** Le château d’Arnajon


Ce que nous appelons bastide aujourd’hui était autrefois un domaine agricole conséquent, agrandi progressivement à partir de 1662 par achats de terres, vignes et vergers, et géré par un fermier. Vue du chemin, l’architecture de la bastide se reflète dans le bassin du haut ; la visite des jardins est une balade reposante et pleine de surprises si l’on accepte de déambuler dans toutes les allées des terrasses étagées et d’en visiter les recoins.

La météo ce jour à le-puy-sainte-reparade/13 :
Avec le vent et la température ressentie

En vidéo de 4 mn, l’essentiel (plein écran bouton en bas à droite de Youtube)

Certes la visite est payante et limitée à certains jours Horaire des jardins – les propriétaires y habitent en permanence – mais c’est une vraie bastide provençale qui s’appelait encore sur la cartographie de 1813, Chateau Castillon du nom d’un de ses premiers propriétaires Jacques Blanc de Boisvert de Castillon, qui avait épousé en 1660 l’arrière-petite-fille du premier propriétaire. Le domaine érigé en arrière-fief, prend le nom d’Arnajon1 en 1732. Ayant peu changé de main, le domaine est resté fidèle à son époque malgré les ajouts et modifications.

Histoire d’Arnajon, site du propriétaire dont sont extraites la plupart des informations

Après mon inscription, je me trouve face au grand bassin et au Mourre Nègre, point culminant du massif du Luberon : point de vue enchanteur. Les deux premières terrasses ont conservé leur concept d’origine avec ses deux colombiers et ses escaliers en fer à cheval. Le bassin servait de réserve d’eau et de vivier, comme à d’Albertas (Bouc-Bel-Air).

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Boucle du patrimoine de Bouc


J’ai enfin trouvé la glacière de Castillone et découvert, grâce à la visite organisée par Hélène Aulagnier, les jardins d’Albertas, la vieille source et son lavoir récemment nettoyés.

Parking près du restaurant Côté jardins en face de la vieille fontaine. (Vieille fontaine : propriété privée du domaine d’Albertas. Visite à vos risques et périls). C’était la seule fontaine pour les gens du village avec celle de Gratiane. Ne figurant pas sur le cadastre napoléonien, elle doit donc dater du XVIIe (1640 environ), époque de l’achat de 18 parcelles de jardins par Henri de Seguiran, précédent propriétaire.

Un grand jardin provençal : Albertas, Louise Leates, Provence historique, 2017. Conférence de 2022 de l’auteur

Sur la gauche, une première construction fait penser à un puits d’où on pouvait relever l’eau par une noria (selon ML de Bucco Memori), ressemblant à celle de Camejean peut-être ? Mais observant des briques réfractaires, une arrivée d’eau par-dessus, un mur en élévation (vestige d’une cheminée ?), André pense plutôt à un foyer qui chauffait l’eau pour laver le linge. La source n’étant probablement pas polluée à l’époque, les habitants ont pu y recueillir de l’eau pour boire… Le bâtiment parallélipédique, couvert, capte l’eau depuis une mine d’eau1 qui alimentait aussi les cascades de la grotte de fraîcheur à l’intérieur du domaine d’Albertas ; en se penchant, on peut suivre la galerie qui s’oriente vers le parc. Trois canons distribuaient l’eau dans un bassin mais deux seulement fonctionnent régulièrement aujourd’hui. Au fond, un lavoir qui devait être couvert et deux abreuvoirs bas, pour les troupeaux transhumants. A droite, un caniveau caladé en pente évacuait sans doute les eaux de pluie car nous sommes dans une cuvette.

Nous quittons la vieille fontaine pour le sentier balisé qui domine le chemin de Castillone. Avec google maps et street view, j’avais repéré la glacière depuis ce chemin, et pourtant, nous ne l’avons pas repérée du premier coup. Elle se trouve à l’angle du premier carrefour, à mi-pente entre la route et le sentier, proche du mur d’enceinte du domaine d’Albertas. Ancêtre de notre réfrigérateur au XVIIe ou XVIIIe, la glacière était généralement cylindrique, creusée dans le sol sur plusieurs mètres et couverte en coupole. Soit la glace à rafraichir était commercialisée dans une grande ville, soit elle était destinée à un usage privé.

Parmi les biens hérités ou achetés par Henry d’Albertas (AD13, 4B1190, 1680-1681) figure la glacière qui est à côté dudit moulin […] grand jas au dessus de ladite glacière avec ses patis…poulailler neuf appuyé contre le dôme de coquillage […] lesdits bâtiments estant à main droite dudit Clos et jardin, y venant de la porte du Grand Chemin de Marseille. Considérée comme un bien noble, elle a servi au Logis de la Croix d’or. Sans doute détruite (malfaçon ?) en même temps que le moulin car aujourd’hui ne subsiste que la grotte de fraîcheur dans ce coin du jardin (photo ci-contre).

Une autre glacière, la glacière de la pinède de Bouc, a été construite vers 1750 ; au vu des photos prises en 2019 – voir La glacière du chemin de Castillone (Bouc-Bel-Air, Bouches-du-Rhône), Ada Acovitsioti-Hameau, Cahier de l’ASER n°22, Association de sauvegarde d’étude et recherche pour le patrimoine naturel et culturel du Centre Var, 2021 – je mesure le gros travail de débroussaillage et nettoyage réalisé par les bénévoles de l’association Bucco Memori ; ils ont assuré également la reprise et la finition du mur périphérique.
Entrée basse et étroite ; couverture mixte : couronne de tuiles faisant larmier et dôme recouvert de pierres, terre et tapis herbeux ; diamètre intérieur 4m50, enduit orangé de 1 à 2 cm, entrée 0m80 d’épaisseur.
Inaugurée le 21/09/2019, hélàs, elle est déjà tagguée…

Par convention, Jean-Baptiste d’Albertas cède à ses deux frères célibataires une partie de ses biens ; la glacière en fait partie mais ils devront l’entretenir ainsi que fossés et conduites, […] Déclaration du 11/09/1760, AD 13, 31E3001

Depuis la glacière, en observant les jardins par dessus la muraille, vous pourrez reconnaitre le grand canal, un bassin trilobé et les bâtiments du jardinier à droite dont une tour qui fait saillie (ancienne écurie, tour ronde). Cependant pour voir tous ses éléments, mieux vaut faire la visite des jardins.

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Visite de la chapelle Sainte-Réparade au Puy


(Album photos partagé complet : photos iphone 12 pro max de Flora Czternasty, photos iphone SE 2 de nicoulina)

L’inauguration des vitraux a été une occasion rare de visiter la chapelle Sainte-Réparade ; elle n’ouvre ses portes que lors des Journées du Patrimoine, le 8 octobre, fête de la sainte ou par des visites guidées à demander à l’association facebook : La Salluvienne lasalluvienne[at]hotmail.fr, 586 chemin de l’Apié 13610 Le Puy-Ste-Réparade. Est gravée sur sa façade la date de reconstruction 1587 mais la première est plus ancienne.

L’ermitage accolé est dans son jus (XVIIe) avec sa pile, sa vaisselle, ses peintures murales dégradées et les attributs du parfait ermite : croix, livres religieux, autel, images,…

La visite de l’intérieur restauré, bien entretenu, le nombre de bénévoles, habitants ou marcheurs présents, témoignent de l’attachement de tous à cette vieille chapelle…

Aller depuis le centre du village du Puy montée continue de 2km200, 1h environ, dénivelée (+157m, -24m), trace (format gpx route) soit 4km400 aller-retour.

Aller depuis le hameau de Saint-Canadet : 3km500, 1h10 environ, dénivelée (-109m, +161m), trace (format gpx route) soit 7km aller-retour.