Les Tours Gros par l’étang du Pourra


J‘ai choisi Saint-Mitre les Remparts et le Circuit les Tours Gros pour profiter ensuite du week-end photographique 2012, 11è édition ; dans plusieurs lieux publics – hôtel de ville, maison de la jeunesse et du social, restaurant municipal, bibliothèque Vaillant, la Manare -, les clubs photos exposent leur travail ; Audrey Deleuze, l’invitée d’honneur, expose sur le thème de ‘la Sainte-Victoire’ à l’école maternelle Edouard Vaillant ; elle a fourni une partie des photos du diaporama de l’exposition 2012 organisée par l’association des Amis de Sainte-Victoire à Saint-Antonin sur Bayon.

Partie du parking de la Manare, presque plein en milieu de matinée, je traverse le village que je découvre. Les remparts furent construits au début du XVè siècle et existent encore dans leur quasi totalité aujourd’hui. Je découvre le poète Louis Brauquier et même Robert Guidicelli, l’instituteur assassiné à Lyon par la Gestapo le 9 août 1944, soit quelques jours avant le débarquement en Provence. Il avait participé à la libération du premier département français : la Corse.

Un passage piéton permet de passer sous la route sans danger ; au loin la chapelle Saint-Michel sur son promontoire ; le balisage bleu est bien présent mais de petite taille : ouvrez l’oeil ! l’ancien chemin de Fos se prolonge jusqu’à une ruine où il faut obliquer à droite ; le sentier s’approche de l’étang du Pourra, quelques mètres sous le niveau de la mer : parce qu’il est particulièrement boueux, emprunté par les chevaux, je ne peux éviter de marcher dans la gadoue ; mais confiante en mes baskets outdry Columbia (voir le test effectué dans la note Du Caramy à la chapelle Saint-Probace), je n’essaie même pas de l’éviter ; je les lave ensuite dans le ruisseau pour être présentable à l’exposition de cet après-midi. La végétation est si haute que je ne pourrai voir le plan d’eau temporaire du Pourra. Le sentier longe la ligne à haute-tension, les énormes pylônes (les pokémon comme les appelle Lilou, 6 ans) aux boules colorées côtoient également le pipeline Total. Où la nature ? Un ancien sentier abandonné mène à la citerne rouillée des Olivets, un autre matérialisé sur la carte IGN est désormais propriété privée : plus d’accès direct à l’étang.

La montée vers les Tours Gros, à droite juste après les ruines, particulièrement ravinée, traverse un bois ; les VTT descendent à vive allure ; les multiples chemins de traverse peuvent représenter un piège si vous ratez les traces bleues ; de gros rochers curieusement creusés de multiples alvéoles, ont été fouillés par des amateurs de fossiles. D’ici, l’étang du Pourra est bien visible mais je ne repère aucun oiseau. Du plateau, je peux voir le village de Saint-Mitre. Dans la descente, je perds deux fois le balisage, passe dans une décharge peu  avant la route. De l’autre côté de la route, le sentier barré protège une ‘propriété privée’ : la suite du circuit est pourtant là, à nouveau traversée par un bois ; attirée par une affiche placardée contre un arbre, j’imagine qu’un chasseur a dû perdre son chien ; mais non, c’est une annonce pour la vente d’un meuble porte-fusils ! Le souterrain pour les piétons évite la route très fréquentée, passe devant le cimetière puis rejoint le parking.

Petite visite au moulin restauré (il date de 1625) ; quand on regarde la carte de Cassini, on s’aperçoit que ce n’était pas un mais cinq moulins qui existaient à Saint-Mitre. De silo à grains, celui là est redevenu moulin à vent. La bluterie1 était probablement en dessous, c’est pour cela qu’on y monte par des escaliers.

Après un bref pique-nique, je pars voir l’exposition de photos. Parmi les photographes des clubs photos, on reconnait déjà ceux qui savent trouver l’angle, le sujet qui sortent de l’ordinaire ; dans les photos d’Audrey Deleuze, les nuages et le ciel ne sont pas anonymes ; chaque détail prend de l’importance puisqu’il participe au tout. Audrey se lève tôt et passe des heures dans la Sainte-Victoire, belle en toutes saisons sous son objectif ; quant à la photo choisie pour l’affiche, on dirait presque qu’elle est ‘fabriquée’, irréelle, mais non, c’est bien la vraie Sainte-Victoire…

Itinéraire 7km 2h déplacement (2h30 au total) 107m dénivelée

1Bluterie : la bluterie est le réservoir dans lequel tombe la farine après être passée dans la meule.

Le crash de l’avion anglais


Perdu au fond d’un vallon, à la limite de deux tout petits villages des Alpes de Haute Provence, ce qui reste de cet avion a été transformé en monument du souvenir. C’est après la balade thématique sur les traces de René Char que j’ai eu envie de découvrir cet endroit ; au nord, le sentier mène à la bergerie du Jas d’Aubert et à l’est au lieu-dit Plan Chavonnet ; personne ne songerait donc à en faire un but de balade s’il n’y avait cet avion anglais.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Un premier panneau de bois au Petit Chavon, marqué ‘avion’ est censé nous aider ; en vérité, il nous fait douter : pas de distance, pas tout à fait conforme à la description du plan du livre Les chemins de la Liberté – sur les pas des résistants de Haute-Provence, Hélène Vésian, Claude Gouron, ADRI/AMRID, 2004 : tout cela finit par nous brouiller.

Nous passons devant le lavoir ; je fais l’apprentissage de l’appareil photo de mon nouveau smartphone sur quelques coquelicots dans le sentier qui descend dans le vallon. Après la route, c’est une piste forestière sans difficulté. Au carrefour de pistes nous retrouvons le modeste panneau de bois signalant l’avion ; on peut se garer là également.

Nous poursuivons en terrain plat ; bientôt apparait sur notre gauche le terrain – nom de code Abatteur – où avaient lieu les largages de matériel organisés par le B.C.R.A ou le S.O.E durant la Résistance et réceptionnés par la S.A.P.

La piste caillouteuse traverse un bois de chênes et descend dans le ravin du Bousquet, piste facile même si elle n’est pas particulièrement agréable ; bien avant d’arriver, nous apercevons la stèle dans le fond du vallon. Sur place, une sculpture rustique rassemble les débris de l’avion calcinés et écrasés.

Une petite plaque au sol indique l’endroit où a été retrouvé chaque corps. Un panneau indiquant ‘cimetière’ indique sans doute l’endroit où les résistants ont enseveli les restes des aviateurs juste après le crash. En septembre 1944, leur dépouille a été transférée au cimetière anglais de Mazargues à Marseille.

Les circonstances détaillées du drame, lues sur place, ne sont pas tout à fait les mêmes que celles qui nous ont été données lors de la balade à thème sur les traces de René Char, mais elles n’ont pas d’importance ; ces anglais sont morts lors d’une opération ayant pour but de libérer la France.
J.L. Delattre, historien chercheur, confirme :

Cet avion venant de la base de FOGGIA en Italie n’est jamais venu parachuter des armes à la Résistance. Sa mission était d’aller bombarder un lieu stratégique dans la vallée du Rhône. Pris par la Flak dès son passage de la côte d’Azur, il s’est délesté de ses bombes destinées à sa mission puis suite à ennuis mécaniques et erreur de navigation, il est venu s’écraser à Simiane.

Le 10 mai 1944, l’équipe Section Atterrissage Parachutage de Simiane attend la livraison de deux containers d’armes sur leur terrain. Le message codé de Londres leur a confirmé.
Vers 2h30 un avion s’approche, repart puis revient par le sud en émettant des signaux incompréhensibles pour les résistants ; il chute et s’écrase dans le vallon tout proche. Bientôt des explosions et détonations retentissent, un immense brasier s’élève ; impossible de s’approcher, d’autant que les résistants ne savent pas s’il s’agit d’un avion ennemi ou ami. À l’aube, ils découvrent un bombardier Wellington britannique ; à l’avant quatre corps totalement carbonisés, même leur plaque d’identité a fondu. Seul le nom du mitrailleur de queue resté accroché par son parachute à la tourelle arrière, était lisible : Eric Howell âgé d’une vingtaine d’années.
Leur chef de section, René Char, préside l’enterrement des aviateurs, dont les restes, ramassés à la main par les jeunes Français, sont placés dans un container. Dans une odeur tenace d’essence et de corps calcinés, les résistants brisent l’avion (un Wellington type 440B Mark X, 8.50m de long, 13 tonnes), le dissimulent dans les branchages, éloignent les curieux, pour éviter les représailles s’il était découvert. Personne ne sera arrêté. Cet avion devait bombarder une usine du côté de Porte-les-Valence mais, touché par les allemands, il avait dû larguer sa bombe en mer ; les résistants ne sauront jamais ce qu’est devenu l’avion qu’ils attendaient.

En 1945, les hommes de la S.A.P. érigent une stèle dans la combe. Au nom des familles absentes, ils se réunissent chaque mois de mai pour commémorer la tragédie. En 1994, les familles anglaises sont enfin retrouvées par la B.B.C. et des parents émus traversent la Manche pour participer à la cérémonie.
Lors de celle du 11 novembre 2002, une nouvelle plaque est inaugurée et posée devant le Monument aux Morts. Léon Michel, le dernier résistant vivant, associe le nom de ses compagnons de résistance à celui des aviateurs :

  • John Huggler, pilote ; Harry Lane, navigateur ; Neville Green, radio-mitrailleur ; Walter Jackson, bombardier ; Eric Howell, mitrailleur.
  • Raoul Aubert ; Edmée Carretier ; Héloïs Castor ; Kléber Guillermin ; Pierre Inderkumen ; Léon Michel, Norbert Vincent.

Désormais, chaque année, l’armistice de 1945 se commémore dans le vallon rebaptisé « la Combe de l’avion ».

L’amicale des médaillés militaires du Pays d’Apt raconte l’évènement

Pour compléter cette balade, plutôt courte, vous trouverez dans le même coin et sur le même thème sur les traces de René Char ; ou le Haut-Montsalier, les gorges d’Oppedette ou Du Contadour au vieux Redortiers.

7km230 A/R, 74m dénivelée, 2h30 à partir du lieu-dit Petit Chavon
4km390 A/R, 73m dénivelée, 1h30 à partir du carrefour de pistes qui suit celui du Petit Chavon en direction de l’avion

 

* Sur les traces de René Char, poète et résistant


Envie d’autre chose que la classique randonnée autour du patrimoine ? je vous invite à marcher sur les pas du poète et résistant René Char (L’Isle sur la Sorgue 1907 – Paris 1988) ; organisée lors de la fête de la randonnée de Forcalquier-Montagne de Lure 2012, elle est animée par :

  • Claude F., fils de résistant et membre de l’association Basses-Alpes 39-45 : c’est la mémoire vive de la résistance et de la S.A.P. ; la Section Atterrissage Parachutage est  liée aux services secrets français de Londres  et supervisée par René Char – dit capitaine Alexandre – pour les Basses-Alpes ; Claude apportera de nombreux témoignages récoltés auprès de résistants, des anecdotes parfois cruelles, parfois émouvantes ou pleines d’humour.
  • Yves  M., et Marlène D. de l’association Accueil des Villes de France, antenne de Forcalquier : ils ponctueront  l’histoire de René Char d’extraits des Feuillets d’Hypnos1, René Char, folioplus classiques, Editions Gallimard, 1962 et 2007.

Un grand merci à Yves, Marlène et  Claude pour la relecture et la correction de cette note.

La météo à cet endroit
avec prévisions à 3 jours

Après plusieurs parcours en voiture sur des lieux symboliques de la résistance, nous allons entamer un parcours à pied jusqu’aux Hautes-Plaines. Les extraits des Feuillets d’Hypnos ne sont pas forcément ceux lus par Marlène ; même si nos guides songent à baliser un circuit avec panneaux d’informations, l’intérêt de cet itinéraire réside surtout dans le fait qu’ils nous accompagnent. Faites cette randonnée à thème si vous en avez la possibilité. Pour de plus amples renseignements : téléphone 04.92.75.02.81

L’entrée dans l’histoire de René Char

Après le temps des contacts noués entre opposants Char appartient à l’armée secrète, bras armé des Mouvements Unis de la Résistance (M.U.R.) ; il s’engage en septembre 1943 dans la S.A.P.  ; sous le pseudonyme d’Alexandre, il est responsable dans les Basses-Alpes :

Il est secondé par Pierre Zyngerman, polonais évadé d’un camp d’internement, dit Léon,  et Jean Sicard dit Serge. En juillet 1944, René Char est appelé à l’Etat Major interallié d’Afrique du Nord (Alger). « Il occupe les fonctions d’officier de liaison auprès du Général Cocher, donne des conférences militaires sur la guerre des maquis aux officiers anglais et américains, et devient directeur de la Villa Scoto, le centre des missions parachutées.

Il prépare le débarquement en Méditerrannée » : il ne peut participer à la libération de la France. Il revient en septembre, est incorporé à l’armée où il reste encore un an. C’est au cours de l’été 1945 qu’il met au point Feuillets d’Hypnos, création littéraire inspirée de son journal de guerre.

Il n’y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l’accomplit.

Céreste

C’est à Céreste que René Char a installé son P.C. (ou son Q.G. comme disent d’autres) où nous n’irons pas aujourd’hui ; il s’y passe un épisode dramatique. Roger Bernard, jeune poète insouciant, y fut exécuté d’une balle dans le dos, sous les yeux de René Char, près de l’ancienne halte de chemin de fer (22 juin 1944) : il était imprudemment sorti, chaussures anglaises aux pieds, portant sur lui une arme pour laquelle il voulait faire fabriquer un étui de cuir.

Horrible journée ! j’ai assisté, distant de quelques cent mètres, à l’exécution de B. Je n’avais qu’à presser la détente du fusil mitrailleur et il pouvait être  sauvé ! Nous étions sur les hauteurs dominant Céreste, des armes à faire craquer les buissons et au moins égal en nombre aux SS. Eux ignorant que nous étions là. Aux yeux qui imploraient partout autour de  moi le signal d’ouvrir le feu, j’ai répondu non de la tête… […] Je n’ai pas donné le signal parce que ce village devait être épargnut prix. Feuillets d’Hypnos, 138

Au mur de son bureau, un tableau de Georges de La Tour que René Char avait découvert à l’exposition  » Les Peintres de la Réalité en France au XVIIe siècle « , organisée au musée de l’Orangerie de novembre 1934 à février 1935.

La reproduction en couleur du Prisonnier de Georges de La Tour que j’ai piquée sur le mur de chaux de la pièce où je travaille semble, avec le temps, réfléchir son sens dans notre condition. […] La femme explique, l’emmuré écoute. Les mots qui tombent de cette terrestre silhouette d’ange rouge sont des mots essentiels, des mots qui portent immédiatement secours. […] Le Verbe de la femme donne naissance à l’inespéré mieux que n’importe quelle aurore.

Il partageait ses repas avec ses compagnons d’armes.

A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. Feuillets d’Hypnos, 131

Après la guerre, René Char remercia les habitants de Céreste.
Je tenais à ces êtres par mille fils confiants dont pas un ne devait rompre.

Forcalquier, la fontaine

Construite pour fêter le centenaire de la naissance de René Char (1907-2007) qui aimait retrouver ses amis à Forcalquier, elle a été inaugurée le 19 mai 2007 en présence de Marie-Claude Char.

J’ai toujours le coeur content de m’arrêter à Forcalquier.

Forcalquier, l’ancienne gare

En face de la gare, dans un ancien café, eut lieu la première réunion du secteur en présence de René Char. Nos guides exposent le contexte de la seconde guerre mondiale et de la Résistance ; ils n’oublient pas de signaler le rôle des femmes, plus discret mais non moins essentiel : elles soignent, nourrissent, transmettent des messages (écrits si petits, sur de petits papiers si soigneusement pliés, qu’ils peuvent être cachés sur soi ou même avalés en cas d’urgence), etc.

Il existait une ligne reliant Avignon à Apt par Cavaillon. Pour des raisons de terrain, elle ne monta pas à Forcalquier. Une antenne fut donc établie de la gare de Volx jusqu’à la ville de Forcalquier ; aujourd’hui déclassée, elle avait un rôle de terminus. A l’époque de la seconde guerre, elle était déjà fermée à la circulation des voyageurs.

Mane, Pitaugier

Le terrain de parachutage 115 prévu pour le matériel lourd n’a jamais servi.

Minoterie Girard, aujourd’hui moulin Bec

Les résistants s’y ravitaillaient en farine. Le résistant Martin Bret y aurait dormi. La vie des maquis n’est possible que grâce à l’action quotidienne de résistants sédentaires et de paysans qui en assurent l’intendance, et en partie, la sécurité.

Minoterie Nevière, aujourd’hui moulin Nalin

Elle fournissait de la farine pour la S.A.P.

Saint-Michel de l’Observatoire, Tour de Porchères

Terrain de parachutage 126 proche de la tour de Porchères. Le responsable départemental était informé  d’un prochain parachutage par un message codé de la BBC à 13h, message de confirmation répété  le soir. Le jour prévu, dès que le bruit de l’avion se faisait entendre, plusieurs hommes balisaient le terrain avec des lampes ou en allumant des feux, en se positionnant dans la ligne du vent. Après un premier passage de l’avion confirmant que les signaux avaient été bien perçus, le largage s’effectuait au second passage à 200m environ du sol. Les containers  étaient rapidement évacués du terrain puis cachés. Dans le cas de ce terrain, ils étaient cachés au premier étage de la tour.

C’est ici qu’eut lieu un parachutage mouvementé : un parachute s’est mis en torche, le container s’est vidé de son contenu ; un autre a été retrouvé dans un arbre en fin de nuit près de la nationale. Chaque incident faisait l’objet d’un compte rendu détaillé.

Armand le météo définit sa fonction : le service énigmatique. Feuillets d’Hypnos, 67

Les parachutages, site Basses-Alpes 39-45.

Nous avons la chance que le propriétaire des lieux, M. De T., soit venue ouvrir la tour de Porchères (probablement tour de guet du XIIIè), transformée en chapelle puis devenue tombeau de Léon Berluc-Perrussis, celui qui a fondé la section alpine du félibrige. La généalogie de la famille sur le site de GeneProvence.

L’intérieur a été aménagé de manière personnelle par les héritiers : un confessionnal venant de l’abbaye de Sénanque, un chemin de croix en céramique moderne au mur, un grand tableau de l’évêque de Toulon, un autre daté de 1789, le portrait de Berluc-Pérussis et son épitaphe en provençal.

Mane : la tour de Porchères, estoublon

Saint-Michel de l’Observatoire, lavoir la Marceline

La ferme Megy toute proche  comptait trois fils membres de la S.A.P. ; aujourd’hui il ne reste que Maurice ; elle accueillait les résistants qui pouvaient dormir, se reposer ou passer des informations. Grâce au recensement de 1906 (dans lequel je n’ai pas trouvé de Maurice : il a pu naître après 1906) et au cadastre napoléonien, j’ai pu repérer où devait probablement se trouver cette ferme proche du lavoir.

Saint-Michel : le vieux lavoir, estoublon

Continuer la lecture de * Sur les traces de René Char, poète et résistant