Publié le 4 décembre 2012
nicoulina
Une drôle de basilique gigantesque, en construction depuis 1882, conçue par l’artiste catalan Antoni Gaudi ; d’ailleurs il y a en permanence des échafaudages. Gaudi a suivi les travaux jusqu’à sa mort en 1926 (il s’est fait renverser par un trolleybus ; il est mort des suites de cet accident), remaniant constamment les plans et vivant même sur le chantier, pendant 16 ans. Il n’a terminé que la chapelle de San José, la crypte et le portail de la Nativité. Il repose dans la crypte de son chef-d’œuvre.
Les dix-huit tours évoquent les douze apôtres, les quatre évangélistes, la Vierge Marie et le Christ. L’immense flèche de 170 mètres de haut incarnera le Christ.
Avec ses couleurs de façades différentes, son gigantisme, des motifs de sculpture gothiques à côté de motifs modernes stylisés, des sujets que l’on ne s’attend pas à trouver tels que des gallinacées ou des fruits, des matériaux variés (pierre, mosaïques, fer forgé, verre, etc), un carré magique qui côtoie la représentation de la trahison de Judas, etc. on peut aimer ou détester cette architecture, mais elle ne laissera pas indifférente : elle vaut le déplacement.
5 nefs verticales, des façades monumentales et des tours recouvertes de mosaïques donnent une impression de jamais vu.
Visite virtuelle
Une randonnée que je me suis fabriquée dans le parc de Roques-Hautes et qui n’emprunte pas que les sentiers connus de la Sainte-Victoire. Elle démarre par une superbe vue classique sur la montagne, à partir du parking du plan d’En Chois (pour connaitre l’origine de ce nom, lire dans ce blog Origine de quelques noms de lieux à la Sainte-Victoire). Quant au parc, il a été acquis entre 1973 et 1988 par le conseil général qui milite en faveur de la préservation et de la réhabilitation du site.
Le large chemin carrossable débute au milieu de belles plantations d’oliviers, se poursuit sur un sentier fortement raviné mais restauré en partie par de grosses et larges marches de bois. Pour ceux qui n’auraient pas beaucoup de temps, ce sentier permet de rejoindre le pied de la montagne Sainte-Victoire en une trentaine de minutes.
Très rapidement j’arrive au niveau du refuge Cézanne, et de la chapelle du Trou récemment restaurée par le Conseil Général. A y regarder de plus près, plusieurs éléments de construction ne font pas penser à un édifice religieux. Aucune trace officielle de la chapelle du Trou dans l’inventaire des chapelles rurales de Constantin, aucun vestige antérieur au XIXè retrouvé lors du diagnostic archéologique, aucun édifice religieux figurant sur la carte de Cassini (XVIIIè) ou le cadastre napoléonien (première moitié du XIXè) :
il ne s’agit probablement pas d’une chapelle ancienne. Et si tout simplement, il s’agissait d’une habitation abandonnée aménagée plus tard par un ermite ? Pour plus de détails sur ma réflexion, le hameau du trou à Saint-Antonin sur Bayon

Direction le pied de la falaise et ses marnes rouges friables, puis le pas des dinosaures pour avoir une vue plongeante sur le refuge et le rocher du Trou. J’espérais pouvoir emprunter l’ancien chemin du ravin de Beauroux repéré sur une carte ancienne (Baou Roux aujourd’hui) et
qui traversait le champ de tir vers l’ouest pour rejoindre le château de Roques-Hautes, mais il était interdit d’accès et probablement difficilement praticable aujourd’hui. D’impressionnantes falaises rougeâtres et boudinées dominent ce collet avec, en prolongement, les costes chaudes toutes ridées dans un relief inversé puisque le jurassique est ici au dessus. Pour les amateurs de géologie, lire la montagne Sainte-Victoire. Structure, relief et morphogenèse antérieure au Postglaciaire. Beaucoup de monde dans les deux sens sur ce sentier aux caillous roulants qui mène à la crête.
Je redescends de ce pas (des dinosaures) puis rejoins le point 264 ; je sors ma carte et mon GPS pour aider un groupe de randonneurs perdus sur la large piste des Harmelins, puis m’enfonce dans le vallon qui rejoint bientôt le carrefour de plusieurs pistes non loin de la grande prairie de Roques-Hautes – formidable terrain de jeux pour les enfants – et du château.
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Publié le 4 novembre 2012
nicoulina
Que retenir de la capitale belge ?
- Les pralines au chocolat ! les meilleurs artisans chocolatiers y sont installés ; pas besoin d’aller jusque là pour trouver les plus grandes marques dans toutes les villes du monde,
- les bières belges, très nombreuses, pour tous les goûts : nous avons goûté la blanche rosée ; ne pas les acheter dans les boutiques spécialisées à Bruxelles : elles sont nettement plus chères ; les grandes surfaces du nord de la France ont toutes un rayon bien achalandé avec les mêmes bières,
- La circulation automobile : pratiquement aucun panneau routier ; sans GPS et sans carte routière – j’avais loué une voiture dont la prise allume-cigare était en panne – c’est quasiment impossible de garder son sang-froid ; préférer le train au départ de la gare de Lille,
- l’eau du robinet servie à table au restaurant et les toilettes sont payantes,
- les magasins qui ferment tôt (17-18h) mais certains grands chocolatiers restent ouverts tard pour les touristes,
- une grand-place fleurie éblouissante de couleurs, les maisons des corporations et leur façade baroque, bâties après la destruction de la ville par les Français en 1695 et restaurées au XIXè siècle,
- le Manniken Pis signifiant « le môme qui pisse », est une statue en bronze d’une cinquantaine de centimètres : fontaine représentant un petit garçon nu en train d’uriner. A l’occasion du 67è anniversaire de l’indépendance de l’Indonésie, il portait le costume traditionnel indonésien,
- le palais royal (visite gratuite) et le célèbre Heaven of Delight (2002) : plus de 1 million de carapaces de scarabées thaïlandais décorent le plafond et les lustres de la salle des miroirs du palais. Cet artiste contesté a fait scandale début novembre 2012 par son lancer de artistique depuis les marches de l’hôtel de ville… Voir l’article du Point et les vidéos sur YouTube
L’avis de mademoisailesCoco sur Bruxelles.