Un ermitage abandonné à Roquefavour



Un monument historique oublié, redécouvert par une randonneuse des environs de Ventabren

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De notre envoyé spécial de la Gazette des Randonneurs
Le 25 février dernier, une randonneuse Mme N. décide, contrairement à ses habitudes, de se laisser guider par son intuition. En regardant la carte IGN du territoire de Ventabren, elle remarque une étoile à côté de laquelle est écrit « l’Ermitage » et « Grottes ». N’en n’ayant jamais entendu parler, sa curiosité est éveillée et elle décide d’aller s’y dégourdir les jambes. Elle nous raconte :
medium_img_0230.3.jpg« Pour atteindre ce point, il faut descendre en bas d’un éperon rocheux dont la dénivelée est de 100m environ. Le chemin me semble interminable et j’ai l’impression d’entamer déjà la boucle du retour sans avoir rien vu. Progressivement enserrée dans un vallon humide, avec deux hautes murailles de calcaire qui me cachent la lumière du soleil (il n’est que 15h45), j’ai l’impression d’arriver dans un cul-de-sac. medium_img_0231.jpgAlors que je cherche un autre chemin, mes yeux se posent sur un escalier de pierre à ma gauche. Que fait-il là ? Cela me fait un choc. Des arbres blancs, maigres, torturés ou fiers, poussent dans un grand jardin à l’abandon : paysage totalement insolite sur lequel le soleil ne doit pas être présent plus de 6h par jour. Un grillage entrouvert, que je n’avais pas vu, m’invite à la découverte. L’entrée principale garnie d’une niche, a dà » contenir une statue ; au travers d’une autre porte, je peux voir plusieurs voûtes ; une construction en forme de parallélépipède présente une grande ouverture voûtée (endroit pour capter la source ?). Dans une grotte, j’imagine un autel de pierre. J’aperçois alors un autre escalier qui semble monter à un étage puis s’enfoncer vers l’arrière du bâtiment. medium_img_0246.jpgPar un passage étroit un peu risqué, entre un mur de pierre et un rocher, je rejoins le fond de la propriété. Je suis dans un cirque naturel sombre, étroit mais à l’air libre ; je pense aussitôt qu’il doit être possible de mesurer l’importance de cet ermitage en vue plongeante. Un peu partout, des pierres témoignent de l’état de délabrement des lieux ; il s’agit pourtant d’un monument historique : l’ermitage Saint-Honnorat de Roquefavour.  »
Notre envoyé spécial a pu recueillir pour nos lecteurs quelques renseignements historiques.medium_img_0247.jpg

Ce sanctuaire a été donné à l’abbaye de Lérins en 878, puis elle passe à celle de Montmajour . Les moines abandonnent la cella Rocca frondosa au moyen-âge et un prieur est nommé. En 1624, le chapitre1 donne sept charges de blé au prieur de Saint-Honoré de Roquefavour qui doit assurer une messe basse chaque année le jour de la fête de Saint-Honnorat. En 1770, à la mort du prieur de Blacas, trois candidats se présentent avec un titre de nomination : le premier nommé par l’archevêque, le second par l’abbé de Montmajour et le troisième par la cour de Rome. Un procès a dû les départager et c’est le dernier qui a gagné ! Le prieuré a été confisqué comme bien national et adjugé à un prêtre. En 1819, un négociant aixois vient y terminer une vie orageuse. Il est mort en priant et a été inhumé dans la chapelle avec cette épitaphe « Ici repose J.J. Porre,…résolu de finir ses jours dans la solitude, il choisit l'(h)ermitage Saint-Honnorat en 1819, mort le 30 mai 1825,… ». Thomas d’Aquin s’établit à Saint-Honnorat où plusieurs évêques et princes lui rendent visite.

En 1868, le prieur Jacques meurt après 40 ans de séjour. Une eau abondante se répandait par canaux. En 1992, l’ermitage, classé monument historique depuis cette date, appartenait encore à un propriétaire privé.

Parmi les visiteurs illustres de la fin du XIXème, figurent George Sand, lamartine et Napoléon III. (Voir site officiel de la commune de Ventabren, rubrique monuments)

A la lecture de ces informations, Mme N. ajoute :
– La chapelle Saint-Georges annonçait l’entrée : elle a été démolie en 1830. Le premier escalier de gauche devait y mener. Quant aux grottes, elles étaient converties en oratoires, l’un dédié à la Vierge, l’autre à Madeleine. Comme ont été retrouvées des monnaies du Xème siècle, on peut imaginer qu’ait existé un ermitage primitif avant celui des bénédictins.
– Quelle impression vous laisse finalement cette redécouverte ?
– Pour qui est capable de se laisser imprégner de l’ambiance d’un lieu, je pense que cet ermitage caché dans un vallon sauvage et solitaire, à quelques pas de la ville, peut apporter beaucoup d’émotion et combler les amateurs d’insolite.
– Y-a-t-il une manière plus rapide d’accéder à ce lieu ?
– Un itinéraire beaucoup plus rapide pour les curieux moins sportifs à partir de la D65, près du pont de chemin de fer.
* Je vous propose un itinéraire de 2h environ, sur carte IGN réalisé à partir de CartoExplorer
Quelques liens ayant un rapport avec l’ermitage :
* Voir l’article du blog sur * Montmajour
* Voir l’article sur * la grottte de Marie-Madeleine à la Sainte-Baume
Signalons que sur ce parcours, vous pourrez voir deux ouvrages d’art :

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Après la remontée sur le plateau, elle a poursuivi le chemin jusqu’au bout de l’éperon rocheux, aussi loin que le lui permettait l’étroit chemin. A sa gauche, à 100m à vol d’oiseau, un peu plus haut, elle savait qu’il y avait l’ermitage mais il était trop tard pour qu’elle tentât ce jour là de le voir « de haut ». Parions que ce sera l’objet d’une prochaine randonnée !

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1chapitre : corps des chanoines d’une église cathédrale ou collégiale.
[ndlr] : Je déplore que la commune qui a racheté le monument en 2001, n’ait pas encore pris en charge la restauration de cet ermitage ; j’y suis retournée en septembre ; la chapelle à l’entrée n’est déjà plus visible sous la végétation et le monument a fait l’objet d’une partie de paint-ball et de tags. A quoi a donc servi le chantier de réhabilitation des lieux en 2003 ? Fiche mise à jour en septembre 2006 et septembre 2007

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La grotte naturelle de Marie-Madeleine



C’était au mois de mai 2004, deux ans après la réouverture au public de la Grotte de la Sainte-Baume1 et du pèlerinage, à l’occasion d’un regroupement professionnel pas comme les autres. La préparation avait été claire : « Vous êtes dans une forêt séculaire, où vécurent des druides2 ; vous emprunterez le chemin des rois comme Marie de Médicis ou le chemin du Canapé si vous vous êtes pressé ; vous visiterez la grotte de Marie-Madeleine, qui a débarqué sur nos côtes aux Saintes-Maries de la Mer. Croyant ou pas, vous marchez dans un lieu sacré. »
* Je vous propose l’itinéraire de 2h A/R par le chemin du Canapé (GR9) réalisé à partir de CartoExplorer
* Je vous propose un autre itinéraire dans ce massif, 3h30 A/R réalisé à partir de CartoExploreur (voir dans ce blog l’article sur la croix des Béguines)

La météo de ce jour à cet endroit :
(attention l’hiver, micro-climat, neige et givre possibles)
La direction du vent et le calcul de la température ressentie

medium_0006.jpgEté comme hiver, ce haut lieu de pélerinage est toujours très fréquenté. Un petit couvent de quatre frères dominicains est désormais chargé de l’accueil des pèlerins. Parmi les grands pèlerins de notre temps, comment ne pas évoquer Charles de Foucauld, les pélerins du lundi de Pentecôte, ceux de la fête de sainte Marie-Madeleine (22 juillet) qui se rendent en procession à la messe de minuit à la Grotte, les Compagnons ?

Cette forêt celtique de quelques milliers d’années, est unique en France, les chênes et les hêtres ont plusieurs siècles d’existence, de nombreuses associations végétales sont uniques en Provence ; medium_0004.jpgsi vous venez en juin-juillet, cherchez la racine d’or (lys martagon), si rare et si belle ! Ifs, hêtres, houx, essences peu méridionales, ont élu domicile ici. Parce qu’elle est exposée au nord, à l’abri d’une haute falaise, l’humidité, la fraicheur, les mousses et les champignons dominent. J’emprunte le chemin du Canapé, à droite, moins fréquenté que le chemin des Roys, mais plus abrupt. Des marches de pierre favorisent la marche dans un sous-bois sombre ; les arbres sont tellement hauts que la lumière du soleil ne parvient que rarement jusqu’au sol. Mais quand elle passe, c’est un ravissement de points lumineux ! Si je délaisse le chemin des Roys – emprunté par Saint-Louis, le pape Clément V, Philippe VI Valois, Charles IV de Luxembourg, le roi René, Catherine de Médicis, Charles IX, etc – c’est qu’il est trop fréquenté. A la croisée des chemins, un vieil oratoire : c’est Monseigneur Jean Ferrier, archevêque d’Arles qui a fait ériger les oratoires du Chemin des Roys vers 1516.

Le père Vayssière, gardien du sanctuaire au début de notre siècle, a fait construire les 150 marches en mémoire aux 150 Ave du Rosaire ; je les monte en comptant les stations jusqu’à la 13ème pour mesurer ma progression ! Cette Pietà, sur le parvis de la Grotte, impressionnante par sa taille, est une oeuvre de la juive convertie Marthe Spitzer (1932). D’abord exposée devant l’église Ste-Madeleine à Paris, elle arrive par train jusqu’à Saint-Zacharie où un attelage de chevaux l’amène jusqu’en bas de l’escalier. Là avec rouleaux, madriers et palans, elle est hissée jusqu’à la grotte.

0020.3.jpg* Le site officiel de la grotte Sainte Madeleine (histoire des trois Maries, pélerinage, les Dominicains)

Le compagnon Pierre Petit réalise les vitraux de la Grotte. Marie-Madeleine était la patronne du Compagnonnage ; dès que le Tour de France est ouvert au jeune Aspirant Compagnon du Devoir, il porte sa couleur, le blason de son métier et l’emblème de Marie-Madeleine reconnaissant le Christ ressuscité.
* Voir l’article sur les Compagnons du devoir (commune d’Aups)* L’Association les Compagnons du Devoir, ses buts
Rodolphe  Giuglardo présente le travail de la pierre à la Ste-Baume : l’obélisque des Compagnons placé en 2011

De là haut, le paysage s’étage sur 3 niveaux de montagnes : les monts Aurélien, la Sainte-Victoire, le mont Ventoux.

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Le compagnon réalise les vitraux de la Grotte. Marie-Madeleine était la patronne du Compagnonnage ; dès que le Tour de France est ouvert au jeune Aspirant Compagnon du Devoir, il porte sa couleur, le blason de son métier et l’emblème de Marie-Madeleine reconnaissant le Christ ressuscité.

De là haut, le paysage s’étage sur 3 niveaux de montagnes : les monts Aurélien, la Sainte-Victoire, le mont Ventoux.

 

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Après la descente, beaucoup plus rapide, le groupe s’arrête dans le café tout proche de l’hostellerie et nous dégustons une bière bien fraîche, juste récompense de nos efforts.
Dans ce lieu mythique, on peut aller aussi au « Paradis » en passant par le « sentier merveilleux », de quoi donner envie de revenir…

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1Baume : du provençal « baumo », surplomb rocheux, abri sous roche (grotte)
2Les druides étaient les chefs religieux des populations celtiques qui, avant la conquête romaine, occupaient la Gaule et la Grande-Bretagne. Ils représentaient une classe sacerdotale chargée de la célébration du culte, de l’éducation de la jeunesse et des décisions de justice. Leur doctrine se fondait sur la transmigration des âmes. La récolte du gui de chêne, plante sacrée, est l’une des coutumes druidiques les mieux connues

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*** Les grottes de Calès et le Défens



Un peu de mistral ce matin pour cette randonnée de 3h20 qui commence par le site classé exceptionnel de Calès. medium_img_2403.jpgmedium_img_2410.jpgJe pensais flaner parmi quelques habitations mais c’est un véritable village troglodytique que j’ai découvert : plus d’une centaine de grottes dont certaines à étage. Impossible de les visiter toutes aujourd’hui.

Elles ont été habitées dès le néolithique et utilisées au moyen-âge comme carrière. 116 grottes et 150 familles y habitaient. Les archéologues se posent beaucoup de questions à leur sujet mais il est incontestable qu’elles ont été aménagées par les hommes : escaliers d’accès, point d’ancrage de poutres, anneaux pour suspension, niches creusées dans les murs, larges fenêtres.
medium_img_2398.jpgmedium_img_2416.jpgDépendances d’un vaste chateau, elles servaient également de silos à grain, citernes, caves ou resserres. Des gravures rupestres témoignent du culte des astres et du soleil. (selon Comité départemental du tourisme)

Dans l’une d’elle, les traces d’un feu de bois : elle est encore utilisée de nos jours.
Assurément, les enfants trouveront leur bonheur : grimper, ramper, courir, se cacher et même s’instruire ! Pour vous en convaincre, regardez la page de l’école de la Crau à Chateaurenard !

* Je vous propose un itinéraire de 3h20 environ, sur carte IGN réalisé à partir de CartoExplorer
* Itinéraires et superbes photos du site Week ends et tourisme en Provence
* Itinéraire officiel et photos du site Balade en Provence
* Photos de Calès site Provence balades
* Description de l’itinéraire sur le site de Laurent Audras

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

Je croise plusieurs randonneurs qui cherchent vainement le GR6 aux abords du site. Ce genre de difficulté ne m’arrive plus depuis que je prépare mes randonnées sur mon ordinateur et que je transfère la route sur mon GPS eTrex Venture ! c’est vrai qu’il n’y a plus d’imprévu… mais il n’y a plus les heures perdues à ne rien découvrir, ni l’angoisse de se perdre, ni l’anxiété de ma fille qui m’attend à la maison. Près de la chapelle Saint-Denis, je m’éloigne d’un bruyant groupe de jeunes qui parcourt le sentier botanique ; je me retrouve seule pendant la plus grande partie de la randonnée qui a moins de charme (1): un chemin de petite randonnée longeant des champs de vigne, le bord d’une route départementale ; au pied d’un arbre, des fleurs récemment déposées signalent sans doute le décès d’un automobiliste. medium_img_2424.jpgPuis j’entame la montée du GR6, continue et raide. En chemin, le chateau de la reine Jeanne se détache clairement sur le ciel bleu. A la borne géodésique, sur la montagne du Defens, point culminant de la randonnée, j’ai une superbe vue sur les Alpilles. Malheureusement, plusieurs lignes à haute tension troublent le paysage.
medium_img_2395.jpgLe GR6 redescend progressivement vers le site des grottes et se termine en petit sentier humide où la mousse a pris possession de toutes les pierres. Du haut du chateau, la statue de la Vierge domine les lieux.
Arrivée au parking, dernière découverte : la passerelle aux écureuils ! Je m’approche de l’abri installé pour eux dans un arbre près du parking. Il y en a un que je fixe sans bouger en vue de le filmer car je voudrais animer un peu ce blog ! Au bout de 30 secondes, il n’a pas bougé et la vidéo de mon appareil photo est terminée. Je change d’angle du vue et l’écureuil, à une vitesse vertigineuse due sans doute à la peur, se sauve par la passerelle et se cache dans les pins. C’est raté !
Au retour, si j’avais su que le Géant de Provence (le plus grand platane d’Europe, haut de 53m et âgé de plus de 300 ans), était à côté du chateau, je l’aurais salué en passant. Il faut que 7 personnes se tiennent la main pour en faire le tour (circonférence de 9 mètres) et il est maintenant classé monument naturel.

18 avril 2010 : enfin je l’ai vu en passant par le portail d’une propriété privée dans laquelle s’insinuent tous les touristes. Il est si lourd que ses branches touchent le sol, sa ramure si large qu’il m’a fallu coller deux photos côte à côte pour le voir en entier, si majestueux qu’il force le respect. Cependant, un lamanonais m’a confié qu’il avait un concurrent à Lançon…

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(1) selon moi, ce circuit peut être limité au cirque de Calès, et au sommet du Defens à partir des grottes

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Le gouffre de la Gardiole et la calanque de l’Oule



* Guide pratique des calanques du site Calanques info
* Photos des calanques dont celle de l’Oule site Montagne Pyrénées – Trekking et Horizons Lointains
* Galerie de photos des calanques de Marseille1 avec escalade du site Photos du Gum

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

medium_119_1971_r1.jpgLe gouffre de la Gardiole est sans prétention : étroit, à peine visible, hormis par le cairn au bord de son entrée. Mais il donne une idée précise de ce qu’est un gouffre : je n’en vois pas le fond ; parce qu’on marche peu à partir du parking de la Gardiole, il est possible d’y emmener des enfants. Prendre le GR98a sur la droite (quand on est face à la mer) et tourner à gauche sur le premier chemin entre deux poteaux de béton. Sur la gauche dans l’amorce de la descente, un cairn signale que vous êtes proche. Il s’agit alors d’un jeu de pistes : repérez les cairns et vous tomberez dessus, et non dedans j’espère !
medium_119_1959.jpgDans le vallon d’En Vau, coincé entre deux hautes falaises, il fait froid en ce 11 décembre et il n’y a plus les couleurs vives de l’été, sauf cet arbuste.
Le sentier de la garrigue (balisage bleu) par le col de l’Oule, me mène au croisement de plusieurs chemins mais je ne trouve pas la piste qui rejoint en larges lacets, le vallon de la Fenêtre puis celui des Rampes : je ne verrai donc pas aujourd’hui l’aven des Marseillais.
Rien à regretter cependant : le panorama est toujours grandiose…

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1Note : contrairement à ce qu’affirme le site Photos du Gum cité dans les liens plus haut, et comme le l’a fait remarquer Guy (commentaire du 21/01/2007), la plupart des calanques sont situées sur le territoire de la commune de Marseille : la limite de commune coupant la pointe Cacau en deux, seule la calanque de Port-Miou est sur la commune de Cassis.

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La Roque des Bancs dans la forêt de cèdres



Merveille du petit Lubéron, cette forêt de cèdres remonte à 1864, date à laquelle les services forestiers introduisent le cèdre de l’Atlas algérien. La balade se fait le plus souvent en forêt, ce qui est bien agréable en été.

* Itinéraires et photos dans la forêt de cèdres du site Balade en Provence
* A la découverte du Lubéron site du Parc naturel régional du Lubéron
* Le village de Bonnieux du site Lubéron News
* L’itinéraire (3km200, 1 heure environ) que nous avons suivi réalisé à partir de CartoExplorer

Nous partons à deux, tôt, pour éviter les grosses chaleurs si bien que le gardien de la forêt n’a pas encore pris ses fonctions et nous ne payons pas le parking. Nous empruntons la route gondronnée, départ du sentier botanique, bien documenté ; de chaque côté, au pied des arbres, la terre est foulée, piétinée récemment comme si un troupeau de sangliers était passé par là . Parvenues à la grande citerne à gauche, nous avons failli rater l’entrée du chemin balisé en bleu.
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Dans la falaise, le long de la Roque des Bancs, quelques grottes où nichent des oiseaux qui s’égaient quand nous y pénétrons. Nous sommes début juillet et contentes d’avoir échappé au sentier classique envahi de touristes plus ou moins respectueux de la nature.
Nous passons à côté des ruines d’une bergerie sous un surplomb rocheux non indiqué sur la carte IGN. Un peu plus loin, nous délaissons le chemin balisé pour monter dans la garrigue : plus aucune trace de chemin. Nous sommes à l’extrémité de la Baume Rousse ; au loin, la Durance et ses iscles (1) : Mallemort, Charleval et les collines de la Trévaresse.
medium_img_2971.jpgAu retour, nous faisons un pari : celui de photographier une cigale ! il faut avoir un sacré sens de l’obervation car elles se confondent avec l’écorce des arbres. Après plusieurs minutes de patience dans une observation silencieuse, mon amie Elizabeth l’aperçoit et la photographie, sans pied. A voir en grand en cliquant sur la photo !

Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas par frottement sur ses ailes que la cigale stridule mais grâce à un système de grosses écailles situées dans l’abdomen. Pour en savoir plus, voir la cigale du site Clair de Lune, ou rendez-vous au palais de la découverte à Paris

Vidéo de Carnets de rando, la forêt des cèdres, par David Genestal

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(1) Brice Peyre, dans son « Histoire de Mérindol en Provence », précise que le hameau était appelé, aux XVIe et XVIIe siècles, « l’Iscle » ou « les Iscles » (c’est-à -dire « iscla », variante « isola », pâté de maisons, du latin « insula »).

* Définition selon le vademecum du voyageur en Camargue

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L’ermitage de Saint-Ser à la Sainte-Victoire



L’ermitage de Saint Ser – du latin servus, serviteur (de Dieu)
* Sentier marron, photos par l’association les Amis de Sainte-Victoire
* Itinéraire et comment accéder à la grotte aux champignons site de randonnées Face Sud
* L’histoire de l’ermitage site de la commune de Puyloubier
* Je vous propose l’itinéraire sur carte IGN 1:25000 réalisé à partir de CartoExplorer – 3km200 environ, 1h10 A/R

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Orientation du vent et température ressentie

medium_parapente.gifPetite randonnée très agréable qui démarre au pied du Relais de Saint-Ser, restaurant dont je vous recommande la cuisine, moderne et légère.
Vous aurez sûrement occasion de voir des parapentes aux couleurs vives qui tranchent dans le ciel bleu.
Après des lacets successifs, on passe à côté d’un mur de soutènement en pierres sèches, puis d’une petite grotte pour atteindre finalement la chapelle de Saint-Ser en passant sous un pont de pierres restauré (642m).
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La chapelle, du XIè siècle, prolonge la grotte où Saint Ser s’était voué à la méditation au Vè siècle. Il a été massacré par les soldats aryens d’Euric, roi des Wisigoths. Celui avait pris ombrage de sa réputation de sainteté.
Sur l’esplanade devant la chapelle, qu’il est agréable de déjeuner ou goûter les jours de beau temps !

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Pour cette reconstruction, la commune a obtenu un timbre-poste émis les 22 et 23 juin 2002. Un bureau de poste provisoire a même été installé sur le site pour l’oblitération premier jour et la vente du nouveau timbre.

Ne trouvez-vous pas que ce rocher a la forme d’une tête de chien ?

 

Note du 27/11/2015, info du Grand Site Sainte-Victoire : PA, jeune aigle née à Saint Ser, dans Sainte-Victoire, avait été baguée en 2014. Elle a été identifiée [en novembre 2015] dans les Pyrénées Orientales, à Corsavy dans le massif du Canigou, Grand Site de France comme Sainte-Victoire…

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