Sur les hauteurs de Chaillol 1600


Un circuit à découvrir autour d’une grande chasse au trésor (pour en savoir plus sur ce jeu, voir menu geocaching) dans les montagnes chères à Ti’Mars… et Nadine qui ont manifestement pris plaisir à le préparer. Hameau de Saint-Michel de Chaillol, commune du parc des Ecrins, Chaillol 1600 est notre point de départ ; entre pâturages et bois de mélèzes, vous découvrirez des paysages et points de vue contrastés, avec en toile de fond le Pic du Vieux Chaillol culminant à 3163 m d’altitude au coeur du Massif des Ecrins.

La météo ce jour à saint-michel-de-chaillol/05 :
Avec le vent et la température ressentie

Il ne fait que quelques degrés au dessus de zéro quand nous nous nous mettons en route. Nous démarrons bien vêtus, par le GR Tour du Vieux Chaillol. La première boîte se trouve au clot Chenu (clot Chanu sur la carte IGN) depuis lequel le télésiège ouvre les portes du domaine skiable jusqu’à 2000 m d’altitude.

1 GC301NX le Clos Chenu, la première boîte

Arrivés au lieu-dit les Cougnitz (les Cougnets sur la carte IGN), deux directions possibles ; nous montons ver le col du Viallet par le bois de la Lauzière et sa forêt de mélèzes, ces « arbres de lumière » qui laissent passer le soleil et permettent aux brebis de pâturer le sous-bois ;  2 GC301P0 Les Cougnitz

Curiosité géologique sur les pentes sud du Lingustier, incongruité au milieu d’un paysage de montagne : les Aiguilles ou  grès du Champsaur. Leur aspect évoque, à distance, des cheminées de fées mais leur origine, est certainement toute autre, sans doute due au découpage des bancs de grès par des diaclases verticales.

Noter les surfaces de stratification sub-horizontales, qui montrent que ces clochetons ont été découpés par agrandissement de fentes verticales traversant orthogonalement la pile de strates gréseuses ; […] elles peuvent donc correspondre à des diaclases d’extension, recimentées par des circulations d’eau. Selon GeolAlpes

3 GC301P1 Les aiguilles

La montée au col du Viallet, longue et régulière, côté sud, s’avère agréable au soleil. Presque au sommet, un improbable rocher est maintenu en équilibre entre deux autres. Petit ressaut rocheux avant de franchir le col ; sur l’autre versant, côté Queyron, le froid est si piquant qu’il faut se faire violence pour aller chercher la 4è boîte.

4 GC301PS Col du Viallet

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Le vallon de la Gaillarde aux Issambres


Beau temps en ce 30 octobre. J’ai décidé de partir aux Issambres pour le vallon de la Gaillarde et son dolmen, puis au vivier romain. La randonnée peut être conçue en deux boucles dont le point central est le parking du vallon de la Gaillarde, peu avant le cimetière, au niveau de la station d’épuration, ou en une seule boucle.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Des chasseurs sont rassemblés près du cimetière. Je monte dans le vallon, accompagné de quelques courageux vttistes qui me saluent. Le long de la piste, de nombreux arbousiers offrent leurs fruits rouges à la tentation. Fruits oranges en octobre, rouges en novembre, ils sont des deux couleurs et parent la nature de jolies couleurs ; c’est sans doute pour cela qu’il est cultivé dans les jardins. J’en déguste un, puis deux, il y en a autant que souhaité, je peux donc choisir les plus beaux. La peau est granuleuse mais la chair douce. Les fruits mettant un an pour arriver à maturité, il n’est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l’année et les fruits mûrs nés des fleurs de l’année précédente. J’en ai ramené une bonne quantité chez moi pour le lendemain mais leur stockage au frais a changé leur goût. C’est cueillis et dégustés dans la nature qu’ils sont les meilleurs. Un des rares fruits comestibles en fin d’année, avec les champignons et les chataignes.

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Le vivier romain, les étangs de Villepey


Balade tranquille recommandée par Guide nature Balades nature en Provence Côte d’Azur, CEEP, Dakota Editions 2011). Après la randonnée dans le vallon de la Gaillarde, celle-ci était tout indiquée pour terminer la journée passée à plus de 100km de chez moi. La Côte d’Azur en automne attire moins de monde. Cela me semblait donc idéal.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Juste avant, j’ai cherché le vivier gallo-romain dont avait parlé M. Boyer lors du lancement de la collection rando malin Le Rando Malin Var, Bruno Ribant, Frédéric Boyer, mémoires millénaires éditions, 2010. C’est un touriste qui m’indique qu’il a vu un panneau 500m plus loin. Répertorié comme ‘Vivier de la Gaillarde’ sur le site des monuments historiques, il est en vérité près de la pointe de la Calle. Le tout petit parking le plus proche est plein. Je me gare le long de la route. En deux minutes, je suis sur les lieux. Le panneau explicatif le long du sentier bétonné du bord de mer est indispensable à la compréhension. A moins que de plonger avec masque et tuba, il faut presque toucher l’eau pour reconnaitre les constructions romaines qui séparaient les trois bassins.


Le vivier avait une longueur de 20m environ sur une largeur variant de 5m40 à l’ostium, c’est à dire à l’entrée, et de 12m à sa sortie postérieure la plus large […] Il était orienté nord-sud […] Trois murailles, d’une épaisseur de 0m80, le partageaient en trois bassins, trois compartiments (loculi) de profondeur et de largeur inégales. À leur extrémité ouest, ils s’appuyaient au rocher bordant le rivage, tandis qu’à leur extrémité est, ils s’arrêtaient à quelque distance du rocher. Continuer la lecture de Le vivier romain, les étangs de Villepey