans la gadoue ; mais confiante en mes baskets outdry Columbia (voir le test effectué dans la note Du Caramy à la chapelle Saint-Probace), je n’essaie même pas de l’éviter ; je les lave ensuite dans le ruisseau pour être présentable à l’exposition de cet après-midi. La végétation est si haute que je ne pourrai voir le plan d’eau temporaire du Pourra. Le sentier longe la ligne à haute-tension, les énormes pylônes (les pokémon comme les appelle Lilou, 6 ans) aux boules colorées côtoient également le pipeline Total. Où la nature ? Un ancien sentier abandonné mène à la citerne rouillée des Olivets, un autre matérialisé sur la carte IGN est désormais propriété privée : plus d’accès direct à l’étang.

La montée vers les Tours Gros, à droite juste après les ruines, particulièrement ravinée, traverse un bois ; les VTT descendent à vive allure ; les multiples chemins de traverse peuvent représenter un piège si vous ratez les traces bleues ; de gros rochers curieusement creusés de multiples alvéoles, ont été fouillés par des amateurs de fossiles. D’ici, l’étang du Pourra est bien visible mais je ne repère aucun oiseau. Du plateau, je peux voir le village de Saint-Mitre. Dans la descente, je perds deux fois le balisage, passe dans une décharge peu  avant la route. De l’autre côté de la route, le sentier barré protège une ‘propriété privée’ : la suite du circuit est pourtant là, à nouveau traversée par un bois ; attirée par une affiche placardée contre un arbre, j’imagine qu’un chasseur a dû perdre son chien ; mais non, c’est une annonce pour la vente d’un meuble porte-fusils ! Le souterrain pour les piétons évite la route très fréquentée, passe devant le cimetière puis rejoint le parking.

Petite visite au moulin restauré (il date de 1625) ; quand on regarde la carte de Cassini, on s’aperçoit que ce n’était pas un mais cinq moulins qui existaient à Saint-Mitre. De silo à grains, celui là est redevenu moulin à vent. La bluterie1 était probablement en dessous, c’est pour cela qu’on y monte par des escaliers.

Après un bref pique-nique, je pars voir l’exposition de photos. Parmi les photographes des clubs photos, on reconnait déjà ceux qui savent trouver l’angle, le sujet qui sortent de l’ordinaire ; dans les photos d’Audrey Deleuze, les nuages et le ciel ne sont pas anonymes ; chaque détail prend de l’importance puisqu’il participe au tout. Audrey se lève tôt et passe des heures dans la Sainte-Victoire, belle en toutes saisons sous son objectif ; quant à la photo choisie pour l’affiche, on dirait presque qu’elle est ‘fabriquée’, irréelle, mais non, c’est bien la vraie Sainte-Victoire…

Itinéraire 7km 2h déplacement (2h30 au total) 107m dénivelée

1Bluterie : la bluterie est le réservoir dans lequel tombe la farine après être passée dans la meule.

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Le vivier romain, les étangs de Villepey

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Balade tranquille recommandée par Guide nature Balades nature en Provence Côte d’Azur, CEEP, Dakota Editions 2011). Après la randonnée dans le vallon de la Gaillarde, celle-ci était tout indiquée pour terminer la journée passée à plus de 100km de chez moi. La Côte d’Azur en automne attire moins de monde. Cela me semblait donc idéal.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Juste avant, j’ai cherché le vivier gallo-romain dont avait parlé M. Boyer lors du lancement de la collection rando malin Le Rando Malin Var, Bruno Ribant, Frédéric Boyer, mémoires millénaires éditions, 2010. C’est un touriste qui m’indique qu’il a vu un panneau 500m plus loin. Répertorié comme ‘Vivier de la Gaillarde’ sur le site des monuments historiques, il est en vérité près de la pointe de la Calle. Le tout petit parking le plus proche est plein. Je me gare le long de la route. En deux minutes, je suis sur les lieux. Le panneau explicatif le long du sentier bétonné du bord de mer est indispensable à la compréhension. A moins que de plonger avec masque et tuba, il faut presque toucher l’eau pour reconnaitre les constructions romaines qui séparaient les trois bassins.


Le vivier avait une longueur de 20m environ sur une largeur variant de 5m40 à l’ostium, c’est à dire à l’entrée, et de 12m à sa sortie postérieure la plus large […] Il était orienté nord-sud […] Trois murailles, d’une épaisseur de 0m80, le partageaient en trois bassins, trois compartiments (loculi) de profondeur et de largeur inégales. À leur extrémité ouest, ils s’appuyaient au rocher bordant le rivage, tandis qu’à leur extrémité est, ils s’arrêtaient à quelque distance du rocher. Continuer la lecture de Le vivier romain, les étangs de Villepey

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Dernière modification le 15 Déc 2013

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* Le vallon de Saint-Barthélémy, la tombe préhistorique de Salernes unique dans le Var

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IMG_0109r.JPGIMG_0111r.JPGNous commençons par la vallée de la Brague à partir du parking Saint-Barthélémy (Salernes). Humide et fraiche, elle sillonne à travers bois ; après un cheminement le long du ruisseau et de ses grands arbres, nous débouchons sur une belle clairière ombragée.

La météo aujourd’hui à cet endroit
Avec la température ressentie

IMG_0121r.JPGIMG_0120r.JPGDépassant un peu au-dessus des arbres, la chapelle restaurée dédiée à Saint-Barthélémy (XVIème siècle, transformée au XIXème) nous invite à regarder par le trou de la serrure ses peintures murales. Sur la gauche, dort paisiblement l’étang de Saint Barthélemy, tout contre la falaise. Des abris sous roche plus ou moins profonds, eux-mêmes percés à l’intérieur de petites grottes, refuges probables de quelque animal en quête de tranquillité. « on a retrouvé dans une des grottes des ossements humains portant des stries de silex. Il semble ne faire aucun doute qu’il s’agit là d’un témoignage d’anthropophagie. […] Certains os ont été brisés pour en extraire la moëlle très appréciée ». (selon Nadine)

IMG_0113r.JPGIMG_0117r.JPGPuis c’est la montée ardue sur de grosses pierres glissantes jusqu’au trou du Loup, une grotte creusée en hélice par l’eau, que l’on peut traverser de bas en haut ou de haut en bas. Mais son ouverture est étroite et certains préfèreront sans doute l’escalier métallique pour le contourner. Et puis il faut y passer pour découvrir la cache de Cattman le Trou Loup. « […] c’est un passage pour un circuit de randonnée qui part du vallon et se poursuit sur le plateau de Plérimond au nord ». (citation de Nadine)

tholos_salernes_les_pierres_de_memoire_.jpgPuis nous enchaînons avec une autre balade. La piste forestière monte de façon continue ; elle longe d’abord une décharge avant de s’ouvrir en fin de parcours sur cette tombe préhistorique unique dans le Var la Tholos1 de la Lauve, du  nom de la colline. Tout de suite il me semble évident que les pierres ont déjà été bousculées depuis la restauration du monument. Une photo (ci-contre) empruntée à Hélène Barge et Eric Mahieu, m’en apportera la preuvetholos_lauve.jpg. Les mégalithes du Var avec 25 itinéraires de découverte, Hélène Barge, Eric Mahieu, actilia multimedia, 2005

IMG_0124r.JPGC’est en 1950 que l’on découvre une tombe préhistorique en Tholos de la Lauve. Elle contient les restes d’environ 25 personnes de la fin du Néolithique (vers -2500 à – 2000 avant J.C.) sur deux étages : ossements brûlés à l’étage, ossements non brûlés en bas. On y a trouvé des armatures de flèches en silex, des colliers en roche verte, des perles en calcaire. Aucune trace de couloir n’a été repéré. Peut-être s’ouvrait-il par le haut et se fermait-il par une pierre au sommet ?

tumulus_de_la_n__cropole_de_Bougon.jpgPour essayer de se représenter ce qu’a pu être la tholos, on peut regarder la photo encadrée ci-contre de la nécropole néolithique de Bougon (Deux-Sèvres). Un des tumulus est surmonté d’une fausse voûte à encorbellement. Ce type d’architecture s’est développé en maints endroits tout comme à la Tholos de la Lauve à Salernes (Var). Sa voûte, également en pierre sèche, devait rappeler celle des bories. Informations extraites du site Terre de Mégalithes. IMG_0130r.JPGCe lieu méritait bien une cache La Tholos de la Lauve : merci baragatti

Tout le long du chemin, au delà de la nécropole, je m’interroge sur la succession de cuvettes remplies de pierres, comme d’anciennes constructions qui seraient effondrées. Mais qu’est ce que cela pouvait bien être ? (photo de gauche)

Les pierres de mémoire (document pdf sur les mégalithes, 4.56Mo), conseil général du Var.

Le Var de la Provence verte recèle des coins de nature peu connus et sans doute fort agréables l’été.

Itinéraire vallon de Saint-Barthélémy et tholos, 7.7km 2h30 avec les arrêts 360m dénivelée

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1 La tholos : terme grec désignant un édifice de plan circulaire, à destination funéraire ou religieuse, recouvert d’un toit en cône, d’une voûte ou d’une coupole.

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Le parc de Vaugrenier

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Une petite note pour une petite balade dans un espace naturel protégé, coincé entre une nationale et la voie ferrée près de la mer, non loin de l’agitation de la ville de Villeneuve-Loubet. « A l’origine, le château de Vaugrenier et ses annexes constituaient un vaste domaine agricole, s’étendant sur 150 hectares, constitué de prairies, pâturages à vaches et à moutons, bois et étang, terres de cultures, plantations de mûriers,… Ces terres, à l’exception de trois hectares et demi, furent expropriées par le Département en 1960 et 1963, pour constituer le Parc Départemental, lieu de loisirs et promenades. » Extrait du site du chateau

Le temps qu’il fait aujourd’hui à cet endroit :
avec la température ressentie

img_6657r.JPG« …100 hectares de bois et de prairies qui abritent de nombreuses espèces animales et végétales méditerranéennes. L’étang d’eau douce, avec son biotope exceptionnel, est un des sites naturels les plus rares du département. Un observatoire ornithologique y a été aménagé. »

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img_6661r.JPGimg_6662r.JPGPrès de l’étang, nous sommes accueillis par plusieurs familles de canards. Des panneaux d’information destinés aux enfants leur expliquent pourquoi ils ne doivent pas nourrir les canards ni rejeter leur tortue de Floride dans l’étang.

IMG_6665r.JPGDepuis l’observatoire, nous observons à la jumelle un  bouquet de cormorans (?) noirs perchés sur un arbre. Depuis que l’étang est réhabilité, des oiseaux migrateurs et sédentaires ont pu de nouveau s’y installer : canards, hérons, aigrettes.

 

Ligue pour la protection des oiseaux délégation des Alpes-Maritimes

img_6672r.JPGNous avons même trouvé les vestiges d’un sanctuaire (entre -100 et -25 avant JC), simple lieu d’offrandes à une divinité grecque, de la céramique campanienne y était brisée sur place après avoir reçu une inscription en grec. Nous le regardons sous tous les angles sans reconnaitre quoi que ce soit… A notre décharge, une ferme romaine a été construite au-dessus. Après les combats de l’année 69, les habitants enterrèrent dans les fondations de la ferme les armes de fer récupérées sur le champ de bataille.
Office du tourisme de Villeneuve Loubet

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La forêt n’est pas très dense et les arbres souvent curieux. On y circulera facilement jusqu’à la cache. Le tronc de celui de droite semble offrir un abreuvoir naturel aux oiseaux. Nous trouverons la boîte sur le sol, sans doute déterrée par un renard ou un lapin de Garenne. Ti’Mars…, bien équipé, refera si bien la cachette qu’il sera obligé de faire une nouvelle photo spoiler pour les suivants !

Nous n’avons parcouru que 2.400km dans le parc mais ce sont 12km de sentiers qui vous attendent. Endroit idéal pour un promenade familiale ; trois parkings gratuits se situent autour du parc.

 

 

Merci TacTac pour ce Vaugrenier

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Le Jaï, mince cordon de dunes

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img_6968r.JPGQuelques kilomètres sur l’étroit cordon dunaire du Jaï, entre étang de Bolmon et étang de Berre, entre Marignane et Chateauneuf les Martigues, voila une balade originale que je voulais découvrir à pied. J’avais déjà emprunté cette piste en voiture, tout en cassis, dos d’âne et poussière de sable. C’est décidé, j’en profiterai pour essayer le pied de l’appareil photo qui m’a été offert pour mon anniversaire. Si c’est comme la première fois, les oiseaux devraient être nombreux.

Un ciel plein de couleurs ! des amateurs de kite surfing ont envahi, le mot n’est pas trop fort, la première plage du Jaï. Un ballet de voiles colorées qui dansent jamais se heurter.

Le temps qu’il fait aujourd’hui à ces endroits :
Marignane : avec la température ressentie
Chateauneuf les M : avec la température ressentie

img_6985r.JPGimg_6979r.JPGSur ma gauche, l’étang de Bolmon est pratiquement inaccessible : chasse affiliée, puis propriétés privées dont celle appartenant au centre équestre. Je ne pourrai y accéder que le long de la plus grande bourdigue, celle de Chateauneuf. Une sacrée différence de couleur entre le bleu de l’étang de Berre et celui de Bolmon verdâtre. L’étang de Bolmon communique avec l’étang de Berre par trois bourdigues. img_6989r.JPGMalheureusement, régulièrement, des teneurs élevées en azote ammoniacal, nitrates et nitrites sont enregistrés dans l’étang de Bolmon. J’y verrai aussi des détritus de toutes sortes laissés par des promeneurs irrespectueux et probablement une ancienne bourdigue à sec, faite de terre complètement desséchée et creusée de sillons. Très loin et inacessibles à pied, je peux quand même apercevoir oiseaux (flamants roses ? Le flamant rose, journal le Petit Pierrot).

Autrefois, (l’acte daté de 1 091 fait allusion aux bourdigues), « La pêche est relativement fructueuse grâce à l’existence de «roubines» Ce sont des sortes de canaux creusés a travers la bande de terre du Jaï qui joignent les étangs de Berre et de Bolmon. Mais cependant, les pêcheurs restent peu nombreux et les rendements de la pêche n’ont rien à voir avec ceux des produits agricoles et des salines. » Extrait de Histoire de Marignane. Les bourdigues actuelles ont été creusées plus tard.

img_6976r.JPGimg_6983r.JPGJe continue la piste sableuse, qui, sur la fin, est encombrée de rochers. A gauche le centre équestre, à droite au loin le grand pont de Martigues. Mais pas un oiseau. Des quads bruyants s’amusent à sauter sur les bosses, de nombreuses voitures rejoignent l’autre extrémité du Jaï (même un taxi a emprunté cette piste pourtant limitée à 30km/h !), un grand-père fait vrombir la mini-moto électrique sur laquelle est installé son petit-fils, des jetskis s’amusent à jouer à contre-courant avec les vagues, les chevaux sont obligés de s’arrêter pour laisser passer les img_6978r.JPGvoitures. Finalement, plus qu’un coin de nature, c’est un lieu de sports aquatiques. Sous l’action de la pollution et de la circulation automobile, il n’est pas étonnant que le couvert végétal s’amenuise, alors que c’est lui qui permet le maintien cohérent des grains de sables. A terme le cordon dunaire sera fermé à la circulation. Merci le SIBOJAI1.

img_6999r.JPGJe reviendrai par un sentier discret parallèle au Jaï du côté de Bolmon. Les ruines sont taggées mais j’ai tendance à considérer que c’est quand même de l’art. Au départ des nombreux sportifs du dimanche, les oiseaux reviennent progressivement. Dommage, je dois rentrer !

Finalement, j’en garde une impression mitigée, comme lors de ma promenade le long de l’étang de Bolmon. Une promenade de 4.7km aller (pas de dénivelée, 2h A/R) entre la petite bourdigue (Marignane) et le pont de Jaï (Chateauneuf les Martigues).

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1 SIBOJAI (Syndicat Intercommunal du Bolmon et du Jai). Restauration du fonctionnement biologique de l’étang de Bolmon et des marais, notamment par l’amélioration de la qualité des eaux de rejet du bassin versant ; Amélioration des potentialités écologiques des zones naturelles périphériques ; Amélioration des conditions d’accueil du public, notamment en conciliant tourisme de proximité, maintien des usages traditionnels et préservation des écosystèmes

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Le phare de la Gacholle, en Camargue

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img_5160r.JPGimg_5139r.JPGUne randonnée en Camargue un 26 août, en saison touristique, est-ce raisonnable ?  : accès au parking difficile et juste toléré aux voitures, chaleur et sécheresse, pas d’eau sur le parcours, la platitude camarguaise sur 12km jusqu’aux Saintes-Maries de la Mer. Je m’arrête à la Capelière -centre de la réserve nationale – pour retirer le dépliant d’informations sur ce parcours « De la digue à la mer », digue construite durant la seconde moitié du XIXème siècle.

La description du parcours sur le site Week-ends et tourisme en Provence

img_5087.JPGimg_5154r.JPGEt pourtant ! la piste qui permet d’accéder au parking de la comtesse est déjà en soi une aventure : des cuvettes profondes, des dos d’âne à faire grincer les amortisseurs, il faut sans cesse sinuer de gauche à droite. Elle serpente entre l’étang de Fangassier – site majeur de reproduction des flamants roses – et celui de Galabert où les oiseaux donnent déjà du gosier. Des oiseaux autant qu’on en veut. Je m’arrête plusieurs fois pour les observer avec des jumelles.

img_5109rr.JPGimg_5130r.JPGPetite halte au phare de la Gacholle où il n’y a pas d’eau potable. Après lecture de quelques panneaux d’information, je prends mon déjeuner sur l’aire d’accueil ; je me protège contre les moustiques puis quitte le phare.

img_5103r.JPGConstruit en 1882 pour empêcher les naufrages dans le golfe de Beauduc, restauré après la guerre en 1947, il permet aujourd’hui aux plaisanciers et pêcheurs de rejoindre le port des Saintes-Maries. Les bancs de sable ne pouvant supporter le phare, il est situé à l’intérieur des terres, comme les deux autres phares camarguais, mais près de la digue pour faciliter son accès. 17m de haut. Portée : 20km. Feu à éclats rouge, vert, blanc toutes les 4 secondes (dont 3s d’extinction), télé-contrôlé à distance depuis 1967 par le Service des Phares et Balises. L’énergie des lampes est fournie par des panneaux solaires.

Plus un seul arbre désormais sur le parcours. 2km plus tard, j’oblique sur la gauche par le chemin des douanes. La mer est loin, la marche dans le sable parfois fatigante. Au bout, une plage à l’infini avec quelques baigneurs épars qui ont eu le courage de marcher durant quelques kilomètres pour mériter le plaisir de la Méditerranée pour eux tout seul. La baignade et la pause silencieuse ont une saveur particulière.
img_5142r.JPGimg_5151r.JPGJe décide de revenir par la mer ; le sable est vierge de toute trace, sauf celles de quelques oiseaux qui ont laissé également quelques plumes. Dans la nature ici totalement préservée, je n’entends au loin que le bruit de moteur d’un jetski. Dommage ! Impossible de traverser la réserve : il faut donc rejoindre le phare par les seuls accès autorisés et ça peut paraître long… à moins de traverser l’étang du Tampan à sec en suivant quelque sente tracée par les vélos, mais c’est en principe interdit.

C’est le geocacheur aero30 (auteur de cette cache n°4 : le phare de la Gacholle) qui m’a donné envie de découvrir ce phare. Une fois sur place, je troquerai mes projets de chasse au trésor contre une balade naturaliste et une baignade rafraichissante dans une mer sans touristes ; rien que pour cela, il mérite mes remerciements. Quelle bonne idée de faire découvrir la Camargue avec un rallye de 8 caches !

Site de la réserve de Camargue

Image de mon tinéraire du phare de la Gacholle à la mer, 4km aller depuis le parking de la comtesse, 8 à 10km A/R selon le sentier pédestre – pas de dénivelée 

Le meilleur moment : le matin tôt ou le soir pour observer les oiseaux

Les meilleurs équipements : une bonne paire de jumelles, un appareil photo, beaucoup d’eau, un chapeau, un produit anti-moustiques

Le meilleur moyen de locomotion : le vélo si l’on veut aller jusqu’au pont de Rousty ou les Saintes-Maries

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Promenade sur les rives de l’étang de Bolmon

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img_5249r.JPGLe cadre : l’étang de Berre et celui de Bolmon, la zone industrielle de la Valampe avec une vanne hydrocarbure pas très loin ; en fond, la Mède et ses raffineries, les pistes d’envol de Marignane, le pont de Martigues. Tout le long du sentier longeant le canal de Marseille au Rhône, des bornes de repérage du pipe-line Total France, des conteneurs en plastique à la dérive dans l’eau du canal.

Beaucoup de sources de pollution : trop de rejets d’eau douce de la part de la centrale hydraulique de St-Chamas, des rejets de nitrates via les stations d’épuration, un déficit en oxygène, un envasement dû aux eaux de la centrale chargée en limons, des polluants piégés dans les sédiments.

L’état de santé de l’étang de Berre, le choc des eaux douces

A priori, rien de vraiment attirant…

…et pourtant, il s’agit d’un site naturel protégé, classé en espace naturel sensible et en espace natura 2000  !

img_5258r.JPGimg_5267r.JPGimg_5284r.JPGimg_5279r.JPG

img_5261r.JPGimg_5270r.JPGUn sentier couvert de canne de Provence mène au petit port (selon les termes du propriétaire) au bout du sentier des pêcheurs ; deux cygnes nagent avec élégance à côté d’un bateau qui ne peut plus naviguer ; il est quasiment impossible de continuer, la canne ayant envahi le sentier. Dans la direction opposée, l’observatoire du Barlatier permet de guetter les oiseaux de l’étang, mais il est à sec l’été. Quelques oiseaux sur la digue (un héron cendré et  ?) sont perchés sur une épave tandis que l’on devine un peu de vie à la surface de l’eau.

C’est un espace sportif pour les amateurs de ski nautique et d’aviron, randonnée à pied, à VTT ou à cheval. Il y a du monde en ce dimanche matin. Personne ne semble incommoder par la proximité des installations industrielles.

Des solutions aux problèmes de pollution de l’étang ?

De nombreux organismes s’occupent de la santé de l’étang et ce succès me rassure : « Après négociations entre les ministres français de l’Industrie et de l’Environnement et la Commission européenne, le gouvernement a décidé de limiter à 1,2 milliard de m3 par an la quantité maximale d’eau douce qu’EDF pourra rejeter dans l’étang de Berre. »

Peut-on sauver l’étang de Berre, La Provence, 5 janvier 2007

Un contrat pour sauver l’étang de Berre, La Provence, 27 mars 2007

Je suis tiraillée : dois-je vous conseiller la balade ? A vous de juger. Mais si vous venez pour une balade nature, notez que la période la plus favorable pour l’observation les oiseaux va de mars à juin et qu’en avril, vous trouverez en plus des orchidées.

Mon itinéraire autour de l’étang de Bolmon (6.400km, dénivelée 18m, 1h45 env – balisage vert-jaune du côté Barlatier – possibilité de prolonger jusqu’à la grande Palun au milieu des marais)

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Entre étang et forêt de Castillon

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A dix minutes de la ville, sur un plateau calcaire, s’étend le domaine de Castillon. Ici, toutes les couleurs de la nature se sont données rendez-vous : le bleu rose irisé des étangs et le bleu vif du ciel un jour de mistral, toutes les nuances de verts des feuillages, le gris fané des vieilles pierres du passé, les couleurs gaies des fleurs de printemps ; la lumière vive aumedium_img_1084.jpg bord des étangs côtoie l’ombre de la forêt au bord du canal. Pour les amateurs d’histoire, le site archéologique de Saint-Blaise peut débuter la randonnée… à condition que celle-ci ait lieu un jour de semaine !

* La forêt de Castillon et le tour du Pourra du site Week-ends et tourisme en Provence avec photos
* Pour découvrir le site de Saint-Blaise du site Balade en Provence avec photos
* Télécharger le tracé de mon itinéraire sur une carte satellite – 5km – 1h15 – dénivelé : 57m

Le temps qu’il fait aujourd’hui à cet endroit :
Avec la température ressentie

Après le passage des Sarrazins, le village médiéval se regroupa au 12ème siècle autour de son église paroissiale Notre-Dame de Castelveyre (chateau vieux en provençal), flanquée de son petit ermitage, dominant l’étang.medium_img_1090.jpg [Site de Saint-Blaise] « Il est possible de découvrir les ruines d’une ville antique : lieu de prières, portes, trottoirs, seuils d’habitations. Un sentier est là pour vous guider sur les traces des grecs, des gallo-romains et des carthaginois… A ne pas manquer les remparts qui s’étendent sur un demi-kilomère, construits à l’aide d’énormes blocs de pierre, assemblés sans mortier,…, l’église Saint-Vincent de l’an 500 avant notre ère, un moulin à huile domestique ou encore la fosse de 25m de profondeur. »

Extrait de la revue Accents, Conseil Général des Bouches-du-Rhône Des sarcophages de pierre creusés à même le sol recouvrent le plateau : vous êtes sur une nécropole du 5ème siècle. medium_img_1099.jpgLe sentier en forêt est très agréable : il longe d’abord les remparts, puis passe à côté de quelques ruines, avant de d’aboutir par un sentier raviné et pentu à l’étang de Lavalduc. Le plus grand après celui de Berre. Là, la lumière est aveuglante. Je longe l’étang et m’aperçois que sa teinte irisée tirant vers le violet n’est peut-être pas naturelle. Quelques arbres morts dans l’eau au bord de l’étang donne un côté sinistre à ce coin. Parfois une odeur piquante vient me titiller les narines. Je ne vois pratiquement aucun oiseau sur l’étang. Pollution ? medium_machaon.jpgAvant d’entrer à nouveau dans la forêt, j’observe un papillon dont le vol rapide me surprend. Il ne s’arrête pas plusieurs secondes sur les fleurs mais semble sautiller de l’une à l’autre. Je le reconnais quand même à sa queue : c’est un machaon. Bien que mon livre sur la faune méditerranéenne le classe dans les papillons communs, c’est le premier que je vois cette année. Je mettrai un quart d’heure à faire une photo à peu près convenable, sans pied ! medium_img_1104.jpg La flore et la faune des lieux humides est caractéristique : de hauts roseaux dans lesquelles se cachent des fleurs blanches. Au fur et à mesure de mon avancée le long du canal des Martigues, je réussis à provoquer le saut dans l’eau de 5 grenouilles qui ne réapparaitront pas. Entre ombre et lumière, cette partie de la visite est fort reposante malgré quelques moustiques qui seront sans doute plus nombreux dans quelque temps. Par une petite montée, je rejoins le parking de Saint-Blaise. Cette randonnée me laissera finalement un goût mitigé entre plaisir (diversité des portions du parcours, intérêt de Saint-Blaise) et déception face à ces lieux probablement pollués.

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Les étangs de l’ouest, étang de Lavalduc, Citis, Engrenier et Pourra sont définis comme Zone d’importance communautaire pour les oiseaux

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