Les collines d’Eguilles : des Ponteils à la plaine


Petite balade pas loin de chez moi idéale pour prendre l’air malgré un temps incertain ou pour promener le chien Tatooine quand j’en ai la charge.

Nous partons près de la déchetterie d’Eguilles (2 places au bord du champ) au pied de la colline des Ponteils1.

La piste DFCI monte doucement, passe devant la bastide de Cartoux, puis va dominer la carrière : points de vue sur l’étang de Berre et la plupart des sommets provençaux : le Pilon du Roy, l’Etoile (SE), la Sainte-Baume, Aurélien et Olympe, la Sainte-Victoire (E) et le Concors.

La longue crête commence par le viaduc des Ponteils1, un des plus longs de la ligne TGV méditerranée, qui décrit une belle et longue courbe de 1 km 700 ; ses piles sont hexagonales et ses voussoirs2 creux et trapézoïdaux.

Pour la partie centrale, deux piles spéciales ont été construites de part et d’autre de la chaussée [ndlr : système d’assemblage qui a permis de ne pas interrompre la circulation de l’autoroute qui passe dessous]. Elles étaient munies d’un dispositif de rotation sur lequel ont été construites deux travées avec des bras symétriques en porte-à-faux orientés parallèlement à la chaussée. Lorsque ces derniers ont été terminés, il a suffi de faire tourner les travées pour les mettre dans l’alignement du reste du tablier et obtenir une poutre centrale de 100 mètres de portée. Cette opération qui a duré 4 heures pour chaque travée était une première mondiale car elle n’avait jamais été utilisée pour riper un poids de 3600 tonnes. Selon l’Inventaire ferroviaire 13114r

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Vallon du Délubre


Pour cette randonnée classique et facile PR13 figurant dans le topoguide Montagne Sainte-Victoire, je vous proposerai aussi une variante. Appelée dans un ancien guide Edisud ‏‏“circuit des ruisseaux”, elle traverse la traverse la Cause et longe le ruisseau de l’Infernet.

Le groupe des quatre aixois, Claude, Majo, Marie-Françoise et moi, s’est garé au cimetière de Vauvenargues mais un autre parking sur la place Yvon Gouirand a été aménagé à la sortie du village, là où se trouvent les nouveaux panneaux d’information des circuits de randonnée. Il est aussi possible de se garer sur le parking des Venturiers, 1km700 avant le village. Un sentier en contre-bas de la route permet de rejoindre le village.

Nous traversons le village et pour une fois, plus attentifs aux petits détails comme  la tour du moulin ruinée, la bibliothèque de rue qui intéresse Majo ou le restaurant où nous pourrions faire une pause. Le château de Vauvenargues, qui abrite la tombe de l’illustre peintre Picasso, montre une de ses tours rondes et sa chapelle.

  • La propriété du château de Vauvenargues appartenait en 1257 aux archevêques d’Aix.
  • Le roi René en 1473 cède ensuite sa terre à son médecin Pierre Robin d’Angers.
  • Les familles de Cabanis, de Jarente et de Séguiran sont propriétaires du château jusqu’en 1548 ; par le mariage de Marguerite de Séguiran et de François de Clapiers, il passe aux Clapiers. Sous l’impulsion d’Henri de Clapiers, seigneur de Vauvenargues, d’importants travaux modifient la place forte médiévale du château et lui donnent sa configuration actuelle.
  • Le troisième marquis de Vauvenargues vend le château en 1790 à la famille des Isoard-Vauvenargues [ndlr : ils ont eu à soutenir un procès, en 1867 et 1868, contre les de Clapiers, en revendication du nom de Vauvenargues]
  • En 1943, le domaine est vendu par Simone Marguerite d’Isoard-Vauvenargues à trois industriels marseillais.
  • Il est vendu en 1954 à la société civile Société agricole du domaine de Vauvenargues
  • Pablo Picasso l’achète en 1958 ; il y fut inhumé en 1973.

Nous traversons la rivière, la Cause, sur un pont de pierres ; de là, on peut voir une partie de l’enceinte médiévale du château et une autre tour ronde.
La piste verte des Plaideurs part sur la gauche ; nous prenons l’autre piste devant laquelle autrefois il y avait une aire de battage méconnaissable aujourd’hui. J’ai même vérifié qu’elle avait bien existé. Le cadastre napoléonien (Vauvenargues, section C6 Claps, 1829) confirme son exitence : la parcelle 468 de 440 m2 appartenait en indivision par moitié à Etienne Gouirand et Anne Cazal.

La piste, fort agréable, monte doucement, longe des champs cultivés, conserve quelques témoignages du travail des hommes (murs de pierre sèche), coupe la piste des Encuminières puis redescend vers le ruisseau de l’Infernet1.

L’itinéraire classique PR13 longe l’Infernet1 qui sera à votre gauche. Le hameau du Delubre se devinera à peine derrière les arbres.

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Les fermes et bergeries de l’Arbois


Aujourd’hui c’est moi qui ai préparé un circuit de randonnée qui passe par plusieurs fermes abandonnées de l’Arbois, terrain aride et caillouteux. Nous nous garons sur l’énorme parking du parc départemental, un peu avant  le château de la Tour d’Arbois. La début de l’itinéraire balisé et documenté par des panneaux, empruntera une partie du circuit du badaïre1 avec la ferme de la Vautubière2, passera par la bergerie de Mion, puis sur un parcours non balisé, traversera le camp américain, et rejoindra le domaine de la Bastide Neuve. Pour la dernière partie, André sera le guide…
L’album photos des fermes de l’Arbois

Ça commence fort par une rude montée dans les cailloux ; des petites gorges ont entaillé le plateau ; le canal de Marseille a une particularité qu’explique André : les bassins de Valoubier et la Garenne, le souterrain qui les rejoint (Hendrik Sturm, du bureau des guides du GR2013 raconte dans sa randonnée sauvage sur le plateau de l’Arbois qu’il la emprunté avec un groupe), font partie d’un ensemble de délimonage comme j’avais pu en voir lors de ma balade à Ponserot. Le château de Saint-Estève-Janson. On devine le long des bassins, à intervalles réguliers, de petits ouvrages (vannes) permettant l’écoulement des eaux de vidange dans l’Arc, par un robinet évacuateur.

Les eaux que le canal envoie dans le premier bassin, celui de Valoubier, remontent d’abord pour pénétrer dans le souterrain […] et, de là, dans le bassin de la Garenne rentrent dans le canal après avoir parcouru ce dernier bassin dans toute sa longueur, en se déversant en nappe mince et fort étendue par-dessus la banquette de la levée de la Garenne. Valoubier Garenne. Promenade sur les bords du canal de Marseille, E. de Saintferréol, impr. de Ballivet (Nîmes), 1854

Rapidement vous aurez une vue dominante qui vous permettra de reconnaitre Sainte-Victoire, l’Etoile, le Luberon. Puis vous arriverez à un espace aménagé, sorte d’observatoire sur le paysage environnant : le rocher (construction métaphorique dont le texte explicatif est déjà presque illisible), les lignes de vie (ligne d’horizon, GR2013, ligne TGV), le génie de l’eau (le canal de Marseille), le champ du vallon en direction de la ferme de la Vautubière.

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