* La cascade de Sillans


img_0087.jpgimg_0089.jpgimg_0092r.jpgCe sont les plus hautes chutes d’eau du Var venant de la Bresque, petite rivière prenant sa source entre Sillans-la-Cascade et Fox-Amphoux.
« Impressionnante, elle tombe dans un tout petit lac tourbillonnant, interdit de baignade. » Extrait du site Le portail du Haut-Var

La météo aujourd’hui à cet endroit
Avec la température ressentie

Voilà une promenade familiale sans prétention mais fort agréable dans les sous-bois ; la couleur de l’eau m’a fait penser à celle des sources pétrifiantes de l’Huveaune. img_0098.jpgimg_0104.jpgNous avons réusssi à trouver deux points de vue en hauteur ; sur le point le plus élevé, malheureusement, des barrières empêchent de s’approcher. La rivière est curieusement très calme à cet endroit ; quand elle parvient au niveau de la falaise, soudain, elle s’écarte en en deux bras séparés puis tombe en cascades bruyantes et impressionnantes.

Itinéraire parcouru avec 3 points de vue différents (3.830km, 1h00, 80m dénivelée)

Le site de la commune de Sillans

La cache de baragatti, Sillans la cascade

Attention ! le journal télévisé de FR3 du 18 juillet 2009 informe que l’eau est polluée (station d’épuration proche et pollution humaine importante) : la baignade est fortement déconseillée.

La dune de sable


IMG_9524r.JPGIMG_9527r.JPGLa Nartette : une colline de sable bordée de bois clairesemés et de rochers épars, au pied de laquelle poussent des vignes ayant déjà pris ses couleurs d’automne, ça n’existe pas, sauf à Saint-Cyr sur mer ! A force d’être escaladée, elle glisse lentement vers le bas. Dans quelques années probablement il ne restera rien de cette dune de sable amenée par le mistral venant du littoral sur IMG_9550r.JPGIMG_9551r.JPGle versant nord de la colline puis se déversant sur le versant sud. Elle mesurait autrefois 220m de haut ; aujourd’hui je pense qu’elle mesure une centaine de mètres, si j’en crois mon GPS, car elle n’est plus alimentée par le vent depuis l’urbanisation du bord de mer.

Un grand chercheur et agronome Georges Kuhnholtz-Lordat a étudié les changements intervenus dans les plantes dunaires de cette colline suite à l’urbanisation de la côte. « Il a été rappelé de sa retraite par le directeur du muséum d’histoire naturelle de Paris pour fonder la chaire d’écologie et de protection de la nature ». Extrait de wikipédia

IMG_9553r.JPG« Les vins AOC Bandol rouge et rosé issus du vignoble de La Nartette sont vinifiés, élevés et commercialisés au Moulin de La Roque ». Saviez-vous qu’aucun Bandol ne provient pas des vignes de cette commune ?  » : « Le plus grand nombre de propriétés produisant le Bandol sont sur les communes voisines de la Cadière d’Azur, du Beausset voire du Castellet mais pas la moindre propriété fournissant du Bandol à Bandol dont le territoire, il est vrai, faisait auparavant partie de La Cadière » (site de maître Acapella, émisssion de radio Bleu Provence, 1999-2002). Une partie du prix de vente de chaque bouteille est reversée au Conservatoire du Littoral, pour l’acquisition de nouveaux sites à protéger tel que la coulée de sable de la Nartette protégée par un cheminement sinueux de ganivelles1.

Petite boucle de 1.600km – 0h45

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Merci didrip pour cette dune de sable, curiosité naturelle qui intéressera petits et grands. Balade du dimanche ni trop longue, ni trop courte. Et quelles vues là haut, des deux côtés de la colline ! Nous avons rencontré un couple de suisses Michix, et Poulpe83 : avec l’habitude, on reconnait tout de suite les geocacheurs. Les plus courageux feront mieux que nous : ils pourront enchainer avec une balade sur le sentier du littoral entre Bandol et le port d’Alon.

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1Une ganivelle est une barrière formée par l’assemblage de lattes de bois (habituellement du châtaignier) : cette palissade suffit à provoquer une forte diminution de la vitesse du vent qui la traverse et par suite la chute de matières transportées telles que le sable. Ce pouvoir lui confère une notoire utilité dans les actions de reconstitution ou de protection des dunes littorales ; leur fonction de barrière permettant en même temps une gestion des déplacements humains sur les sites. Extrait du site wikipedia

L’ancien projecteur du cap Sicié


img_9362r.jpgPas de chance ! aujourd’hui, interdiction de circuler dans le Var ! les barrières nous empêchent de poursuivre en direction de Notre Dame du Mai. C’est donc à pied que nous rejoignons la piste de Roumagnan puis l’ancien sémaphore du Cap Sicié. De là, atteindre le cap Sicié n’est pas simple. Bien que balisé, le sentier est dangereux, sinuant dans les pierriers et les écailles de schiste. J’ai l’impression de marcher sur des débris d’ardoise, comme ceux que j’obtenais quand je cassais celle que j’avais dans mon cartable malmené. Peu fréquenté, ce sentier nous laisse souvent perplexes sur le passage à emprunter. La fin du parcours est plus facile, sur des marches de briques qui devaient permettre autrefois de rejoindre le site militaire. Plusieurs bâtiments en ruine témoignent de ce que fut le poste photoélectrique.

img_9347r.jpg« Sicié (poste photoélectrique du cap), 189? ou 190?. Au besoin, la batterie de Peyras se devait de pouvoir intervenir la nuit. Pour cela, il lui fallait voir. Malgré l’étroitesse de son arête, de par sa position à la pointe sud-est de la péninsule de Six-Fours, le cap Sicié se prêtait le mieux à l’installation d’un poste photoélectrique qui éclairerait le champ de tir de cette batterie. L’usine électrique et ses citernes seront bâties à proximité […] à environ 50 m d’altitude. […] Si l’on passe sur la droite de ce corps de garde, tout en suivant la saignée dans le roc où passaient les conduites électriques, […] on arrive devant un petit édifice surmonté d’un lanterneau. Il s’agit du puits d’un monte-charge. Circulaire, celui-ci s’est vu accoler un second puits, plus étroit, dans lequel un escalier métallique, à vis, a été installé. […] Au bas du puits, on trouve l’abri de jour du projecteur et, en avant de ce dernier, l’abri de combat. » Luc Malchair et Jean Puelinckx, grands spécialistes de fortifications du site Index des fortifications françaises 1874-1914

Si j’étais venue en bateau jusqu’au ponton construit par la marine, j’aurais sans doute pu voir ce qu’était un abri de jour et un abri de combat, vocabulaire uniquement utilisé pour les projecteurs. En attendant, voici une Photo d’un abri de jour et abri de combat, en Bretagne (inventaire général du patrimoine culturel région Bretagne). Ces projecteurs de côte étaient alimentés par une génératrice dont le moteur était refroidi par l’eau de mer des citernes – l’eau de mer étant pompée et rejetée en permanence –, plus tard remplacés par des moteurs diesel inventés en 1897 par l’ingénieur allemand Rudolf Diesel. Le site ressemble fortement à celui d’Escampo Barriou, sur la presqu’île de Giens.

img_9353r-224x300.jpgimg_9354r.jpgimg_9355r.jpgimg_9359r.jpgimg_9364r.jpg

Le puits du monte-charge n’est plus protégé : un enfant imprudent peut facilement tomber quelques mètres plus bas. En s’y penchant prudemment, on peut apercevoir l’orifice côté mer où se trouvait le projecteur. Il manque les premières marches de l’escalier qui permet de monter sur le poste d’observation. L’escalier-rampe est fortement dégradé. Les autres vestiges sont sans doute moins dangereux à visiter.

Comme beaucoup de lieux sur la côte varoise (voir le blockhaus au Pradet sur la plage de Monaco, dans la note du Pradet au Pin de Galles), ce site a été réutilisé par les allemands durant la seconde guerre mondiale en 1945.

img_9373r.jpgEn remontant le sentier, je ramasse quelques morceaux de tuile rouge gravée ; je reconstitue le puzzle et trouve le fabricant. Il s’agit d’une des tuileries de Saint-Henry, à l’Estaque.

« Le paysage actuel ne révèle pas que l’Estaque a été un très grand producteur de tuiles et briques exportées dans le monde entier jusque dans les années 1950. A l’est de l’Estaque, l’immense carrière d’argile de Saint-Henry, longtemps laissée comme une plaie béante à ciel ouvert, a été reconvertie en un grand complexe commercial : « Grand Littoral ». […] La tuilerie sise à Saint-Henry, ex-Société des Tuileries de Marseille et de la Méditerranée, passée sous le contrôle de Saint-Gobain en 1989, est la seule à être en activité de nos jours ». L’Estaque au XIXème et XXème siècle.

« En 1859 il y avait neuf grandes tuileries à Marseille. Une des caractéristiques de ces usines, sortie du monde de Zola, est l’emploi de salariés issus de l’immigration (notamment italienne), payés aux plus bas salaires, l’emploi des femmes et des enfants de moins de 11 ans, à l’exemple de l’usine Arnaud ». La maison de la Mémoire vivante de Marseille, un grand siècle industriel

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