* La cascade de Sillans


img_0087.jpgimg_0089.jpgimg_0092r.jpgCe sont les plus hautes chutes d’eau du Var venant de la Bresque, petite rivière prenant sa source entre Sillans-la-Cascade et Fox-Amphoux.
« Impressionnante, elle tombe dans un tout petit lac tourbillonnant, interdit de baignade. » Extrait du site Le portail du Haut-Var

La météo aujourd’hui à cet endroit
Avec la température ressentie

Voilà une promenade familiale sans prétention mais fort agréable dans les sous-bois ; la couleur de l’eau m’a fait penser à celle des sources pétrifiantes de l’Huveaune. img_0098.jpgimg_0104.jpgNous avons réusssi à trouver deux points de vue en hauteur ; sur le point le plus élevé, malheureusement, des barrières empêchent de s’approcher. La rivière est curieusement très calme à cet endroit ; quand elle parvient au niveau de la falaise, soudain, elle s’écarte en en deux bras séparés puis tombe en cascades bruyantes et impressionnantes.

Itinéraire parcouru avec 3 points de vue différents (3.830km, 1h00, 80m dénivelée)

Le site de la commune de Sillans

La cache de baragatti, Sillans la cascade

Attention ! le journal télévisé de FR3 du 18 juillet 2009 informe que l’eau est polluée (station d’épuration proche et pollution humaine importante) : la baignade est fortement déconseillée.

La calanque de l’Oeil de Verre et celle de Sugiton vue d’en haut


img_9777r.jpgimg_9778r.jpgOn y accède facilement par un sentier partant de Luminy par le col de Sugiton et qui descend régulièrement jusqu’à la calanque. Facile au début, c’est le point de départ familial pour le belvédère Saint-Michel et la calanque de Sugiton. Aussi fréquenté qu’une avenue en ville. De nombreux panneaux Calanque de Sugiton vers 1900 (emprunté au site du Vieux-Marseille)d’information ponctuent cet itinéraire de découverte. La première trace d’élevage de moutons et de chèvres dans les calanques remonte à 1364 et se perpétue jusqu’en 1960 ; le jas du col de Sugiton, bergerie déjà ruinée en 1830, en est le témoin. Au dessus de lui, les ruines d’une ancienne carrière d’où l’on devait extraire de la pierre de taille.
img_9790r.jpgJe reconnais le cap Morgiou, où je me suis rendue le mois dernier, et la calanque de Morgiou qui le borde. Là où nous voyons aujourd’hui un torpilleur, nos grands-parents voyaient un cygne… Quelques pins d’Alep isolés parviennent encore à vivre, parfois enracinés dans la falaise. La descente jusqu’à la calanque de l’Oeil de Verre devient plus escarpée et nous devons avancer avec prudence. La température est printanière. Au fond de la calanque des Pierres Tombées – dont le nom vient du fait justement que de nombreuses pierres instables sont tombées au fond de l’eau – malgré l’accident de 2006 et l’interdiction d’y accéder, de nombreux nudistes profitent des derniers rayons du soleil. La première cache Hommage à Gaston 1 au-dessus de la calanque de l’Oeil de Verre1 (ou Saint-Jean de Dieu2) est rapidement trouvée grâce à la photo communiquée par Baba13.

Gaston Rébuffat, né le 7 mars 1921 à Marseille, découvre l’escalade dans les Calanques, puis à 16 ans il découvre la haute montagne, les Alpes et le massif du Mont-Blanc. En 1942, Gaston Rébuffat réussit son brevet de guide de haute montagne malgré son jeune âge. En 1944, il devient instructeur à l’École Nationale d’Alpinisme, ainsi qu’à l’École militaire de haute montagne. En juin 1945, Gaston Rébuffat intègre avec une dispense d’âge, la prestigieuse Compagnie des guides de Chamonix. Il devient alors le troisième « étranger » de la Compagnie, après Roger Frison-Roche et Édouard Frendo. Ecrivain, scénariste, photographe, il reste une icône pour de nombreux passionnés de la montagne. Un an avant sa mort, en 1984, il est décoré Officier de la Légion d’honneur. Trois exemples d’exploits sportifs : Première ascension de l’arête Sud-Ouest intégrale de l’aiguille des Pélerins (1943), Expédition française à l’Annapurna (1950), Première ascension de la face Sud de l’Aiguille du Midi (1956). Source wikipédia, signes de piste, Les calanques… à pied, collection Topo guide, 2007, FFRandonnée / Comité Départemental du Tourisme

L'oeil de verre dans la paroi rocheusepas_oeil_verre_equipe.JPGLa remontée jusque sur le plateau du Devenson est classée *** sentier difficile pour randonneurs alpinistes. Je n’ai rien d’une alpiniste mais j’ai déjà utilisé chaînes et crochets (photo du pas de l’Oeil de verre équipé extraite du livre Sentiers du littoral méditerranéen, Pierre Garcin, Nicolas Lacroix, Glénat, 2008). La montée est raide. Le pas de l’Oeil de Verre a été rééquipé en chaînes et crochets après qu’ils aient été supprimés en 2006 par l’O.N.F. à cause de la dangerosité du lieu ; le préfet finalement a ordonné que soit rétabli cet accès historique. Premier passage sans aide sur une grande plaque rocheuse inclinée où il vaut mieux se coucher le long de la roche ; deuxième passage avec une longue chaîne métallique : je n’ai même pas pensé à regarder cet oeil de verre collé dans la roche (photo de l’oeil à droite Ti’Mars…) ! A la descente ce pas de 10m de haut à la verticale est vertigineux.

oei verre photo TiMars.jpgSans que l’on sache vraiment pourquoi cette calanque fut appelée l’Oeil de Verre, quelques membres appartenant aux Excursionnistes marseillais résolurent de lui donner une raison d’être. A partir de la lentille d’une ancienne lanterne, camouflée habilement par de la peinture, ils en firent un oeil énorme qu’ils fixèrent, avec de l’eau et du ciment, sur le passage le plus visible, le 13 novembre 1904. Descriptif randonnée de l’oeil de verre, d’après le site Eskapad.info

img_9800r.jpgNous enchainons sur des crochets permettant de rejoindre à l’horizontale le point d’appui suivant : là, sur 15m, il ne faut surtout pas lâcher les crochets car ça ne pardonnerait pas. Nous continuons la remontée pénible dans le pierrier ; le sentier a été débalisé de gris et il est parfois difficile de savoir par où passer. Sur la gauche, la grande Candelle et son Candelon, qui autrefois ne faisaient qu’un : nous sommes enfermés entre deux hautes parois rocheuses. Après le Val Vierge, couleur karstique effondré en plusieurs gradins, nous arrivons dans la cheminée du diable, étroite et presque verticale où il faut obligatoirement s’aider des mains. Quand nous arrivons presque en haut, déjà bien fatigués, face au dernier pas, nous hésitons. Les prises sont grosses, éloignées et glissantes. Comment faire quand on n’a pas d’équipement ?

Informations sur les tracés au départ de l’Oeil de Verre (juin 2008)

Après deux tentatives différentes, nous décidons de rebrousser chemin. Nous songeons un moment à emprunter l’autre cheminée du C.A.F. (club alpin français) mais la chaîne a été enlevée et ne sera pas remplacée : elle s’apparente donc maintenant à une voie d’escalade et bénéficiera d’un marquage spécifique en 2008. Nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé difficile cette remontée, si on en juge par ce message lu sur un forum : « Surtout en haut, dans la cheminée du diable, j’ai dû faire de l’escalade pour la première fois de ma vie, en m’agrippant des deux mains et en prenant garde de ne pas perdre la moitié de mon équipement ». Nous renonçons donc à Hommage à Gaston 2 de Baba13.

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L’ancien projecteur du cap Sicié


img_9362r.jpgPas de chance ! aujourd’hui, interdiction de circuler dans le Var ! les barrières nous empêchent de poursuivre en direction de Notre Dame du Mai. C’est donc à pied que nous rejoignons la piste de Roumagnan puis l’ancien sémaphore du Cap Sicié. De là, atteindre le cap Sicié n’est pas simple. Bien que balisé, le sentier est dangereux, sinuant dans les pierriers et les écailles de schiste. J’ai l’impression de marcher sur des débris d’ardoise, comme ceux que j’obtenais quand je cassais celle que j’avais dans mon cartable malmené. Peu fréquenté, ce sentier nous laisse souvent perplexes sur le passage à emprunter. La fin du parcours est plus facile, sur des marches de briques qui devaient permettre autrefois de rejoindre le site militaire. Plusieurs bâtiments en ruine témoignent de ce que fut le poste photoélectrique.

img_9347r.jpg« Sicié (poste photoélectrique du cap), 189? ou 190?. Au besoin, la batterie de Peyras se devait de pouvoir intervenir la nuit. Pour cela, il lui fallait voir. Malgré l’étroitesse de son arête, de par sa position à la pointe sud-est de la péninsule de Six-Fours, le cap Sicié se prêtait le mieux à l’installation d’un poste photoélectrique qui éclairerait le champ de tir de cette batterie. L’usine électrique et ses citernes seront bâties à proximité […] à environ 50 m d’altitude. […] Si l’on passe sur la droite de ce corps de garde, tout en suivant la saignée dans le roc où passaient les conduites électriques, […] on arrive devant un petit édifice surmonté d’un lanterneau. Il s’agit du puits d’un monte-charge. Circulaire, celui-ci s’est vu accoler un second puits, plus étroit, dans lequel un escalier métallique, à vis, a été installé. […] Au bas du puits, on trouve l’abri de jour du projecteur et, en avant de ce dernier, l’abri de combat. » Luc Malchair et Jean Puelinckx, grands spécialistes de fortifications du site Index des fortifications françaises 1874-1914

Si j’étais venue en bateau jusqu’au ponton construit par la marine, j’aurais sans doute pu voir ce qu’était un abri de jour et un abri de combat, vocabulaire uniquement utilisé pour les projecteurs. En attendant, voici une Photo d’un abri de jour et abri de combat, en Bretagne (inventaire général du patrimoine culturel région Bretagne). Ces projecteurs de côte étaient alimentés par une génératrice dont le moteur était refroidi par l’eau de mer des citernes – l’eau de mer étant pompée et rejetée en permanence –, plus tard remplacés par des moteurs diesel inventés en 1897 par l’ingénieur allemand Rudolf Diesel. Le site ressemble fortement à celui d’Escampo Barriou, sur la presqu’île de Giens.

img_9353r-224x300.jpgimg_9354r.jpgimg_9355r.jpgimg_9359r.jpgimg_9364r.jpg

Le puits du monte-charge n’est plus protégé : un enfant imprudent peut facilement tomber quelques mètres plus bas. En s’y penchant prudemment, on peut apercevoir l’orifice côté mer où se trouvait le projecteur. Il manque les premières marches de l’escalier qui permet de monter sur le poste d’observation. L’escalier-rampe est fortement dégradé. Les autres vestiges sont sans doute moins dangereux à visiter.

Comme beaucoup de lieux sur la côte varoise (voir le blockhaus au Pradet sur la plage de Monaco, dans la note du Pradet au Pin de Galles), ce site a été réutilisé par les allemands durant la seconde guerre mondiale en 1945.

img_9373r.jpgEn remontant le sentier, je ramasse quelques morceaux de tuile rouge gravée ; je reconstitue le puzzle et trouve le fabricant. Il s’agit d’une des tuileries de Saint-Henry, à l’Estaque.

« Le paysage actuel ne révèle pas que l’Estaque a été un très grand producteur de tuiles et briques exportées dans le monde entier jusque dans les années 1950. A l’est de l’Estaque, l’immense carrière d’argile de Saint-Henry, longtemps laissée comme une plaie béante à ciel ouvert, a été reconvertie en un grand complexe commercial : « Grand Littoral ». […] La tuilerie sise à Saint-Henry, ex-Société des Tuileries de Marseille et de la Méditerranée, passée sous le contrôle de Saint-Gobain en 1989, est la seule à être en activité de nos jours ». L’Estaque au XIXème et XXème siècle.

« En 1859 il y avait neuf grandes tuileries à Marseille. Une des caractéristiques de ces usines, sortie du monde de Zola, est l’emploi de salariés issus de l’immigration (notamment italienne), payés aux plus bas salaires, l’emploi des femmes et des enfants de moins de 11 ans, à l’exemple de l’usine Arnaud ». La maison de la Mémoire vivante de Marseille, un grand siècle industriel

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