GR 2013 : de Carnoux à Gémenos par Aubagne

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Après avoir testé le GR®2013 autour d’Aix-en-Provence (GR 2013 en avant première sur le plateau de l’Arbois, GR 2013 : le tour du Réaltor), puis à l’ouest entre Chateauneuf et Martigues (GR 2013 : de Chateauneuf à Martigues – partie 1 et GR 2013 urbain : Martigues – partie 2), je l’ai parcouru à l’est au pied du Garlaban et de la Sainte-Baume. Je suis partie du chemin de Carpiagne à Carnoux, dans le prolongement du chemin des Fenestrelles à Aubagne. Une seule voiture au parking : heureusement, il n’y a que deux places.

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Le GR est balisé dès le départ : il emprunte le sentier de découverte qui progressivement domine le quartier des Fenestrelles et le centre équestre où il est également possible de se garer. Hélas, tout commence par un dépôt d’ordures… puis une vue dominante sur le centre équestre et quelques chevaux.

Un banc, invitation à la contemplation du Garlaban, un sentier qui monte encore plus haut mais que je délaisse, une descente glissante en ce matin humide, une citerne puis j’arrive sur l’espace naturel de la Coueste et sa fontaine d’eau potable. Ce qui frappe à Aubagne ce sont les montagnes et les contrastes :

quatre grands ensembles naturels majeurs, le massif des Calanques, le massif de la Sainte-Baume, le massif du Régagnas et le massif de l’Etoile-Garlaban. Dans la plaine d’Aubagne les cultures maraîchères, les vignes et les olivettes côtoient les zones commerciales, les immeubles et les lotissements, les autoroutes. Extrait de 16 – la vallée de l’Huveaune, CG13

Moyennant un petit détour (traverser d’abord l’autoroute A50 puis la D42, l’ancienne N8, et guetter sur la droite la rue Delphine), les geocacheurs trouveront en chemin la Maternelle Gaimard de Team Glouton Barjot dans un quartier où il y a beaucoup d’écoles.

Je suis le GR 2013 qui passe à la gare où de nombreux cars – gratuits selon la publicité  – stationnent en face ; je découvre la petite fontaine J.B. Chaulan restaurée ; je me perds dans le centre très animé qui n’est pas encore balisé. Après la promenade au pied des immeubles, une forte odeur d’égout  témoigne de notre civilisation moderne.

Jean-Baptiste Chaulan, négociant, né à Marseille le 4 août 1798 et décédé à Marseille le 31 juillet 1864. Orphelin très tôt, il fut élevé par son oncle et sa tante à Aubagne. Il fit fortune dans la menuiserie à Sainte-Croix du Ténériffe (Iles Canaries). Auteur d’un legs, par testament du 25 avril 1864, fait à la ville d’Aubagne afin de doter un ménage pauvre. Il laissait 40 000f dont les intérêts annuels étaient employés à la dot d’une fille pauvre d’Aubagne dont les noces devaient avoir lieu le jour de la Saint-Jean Baptiste. La 1ère rosière fut en 1875 Baptistine Magdeleine Dupont, 35 rosières l’ont suivie chaque année. Extrait de Aubagne et son patrimoine

Devant la porte du millénaire, annoncée en grandes lettres noires sur fond jaune, une sculpture moderne en céramique, s’élance vers le ciel : ‘il s’agit d’une œuvre réalisée par le sculpteur Jean Bernard Métais, destinée à symboliser le millénaire de la ville d’Aubagne, en 2005’.

Les enfants des classes Patrimoine et des centres aérés ont fabriqué avec l’artiste les morceaux de terre cuite qui représentent, sur la base ovale, la mer et les continents. Sur les piliers, les carreaux portent l’empreinte laissée par les Aubagnais, un santon, un jouet préféré, un coquillage… extrait de De l’air devant la porte du Millénaire, site Aubagne.fr


Je me laisse tenter par les berges de l’Huveaune, du côté qui s’en approche le plus. Un coin de nature au milieu de la ville. Puis je passe au-dessus des rails sur la D43A ; bientôt dans un quartier résidentiel, je ne repère pas le balisage au croisement : il en est un peu trop éloigné. Difficile quand on est baliseur de se mettre à la place du randonneur qui découvre les lieux pour la première fois ! Là j’entre dans la zone de la plaine de Gémenos protégée par les montagnes du Garlaban et de la Sainte-Baume. Il faut passer au dessus de l’Huveaune, puis, dans une large boucle, rejoindre les petits mellets ; la plaine est sillonnée de canaux d’irrigation, la route est bordée de quelques résidences où il doit faire bon vivre. Après avoir traversé avec prudence une voie d’importance, j’arrive à Saint-Jean de Garguier, hameau de la commune de Gémenos, connu pour son prieuré. Le lion encastré dans le pignon d’une maison a bien souffert de l’érosion. Jusqu’en 1875, une importante foire avait lieu dans ce hameau chaque 24 juin au matin : on y vendait des ustensiles de labourage et de moisson, des aulx et des oignons, de la quincaillerie. Et pourtant il n’y avait que 160 habitants !

Le bâtiment actuel du prieuré Saint-Jean de Garguier comprend une chapelle datant de 1646 et un prieuré centré sur une cour. Saint Jean-Baptiste, patron des moissonneurs, protecteur du lieu, nous accueille au dessus de l’entrée de la chapelle. Un petit oratoire annexe témoigne qu’un saint y fut autrefois hébergé (Benoît Labre). La congrégation des frères et soeurs de Benoît Labre vient régulièrement honorer ce lieu. Une collection de 300 tableautins peints sur bois, offerts en ex-voto par des habitants en reconnaissance d’un miracle ou d’une guérison constitue un témoignage de la vie rurale en région marseillaise depuis le XVIè siècle. D’après chapelles en Provence

Depuis la route en face du prieuré, je peux voir le monument en entier : aujourd’hui il héberge les groupes en formation ou séminaire. De grands travaux de restauration ont été entrepris, jusqu’à la réparation de la cloche qui avait été fondue en 1620. Davantage de circulation automobile sur la longue route vers Gémenos, des champs d’amandiers ou de vignes sur fond de Sainte-Baume, une fontaine moussue, une bastide que certains nommeraient château, puis l’église de Gémenos au loin.

Eglise Saint-Martin de GémenosQuelle chance ! l’église Saint-Martin est ouverte ; sa crèche provençale, protégée par caméra vidéo avec enregistrement, nous plonge dans la Provence d’autrefois : un décor réalisé il y a quelques années par René Pesante, des santons restaurés avec Sauveur Ascia. Les costumes discrètement colorés aux petits détails soignés, le sourire naturel des personnages, le décor, en font une crèche provençale digne de ce nom.

Un GR 2013 inter-urbain plutôt agréable, sans doute grâce à la proximité du Garlaban et du pic de Bertagne avec un mélange subtil entre la nature et la modernité. De village en village où vous pourrez loger, vous le parcourrez en entier sur une bonne quinzaine de jours.

Image itinéraire GR 2013 Carnoux Aubagne GemenosImage de l’itinéraire Carnoux-Aubagne-Gémenos 15km, 3h35 dépl., 4h30 au total, 122m dénivelée (+398m, -383m cumulées)
Merci à mademoisailescoco pour le second véhicule à l’arrivée : sans elle je n’aurais pu découvrir cette portion aubagnaise du GR 2013.

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Dernière modification le 23 Août 2014

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Une réflexion sur « GR 2013 : de Carnoux à Gémenos par Aubagne »

  1. Bonjour,
    Merci pour ces précisions. La TV a montré des reportages intéressants sur ce GR. J’ai notamment, retenu un passage devant un paysage enchanteur avec des cascades…pourriez-vous préciser à quel endroit elles se situent et quel serait l’endroit le plus approprié pour faire une petite marche familiale, de difficulté moyenne, pour accéder à ces cascades ?
    Merci !
    [ndlr] source de l’Infernet-Cadière, Gorge de Cabriès, entre les Pennes Mirabeau et Vitrolles. Accès expliqué en voiture

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