La Thomassine sur les chemins de la Résistance


La Thomassine, Manosque : j’y suis allée plusieurs fois mais il y a toujours quelque chose à apprendre. Plus possible de se garer sur le parking de la maison de la biodiversité fermée, je me gare donc sur le côté : heureusement, il n’y a personne d’autre.

La météo ce jour à cet endroit :
Avec le vent et la température ressentie

Lors de mes premiers pas, je suis accueillie par le bruit d’un vieux klaxon enroué, genre trompette à air ; pas de véhicule des années 30 donc il s’agit bien d’un oiseau. Le geai des chênes peut-être.

Ses vocalisations consistent surtout en cris rauques, traînés, enroués, chuintants, voire soufflés, et il est aussi capable de pots-pourris variés, surtout lors des rassemblements printaniers. La femelle émet alors des sons rythmiques et cliquetants, qui rappellent les castagnettes. Dans le secteur du nid, l’oiseau fredonne un babil très doux, riche en sons modulés. Comme d’autres corvidés, le geai est doué pour les imitations. Il reproduit les cris de quantité d’autres oiseaux, et certains bruits de machines et de klaxons de voiture figurent même à son répertoire ! Encyclopédie Larousse

Les bizarreries continuent : quel est cet animal qui siffle comme une marmotte ?  ce n’est pas les Hautes-Alpes, serait-ce encore un oiseau imitateur ?

Première partie dans le domaine de la Thomassine dont je vous ai déjà parlé : l’âne a trop chaud, la mine d’eau ici cache son secret. Jusqu’à la citerne enterrée, le sentier est bien repéré. Ensuite c’est à vue qu’il faut se diriger dans la prairie en forte pente, direction N.-E 30° car il n’y a guère de repère visuel. Si l’aventure ne vous tente pas, l’option est de continuer la piste forestière qui décrit une large boucle vers l’ouest et passe à côté de la ruine des Tours.

La montée dans la prairie est plutôt raide ; sur la gauche, des ruines, vestiges d’un bâtiment à plusieurs étages, ont la forme élancée de tours entourées de pins : la bâtisse Les Tours (cadastre napoléonien section B 1ère feuille) a servi d’abri pour les maquisards. Dans l’écorce d’un arbre, une toile d’araignée en tube avec la particularité d’une collerette bien visible entourant le trou, pas très fréquent : une segestria ?

Je quitte la partie à découvert pour entrer en sous-bois ; quelques modestes cairns de pierre, peu de temps avant de rejoindre le chemin de Saint-Martin-les-Eaux (St-Martin Renacus autrefois) à Manosque, jalonnent la fin de ce parcours hors piste. Je retrouve la piste LUB V12. Une soixantaine de mètres plus loin, un sentier balisé – Résistance Pellegrin 300m Comité du Patrimoine manosquin – mène à la ferme Pellegrin.

A l’entrée du chemin le panneau d’information délavé et presque illisible, qui m’avait tant impressionnée en 2009 (Lire Les sentiers de Bellevue) : j’entre dans la zone de stockage souterrain d’hydrocarbures liquides et gazeux ; si j’entends un sifflement de réacteur d’avion, je dois m’éloigner le plus vite possible. Au nord, les deux bassins de rétention contenant la saumure nécessaire aux mouvements de stockage et de déstockage des hydrocarbures.
Explication dans Saint-Martin Les Eaux.

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La Nerthe et la chapelle saint-Michel


Un endroit que je n’aurais sûrement pas découvert sans l’aide d’André, dans le massif de la Nerthe1 entre étang de Berre et Côte Bleue. Déjà pour trouver le l’emplacement de parking le plus proche à Gignac la Nerthe, ce n’est pas évident. Nous stationnons près de l’autoroute du littoral, côté Gignac.
Nous passons sous l’autoroute par un pont largement taggué ; rapidement de hauts murs de pierre témoignent de la muraille de l’ancien château fortifié sur ce site de hauteur.

La Chapelle Saint-Michel (XIIè – XIIIè siècle) et les ruines du château sont édifiées sur une parcelle du territoire de la Commune du Rove qui en est propriétaire. Selon la commune du Rove

La chapelle Saint-Michel de Gignac se situe donc sur le territoire de la commune du Rove ; cette particularité vient d’un ancien partage du territoire : en 1835, Gignac a obtenu les terres agricoles tandis que le Rove a obtenu les collines et la chapelle (selon Michel Méténier, historien local) ; vous trouverez le vieux Gignac du début du XIXe sur le cadastre napoléonien du Rove, section C1, et ses riches propriétaires De Covet de Marignane et Barrigue de Montvalon.

La chapelle saint-Michel au Rove. Au Moyen Âge, le lieu faisait partie de la seigneurie de Marignane, qui s’étendait jusqu’à la mer. Les Templiers en prirent possession au xiie siècle, du fait de sa position stratégique qui les rendait maîtres de la plaine et des lieux de passages. Ils y édifièrent un château fort en éperon barré de remparts reliés de tours carrées. Extrait du site tourisme Marseille

Beaucoup de sites internet affirment que c’est un site templier ; d’après l’historien local, Michel Méténier, des moines templiers s’y seraient installés. Quatre granges2 existeraient autour de Fos (Berre, Saint-Giniez, Marignane et Gignac), d’après L. Dailliez, Les Templiers en Provence, Nice : Alpes-Méditerranée, 1977. Dans sa thèse d’histoire, Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales : l’ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312), Lyon, 2003Damien Carraz précise que l’inventaire de la commanderie de Fos du 24 janvier 1308, ne cite que le manse3 dit de Niolano ; la maison de Fos possédait de nombreux troupeaux et pâtures ; ce site fait-il partie des biens templiers au vieux Gignac comme l’affirme provence7.com ? d’après Dailliez et Carraz, à Gignac-la-Nerthe, il faut s’attendre à un entrepôt plutôt qu’à une chapelle…

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Lac de Bimont à sec, Vauvenargues


Ces photos ont été prises entre mai et septembre 2018, au fur et à mesure que la retenue de Bimont se vidait pour les travaux du barrage. Lieu-dit Tournin d’Arles à Vauvenargues. Spectacle et marche insolites que vous n’aurez p!us jamais occasion de revivre…

Le temps qu’il fait aujourd’hui à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

Extrémité Est du barrage de Bimont :

La plante d’abord verte puis rouge : Persicaire ou Renouée à feuilles d’oseille

Le pont de pierre sur la Cause, habituellement sous l’eau :

Le lit de la Cause progressivement disparaît :

La remise en eau est prévue courant 2019 : quelques changements sont donc à prévoir.

Image d’un itinéraire possible 3km500, 1h déplacement, 52m dénivelée (+130, -130) ; en rouge un tracé possible ; en noir le niveau habituel de la retenue. On est bien en dessous !

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