Sur les traces du train des Pignes Central Var

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Peu de vestiges des installations du train des Pignes Central-Var entre Meyrargues et Peyrolles ; petite précision : le train ne s’est jamais appelé officiellement « train des Pignes » durant son exploitation : c’est un surnom par analogie avec le train des Pignes à vapeur remis en route en 1980 sur une partie de la ligne Digne-Nice par le Groupe d’Etude pour les Chemins de fer de Provence. Pigne désigne le cône des pins ou la graine qui se mange. Le train des Pignes traversait-il quelques forêts de pins qui lui auraient valu cette dénomination ? les voyageurs avaient-ils vraiment le temps de ramasser des pignes quand le train allait très lentement ?
Le TRAIN des PIGNES à vapeur, restauré et exploité par le Groupe d’Etude pour les Chemins de fer de Provence

Vous pouvez stationner à la gare de Meyrargues, mais vous devrez suivre l’ex-nationale particulièrement dangereuse sur 450 m. La voie communale 202, parallèle à la nationale, si tentante soit-elle, mène à des propriétés privées…

J’ai d’abord repéré les trois lignes qui passaient par là : la ligne de Marseille-Saint-Charles à Gap-Briançon (bâtiment de voyageurs de 1ère classe à corps central de 12 m sur 8 encadré de deux ailes), avec une bifurcation vers Pertuis se trouvant à la sortie du pont sur la Durance ; une ligne départementale en direction de Salon-de-Provence et Arles, et celle à voie métrique des Chemins de fer de Provence, 210 km, à destination de Draguignan, Grasse et Nice qui a fermé en 1950. Sur la carte Michelin de l’époque, la voie étroite est représentée par une ligne noire dentée.

Nous allons tenter de suivre cette dernière ligne entre Meyrargues et Peyrolles ; la gare se trouvait à angle droit de la gare actuelle. Du temps de la traction vapeur, un seul train quotidien faisait le trajet complet – durant plus de onze heures – de Meyrargues à Nice. Entre Meyrargues et Peyrolles, 5km en 8 mn, soit 37 km/h environ.

Gare de Meyrargues, Yves Provence

Les travaux débutèrent sur l’ensemble de la ligne entre 1886 et 1887, […]. Pour la première fois en France, une ligne à voie étroite atteignit  une centaine de kilomètres de long. Le premier tronçon Draguignan-Salernes fut officiellement ouvert le 23 avril 1888. Le 27 août, la ligne rejoignit Barjols, puis le 28 janvier 1889 le terminus de Meyrargues. L’inauguration officielle de la ligne Draguignan-Meyrargues eut lieu le 22 mars 1889. Historique train des Pignes

Baguenaude sur la ligne Meyrargues-Nice, M.-A. Dubout
Le train des Pignes d’hier à aujourd’hui, P. Lambérieux, Editions Alan Sutton, 2013
Le siècle du train des Pignes, J. Banaudo, Groupe d’Etude pour les Chemins de fer de Provence, Les Editions du Cabri, 1991. Ouvrage très complet, nombreuses photos d’époque, informations techniques.

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Dernière modification le 21 Fév 2017

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Les ocres du Luberon et la colline de Perréal

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Gargas, une des communes du massif ocrier vauclusien (ocre jaune), connu pour son site archéologique de l’Age du fer et ses marnes grises fossilifères, me tente bien. Mais les caches se trouvent toutes en bordure de route : la moitié du parcours se fera donc sur le bitume. En fin de page, je vous proposerai une variante plus « nature ».

Les photos

Dans le quartier des Chaffrets, nous remarquons tous cette construction métallique abandonnée, un chevalement avec son treuil sur la plate-forme, son wagonnet rouillé à ses pieds et sa rampe prononcée dirigée vers l’entrée de la mine. Avec le puits et le cavage, cette descenderie – galerie en descente – est une des trois façons d’accéder aux carrières d’ocre.

L’OCRE DE GARGAS – LES OCRIERS, jeancaching84

Dans le sable ocreux, l’ocre pur ne représente que 10 à 20%. D’un point de vue composition chimique, l’ocre est donc un silicate d’alumine (kaolinite) ferrugineux (goethite) et siliceux (quartz). Pour extraire l’ocre il faut donc le séparer du sable par lavage. Jusque vers les années 60, on utilisait un malaxeur : on faisait s’écouler le sable avec de l’eau dans des batardeaux (photo extraite du livre Ocres et ocriers du pays d’Apt, référence un peu plus loin dans la page), le sable tombait au fond tandis que l’ocre, plus léger, flottait et s’écoulait vers des bassins de décantation. Nous longeons ces grands bassins aux reflets moirés dans lesquels l’ocre sèche naturellement de mai à septembre jusqu’à atteindre 50 cm d’épaisseur.

Les carrières d’ocres, histoire et techniques d’extraction

Je ne sais trop comment mais nous nous retrouvons dans la carrière en exploitation de Gargas : les marques de pneus des camions ont laissé des profonds dessins au sol. Le bas du pantalon a déjà changé de couleur : l’ocre est un colorant naturel ! De nos jours, c ‘est le cyclone (à droite sur la photo) sépare l’ocre du sable par la force centrifuge ; il ne fonctionne donc pas aujourd’hui. L’eau ocreuse sort en surverse puis est dirigée vers la canalisation allant aux bassins de décantation.

Vidéo ocres de gargas, société des ocres de France

L’ocre de Gargas, les mines, jeancaching84

La galerie de mines n’a plus de porte ; on peut donc y pénétrer, voir encore les traces de creusement et ressentir sa fraîcheur dès que l’on s’y enfonce. Côté gauche de la piste, si on lève les yeux, on peut repérer plusieurs creusements de mines en forme d’ogive, peut-être des galeries de recherche de l’ocre par un mineur d’avancement.

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Dernière modification le 03 Fév 2017

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Photo panoramique : mais quel est donc le nom de cette montagne ?

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Combien de fois cela m’est-il arrivé de faire la photo panoramique d’une chaîne de montagnes et d’être incapable d’en donner le nom alors que je vis dans la région ! cela m’a tellement énervée de ne pas comprendre que je me suis remise quelque peu à l’optique photographique. S’il vous est arrivé de ne pouvoir identifier les montagnes environnantes, ou si vous avez simplement un doute, lisez cet article jusqu’au bout.

Pourquoi est-ce difficile ?

Je vais essayer de vous l’expliquer à partir de cette photo qui m’a posée problème pendant des semaines (focale équivalente 35mn, 0m d’altitude, Saint-Mitre les Remparts, Figuerolles, angle de vue plein Est ; au premier plan, le plateau de Vitrolles) le plateau de Vitrolles, la chaîne de l'Etoile Indépendamment des conditions météo qui peuvent gêner l’identification :

– une photo est une représentation plate d’un relief : une montagne à 10km de vous est représentée sur la photo sur la même surface plane qu’une autre à 40km de vous ; ce qui vous fait dire qu’elle est plus loin c’est le manque de netteté ou d’intensité de couleur. Sur la photo, trois plans de reliefs peuvent être facilement repérés : le premier plan (15-30 km, plateau de Vitrolles), le second plan (une seule chaîne de montagne en apparence, 30-40 km environ), un dernier plan aux extrémités avec deux formes de couleur gris très clair (plus de 40 km).

– sur cette photo prise au niveau de la mer, une montagne de 880m de haut située à 58km de moi a la même taille que le plateau de Vitrolles haut de 200m située à 15km de moi ; ce plateau à l’avant-plan masque donc totalement la montagne la plus haute (le mont Aurélien) : c’est ce que je ne comprenais pas lorsque j’ai cherché pour la première fois les montagnes que je devais voir.

– deux montagnes proches et l’une derrière l’autre, donnent l’impression de faire partie de la même chaîne

– selon le point de vue, la montagne n’a pas la même forme ; si vous êtes habitué à voir la face Est d’une montagne, il est possible que vous ne la reconnaissiez pas quand vous verrez sa face nord. Exemple de la montagne Vautubière ci-dessous : vautubiere 4 faces – le champ de vision de votre appareil photo dépend de la focale et de la taille du capteur. Le champ de vision en largeur de mon iPhone s’étale sur 58° environ ; ce fut ma seconde erreur : chercher les sommets trop près de l’axe central de ma vision ; à 30km de distance, il faut chercher les sommets 15km de chaque côté de l’axe central. La carte IGN TOP 25 qui ne couvre qu’une surface d’environ 20km sur 14 ne peut donc vous renseigner que sur le premier plan. angle vision st mitre 58 E Continuer la lecture de Photo panoramique : mais quel est donc le nom de cette montagne ?

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Saint Martin les Eaux

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Panneau d'information sur le parkingJ‘ai téléchargé la trace sur le site randogps.net. Parking à l’entrée du village sur la D505. Je repars à pied par où je suis venue, en direction de la fameuse source sulfureuse dont j’ai l’intention de parler dans mon article.
Je repère dans le virage en épingle le sentier qui part sur la droite, descend au niveau de la rivière. Dans la source sulfureuse, je remarque les algues filamenteuses blanches qu’avait étudiées Eugène Plauchud, à la source de la Laye, en 1877. Pasteur en avait fait l’objet d’une communication à l’académie des Sciences, preuve que le pharmacien Plauchud n’était pas qu’écrivain (Le Diamant de Saint Maime, Au Cagnard, L’amo de Canelo) mais aussi scientifique. Curieusement, aucune mauvaise odeur caractéristique ne s’échappe alors que lors de mon dernier passage en 2010, l’odeur d’œufs pourris (de l’hydrogène sulfuré H2S) m’avait presque incommodée. D’un point de vue géologique, le soufre provient de la dissolution des formations sédimentaires évaporitiques de la région de Manosque (extrait de la lithothèque)
Ces eaux ayant été exploitées ont donné leur nom à Saint-Martin les Eaux qui a remplacé Saint-Martin-de-Recanas. Je cherche les ruines de l’établissement thermal.

Mais au loin, c’est un drôle de pilier qui se dresse là, mais plus aucun bâtiment ; je pense m’être trompée et cherche bien au delà mais il n’y a plus rien. Tout a été détruit. Juste quelques vieux tuyaux et un chauffe-eau abandonnés près de cette fontaine qui suinte par les trous de sa surface. Du bâtiment, il ne reste que le socle de béton. Je remonte jusqu’à la route et questionne un couple qui me confirme que tout a été détruit ; quand j’étais passée en 2010, quelques tuiles ARNAUD ETIENNE de la tuilerie de Saint-Henri (Marseille) jonchaient le sol ; aujourd’hui, un panneau m’apprend que les lieux sont en cours de réhabilitation. En effet, ils ont été nettoyés, le sentier bien tracé est remblayé de morceaux de briques et de pierres probablement issues de la démolition. Cela incitera-t-il les promeneurs à faire un détour ?


2010 
Signalées dès 1784 par M. Darluc, les eaux de Saint-Martin de Renacas ont fait depuis la réputation de cette petite commune. Ces eaux minérales sulfureuses furent autorisées par le Ministre du Commerce le 30 décembre 1884. En 1903, cette source prend l’appellation de Renacas, puis de Château et enfin d’Huguette en 1933. Son débit est d’alors de 25 à 60 l/min. Ses eaux sont commercialisées sous différents noms : Eau de Renacas en 1903, puis du Château, puis source Huguette à partir de 1933. L’activité cesse définitivement le 6 mai 1942.
En 1894, une vieille famille martinoise, les Arnoux-Lestienne devient propriétaire des sources sulfureuses, et du Château qu’elle transforme en hôtel thermal. D’après le site Saint-Martin les Eaux

Le bâtiment des bains est à nouveau rénové en 1930 par la famille Arnoux, le chauffage à bois de l’eau a été remplacé par une chaudière à charbon. A partir de cette date, on ne boit plus bucoliquement à la source […]. Les propriétaires ont fait faire une vasque à l’intérieur du bâtiment. C’est Charles Lestienne qui fait office de masseur. Il est porion1 à la mine de Villémus […] mais pendant les quelques mois de la saison thermale, il […] règne sur les quatre baignoires en marbre. Extrait du journal Bas-Alpin

Les eaux de Saint-Martin, par Asse2Blx

Je quitte la route et emprunte un étroit sentier tout en montée ; au carrefour suivant, un village perché apparaît en ligne de mire. Au niveau du ravin de Coste Longue, un passage canadien, que l’on rencontre habituellement en montagne ; leur principe est simple : ils sont disposés sur une petite fosse sur laquelle sont placés des rouleaux métalliques ; les bêtes ne la traversent pas car elles en ont peur, alors que tous les véhicules passent sans problème. Sur le côté, un portillon étudié pour se rabattre dès qu’on le pousse permet aux piétons de franchir la clôture ; une manière de réconcilier éleveurs et randonneurs.

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Dernière modification le 17 Sep 2015

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Les moulins de Fontvieille

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Je teste aujourd’hui un circuit décrit dans le livret de la collection testLes plus belles balades & randonnées en France, à la campagne, Coll., Glénat, 2013 – 5€. J’avais été fortement impressionnée par les promesses de ce guide mais déçue par la première balade sur le terrain le jas d’Estelle et celui de Simon ; aujourd’hui je découvre celle des moulins de Fontvieille1, dont je connais une partie des centres d’intérêt.

J’ai choisi de me garer sur un parking public près du château de Montauban ; j’aurais pu choisir celui qui est à l’intérieur du château mais n’ai pas trop aimé la contrainte de l’heure de fermeture (17h30 en hiver et 19h en été). Le circuit Daudet longe le mur de pierres du château par une voie charretière (borne 7), romaine assurément, sur laquelle on reconnait nettement le passage des chariots transportant les pierres ou le blé. A ne pas confondre avec une voie à ornières qui peut être comparée à des rails de tram : le guidage des roues des chariots se fait au moyen de rainures que l’on a taillées dans le sol rocheux (un bel exemplaire se trouve à Pélissanne). La coquille Saint-Jacques du panneau rappelle que le chemin de Saint-Jacques de Compostelle passe par ici ; quelques points numérotés du parcours Daudet signalent des points d’intérêt (borne avec un numéro et le symbole d’un moulin) dont je n’ai pas le descriptif ; par exemple la borne 8 est placée près d’un canal d’irrigation. L’office du tourisme, que je remercie vivement, a accepté de me donner quelques indications sur ce parcours qui n’est pas encore édité officiellement. Je vous en dévoile quelques unes.

La piste forestière monte progressivement sur les crêtes en traversant une forêt de pins assez clairsemée. De multiples chemins de traverse sont autant d’erreurs possibles mais le guide précise bien la couleur du balisage qu’il faut bien chercher parfois. Au sommet, le point de vue annoncé n’est pas très spectaculaire ; à la citerne, je tourne à droite comme indiqué et traverse une première oliveraie. Là où il peut y avoir confusion c’est quand l’auteur écrit …elle coupe une autre piste puis longe une seconde oliveraie à droite ; si l’oliveraie est à droite, il faut tourner à gauche ; peu importe la piste que vous prendrez, les deux chemins mènent au même endroit. Presque toutes les olives noires des champs d’oliviers ont été ramassées ; grimpés sur un escarasson, quelques travailleurs terminent la cueillette à la main.

A la descente, au niveau du canal, la piste longe la route en larges zigzags ; au carrefour de pistes, je rejoins la route en traversant un petit pont sur lequel sont peints des traces de balisage. Après quelques centaines de mètres sur la route, l’aqueduc romain, plutôt les deux aqueducs romains, offrent une belle ligne de vestiges : des morceaux de piliers, le radier, des arches écroulées ou encore en place. En le suivant sur la droite, j’arrive dans le radier, entouré de deux piédroits gardant les traces d’escoude à l’endroit de la pierre percée. Dominant le vallon, à mes pieds sur une pente raide, les ruines des moulins de Barbegal, une véritable usine romaine composée de deux séries de 8 moulins séparées par un escalier central.
Un visiteur termine la visite guidée qu’il a offert à ses amis ; il me laisse une carte des aqueducs ainsi que la photo de la maquette des moulins, visible au musée de l’Arles Antique. C’est vraiment plus facile de décoder le site avec ces documents en main. Ce musée abrite désormais un trésor national : la barge romaine restaurée.

En savoir plus sur la barge romaine Arles-Rhône 3

Les aqueducs et moulins de Barbegal, theFunCouple

La meunerie romaine de Barbegal : 61m de long, 21m de large, sur une pente inclinée à 30°. Construits probablement sous le règne de Trajan (vers 100 après J.-C.), pendant l’apogée d’Arles, les moulins ont produit la farine dont la ville avait besoin. Fin de son utilisation : 260/270.

Le bassin de convergence, découvert en 1990, assurait la convergence de deux branches de l’aqueduc d’Arles, avant la construction des moulins.
Le bâtiment de la meunerie était enfermé dans une enceinte. Tout en bas de la pente, le mur sud délimitait une avant-cour où aboutissaient les émissaires évacuant les eaux qui avaient actionné les roues des moulins.
De chaque côté, vers l’extérieur, huit biefs2 étaient aménagés l’un au-dessous de l’autre, […] actionnant seize roues. Entre l’escalier central et chaque bief étaient édifiées les chambres3 abritant les mécanismes de mouture. Selon les niveaux, la meule se trouvait à l’étage supérieur ou inférieur de la chambre. Dans les chambres inférieures, le fond du bief était au niveau de la fosse du moulin et les meules étaient placées sur un étage supérieur ; la transmission se faisait de bas en haut. Les biefs étant en surélévation dans les chambres supérieures, la transmission se faisait de haut en bas et les meules se trouvaient au-dessous de l’engrenage. […] Une goulotte de bois amenait l’eau en avant de la roue. Elle tombait dans les augets4 (« par en dessus »), qui, une fois remplis, faisaient tourner la roue par leur poids ; la rotation s’effectuait dans le sens du courant. Selon P. Leveau site Traianus.net

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Dernière modification le 22 Juin 2016

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Boucle de Ganagobie par le canal de Manosque

Publié le Catégories ----- * Forcalquier mont. Lure, 04 Alpes-de-Hte-Provence, Geocaching et jeux, Inédit, Rando familialeMots-clés , , , , Un commentaire sur Boucle de Ganagobie par le canal de Manosque
 

Circuit inédit qui conjugue la découverte du plateau de Ganagobie et celle du canal de Manosque, dont les berges sont en principe uniquement

affectées au personnel d’exploitation pour l’entretien et l’exploitation des ouvrages conformément aux statuts de l’ASCM et à l’ordonnance 2004-632 du 1er juillet 2004. La Filiole 14, avril 2011

Tout commence par une belle descente dans des sentiers ravinés qui coupent les lacets de la départementale plutôt spectaculaires. Dans l’un des virages, le GR, profondément creusé, est impraticable et je serai obligée de suivre la route sur quelques mètres pour le récupérer plus loin.

Tout en bas, avant de suivre le canal, je retrouve le pont romain de Ganagobie, sur le Buès, découvert assez tardivement lors de la prospection systématique des ponts sur la via Domitia. La voie romaine, si elle a facilité la communication et le commerce, servit plus tard de voie d’invasion aux Lombards. Datant du début IIè siècle, 30m de long, 10m de hauteur, une seule arche reposant sur des culées massives, ce pont romain est toujours utilisé par la petite départementale qui le traverse.

L’entrée sur le canal de Manosque est précédée d’un classique panneau d’interdiction de circulation ; le long du canal, la promenade est à vos risques et périls. En période hivernale ont lieu les travaux de réhabilitation : trois tronçons du canal maître à Ganagobie ont fait l’objet en 2008/2009 d’un recuvelage1 des berges. Si le danger est donc moindre en hiver, période de repos du canal, il existe néanmoins quand le canal est en eau : beaucoup d’ouvrages d’art devront être traversés en posant parfois le pied sur une surface étroite ou non sécurisée. Enfants turbulents, s’abstenir !

Le canal de Manosque

  • L’acquisition des terrains et les travaux ont été exécutés par l’Etat entre 1881 et 1926.
  • En 1977, l’entretien et l’exploitation du canal de Manosque sont remis en affermage2 à la Société du Canal de Provence.
  • En 2004, lancement de l’élaboration d’un Contrat de Canal.
  • Les eaux distribuées par le canal de Manosque sont dérivées de la Durance. La prise actuelle est située dans le barrage de l’Escale à Château-Arnoux
  • 13 communes traversées réparties sur 6 cantons, desservies en eau brute par le canal de Manosque.
  • surfaces irriguées multipliées par 6 entre 1950 et 2000, passant de 270 ha à 1800 ha.
  • Le canal maître mesure 57 km et les filioles3 représentent un linéaire d’environ 250 km.
  • 3 500 adhérents dont seulement une cinquantaine sont agriculteurs.

Quant à ceux qui jettent dans le canal la carcasse de leur voiture, ils ont eu une bien mauvaise surprise quand celui-ci a été vidé en août 2012 car l’immatriculation de la quarantaine de véhicules a été remise à la police qui fera une enquête pour retrouver leur propriétaire. Ceux qui auraient fraudé leur assurance sont passibles d’une peine de 5 ans de prison et d’une amende de 375 000 €…

L’eau du canal s’en va les carcasses de voitures dansent

De nombreux ouvrages d’art jalonnent ce parcours escarpé : un pont-aqueduc (64 sur la totalité du canal) avec rambarde métallique, un autre sans protection qui domine le vide (Mal-Pas), un ponceau4 et ses pierres mal jointoyées entre lesquelles l’herbe repousse. Deux des ponts portent un numéro (11.70, 11.67) qui vraisemblablement représentent leur distance en km par rapport à la prise d’eau du barrage de l’Escale. Le canal devient souterrain, je le retrouve un peu plus loin creusé directement dans le rocher. Il devient plus étroit ; la végétation qui colonise ses bords est celle des zones humides comme le rouge du cornouiller sanguin ou les joncs. Le canalAprès le gros tuyau disgracieux, je retrouve les berges du canal, construites différemment : d’un côté, assemblage de pierres à cinq faces, de l’autre une surface bétonnée lisse. Au pont-aqueduc du ravin de Pont-Bernard, parmi les aménagements plus importants, je reconnais une martelière5. De façon à partager la ressource en eau, une distribution « au tour d’eau » impose la mise en oeuvre des arrosages à des heures pré-définies.

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Le mont Julien depuis Cadolive

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Il me fallait une randonnée au départ de Cadolive de façon à la conjuguer avec la chasse au trésor de MP 2013. En parcourant les blogs sur le net, j’ai retenu le parcours présenté par Jean-Luc le mont Julien et le Ratier. On dit aussi le baou de Cadolive.

Bien balisé, le parcours commence à la mairie de Cadolive, emprunte le chemin de Galice qui passe devant le jardin public, traverse le quartier de l’Ortolan ; plusieurs échappées sur le mont Julien laissent imaginer  la dénivelée qu’il faudra monter. A 464m d’altitude, je quitte la route macadamisée pour un sentier fortement raviné sur la gauche : un panneau de bois caractéristique de ceux du CG13 indique 1h20 pour la boucle du Mont Julien.

Balisage dans la montée vers le mont JulienIl traverse une pinède. De drôles de têtes rocheuses me dominent. Je poursuis en direction de la crête (abandon du tracé bleu) par un sentier sur strates rocheuses inclinées pas toujours évident.

A ma grande surprise, quand j’arrive au sommet (je délaisse la piste du tour du Mont Julien), la vue est saisissante de tous côtés et je côtoie le vide : horizon dégagé, toutes les montagnes alentour sont identifiables (même si je ne les ai pas toutes identifiées…) : la chaîne de la Sainte-Victoire apparait tout entière, le regagnas, la Sainte-Baume, Roque-Forcade, la chaîne de l’Etoile et son antenne, Marseille et les îles que l’on devine au loin.

Le rocher sous mes pieds abrite la grotte des voleurs dont je ne vois pas l’entrée. J’interpelle le groupe de joyeux randonneurs pour qu’il m’aide à identifier les sommets : le guide me les énumère tous avec beaucoup de gentillesse et  connaissance du terrain, sauf un sommet enneigé très au nord, dans les alpes. A l’ouest, un rocher rose attire mon attention : il s’agit probablement de celui de l’aire de la Moure sur lequel ont lieu les essais de largage par les canadairs. Un avion bombardier d’eau peut larguer de l’eau seule ou bien de l’eau additionnée de « retardant », un produit coloré rouge qui ignifuge la végétation.

Un canadair fait le plein d’eau directement en vol en passant à rase-motte au-dessus d’un lac, d’une rivière, ou même de la mer, en déployant des écopes sous le fuselage. L’opération d’écopage est délicate et nécessite une formation spéciale de la part des pilotes de ces avions.
Les écopes sont de petites bouches de 10 x 12 cm placées sous le fuselage. Il faut 9 à 12 secondes d’écopage pour remplir les deux réservoirs de 3000 litres. Extrait du site avionique.free.fr

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GR 2013 : autour du Réaltor

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Suite du GR 2013 en avant-première dans le petit Arbois. Impossible de me garer au château d’eau où j’avais terminé ma balade la première fois car il est situé dans l’Europole de l’Arbois barré aux automobilistes qui ne montrent pas patte blanche. Je trouve une place avenue Louis Philibert ; au loin émerge la Sainte-Victoire. Bien qu’à pied, le gardien me demande si j’y travaille ; je lui réponds que non mais que le futur célèbre GR 2013 y passe ; sceptique, il me laisse pénétrer dans le parc au bout duquel se trouve l’ancien sanatorium occupé aujourd’hui par un centre de recherche des geosciences de l’environnement. Le long du joli bâtiment surmonté d’une tour avec horloge, passe le GR qui s’enfonce dans le plateau de l’Arbois d’un côté, vers le Réaltor de l’autre.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Rapidement je me retrouve dans la nature ; incroyable aussi près de la zone des Milles. Après le centre équestre, le chemin se divise : je prends celui de droite. Quelques barres rocheuses caractéristiques du Petit Arbois puis je traverse le Grand Torrent, affluent de l’Arc. Pendant un long moment, je serai sur la départementale D65D dont la mauvaise réputation est parvenue jusqu’à moi à cause de la proximité du camp du Réaltor qui accueille les gens du voyage.

Ici l’ambiance est celle d’une petite vallée cultivée, jardinée où les vues sont plus rapprochées, bordées par des pentes boisées. En fond de vallon, la viticulture domine […]. Dans la partie amont le relief est moins marqué, le bassin du Réaltor, alimenté par le canal de Marseille, constitue un paysage humide qui contraste fortement avec la nature avoisinante.

Je découvre la garde à cheval et en face une ancienne bergerie puis les anciens bassins de décantation.

La Durance délivre au canal de Marseille une eau très chargée en limons – 2,5 litres par mètre-cube – en raison de son parcours alpestre et du régime torrentiel de ses affluents. Aussi, au 19è siècle, Frantz Mayor de Montricher, le concepteur du canal, entreprit-il la construction de plusieurs bassins de décantation qui se révèleront vite insuffisants. Il décide alors de réaliser un nouveau bassin, dans le vallon de la Mérindole, au lieudit Réaltort. Extrait de L’eau enjeu d’avenir, groupe des Eaux de Marseille, n°96, juillet 2011.

De chaque côté de la route, tout est barricadé bien que ce soit un domaine départemental, propriété du conseil général et que la nature, bien tentante, est juste derrière. Le parc du château de la Tour d’Arbois (début XXè : château les Tours) accueille l’espace seniors. J’ai honte pour ceux qui découvriront ce GR 2013 : les bas-côtés sont jonchés de déchets de toutes sortes sur plusieurs kilomètres. Même le canal d’évacuation qui ne coule plus, est encombré d’ordures. Les installations du canal de Marseille sont imposantes : par exemple, la vanne principale remplacée en 2011 à l’aide d’une grue, mesure cinq mètres de large sur huit de haut ; ce canal est une des principales sources d’approvisionnement en eau potable de la ville de Marseille. Jusqu’en 1970, il fut sa source quasi unique d’alimentation en eau ; il fournit encore les deux tiers de la ressource d’eau de la ville. Le canal mesure 80 kilomètres ; l’eau est captée dans la Durance.

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Dernière modification le 20 Mar 2015

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Aux portes des Alpilles : Notre-Dame de Beauregard

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Voyageurs, n’avez-vous jamais vu le long de l’autoroute A7 le panneau fléché indiquant « Notre Dame de Beauregard » perché sur sa colline ? ne vous êtes-vous jamais dit qu’un jour il faudrait que vous alliez la voir ? fin août 2008 : je m’y rends en voiture ; cette fois, pas de triche,ce sera à pied. C’est jour de vide-grenier dans le village : impossible de se garer dans le centre.

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Du cœur du village se profilent les vestiges du château du Duc de Guise ; je m’y rends en passant sous la porte de l’Hortet. Ruines imposantes où il est probablement risqué de s’aventurer. Après les Templiers au XIIIè, au fil des siècles, le château d’Orgon, puis l’église sont tour à tour démolis puis reconstruits. En 1653, la communauté d’Orgon reçoit d’Henri de Guise « les îles, accréments et atterrissements » de la Durance.

L’oratoire de l’Annonciation est le premier des oratoires qui jalonnent le sentier menant à la chapelle Notre-Dame-de-Beauregard. Il est situé à proximité du portail du château des Ducs de Guise. Construit en pierres de taille, il abrite une sculpture dégradée représentant l’apparition de l’ange Gabriel à la Vierge Marie.

En 1562, pendant les guerres de religion, le Baron des Adrets saccage et profane le sanctuaire. Il précipite dans le vide la statue de la Vierge que l’on recueillera intacte. Un monument expiatoire évoque cet acte tragique [ndlr : voir le monument expiatoire dans les jardins en contre-bas].

Le couvent de Beauregard a été construit de juillet 1638 à avril 1660. A la Révolution Française , les religieux furent chassés, leurs biens confisqués ou vendus. […] En 1840, il ne subsiste que les murs en ruines. C’est en 1878 que le Chanoine Bonnard, curé d’Orgon, fait restaurer le vieux couvent et surtout édifier une nouvelle église. Extrait de notre Dame de Beauregard, site de l’association les Amis de Beauregard.

En octobre 1983, John Fano […] décide de s’y installer avec l’accord de la municipalité d’Orgon. Il crée en 1984 l’association des Amis de Beauregard pour la sauvegarde et l’animation culturelle de Beauregard. En 2004, dans cette dynamique culturelle, Isabel De Géa, céramiste, investit Beauregard. Elle y installe son atelier de poterie.

J’entre dans l’église ; j’y trouve le traditionnel chemin de croix, dont les stations sont sculptées avec grande précision. Ce n’est qu’au retour que j’apprendrai grâce à ce livre récemment paru Venelles : Monographie d’un village de Provence, Jean-Claude Caillaud, Alain Balalas, Jean-Marc Héry, BOD, 2012, que c’est le venellois Félix Chabaud qui a réalisé cette oeuvre. Dans le fond de l’abside, une barque rappelle la légende de Marie, Jacques, et Salomé, débarqué aux Saintes-Maries de la Mer.

A l’extérieur, la statue de Marie fait face à la vallée de la Durance ; au sud de la chapelle, à l’intérieur des fortifications du château, près de la vigie, vous trouverez une table d’orientation.

Notre Dame de Beauregard, berlan egilab

Je descends la route le long d’une impressionnante falaise de calcaire urgonien, curieux qualificatif signifiant originaire d’Orgon : quel honneur pour le village !

L’Urgonien est une formation décrite la première fois par D’Orby, en 1847. Cette dénomination désigne, dans les massifs subalpins septentrionaux, les calcaires comparables à ceux d’Orgon ; l’urgonien est caractérisé par sa teinte très claire, souvent blanche et à sa pureté en carbonate de calcium. Grâce à sa solidité et sa couleur blanche, il est très employé dans la construction (par exemple, chapelle Saint-Michel de Cabannes, quelques parties du palais des papes d’Avignon). Il contient des fossiles.

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Dernière modification le 17 Mai 2014

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Belvédère de Cadarache

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Départ du parking la Boulangère à Jouques (hameau de Bèdes) pour le belvédère de Cadarache. Sentier forestier classique fraîchement débroussaillé dans une forêt de chênes verts, royaume des sangliers. Sentier fleuri au printemps. Beaucoup de VTT mais peu de randonneurs.

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Nous quittons le sentier balisé pour le lieu-dit Camp de Mus ; Bob_13, un de nos amis, est persuadé d’y avoir repéré de loin des constructions ; à l’aller, nous ne trouvons rien ; me rappelant le sens du mot ‘camp’1 en ancien occitan, et que près d’un ‘camp’, des cabanes peuvent servir d’abri ou de remise à outils, je propose de longer le champ en contre-bas du chemin où des terres sont cultivées dans un étroit goulet entre deux zones boisées ; nous longeons donc ces terres jusqu’à repérer au loin une cabane de pierre sèche. Elle est de taille assez impressionnante, renforcée d’un second mur pour la soutenir ; elle devait autrefois être à l’intérieur d’un enclos de pierre sèche couronné, aujourd’hui à l’abandon. Mais c’est plutôt l’oppidum indigène de Mus que nous aurions aimé découvrir. Entre Antiquité et haut Moyen Age : traditions et renouveau de l’habitat de hauteur dans la Gaule du sud-est, L. Schneider, Actes du colloque de Fréjus, 7 et 8 avril 2001, Michel Fixot Ed., 2004

Au retour sur le sentier balisé, nous nous approchons d’une belle borne-limite  en granit (et non granite, la roche, terme de géologie) lisse et brillante ; plusieurs suivront à courte distance ; sans doute marquent-elles la limite des communes de Jouques et Saint-Paul. Les nombreux repères forestiers – rectangle blanc avec liseré rouge médian – délimitent quant à eux, la forêt communale de Jouques.

Au carrefour suivant, nous retrouvons le chemin balisé ; estoublon me fait remarquer la présence d’un impluvium – grande plaque de béton inclinée – qui permet à l’eau de pluie de s’écouler dans une citerne de protection contre les incendies ; il décode les informations que l’on trouve sur le pylône à haute tension juste à côté. Pylône 27 : Boutre-Tavel dériv tore-supra 400kv attache 27 ; Boutre-Plan d’Orgon 220kv attache 27.

Décodage: La fusion thermonucléaire vise à reproduire sur terre l’énergie des étoiles. Pour cela, il faut atteindre et maintenir des températures de l’ordre de 100 millions de degrés. Depuis 1988, date de sa mise en service, l’installation de recherche TORE SUPRA est le plus grand tokamak2 à aimant supraconducteur du monde. La ligne électrique de Boutre (près de Ginasservis) à Tavel (Vaucluse) a été déviée vers le poste de Plan d’Orgon ; elle sert donc à fournir l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement de la région sud-est et à celui du tokamak. L’autoroute nouvelle puissance délivre 400 kV par l’intermédiaire de deux lignes électriques distinctes et redondantes. Traduit du site iter.org.
RTE a décidé de mettre en place des balises avifaunes  sur les 350 mètres de liaison aérienne entre les deux nouveaux pylônes ; ces mesures permettront entre autres espèces, de protéger un couple d’aigles de Bonelli récemment installé dans le secteur (dont seulement 25 couples sont recensés en France). Extrait du site Réseau de Transport d’Electricité, dépêche du 14 juin 2004

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