* Points de vue sur la cascade de Courmes dans les gorges du Loup


Comme il y a deux ans, je suis chargée de préparer une énigme pour la rencontre de chasseurs de trésors organisée par l’association des Geocacheurs de Provence et de Partout à la Colle sur Loup. J’ai cherché sur internet un lieu inédit, beau, accessible à tous et j’ai décidé que ce serait la cascade de Courmes. Pour mes investigations, j’ai réservé une chambre d’hôtes au gite de la cascade : situé au bout d’une route de montagne étroite, il domine les gorges du Loup dans un cadre naturel qui fait rêver. Au cours du dîner du soir, Eric et Bruno me donneront quelques idées.

La cascade pétrifiante de Courmes avec une chute d’une vingtaine de mètres de hauteur, suivie de plusieurs petites vasques, est un élément essentiel des gorges du Loup, ensemble remarquable de l’arrière-pays de Grasse. Base communaleBase Mistral du ministère de la culture

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m500201_003685_p Base Mistral Min. Culture1 – le point de vue depuis la route est inaccessible : pas de place pour se garer. Même à pied, en bordure de cette petite route étroite et sinueuse, c’est risqué. Heureusement Google Earth vous en offre une version en 3D. La vasque principale de la cascade est située tout contre le tablier du pont par la RD6. Un sentier, condamné pour des raisons de sécurité, taillé dans la falaise, passe sous la chute et remonte jusqu’au village où je suis installée pour la nuit. Au XIXè siècle une buvette s’était installée à mi-hauteur de la cascade sur le sentier.

2 – Dans un cadre magique et caractéristique, le Saut du Loup est un lieu privé et payant (1€ portillon automatique).

— Photos Saut du Loup

3 – Eric et Bruno me signalent qu’il est possible de dominer la cascade moyennant d’utiliser un sentier interdit d’accès mais qu’empruntent toujours les amateurs de canyoning. canyon Bès-Courmes. Le chemin de la cascade démarre juste à côté de leur propriété ; un homme et son fils s’équipent pour descendre la cascade. Je repère le sentier encore visible qui chemine dans une végétation parfois dense. Je passe au dessus de gros tubes de métal qui retiennent un énorme filet métallique chargé de retenir les pierres pour qu’elles ne tombent pas sur la route en contrebas. Je dois me diriger au bruit de la cascade pour les derniers mètres car plus rien n’est évident. Enfin j’arrive au dessus de la cascade : une véritable émotion !

Sur le côté gauche, une première chute ; à droite, sur un rocher arrondi surplombant la route de 20m, avec grande prudence, je m’avance au dessus de la seconde chute, celle que l’on peut voir du bord de la route tout en bas. Le retour sera moins évident : par erreur, je descends sous le filet et me retrouve sur un sentier abimé, celui qui rejoint l’escalier condamné. Donc, ne descendez jamais sous le filet !

câble du filet métallique protecteur

Geocacheurs, prudence ! [Event] Azur #26 : mystery 1 par nicoulina

Image de l’itinéraire 1km680 dépl. A/R (1h au total), 35mn, 100m dénivelée

Le vivier romain, les étangs de Villepey


Balade tranquille recommandée par Guide nature Balades nature en Provence Côte d’Azur, CEEP, Dakota Editions 2011). Après la randonnée dans le vallon de la Gaillarde, celle-ci était tout indiquée pour terminer la journée passée à plus de 100km de chez moi. La Côte d’Azur en automne attire moins de monde. Cela me semblait donc idéal.

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Juste avant, j’ai cherché le vivier gallo-romain dont avait parlé M. Boyer lors du lancement de la collection rando malin Le Rando Malin Var, Bruno Ribant, Frédéric Boyer, mémoires millénaires éditions, 2010. C’est un touriste qui m’indique qu’il a vu un panneau 500m plus loin. Répertorié comme ‘Vivier de la Gaillarde’ sur le site des monuments historiques, il est en vérité près de la pointe de la Calle. Le tout petit parking le plus proche est plein. Je me gare le long de la route. En deux minutes, je suis sur les lieux. Le panneau explicatif le long du sentier bétonné du bord de mer est indispensable à la compréhension. A moins que de plonger avec masque et tuba, il faut presque toucher l’eau pour reconnaitre les constructions romaines qui séparaient les trois bassins.


Le vivier avait une longueur de 20m environ sur une largeur variant de 5m40 à l’ostium, c’est à dire à l’entrée, et de 12m à sa sortie postérieure la plus large […] Il était orienté nord-sud […] Trois murailles, d’une épaisseur de 0m80, le partageaient en trois bassins, trois compartiments (loculi) de profondeur et de largeur inégales. À leur extrémité ouest, ils s’appuyaient au rocher bordant le rivage, tandis qu’à leur extrémité est, ils s’arrêtaient à quelque distance du rocher. Continuer la lecture de Le vivier romain, les étangs de Villepey

La tour des Opies


Départ du village d’Aureille le long du cimetière. Au début du parcours, les ruines d’un château du 12èsiècle dominent le village. Un guide me voyant seule, entre en conversation et se propose de m’accompagner jusqu’à la tour des Opies1 (498m). De son discours, je retiens qu’il y a une variante possible au départ de la tour des Opies, point culminant de la chaîne des Alpilles.

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Douce violence de la tour des Opies, Paul Teisseire, conseil général 13

Le sentier s’enfonce doucement dans le massif par les Tardières. Je suis surprise par la végétation le long du sentier : touffue, haute, et pleine d’oiseaux. Mon guide s’arrête devant une ancienne charbonnière dont il ne reste qu’une coque rouillée et un conduit de fumée. Cette activité connut son essor aux XVIIIè et XIXè siècles.

le colParvenu au col, un groupe de randonneurs s’arrête pour la photo de groupe. Virage à droite en direction de la Tour des Opies : le sentier escarpé devient difficile avec des passages où il faut mettre les mains. Deux couples d’aigles de Bonelli nichent dans la falaise mais ce n’est pas la bonne période pour les observer. La montée dans le pierrier est pénible, avec une forte pente, et tout le monde s’en plaint. Plus rien de comparable avec le sentier du début. Depuis le cairn au sommet des plis, il reste quelques dizaines de mètres à monter : encore plus difficiles, d’autant que les ronds peints sur les rochers sont à peine visibles. Enfin, je suis au sommet de la tour.

Denis&Raphael, par Denis Raphaël et Jean-Claude

C’est un ancien observatoire construit pendant la 2ème guerre mondiale, qui a été utilisé après-guerre pour la surveillance des feux ; une ancienne ligne téléphonique reliait la tour au village d’Aureille ; des gardiens s’y relayaient chaque semaine. Elle a été abandonnée dans les années 1960 en raison des difficultés d’accès. Aucune construction à l’intérieur du massif, à l’exception de cette tour. Extrait de Diagnostic paysager du massif des opies, Laelien Delort, agence publique du massif des opies, 2005, Maussane


Vue sur la géologie tourmentée des Civadières

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