Rencontre avec les pierres gravées du Garlaban

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Je ne vous parle pas de gravures du paléolithique mais de gravures d’aujourd’hui gravées dans la pierre par un artiste d’Aubagne manifestement amoureux de la Provence. L’idée partagée dans les cahiers du sud et par Papigé de Cardalines m’a séduite, j’y suis allée. Le mot Garlaban1 n’a-t-il pas déjà l’accent provençal incitant à (re)visiter l’environnement des films de Pagnol ?

Puits RaimuAvec Claude, marcheur OVSien, nous partons du parking près du puits Raimu, sur l’étroit chemin de Ruissatel bientôt en impasse ; ce puits a été construit pour le film La fille du puisatier de Pagnol (1940) avec Raimu et Fernandel.

La route ne menant qu’à des propriétés privées, elle est donc assez peu fréquentée. Rapidement nous arrivons dans un paysage aride de cailloux pratiquement sans arbres : Globulairestypiquement méditerranéen sur sol calcaire. Peu après le col d’Aubignane, un massif de globulaires apportent une touche colorée bleue.

signalétique des sentiersLa montée par le Draouilet2 est rude jusqu’au point qui m’a été signalé : nous avons coupé tous les virages et pris tous les raccourcis possibles pour éviter l’ennuyeuse piste. Un test grandeur nature après mes dix séances de rééducation respiratoire. Les deux randonneurs et le coureur que je questionne ne connaissent pas ces gravures ; Dalles rocheusesle troisième couple en a une vague idée. Carcasse de vieille 4LLorsque nous arrivons sur les lieux, il ne peut y avoir d’erreur : un cairn a été ajouté en bordure de chemin avec une flèche de pierres au sol ; au loin, les dalles rocheuses inclinées confirment que nous sommes au bon endroit. Une vieille 4L abandonnée pollue le site.

La soleil arrive de face et mon ombre importune la prise de photos qui sont parfois tronquées ; aussi je vous invite à aller sur place : c’est un ensemble d’œuvres d’art gravées dans la pierre pour longtemps, « assez loin de la piste, mais pas trop, assez cachée pour rester secrète, mais pas trop… ». Louis Douard (76 ans) y monte avec un bardat de 15kg, y travaille depuis 10 ans, à raison de 2 à 6 heures par jour. Il arrose le support de sulfate de fer pour le rendre moins poreux, le protéger du gel, ainsi que l’acidité de la pluie.

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Dernière modification le 16 Mar 2017

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* L’ermitage de Cucuron par Vaugines

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Inspirée d’une page pleine de grandes photos, trouvée sur le site de belrando (merci Muriel), cette randonnée a toutes les caractéristiques que j’apprécie : des tronçons variés en terrain et paysages, des centres d’intérêts nombreux et provisoirement, de faibles difficultés techniques.

J’ai eu un peu de mal à trouver une place de parking en ce dernier dimanche de janvier. Je commence par une petite boucle à l’intérieur du village, côté sud-est.

Near Cucuron village, Serge Robert

Fontaine de l'obélisqueTour de l'HorlogeBeaucoup de ruelles anciennes ; les fontaines portent toutes la mention « eau d’agrément non potable » ; l’horloge et la cloche de la ville ont été ajoutées vers 1540 sur une tour de la première enceinte médiévale ; le beffroi d’aujourd’hui à trois étages est surmonté d’un campanile du XVIIè dont le clocheton sert de support à une croix. Sous cette croix, un ornement en forme d’insecte, un charançon, était sensé protéger les récoltes de céréales. D’après Cucuron-Luberon.com. La fontaine de l’obélisque au bassin hexagonal, porte six mascarons, six têtes féminines dont la bouche recrache l’eau. Une pancarte rappelle qu’il était interdit de salir l’eau de cette fontaine, en y lavant son linge par exemple. Place de l'arbre de maiEglise ND de BeaulieuAprès la belle place caladée qui accueillait l’arbre de mai, j’entrevois l’église Notre Dame de Beaulieu : énorme portail orné d’un tympan à décor géométrique, nef romane, chapelles ajoutées au XVIè. A l’intérieur, un bas-relief en marbre de l’Assomption attribué au sculpteur Pierre Puget et le reliquaire de Sainte-Tulle, patronne du village.

Le Mai à Cucuron, Pierre CrouxLe Mai de Sainte Tulle […] est la fête la plus traditionnelle du village : […] elle résulte d’un vœu que la population du village a fait lors de la grande peste de 1720. Pour supprimer ce fléau […], les habitants promirent à Sainte Tulle de lui consacrer […] un peuplier aussi haut que l’église. Illustration de Pierre Croux dans son ouvrage Rebelote

L’orgue Marchand très ancien et rare, dont il ne reste que 4 jeux (1614, restauré plusieurs fois) a attiré le grand organiste Gustav Leonhardt en 2001 lorsque le directeur du prestigieux Festival International de la Roque d’Anthéron y organisa son concert annuel.

Portail GinouxLavoirJe passerai devant deux des six anciens lavoirs de Cucuron alimentés par les sources du Luberon. Le premier du XIXe siècle est situé sous l’angle Sud-Est de la deuxième enceinte, couvert par un appentis porté par trois piliers de pierre ; le second à l’angle de la rue de l’Annonciade et du moulin à huile ; ils possèdent encore leur barre de suspension pour le linge. enceinte médiévaleFace au portail Ginoux, les enseignants ont de quoi faire un cours sur les fortifications médiévales ! Au pied de la rue du moulin à Huile, en levant la tête, vous verrez l’enceinte et les ruines du village primitif.

GR97 sentier des vignesJe quitte maintenant le village par la route de Vaugines puis rapidement par le chemin Sourd qu’emprunte également le sentier balisé des vignes. Entre champs et résidence, au calme, je rejoins le village de Vaugines ; GR97un couple s’arrête brusquement pour observer un faisan sautiller devant eux. Je tenterai en vain de le capturer avec mon appareil photo tout en prêtant un peu d’attention aux racines et aux bosses rocheuses du sentier ; Le village de Vaugines depuis le sentier champêtredu sentier champêtre, le village de Vaugines apparaît sur son piédestal. Au carrefour suivant, un vaste bassin recueille l’eau du ruisseau de Laval.

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Dernière modification le 19 Fév 2016

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Grambois, Regarde-Moi-Venir

Publié le Catégories ----- * Luberon 84, 84 Vaucluse, Rando familialeMots-clés , , , 3 commentaires sur Grambois, Regarde-Moi-Venir
 

Trois raisons pour lesquelles j’ai eu envie de participer à cette randonnée proposée sur le site OnVaSortir : l’organisateur, YvesProvence, la convivialité du groupe de marcheurs et le titre de la rando qui m’interpelle « Regarde Moi Venir ». La placeNous avons rendez-vous sur la place de la bibliothèque-bar-boulangerie de Grambois à 10h : il est déjà plein ! Après le mot d’accueil et les consignes habituelles (il en est une que j’aime particulièrement : c’est qu’on s’arrête quand on veut, il suffit de le demander),  nous quittons le village.

Ruine en cheminPremier arrêt à l’oratoire Notre-Dame de Miséricorde de 1851 est situé sur la D33 au niveau de la fourche qui mène à droite vers Mirabeau et à gauche vers Beaumont-de-Pertuis : c’est déjà un chemin ; les discussions vont bon train ; nous traversons la D22 et reprenons un chemin d’exploitation près du Jas de Bertet. Après être pssés à côté d’une source sans nom, nous observons avec intérêt la boîte aux lettres et la sonnette rustiques d’un propriétaire. Boite aux lettres et sonnette rustiquesUn arbre, un arbusteDevant cet arbre, nous nous interrogeons : deux arbres ou un arbre envahi par un arbuste ? de tout côté, des vignes à perte de vue : à mon grand étonnement, le vignoble des Coteaux de Grambois situé au pied du massif du Luberon, réunit aujourd’hui 96 vignerons et couvre 586 ha de vignes.

Regarde moi VenirArrêt aux Chabuis le long des vignes pour la première pause puis arrivée à « Regarde-Moi-Venir » écrit en grandes lettres gothiques sur la façade de la maison. A mon avis, cette importante propriété agricole ne porte ce nom que depuis la Révolution Française (vente aux enchères ?) ; recensée sur la carte de Le poney de Regarde-Moi-VenirCassini vers 1775, elle portait le nom de ‘Clos du Mûrier‘. Le propriétaire, fort gentiment, nous accompagne sur le bon chemin et nous laisse près de son poney au superbe poil ébène brillant et bien brossé. Quand on lui demande l’origine de ce nom « Regarde-Moi-Venir », il évoque avec des doutes les ruines sur la colline au sud-est d’où l’on voit venir les gens. Ces ruines et cette maison se trouvent sur la même parcelle cadastrale portant le nom de « Regarde-Moi-Venir ».

ruines ancienne commanderie 1838Traversée dans la garrigue (photo Claude)Nous continuons maintenant dans un sous-bois humide puis, surprenant, dans une garrigue caillouteuse où embaume fortement le thym ; forcément, certaines en profitent pour faire la cueillette. Où est le sentier ? Ruines sainte-madeleine de RouyèreMur d'enceinteRuines de la porteà peine visible, il circule entre la végétation basse, grimpe et descend, tourne de droite et de gauche puis rejoint une piste bien plus claire. C’est le montant de grimper aux soi-disant ruines des Templiers ; au sommet de la colline, les broussailles ont envahi les ruines ; on manque de se prendre une branche dans l’oeil ; on distingue pourtant une citerne de pierre, quelques caves et peut-être même un petit aqueduc. Sur le côté sud, une salle voûtée en berceau brisé était éclairée par des jours à linteau en plein-cintre. D’après le plan cadastral napoléonien, la propriété a la forme d’un quadrilatère ceint de murs dont nous avons retrouvé quelques vestiges.

Grambois Cassini 1775Je regarde la carte de Cassini et m’aperçoit que la mention des Templiers n’y figure pas. A cet endroit est écrit « Royère » ; une simple recherche internet sur ‘Grambois’ et ‘Royère’ m’amène sur le site des travaux récents d’une chercheuse.  Avant de vous expliquer son point de vue, remarquez sur la carte la mention de Limaye reconnue par la plupart des historiens comme une commanderie des Templiers (Deux preuves : une cense annuelle confirmée en 1128 par Bertrand III, comte de Forcalquier ; une donation de Isnard Amic en 1219 à Pons de Limaye, commandeur) ; quelques uns pensent encore qu’il y a eu confusion entre Limaye et Limans dans les Alpes-de-Haute-Provence. Notre dame de la Cavalerie de Limaye (Bastide des Jourdans) est bien la chapelle des Templiers ; malheureusement, beaucoup de documents d’archives de cette commanderie ont disparu.

Avant que La Bastide des Jourdans  n’existe, en 1225, par la volonté du comte de Provence, Raymond-Bérenger V, Limaye faisait partie du territoire de Grambois […]. Avant cette date, les Templiers ont construit une véritable forteresse, le long d’une voie allant de La Tour d’Aigues à Manosque en passant par Sainte-Tulle, voie oubliée aujourd’hui.
Cette forteresse, […] est dite en 1720, lors d’une visite pastorale de l’archevêque d’Aix, Sainte-Madeleine [de la Rouyère], qui rappelle une léproserie, la lèpre ayant presque disparu à cette époque. Le lieu est dévolu aux Hospitaliers-St-Jean de Jérusalem […] vers 1308-1309. C’est eux qui évoquent à cette date de 1720 : le domaine de la Madeleine, anciennement des Templiers.
Etude réalisée par Christiane Boekholt. Mai 2013 sur les Templiers de Limaye

En conclusion : si la terre appartenait bien à la commanderie des templiers, elle a probablement été récupérée par les Hospitaliers de Saint-Jean qui ont construit cette maladrerie Sainte-Madeleine (la plupart de ces établissements sont voués à Sainte-Madeleine).
Une randonnée sur ce thème en Ardèche : la maladrerie des Templiers

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GR 2013 urbain : Martigues (2ème partie)

Publié le Catégories ----- * Etang de Berre 13, ----- * GR 2013, 13 Bouches-du-Rhône, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeMots-clés , , , , Un commentaire sur GR 2013 urbain : Martigues (2ème partie)
 

Cet article fait suite à la publication du GR 2013 : de Chateauneuf à Martigues (1ère partie), le sentier de grande randonnée inter-urbain balisé à l’occasion de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture ; le parcours a été réalisé en une seule journée mais je vous le présente en deux articles. Partie avec quelques préjugés à cause de la proximité de l’étang de Berre et des industries chimiques, j’ai finalement été séduite par ce parcours : agréable promenade le long de l’étang (pas de pollution visible), cheminement dans de petites ruelles calmes chaque fois que possible, un site archéologique à ciel ouvert et un final à la chapelle Notre Dame des Marins. Beaucoup de variété dans les paysages, beaucoup de découvertes mais selon moi, ce GR n’a d’intérêt qu’accompagné par des guides connaissant les lieux comme ceux des associations locales de la Fédération Française de Randonnée.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Le littoral est un espace industriel gagné sur l’ancien étang de Caronte par remblaiements successifs : des entrepôts et le stockage à sec de bateaux de plaisance occupent les rives Sud du chenal de Caronte. Extrait de la fiche 18 : la chaîne de L’Estaque, la nerthe, la côte Bleue, CG13

A la découverte des belles Martigues, Med &Vero wouhou

Il me faut traverser d’abord l’emblématique pont levant qui laisse enter les bateaux dans le chenal : il  faut attendre une vingtaine de minutes pour que s’opère la manœuvre d’ouverture et de fermeture du pont levant.

[Le pont levant], curiosité touristique pour les uns, fâcheux contretemps pour les autres. Selon Revue reflets n°36

Le pont levant date de  1962, il a remplacé l’ancien pont tournant (1929) dit « le Pont du Roi ». Il relie l’Île et Jonquières. 1 500 ouvertures par an en moyenne. Depuis 1962, trois accidents mortels sont survenus : le dernier […] dans les années 90, a causé la mort d’une dame qui a voulu traverser et enjamber le vide alors même que les barrières piétonnes étaient fermées. Le pontier se plaint des automobilistes qui ne respectent pas le feu rouge, poussent les barrières de sécurité ou lui lance un signe rageur. Deux tiers du trafic concernent les bateaux de plaisance, un tiers les navires marchands, gaziers et chimiquiers, qui livrent la raffinerie de Berre. Revue municipale Reflets n°36

Pour la dixième année, le désormais traditionnel village de Noël de Martigues se réinstalle sur le quai des Anglais. Je me faufile entre les chalets de bois n’ayant pas trop le temps de découvrir les créations des artisans : bijoux, maroquinerie et… stands gastronomiques.

Je longe maintenant l’étang de Berre ; un cygne élégamment virevolte sous mes yeux ; entre espace vert et littoral, la promenade ne s’apparente plus à de l’urbain. Le GR tourne à droite, à gauche, empruntant de petites ruelles calmes, et débouche sur Tholon en travaux.

Quel n’est pas mon étonnement de me trouver face aux fouilles archéologiques de Tholon, indubitablement liées au captage et à l’utilisation de l’eau douce sur le site : long bassin de lavage (1780-1960) et d’évacuation de l’eau de la source de Tholon dont on a retrouvé les citernes, les conduites, le captage, les galeries  ; en contournant le site barré, je découvre des murs antiques, des îlots d’habitations, des voies caladées, en cours de restauration. Dans l’îlot d’habitation ci-contre, de remarquables éléments des parois murales peintes et décorées à la fresque ont été mises au jour. Pour rénover le site, certaines pierres seront remplacées par de la roche du Pont du Gard, les carrières de La Couronne n’étant plus en fonction.

En 1998, le service archéologique de la ville de Martigues a identifié l’agglomération antique, connue par les textes sous le nom de Maritima Avaticorum, occupée entre le 1er siècle av. J.-C. et le Ve siècle apr. J.-C. Il y aurait même dans l’eau, sur près de 1 ha, des vestiges d’aménagements portuaires antiques. Lors du déclin romain et la prise d’Arles (480) Maritima Avaticorum, non fortifiée et exposée dans la plaine, est abandonnée au profit des hauteurs (ancien oppidum de Saint-Blaise par exemple).

De l’église du moyen âge – Sancta Trinitatis de Tullone – il ne reste plus rien mais la citerne de la source de l’Arc pourrait presque fonctionner à nouveau ; une date (1817) et le nom du bâtisseur (B. Courbon) sont gravés dans la pierre sur le côté intérieur d’un mur.

En fonction au moins dès le XVIIIè siècle, elle est composée dedeux réservoirs voûtés en plein cintre, maçonnés en pierre de taille, dont les façades sud et nord apparaissent percées de plusieurs ouverturess, destinées au puisage de l’eau. Jean Chausserie-Laprée

Sur le côté, quelques marches sont encore visibles : l’étage auquel on accédait servait probablement de salle de pompage de l’eau stockée dans les citernes. Une photo extraite du document de Chausserie-Laprée montre le bâtiment surmonté d’un étage en maçonnerie de pierre, lui-même couvert d’une toiture de tuile.

Un peu plus loin, pas moins de cinq bassins contigus de dimensions différentes ont été mis au jour (100 m2 env.) et bâtis à même le terrain naturel de marne : quel intérêt avaient-ils pour la communauté ? Recouverts à l’origine d’un béton de tuileau hydraulique, ils sont caractéristiques des structures antiques destinées à accueillir des liquides : souvenez-vous de l’archéologie de l’aqueduc romain de la Traconnade. Le grand bassin en contre-bas, semble être le réceptacle des quatre autres. Bien qu’il y ait quelques ressemblances avec le vivier romain que j’avais vu à Fréjus, l’architecte de Martigues pense plutôt à une citerne d’eau douce. Entre la fontaine de la source de l’Arc au nord et le lavoir de Tholon au sud, un aqueduc enterré traverse la parcelle.

Je traverse le site désert de l’école de voile de Tholon, école qui en 2010, organisait les championnats du monde de planche à voile. Tiens, le lycée Paul Langevin, établissement scolaire dont le nom m’est très familier (je travaille dans l’éducation nationale) mais que je n’ai jamais visité.

Les sondages exécutés sur le parking du lycée ont permis d’appréhender précisément l’extension du site antique, bordé par une large route périurbaine, […] qui mettait en relation Arles et Marseille par la voie côtière. Jean Chausserie-Laprée

Restitutions et mise en valeur d’habitats : l’exemple de Martigues (Bouches-du-Rhône, France), Jean Chausserie-Laprée, 2008 (?)

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Dernière modification le 16 Juin 2016

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Le torrent de Barnafret, la mère des fontaines

Publié le Catégories ----- * Embrun Serre-Ponçon 05, 05 Hautes-Alpes, Rando familialeMots-clés , Laisser un commentaire sur Le torrent de Barnafret, la mère des fontaines
 

Petite balade familiale bien agréable en forêt de Morgon : fraîcheur, calme en bordure du torrent de Barnafret au pied du Grand Morgon. Long de 5km300, il traverse 3 communes. Le préfet des Hautes-Alpes au début du XIXè siècle ne parlait que de pauvreté et drames en évoquant Savines. Les temps ont bien changé avec Serre-Ponçon.

Le mandement de Savines ne tire de la forêt de Morgon et d’une autre […] que des ressources à peine suffisantes au chauffage, à la construction et l’entretien de leurs bâtiments. l’administration ne doit leur y permettre de coupes extraordinaires qu’en cas d’incendie, ou afin de couvrir les frais de digues contre la Durance et le Réallon. Histoire, topographie, antiquités, usages, dialectes des Hautes Alpes, J.C.F. Ladoucette, Paris, 2ème édition, 1834

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avec prévisions à 3 jours

Tout en petites montées et descentes, le sentier longe le torrent, passe et repasse sur le Barnafret par de petits ponts de bois. Un ancien aqueduc à droite du sentier, acheminait l’eau depuis les sources captées, elles-mêmes reliées aux citernes les plus basses. En été, lorsque leur débit faiblissait, un ingénieux système de déviation du ruisseau était activé. L’eau traversait plusieurs citernes en cascade ; elles constituaient chacune un filtre, une réserve avant d’être envoyée dans la canalisation en terre cuite qui alimentait les fontaines du village et les jardins. D’après le panneau d’information sur place.

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Dernière modification le 19 Mar 2014

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** Du Contadour au vieux Redortiers, pays de Giono

Publié le Catégories ----- * Forcalquier mont. Lure, 04 Alpes-de-Hte-Provence, Rando à thème, Rando familialeMots-clés , , , , , , , , 3 commentaires sur ** Du Contadour au vieux Redortiers, pays de Giono
 

Un village abandonné tel que je les aime ! on y sent l’âme des habitants, on y devine la sueur des travailleurs de la pierre, on évoque Giono et le Contadour, traditionnellement lieu de rassemblement où l’on comptait les moutons avant la transhumance (on pourrait l’écrire comptadour) ; pour cette boucle extraite du livre de Florence Dominique, 25 balades sur les chemins de la pierre sèche, éditions Bec en l’air, 2008, nous partons du Contadour, près du monument de la résistance. Vous pouvez aussi partir du lavoir (c’est le point géolocalisé) : ainsi, vous n’aurez pas de difficulté à trouver dans le village le sentier qui descend vers la rivière.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Voir également par un autre itinéraire Le vieux Redortiers paru en 2016
Peut-on imaginer en voyant les ruines de Redortiers (alors en Dauphiné) que l’acte de fondation de l’abbaye de Lure y fut signé en 1160 ? que sous Louis XIV, 500 habitants y vivaient  dont « dix bourgeois, deux prêtres, un notaire, un chirurgien » ? qu’il y là avait une auberge et que l’église paroissiale était le siège de 7 confréries1 ? Le village n’a peut-être pas été déserté pour les raisons invoquées généralement : pauvreté du sol, difficulté de communication.

Le connétable Lesdiguières l’acquit en deux fois par moitié en 1604 puis en 1605, le transmit à un de ses héritiers, comte de Sault ; en 1703, Redortiers appartient au duc de Villeroy. Parmi les coutumes féodales :

  • la curieuse obligation pour les habitants de donner au seigneur la langue des boeufs qu’ils tuaient
  • l’habitant de Redortiers percevait le douzième des grains, blés et légumes que l’on comptait sur l’aire. Si dans les deux jours, le seigneur ne les avait pas fait compter, il avait le droit d’emporter ses grains sans payer de taxe
  • les habitants avaient également le privilège de pouvoir faire paître leurs troupeaux de brebis sur 8000 ha de pâturages et de bois
  • ils avaient le droit d’élever 15 porcs avec les glands des bois seigneuriaux sans payer de taxe
  • ils pouvaient également couper autant de bois qu’ils voulaient pour leurs besoins propres sans en abuser.

Jusqu’à la révolution, grâce à cette mise en commun des terres du seigneur, les habitants de Redortiers vivaient donc bien. Mais à la révolution, le duc de Villeroy est guillotiné ; les anciens vassaux de Redortiers sont dépouillés de la jouissance des pâturages et des bois. Les biens de l’ancien comté de Sault changent de propriétaires ; leurs héritiers veulent jouir de leurs biens en pleine propriété. Les gardes dressent des procès verbaux aux paysans qui font paitre leur troupeau, la commune se ruine en procès : la Cour de Cassation le 2 mars 1880 donne définitivement tort à la commune (Dictionnaire pratique des actions possessoires et du bornage. Tome 1, MM. Charles Archambault, René Senly, Chevalier-Marescq, Paris, 1890). Le village sans ressources est déserté peu à peu ; il devient hameau, redevient une colline pastorale. Selon La mort de Redortiers et l’une de ses causes, Jean Barruol , Annales des Basses-Alpes, n°143, Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, Digne, 1924

Direction le moulin à vent de Jean Giono, premier lieu d’habitation de l’auteur et de ses amis où naquirent textes, poèmes, croquis. Tel que Pierre Magnan (décédé le 28 avril 2012) le décrit (Pour saluer Giono, Denoël, 1993), il ne donnerait pas envie d’y vivre ! l’un des murs de l’enclos est pourvu de niches en arc exposées au sud ; après en avoir découvert de semblables ces derniers temps, je pense qu’il s’agit d’un mur à abeilles (lire les murs à abeilles de Provence dans randomania plus).

Passage près d’une cabane construite de pierres plates si fréquente dans le Contadour. Au sortir du bois, nous traversons l’immensité du plateau des Graves (1150m d’altitude) avant d’arriver à la seconde bâtisse qui accueillit Giono et les contadouriens. Son linteau est daté ‘1790’. C’est ici que Lucien Jacques (je l’ai évoqué dans l’article De Céreste à  Montjustin par les crêtes) viendra se réfugier dans la petite cabane à pièce unique juste à côté. Inscrite au monument historique, cette maison accueille des groupes pour des conférences ou lectures organisées par le Centre Jean Giono à Manosque.

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De Mirabeau au pont de Mirabeau sur la Durance

Publié le Catégories ----- * Aix et Durance, ----- * Luberon 84, 13 Bouches-du-Rhône, 84 Vaucluse, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , , , , Laisser un commentaire sur De Mirabeau au pont de Mirabeau sur la Durance
 

Dans un premier temps, je voulais atteindre le célèbre pont de Mirabeau à partir du domaine Cavalery (Pertuis), le long de la Durance et de la ligne de chemin de fer ; c’est une piste VTT.  J’ai craint qu’elle ne fût longue et fastidieuse à pied en cette saison. Je suis donc partie du village de Mirabeau par le GR9. Depuis le parking à l’entrée du village, l’imposant chateau de Mirabeau se dresse sur la colline.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Mirabeau#2 : le village, par Bob13

Passage près de la fontaine moussue où en 1985, le village servit de décor au tournage de Jean de Florette et Manon des Sources (réalisateur Claude Berri, d’après l’œuvre de Marcel Pagnol)Les scènes près de la fontaine, dans le film et aujourd’hui

Le GR longe les Grands Jardins en contre-bas – un grand pré appartenant à la commune – où des enfants jouent avec plaisir malgré le froid, près d’une vieille éolienne gagnée par le lierre.

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Dernière modification le 23 Août 2016

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Le chateau du Castellet depuis Saint-Jeannet, porte des baous

Publié le Catégories 06 Alpes-Maritimes, Geocaching et jeux, Rando familialeMots-clés , , , 2 commentaires sur Le chateau du Castellet depuis Saint-Jeannet, porte des baous
 

IMG_4312.JPGC’est en pensant à vous, lecteurs de randomania, que  je suis allée chercher des idées de randonnées à Nice à l’occasion du lancement des guides de randonnée de la collection « rando malin ». Les auteurs sont jeunes mais enthousiastes ; ils réussissent à donner envie de les suivre sur les chemins de découverte de notre patrimoine. Le soir même; j’essaie d’identifier l’itinéraire sur une carte IGN, sans succès. Le lendemain, c’est donc le guide à la main, que me rends au château du Castelet qui ne figure pas sur la carte IGN. Serait-il indigne d’y figurer ? Le rando malin Côte d’Azur Alpes du sud, Frédéric Boyer, Mémoires millénaires Editions, 2010

La météo à cet endroit aujourd’hui et à 3 jours
avec le vent

IMG_4325.JPGIMG_4327.JPGA partir du village, j’emprunte le chemin du Baou de Saint-Jeannet, élément caractéristique des paysages calcaires. Des quatre baous1 de la région vençoise, celui de Saint-Jeannet est le plus remarquable par l’ampleur exceptionnelle de ses faces, de 300m à 350m de dénivelée ; on y monte doucement mais de façon continue. Au premier carrefour, j’entends sans les voir les moutons de la ferme voisine. A l’embranchement d’un étroit sentier, un arbre enroulé d’une bande de gaze bleu vif, semble repérer la montée vers le sommet du baou. Sur le versant du baou de la Gaude, des cultures en terrasse ressemblent à de grandes marches de verdure. Parvenue sur le plateau, c’est la surprise : des milliers de pierre jonchent le sol, parfois rassemblées en tas, rarement constructions telles que cette cabane en pierre sèche. On dirait qu’un cataclysme est passé par là. Où sont les anciennes faïces2 dans lesquelles les anciens cultivaient toutes sortes de céréales ?

site Saint-Jeannet, porte des baous

Une fois sur le plateau, un sentier sur la gauche mène au baou de Saint-Jeannet, où le varois didrip a placé une cache ; ne le sachant pas, je n’ai pu y aller mais si vous êtes geocacheur, courage ! GCX74N baou de Saint-Jeannet : il parait que le panorama est exceptionnel.

Le sentier continue sur le plateau puis descend dans le vallon. Sur le mamelon juste en face, je vois la tour du donjon que je dois rejoindre. Pourquoi des ruines si imposantes ne figurent-elles pas sur la carte IGN ?

IMG_4376.JPGLe Castelet apparaît dans l’Histoire en 1250, grâce au testament du légendaire Romée de Villeneuve, premier baron de Vence et sénéchal de la Provence (dès 1236). […] il désigne comme héritier direct et universel son fils Paul. Il lui lègue la seigneurie de la Gaude, Saint-Jeannet, le Castellet et la co-seigneurerie de Vence. […] A la lecture de ces actes, il apparaît qu’au XIIIè siècle la seigneurie du Castellet est tout aussi importante que ses voisines de La Gaude ou Saint-Jeannet. Le Castellet sera encore cité en 1309.

IMG_4338.JPGAvant d’arriver au chateau du Castelet, je traverse un sous-bois frais où de nombreux blocs rocheux sont tombés. La remontée est rude mais l’arrivée sur les lieux est une récompense, le sentiment d’avoir découvert quelque chose d’important. Un mur d’enceinte, des contreforts, sont les restes d’un château de guerre. Certes il a été abandonné  pendant plusieurs  dizaines d’années puis les descendants de Romée réutilisent les matériaux pour en faire un logis à côté d’une vaste bergerie.  Les poutres de bois tiennent à peine mais la voûte de la bergerie est encore en bon état. Des échauguettes d’angle prouvent que les lieux étaient surveillés et qu’ils ne devaient pas être très sûrs au moyen-âge.  Occupé jusqu’à la dernière guerre, le château, où se sont réfugiés des maquisards, est dynamité par les allemands. De là je peux voir les cultures en terrasse en arcs de cercle joliment concentriques. Devant le château, une esplanade inclinerait au pique-nique, si le temps n’était pas aussi menaçant.

IMG_4348.JPGIMG_4354.JPGIMG_4359.JPGIMG_4363.JPG

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Du charnier de Signes à la grotte du Vieux Mounoï, deux lieux chargés d’histoire

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IMG_0133.jpgC‘est d’abord par l’Association de Sauvegarde, d’Etude et de Recherche pour le patrimoine culturel et naturel (ASER Centre Var) et son président Philippe Hameau – spécialiste de la préhistoire – que j’ai entendu parler de la grotte du Vieux-Mounoï  fouillée de 1989 à 1993 sur l’adret de la Sainte-Baume. Après l’avoir retrouvée dans le guide des sites préhistoriques Provence-Alpes-Côte d’Azur, F. Boyer, Mémoires millénaires, 2006, j’ai encore eu plus de détermination à la découvrir. Lors de notre première visite, nous avions questionné quelques habitants de Signes pour savoir s’ils savaient comment la trouver. Tous la connaissaient mais personne n’arrivait à nous expliquer où elle se trouvait. Aucune indication sur place et de nombreux chemins où le risque de se perdre n’est pas nul. Il aura fallu deux essais pour la trouver. Elle est retombée dans l’oubli après des années de surfréquentation qui avaient interrompu les fouilles.

Site sur la commune de Signes, histoire, cartes postales anciennes, actualités,…

IMG_0468.JPGMais d’abord un peu de marche ! Le départ sur la départementale D2 n’est pas difficile à trouver : il se fait au niveau du circuit du Castellet, près du monument qui annonce la nécropole nationale de Signes ou charnier de Signes (c’est cette horrible dénomination qui m’a poussée à rechercher les faits), assez bien signalé. La piste forestière fait de larges virages avant d’arriver sur une aire fermée dans laquelle une quarantaine de tombes de marbre portent les noms et surnoms de jeunes soldats abattus par les allemands en 1944. IMG_0474.JPGUn gamin passe sous l’autel en marchant sur le coffret renfermant les ossements des fusillés (coffret déposé là à la demande de Gaston Defferre, alors maire de Marseille) tandis qu’une adolescente fait part de son étonnement à son père qui lui explique l’évènement : « ah bon ? y’a eu la guerre dans notre pays ? ». Pour moi qui étais enseignante il n’y a pas si longtemps, je pense que l’éducation nationale n’a peut-être pas suffisamment joué son rôle…

IMG_0470.JPGIls veulent sauver de l’oubli le charnier de Signes dans le Var, la Provence, 26 août 2008 (extrait ci-dessous). De tous les patronymes cités à la suite de cet article, je connais celui de Louis Martin Bret qui a donné son nom à un collège de Manosque.

  • 1944. Les actions des Résistants qui attendent depuis des mois le débarquement des forces alliées se multiplient. IMG_0469.JPGUn officier français aurait trahi les 38 martyrs du Charnier de Signes, tous issus du Mouvement uni de la résistance, pour quelques milliers d’anciens francs. Incarcérés aux Baumettes, ils furent interrogés et torturés.
  • IMG_0471.JPGLe 18 juillet 1944, un jeune garçon, Joseph Call, dont les parents travaillent dans la forêt, aperçoit un car déposer 29 prisonniers encadrés par les Allemands. Un bûcheron de Cuges, Maurice Percivalle, passant aussi par là, entend au loin La Marseillaise. Il voit les hommes creuser leurs propres tombes. Le 12 août, neuf autres résistants furent fusillés sur le même site. Mais pourquoi ont-ils été emmenés dans ce vallon ?
  • Raymond Aubrac, alors commissaire de la République de la région – premier signataire de la pétition pour la réhabilitation de la Nécropole de Signes – a fait exhumer les corps. « Certains portaient des marques de strangulation, signes de tortures antérieures  ; des corps ont été recouverts de chaux vive. D’autres ont été enterrés vivants« . Les familles ont dû reconnaître les corps mutilés au Pharo où ils furent transportés avant d’être inhumés à Saint-Pierre au cours d’un hommage républicain ; cinq d’entre eux n’ont jamais été identifiés.

IMG_0423.JPGIMG_1373.JPGPlus nous poursuivons le vallon des Martyrs, plus les chemins se multiplient  sans indication hormis ce panneau tombé à terre et qui confirme que nous sommes sur le lieu-dit du Vieux Mounoï.

IMG_0422.JPGIMG_0109.jpgLe Vieux-Mounoï est le lieu-dit d’une ancienne bergerie et son puits, peut-être Mounoï est-il le nom provençal d’une famille ‘Mounier’. Si vous les trouvez vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Le second indice significatif est l’abri de chasseur à la verticale de la ruine. Quand j’ai enfin découvert la grotte bien cachée derrière la végétation, je peux vous assurer que ce fut une réelle émotion, comme un secret  que des initiés auraient accepté de partager avec moi. Il s’agit d’un aven dont une partie de la voûte s’est effondrée.

Elle a servi de bergerie depuis le néolithique (6000 ans avant J.C.) et de décor au film Manon des Sources en 1986, là où Manon découvre la source qui alimente le village des Bastides Blanches.

IMG_0115.jpgNous observons tous les recoins de cette très vaste grotte. Deux petites lucarnes de lumière s’infiltrent au dessus de nos têtes. Elle a trois niveaux. Côté droit, des arbres tordus de chaque côté de l’éboulis, se sont accrochés à la paroi rocheuse.

salle_du_lac2_photo_actarus83.jpg salle_du_lac_photo_actarus83.jpg

Côté gauche, nous pouvons accéder par un étroit goulet glissant non sans risque, à une salle souterraine. L’intrépide Actarus83, qui a sans doute des notions de spéléogie, l’a visitée pour nous ; la méduse au plafond n’est-elle pas remarquable ? Jean-Jacques Oller a eu la gentillesse de mettre à ma disposition quelques photos de cette grotte souterraine, ou sous forme d’animation :

Au milieu une grande salle avec des aménagements de pierres : c’est là que la scène de Pagnol a été tournée. Voir le reportage fait par Tazbahn pour retrouver les lieux du film sur le site panoramas de cinéma.

IMG_0434.JPGIMG_0440.JPGIMG_0441.JPGIMG_0460.JPG

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Dernière modification le 16 Sep 2016

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La calanque de Sugiton

Publié le Catégories ----- * Calanques 13, ----- * Marseille et environs 13, 13 Bouches-du-Rhône, Rando familialeMots-clés 7 commentaires sur La calanque de Sugiton
 

IMG_2535r.JPGImpossible d’omettre la calanque de Sugiton dans un blog de randonnées sur la Provence ! une des plus accessibles à partir de Marseille, la plus populaire, la plus fréquentée. La longue et large piste de terre longeant les bâtiments de l’université mène au col de Sugiton, croisée de plusieurs chemins ; de là, une véritable piste bétonnée vous y conduit par d’amples virages, pratiquement toujours au soleil mais sans difficulté – à part la dénivelée au retour, et les derniers mètres menant à la plage. photo_film_allocineC’est sur cette piste, dans un paysage caractéristique de calcaire, qu’a été tournée la scène du film Le salaire de la peur (1953, réalisateur H.G. Clouzot) où les héros (Yves Montand et Charles Vanel) sont bloqués par une avalanche de pierres sous de fortes bourrasques de vent. Le film a été tourné totalement en France (Gard, Bouches-du-Rhône) et pourtant, le spectateur est convaincu que ça se passe au Mexique !

IMG_2536r.JPGAu loin la grande Candelle et son Candelon culminent à plus de 460m de hauteur : «  l’ensemble Candelle- Candelon est coupé en deux par une faille dont le tracé se voit bien depuis l’observatoire de Sugiton » (formation des calanques). Pas de cabanon pour boire un coup. Il faut donc prévoir beaucoup d’eau et de quoi se restaurer.

Intéressante pour ceux qui ont peu de temps pour découvrir ce qu’est une calanque, ou pour ceux qui n’aiment ou ne peuvent pas trop marcher :

  • le bus 21 Luminy vous dépose au départ du chemin ;
  • pratiquement pas d’interdiction de circuler l’été car située dans une zone d’accueil du public ;
  • une heure à pied seulement ;
  • quelques sensations entre les hautes falaises calcaires ;
  • des panneaux d’information sur les calanques le long du parcours.

IMG_2538.JPGUne variante à points rouges permet de raccourcir le trajet tout en donnant un aperçu de ce qu’est un ‘vrai’ sentier pierreux, avec marches patinées, où l’on peut se tordre les pieds, déraper et frôler de petits ravins  (2h A/R par la variante, 230m dénivelée, 6km700 A/R).

Tous les quarts d’heure, une vedette nous fait profiter des commentaires donnés aux dizaines de touristes venus visiter les calanques. Victime de son succès, Sugiton est aussi surpiétinée, ce qui détruit les sols et peut même faire tomber les arbres ; elle fait l’objet d’opérations de nettoyages réguliers depuis des années (calanques propres 2009). En ce 5 août, en une heure de temps, un gars de l’O.N.F. a ramassé un gros sac de déchets laissés par les visiteurs et l’a remonté au pas de course jusqu’à son camion stationné sur la piste. Il passe deux fois à côté de nous, comme étonné de ne rien trouver par terre : Claire a consciencieusement récupéré nos déchets dans un sac qu’elle transportera jusqu’à la poubelle située au col. Qui sont ces vacanciers aussi peu respectueux de la nature ? dans certains pays nordiques, cette attitude est inconcevable.

Un parc national des calanques, site du GIP

IMG_2541r.JPGLes abords ont été sécurisés pour éviter les chutes de pierre ; il est interdit de passer au dessus des fils de fer croisés attachés aux poteaux de bois et qui emprisonnent les blocs rocheux. L’accès à la calanque des pierres tombées est désormais interdit par arrêté municipal du 21/04/08 suite à d’importantes chutes de pierres mais peu importe, ceux qui espèrent que ça ne tombera sur eux, s’y installent toujours. Informations sur : www.mairie-marseille.fr

IMG_2544r.JPGLa mairie de Marseille a délimité la zone maritime par des ancres écologiques qui protègent la posidonie.

http://www.mairie-marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=3729&portlet_id=961

torpilleur, baleine ou cygne ?Du torpilleur, rocher dont la silhouette fait penser à un navire de guerre, des adolescents en quête d’émotion, sautent dans l’eau fraîche. Pour Claire et Coco, il s’agit plutôt d’une baleine. Nos grands-parents y voyaient un cygne « un vrai cygne, certes, qui semble s’avancer sur l’eau, le col tendu, la gorge gonflée d’air salubre et tout endiamentée de splendeur » (extrait de La revue de Provence, Elzéart Rougier, juillet 1899, présentée par le projet Calanco, le site des amoureux des calanques). A vous de voir !

IMG_2549r.JPGPropice au farniente à défaut de baignade – l’eau est fraîche, plus fraîche que sur les plages -, la calanque de Sugiton est dominée par un belvédère qui vaut le déplacement (voir la calanque de l’oeil de Verre et celle de Sugiton vue d’en haut) et , si vous avez encore un peu de courage, remontez la piste jusqu’au crêt Saint-Michel durant une quinzaine de minutes à partir du col de Sugiton.

Sugiton itinéraire 3km350 aller, 1h, 230m dénivelée

Autre itinéraire de 3h30 A/R décrit dans les calanques à pied de Marseille à Cassis, Conseil Général 13 et Comité départemental du tourisme, FFR, 2007

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