** De Barjols sur le thème de l’eau, à Pontevès

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Deux visites ont été nécessaires pour finalement écrire deux articles au lieu d’un sur Barjols (de bar jolium = beau rocher), la Tivoli1 de la Provence ; la première fois c’était avec un groupe autour d’Yves Provence et la communauté OVS, sur les thèmes de la ligne ferroviaire  Central Var et des fontaines. La seconde c’était avec un provençal érudit et curieux pour la découverte du vallon des Carmes, sur un circuit un peu différent (-> article à venir)
La ressemblance entre Barjols et Tivoli, la ville italienne, ne me parait pas évidente, portant sur l’abondance de l’eau et des fontaines ainsi que sur la présence de travertin2.

La ville s’est développée sur plusieurs balcons de travertins étagés. Ils ont été édifiés par les eaux incrustantes du ruisseau des Laus (ou des Écrevisses) et celles du Fauvery (le ruisseau de Pontevès) provenant principalement de l’exsurgence karstique du Pavillon (J. NICOD, 1967). Ces ruisseaux ont joué un grand rôle dans le développement de Barjols : les eaux du Béal faisaient tourner plusieurs moulins et le Fauvery se précipite à partir de cascatelles sous la Chapelle des Carmes en une magnifique cascade où l’encroûtement est encore actif. […] Jean Nicod, Barrages de tufs calcaires et cascades dans le Centre-Var : rapport avec les eaux des sources karstiques, historique et déclin actuel, Physio-Géo [En ligne], Volume 4 | 2010, mis en ligne le 09 mars 2010, URL : http://journals.openedition.org/physio-geo/1100 ; DOI : 10.4000/physio-geo.1100

Photos de Yves Provence, Photos de Catherine Tataka en 2014, Photos de Julie, Photos de Daniel

Le parking de la place le long de l’allée Anatole France est grand ; tandis que certains se préparent j’ai le temps d’aller jusqu’au monument de la résistance de 1851 et la fontaine du Bœuf au bassin hexagonal. Depuis fort longtemps, un bœuf s’y désaltère une dernière fois avant d’être rôti : c’est la fête des Tripettes. Le texte ci-dessous a été extrait presque uniquement de l’excellent site de randonnée de JP randonnée Var qui a indiqué ses sources. Les variantes de cette légende sont nombreuses, j’ai dû en choisir une !

Saint-Marcel est né en Avignon au début du Vè siècle. Il fut nommé évêque de Die dans la Drôme en 463. A près de 80 ans, […] se sentant fatigué, [il] s’arrêta au monastère de St Maurice, près de Montmeyan, il y mourut et fut enterré. En 1349, cette abbaye tombant en ruine, St Marcel apparut en songe au seul gardien qui restait et lui demanda de faire transporter son corps dans un endroit plus digne de lui. Barjols et Aups […] revendiquèrent aussitôt les saintes reliques.
Les Tavernais, […] conseillèrent aux Barjolais de s’emparer des reliques sans attendre de savoir qui était le plus près du monastère […].
Le 17 janvier 1350, les Barjolais […] s’emparèrent du corps de Saint Marcel. Le groupe ramenant les reliques rencontra des femmes en train de laver les tripes du bœuf que l’on avait abattu en commémoration de celui qui, un jour, fut trouvé dans l’enceinte de Barjols, alors assiégé, et qui sauva les habitants de la famine. Un cortège se forma, […] et en rentrant dans l’église, […] les Barjolais, ivres de joie, entonnèrent pour la première fois leur refrain entraînant : SANT MACEU SANT MACEU LEIS TRIPETOS VENDRAN LEU.
Depuis ce temps là, chaque année, suivant un rite immuable, se célèbrent les Offices Religieux suivis de la danse des Tripettes […] on lui [le bœuf] met de belles cocardes et on le promène dans le village où il s’abreuve à la Fontaine du Boeuf. […] il est rôti le lendemain sur la place de la Rouguière à l’aide d’un monumental tournebroche. D’après le site de la commune de Barjols
A deux reprises, les reliques ont été volées puis récupérées ; cependant au moment des guerres de religion les reliques tombent entre les mains des huguenots.
[…] une vieille femme vint fort à propos conter qu’elle avait sauvé du feu un doigt de saint Marcel et un morceau de son intestin, une « tripette ». Ces restes précieux furent placés dans un nouveau reliquaire et comme par le passé l’on continua de célébrer la fête traditionnelle.
Un siècle plus tard, le Pape Pie IV [ndlr : XVIe], pour consoler Barjols du tort que lui avaient causé les huguenots, accorda une indulgence plénière à tous ceux qui […] feraient une prière à l’intention du Souverain Pontife. Mais ce pardon ne détourna jamais les Barjolais de faire, le 17 janvier, des processions, des chants, des danses et de tuer le bœuf. Au dix-huitième siècle, Mgr Martin de Bol [ndlr : Dubellay ?], évêque de Fréjus tenta de  supprimer ces réjouissances ; elles reprirent après sa mort. D’après le Bulletin de la Société d’études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan, Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var, Imprimerie de P. Gimbert, Draguignan, 1870
Journal des débats politiques et littéraires, 24 janvier 1913, A. Hallays

La fête de Saint-Marcel restera donc un mélange de fête païenne et de fête chrétienne…
Barjols et le culte de Saint-Marcel, Paul Vaillant, Lorisse 2004

Au sol, de temps en temps, vous remarquerez des pavés marqués des initiales BB comme sur le blason du village créé en 1246 par Raymond Béranger IV : c’est Robert, comte de Provence qui les ajoute en 1322 ; elles signifient ‘Baillage de Barjols’.

Leur importance [baillages et sénéchaussées] est primordiale pendant le XIIIe siècle, où baillis et sénéchaux sont dotés de pouvoirs étendus : armée, justice, administration, perception de l’impôt. Au XIVe siècle s’amorce le déclin : bailliages et sénéchaussées deviennent essentiellement des circonscriptions judiciaires dotées d’un tribunal […] habilité à juger les procès où des nobles sont impliqués. D’après l’Encyclopédie Universalis

A l’entrée du chemin de Saint-Martin on retrouve l’Eau Salée, un ruisseau affluent de l’Argens, que nous avions longé en arrivant. Pourquoi l’Eau Salée ? parce qu’elle est riche en sels minéraux !

Extrait de wikhydro : le bassin versant de l’Argens est marqué par trois particularités géologiques : l’abondance des massifs calcaires fissurés […] ; l’influence du gypse, roche très soluble qui entraîne une forte minéralisation de l’eau. L’Eau Salée, la rivière qui descend de Barjols et rejoint l’Argens à Châteauvert, lui doit son nom ; les travertins […]

Nous commençons par le tunnel de Barjols, en bon état, sur la ligne Central Var longue de deux cent onze kilomètres. Nous y entrons avec une lampe pour trouver la cache. C’était une des trois lignes du réseau Sud-France, repris en 1925 par la société des Chemins de fer de Provence et  fermée au début de l’année 1950. Du temps de la traction à vapeur, un seul train quotidien faisait le trajet complet de Meyrargues à Nice et le trajet durait un peu plus de onze heures.

Train des Pignes Central Var : tunnel de Barjols, Kidoulo

Inaugurée le 28 août 1888, la gare de Barjols est typique des gares de la fin du XIXe. Les installations sont importantes : halle séparée, trois voies reliées par plaque tournante, dépôt pour quatre machines, remise à voitures. En 1930, le débord a été allongé pour permettre le trafic de bauxite. Entre 1942 et 1943, l’ancienne remise à voiture est transformée en logements. Derrière le hangar, on aperçoit le sommet du château d’eau qui alimentait en eau la  locomotive à vapeur.

Train des Pignes Central Var : gare de Barjols, Kidoulo

Pendant presque un kilomètre, nous allons longer la route, passer devant une ancienne borne-fontaine à volant en fonte gravée du nom des Ets Bayard et devant un ancien pressoir à vin ; après deux grands rond-points, nous obliquons sur le chemin de Régusse à droite. Une maxime encadre les volets bleus d’une maison ; l’oratoire de Saint-Expédit sous-titré « Spiritus Ubi vult spirat » [ndlr traduction : l’esprit souffle où il veut] nous interroge car peu de personnes en ont entendu parler. Commandant romain d’Arménie, il s’est converti au christianisme et fut décapité pour cette raison par l’empereur Dioclétien en l’an 303 de l’ère chrétienne. L’historien d’art Louis Réau rapporte que le pape Pie X l’avait rayé, en 1906, de la liste des martyrs. Saint Expédit est vénéré dans certains pays d’Amérique du Sud, dont l’Argentine et le Chili. Il a sa statue dans l’église de Saint-Cannat et celle des Grands-Carmes de Marseille.

Nous retrouverons la route D560, sans pouvoir traverser le ruisseau. Encore un peu de macadam jusqu’au château de Pontevès ; à l’oratoire, nous grimpons jusqu’à la porte dans le rempart pour atteindre l’esplanade en passant devant une tour transformée en pigeonnier.
De là, nous reconnaissons la montagne enneigée et son plateau festonné ; mais comment s’appelle-t-elle donc ? le Mourre de Chanier (1930 m) et à gauche de la faille le Chiran. A nos pieds, de vastes champs et un pigeonnier isolé au milieu d’eux.

1233 : premiers aménagements avec des bâtiments en forme de U. Les quatre tours du château ne sont pas toutes en bon état, pas toutes de la même époque ; il reste quelques bouts de murs médiévaux, notamment au nord sous lesquels se trouve la cache. Avec la construction d’un jeu de paume, d’une salle de billard, le château prend une fonction d’agrément. Quand Pierre Maurel rachète le château à François de Pontevès, il réutilise les matériaux pour construire un bâtiment de 50 pièces sur 3 étages. Vices de constructions, difficultés de succession et la Révolution ont eu raison de ce vieux château que l’association Alpes de Lumière a mis en valeur grâce à un chantier de jeunes. D’après les panneaux sur place

LE CHATEAU DE PONTEVES, PAPOUNET83

Chateau de Pontevès photo à  360°, Yves Provence

Nous traversons la cour et sortons par une autre porte puis une belle calade. Près du lavoir couvert nous trouvons une table pour le pique-nique ; tandis que je sers l’apéritif, un blanc moelleux pas trop sucré, Majo n’arrête pas de trifouiller dans son sac sans trouver ce qu’elle cherche. À ma grande surprise, elle finit par extirper un bloc de foie gras portant une bougie ; un chaleureux et tonitruant Bon anniversaire ! accompagne la remise des cadeaux : une thermos pour le café chaud, une clé USB qui diffuse un léger nuage parfumé quand je travaille sur mon micro. Un moment organisé par Majo et qui m’a fait oublier que j’avais un an de plus.

Nous repartons vers la Croix du Castellas qui, comme celle de Sainte-Victoire, remplace une première croix en bois installée dans les années 1768-1790 ; celle d’aujourd’hui date de 1964 et remplace une croix en fer de  1915. On fit appel à un artificier pour creuser dans la roche un trou d’une profondeur supérieure à 1 m ; la Croix fut assemblée sur place. A l’intérieur du socle en ciment, un manuscrit enfermé dans un tube en verre indique la date et le nom des constructeurs. Selon L’histoire de la croix du Castellas, Eugène Tanniou
A cet endroit, le 19 août 1944, la résistance barjolaise et le 179e régiment d’infanterie américain (45e division de la 7e armée) libèrent le village de Barjols.
La croix du Castellas, désormais doublée d’une antenne de téléphonie, offre un point de vue étendu sur Barjols ; je ne sais s’il y a eu un château mais ce fut sans doute un habitat perché et isolé comme l’indique la racine castra. Le décor de la table d’orientation en céramique et son support en maçonnerie sont signés de noms italiens : Nironi, Vilanova, Delpiano, Lorenzi, Pigliapochi. Ils sont sans doute issus de familles d’émigrés italiens bien intégrés, et très nombreux au début du XXe : en 1915, 115 italiens sur 150 ouvriers, travaillaient aux tanneries de Barjols. Des temps de paix aux temps de guerre : les parcours des travailleurs étrangers de l’Est et du Sud-Est de la France (1871-1918)Stéphane Kronenberger, thèse de doctorat, 20 mars 2014 Université de Nice Sophia-Antipolis

LA CROIX DU CASTELLAS, PAPOUNET83

Nous quittons la route pour un sentier étroit, humide, en descente avec quelques passages où on dérape dans la terre fine mais aussi quelques marches de bois ; nous descendons dans le vallon ombragé des Carmes, espace classé Natura 2000 : la première découverte est un ensemble troglodytique dont la grotte aux coquillages, fermée parce que ce n’est pas une période de vacances scolaires (article à paraître). Me dirigeant au bruit de l’eau derrière la grotte de l’ermite, je découvre le Fauvery, houleux, bruyant, qui a emporté et délaissé des troncs d’arbres en route. La grotte est occupée par des jeunes qui n’ont pas envie d’être dérangés. Nous ne verrons que le balcon de la cellule.

Le Fauvery arrive sur les hauteurs de Barjols au niveau d’une falaise de tuf. Le dénivelé important entraîne une suite de trois cascades : la cascade des Carmes où nous sommes, a été aménagée pour mieux s’en approcher et l’admirer. Eau turquoise, gouttes d’eau suintant de toutes les parois, cadre naturel ombragé et reposant. Exceptionnel ! même en hiver !

Nous découvrons au cœur du vallon une oeuvre d’art : l’Arbre industriel de Michel Stefanini ; amusez-vous à retrouver dans les feuilles métalliques des deux arbres, les mots sur le thème de l’eau : Energie, turbine, hydraulique, fontaine,… ou sur le thème religieux : ermitage, déchaussé, lumière, couvent, contemplatif,…
[…] chaque partie du tout évoque le parcours et la marque des hommes au sein de ce site naturel. M. Stefanini

Des vestiges de conduite forcée jonchent le sol, des pylônes ont perdu leurs fils ou leur isolateur de porcelaine, mais ce sont bien des témoignages de l’utilisation de l’énergie de l’eau. Adrien Vaillant utilise cette eau pour installer en 1889, la première centrale électrique de Barjols ; elle aurait alors alimenté le village en électricité avant même Marseille. Après la guerre de 1939-1945, Monsieur Fassy construit une nouvelle micro centrale vendue à Monsieur Duchamp autorisé, dans les conditions du présent règlement, à disposer de l’énergie du cours d’eau le Fauvery, affluent de l’Eau Salée, […] pour la mise en service d’une entreprise située sur le territoire de la commune de Barjols et destinée à la production d’électricité. On l’entend ronronner au niveau de la passerelle de bois à la sortie du vallon.

Sa situation sur le penchant d’une colline et l’abondance des eaux qui l’arrosent, y appellent les usines à moteur hydraulique. On y compte 2 papeteries, 15 tanneries, 2 distilleries, 3 fabriques de poteries. Les arbres de ses forêts sont, le chêne blanc et le chêne vert [dont on extrait le tanin], en très grand nombre, et plus rarement le petit pin maritime. Statistique du département du Var, C N. Noyon, 1846

Avant de quitter le vallon des Carmes,  retournez-vous au niveau de la passerelle de bois : en haut du rocher, dans un creux, une statue de Marie veille… non loin d’une conduite forcée qui dégringole le long de la paroi.

Nous revenons au village par le quartier le plus ancien de Barjols. Les chutes du Réal s’étagent sur trois niveaux où l’eau, abondante, offre un lieu de promenade rafraîchissant.


Niveau supérieur : le bassin reçoit l’eau du ruisseau des Ecrevisses ; une roue à aubes (2) faisait tourner un foulon
Niveau central : un souterrain (5) s’enfonce sous la rue du château sans que l’on sache où il aboutit. Une grande voûte (3) et de nombreux bassins ; le jet d’eau sur le côté gauche devait entrainer une roue pour une mégisserie3 ou tannerie
Niveau inférieur : sous les arcades (8) autrefois les presses d’un moulin à huile, aujourd’hui le texte de la Déclaration de l’Homme et du Citoyen ; perpendiculairement sous la voûte (9) autrefois une roue à aubes qui entraînait le moulin.
Remarquez la partie saillante de la maison triangulaire de l’autre côté de la rue.
Une des plus belles fontaines de Barjols avec une cascade de chaque côté (10), d’après un plan de Ciro Nironi (sans doute le même qui a conçu la table d’orientation) et Dubecq. Archéologie et monuments de Provence, Dominique Berthout, tome 12, septembre 2015

chutes du Réal, ztemcram

Nous trouverons quelques fontaines de plus au circuit des 19 fontaines proposé par le dépliant 2018 de l’office du tourisme (7b 7c 10b 14b 20 21 et 22), mais certaines étant excentrées (20, 21 et 22) n’ont pas fait partie de notre circuit.

Le circuit des fontaines, complet et documenté, par Eugène Tanniou (les numéros attribués aux fontaines ne sont pas les mêmes que sur le plan remis par l’office du tourisme en 2018).
1. La fontaine du Pont d’Or (1784) : la plus vieille, située sur un passage de transhumance, elle abreuvait les chevaux et bêtes de somme. Avant la construction de la place de la Rouguière, un pont enjambait les gorges du Roubaud ; pont d’or : allusion aux armes de la famille des Pontevès de gueules au pont à deux arches d’or maçonnée de sable ? Aujourd’hui le ruisseau canalisé passe sous la place.

2. La fontaine Raynouard : fontaine du XIXe – initialement une statue de faunese prélassant dans une conque -, maintenant recouverte de calcaire, est de Récubert, sculpteur originaire de Barjols et auteur aussi de l’original et émouvant monument aux morts du village. Mais c’est le nom du commanditaire et bienfaiteur Aimable Raynouard qui lui a donné son nom

3. La fontaine de la Rouguière : en pierre de Cassis ; auparavant, on l’appelait fontaine de l’École,  l’école des garçons se trouvant en face

4. La fontaine du Bœuf : c’est l’ultime arrêt du bœuf avant son abattage lors de la « fête du Bœuf ». Le maréchal-ferrant y refroidissait les fers qu’il venait de travailler. Les deux lavoirs ont été ajoutés plus tard

5. La fontaine de la Burlière : nommée ainsi en raison d’une blanchisserie (une burlière) qui s’y trouvait. Construite en 1844, quatre petites têtes de marbre, une par saison

6. Fontaines et lavoirs de l’Hospice : une fontaine de chaque côté sur le bâtiment à gauche. Sur le fronton du bâtiment principal à triple génoise, une statue de Saint-Joseph et à droite, sous la voûte, la lingerie de l’hospice ; le lavoir des contagieux est dans une maison contiguë mais privée

7. La fontaine Saint-Jean : trois bassins : de haut en bas, le rinçoir (Claude a raison, le rinçage c’est en haut…), le lavoir et le petit bac pour les pièces de linge à frotter. Au début du XXe, elle avait une sorte d’abreuvoir sur le côté gauche

7b. La fontaine et le lavoir des Audiffren : en mémoire au juge Audiffren qui a fait de nombreux dons à Barjols et à l’Hospice

7c. La fontaine des Martyrs : petite fontaine de quartier, derrière celle du monument aux morts

8. La fontaine du Monument aux Morts 1914-1918 : située sur la place Victor Hugo. Cette fontaine est décorée, sur ses deux côtés, de bas-reliefs réalisés par le sculpteur barjolais Récubert qui y représenta les poilus dans leur vie quotidienne

9. La fontaine du Champignon : probablement la fontaine la plus célèbre de Barjols ; tellement couverte de travertins, qu’on ne sait plus quelle forme elle avait à l’origine !

10. La fontaine Capitaine Vincens : Le capitaine Vincens est un ancien combattant venant de Barjols, mort pendant la Grande Guerre. Le lavoir est alimenté par la surverse de la fontaine

10b. La fontaine de l’Espoir : cette petite fontaine est entourée de carreaux verts, qui furent achetés au profit du Téléthon 2000 pour la recherche de la mucoviscidose. Elle représente donc l’espoir de pouvoir guérir cette maladie

11. La Fontaine des Limaces : elle date des années 1990. Elle porte ce nom car la fontaine qui s’y trouvait précédemment était recouverte d’une plaque de fonte sous laquelle se réfugiaient les escargots et limaces

12. La fontaine des Religieuses : la plus basse fontaine de Barjols, à proximité du couvent des Ursulines

13. La fontaine des Augustins : de brique rouge, elle se trouve sur l’ancienne place des Augustins

14. La fontaine de la Cour : à proximité du siège de la justice royale établie en 1322 par le comte de Provence dans le centre du village au moyen-âge

14b. La fontaine des Pompiers : à l’intérieur de la caserne des pompiers

15. La fontaine de la place de l’Église (place Émile Zola). Rustique avec une conque de chaque côté

16. La fontaine du Piquet : la fontaine porte ce nom puisque la rue s’appelait autrefois rue du Piquet, piquet qui marquait la séparation entre la rue du Réal de celle du château

17. Les Chutes du Réal : partie la plus ancienne de la ville. Les chutes sur trois niveaux sont alimentées par deux ruisseaux, le Fauvery et le ruisseau des Écrevisses. A voir absolument et à décoder à l’aide du plan ci-dessus.

17b. La fontaine du Réal : construite en 1859

18. La fontaine de la porte rouge : près des anciens remparts ; la porte nord-est (ou portalet) a disparu…

19. La fontaine des Quatre Saisons : elle est ornée de quatre têtes représentant les quatre saisons : du blé pour l’été, du raisin pour l’automne, une tête emmitouflée pour l’hiver et des fleurs pour le printemps

20. La fontaine de l’Abattoir : située sur le chemin de l’abattoir, elle fut restaurée en 1978 dans le but d’être utilisée lors de l’abattage du bœuf au moment de la fête de la Saint Marcel

21. La fontaine du Pré de Foire : construite en 1849, la vasque a été remplacée par de la pierre de Rognes en 1966

22. La fontaine Saint-Marc : sur la gauche, après l’Oratoire la Fontaine Saint Marc et son lavoir. Sa construction a été décidée à la suite d’une pétition des habitants (session du Conseil Municipal du 4 août 1856)

Une randonnée vraiment riche en points d’intérêt et de l’eau, beaucoup d’eau. J’y retournerai bien une troisième fois en y ajoutant le Petit Bessillon…

Image de l’itinéraire 13km 177m (+383, -383), 4h (7h au total avec visite et arrêt)
Je sais aujourd’hui que nous aurions pu emprunter l’ancienne voie ferrée au bord de l’eau (variante couleur ocre sur la carte)
Télécharger la trace au format .gpx

Tivoli1 : Tivoli est une ville de la province de Rome en Italie. Elle connut, sous le nom de Tibur, un apogée avec la construction par l’empereur Hadrien de sa résidence de villégiature, la Villa Adriana. […] divers cardinaux et papes relèvent l’attrait de la ville par la construction de la Villa d’Este, qui reste l’un des plus importants exemples et modèles de jardins d’eau de cette période.
2 travertin : formation sédimentaire particulière, dépôts de calcite concrétionnés à l’air libre, subissant l’influence de l’environnement extérieur, en lits cimentés. Roche légère et de taille aisée, elle a été très largement utilisée dans les constructions avant l’usage des parpaings.
3mégisserie : tannage des peaux d’ovins et caprins destinées à l’industrie de la chaussure, de la ganterie ou de l’habillement, dans le cadre de la production du cuir
4faune : nom masculin désignant une divinité champêtre dans la mythologie romaine

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Dernière modification le 09 Juin 2018

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