Le moulin Bonnet à Boulbon



img_5752r.JPGDépart depuis un petit parking coincé entre le chateau – appartenant depuis Napoléon à la famille Bonaparte – et une muraille de vieilles roches en couches ratatinées. Le sentier grimpe de façon continue puis arrive en haut de la colline où le moulin montre fièrement ses ailes de bois restaurées. Il ne fonctionne pas en ce dimanche.img_6219r.JPGimg_6222r.JPG Le moulin Bonnet de Boulbon a été restauré en 2003. Sa charpente, ses ailes, son mécanisme ont été reconstruits d’après des plans d’origine par « les charpentiers du haut Var » (entreprise de M. Aujogues au Muys). Un bel ouvrage de notre patrimoine qui héberge occasionnellement des meuniers bénévoles amateurs1 et produit de la farine non commercialisée quand la météo est favorable, c’est à dire quand il y a beaucoup de mistral.

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Photos fournies par l’Association

Les conditions de circulation dans les Bouches-du-Rhône ou  en appelant le 0 811 20 13 13 la veille pour le lendemain.

« Lorsque le moulin tourne, on doit absolument l’alimenter en grains qui servent de « lubrifiant » entre les deux meules. Par voie de conséquence, on obtient de la farine, fine si le vent est fort et plus grossière si le vent est moins fort car on ne peut serrer les meules sans blocage. Ce n’est pas notre souci car notre seul but est de le faire tourner ! » me confie M. Betton, président de l’association des « Amis du Vieux Boulbon ».

Sa girouette porte les armoiries du village « de img_6234r.JPGgueules à un lion d’argent » que l’on retouve aussi sur la clé de voûte de l’église Sainte-Anne. Le moulin de Boulbon est le seul moulin des Bouches-du-Rhône à pouvoir fonctionner. cassini_boulbon.jpegComme souvent quand il s’agit de petit patrimoine, c’est une association « les Amis du vieux Boulbon » qui le gère à la demande de la mairie qui en est propriétaire. La date admise de sa construction est 1776 ; pourtant, lors de la restauration, la meule tournante a été img_6224r.JPG déplacée et une date gravée a alors été visible : 1748. Sur la carte de Cassini de cette époque, je compte au moins 4 moulins (qui appartenaient aux moines de l’abbaye de Saint-Victor) dont le moulin brûlé ; peut-être la meule vient-elle de celui-ci ? l’évènement a dû une laisser une trace indélébile dans les esprits puisqu’un quartier de Boulbon porte encore le nom de « moulin brûlé » !
Nous descendons jusqu’à la table d’orientation, bien colorée, conçue par les enfants de l’école primaire des Saules ; nous dominons le village de Boulbon et comprenons mieux en quoi ce chateau est plutôt une forteresse. De l’autre côté, la vallée du Rhône et sa haute cheminée rayée blanche et rouge.img_6275.JPGAu retour, nous passons au pied du château littéralement incrusté dans le rocher. Avec quels moyens techniques les hommes ont-ils pu le construire au XIIème siècle ? Nous terminons par la visite du village moyenâgeux, en circulant à l’intérieur de la deuxième ligne de remparts « la muraille du fort » ; à chaque tournant qui nous cache l’espace au delà, on se demande si on ne tombera pas sur une impasse. Mais non, nous tombons bientôt sur la rue de l’andrône2 des remparts qui permet de rejoindre la première ligne de remparts en contre-bas.

Site de la commune

Le moulin Bonnet, du site Moulins de France

Circuit moulin Bonnet – chapelle St-Marcellin – village – chateau (retour possible par la chapelle Saint-Marcellin moins de 3km A/R – dénivelée 84m)

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1Je remercie Michel Betton, président de l’association « Les Amis du Vieux Boulbon », qui m’a signalé les informations erronées de cette note. Il me communique également les conditions de visite : le moulin est ouvert les deuxième et quatrième samedi et dimanche du mois (l’après midi) à partir des journée du patrimoine jusqu’à fin juin.

Adresse : Place Victor Barberin, 13150 Boulbon
Téléphone (mairie) : 04 90 43 95 47 – cotisation 5€/an en 2008

2Androne : Entre deux maisons est intercalée un androne (ou entremis), un espace de 25 à 40cm de large destiné à éviter la propagation des incendies et à faciliter l’écoulement de l’eau.

Provence des moulins à vent, Jean-Marie Homet, Edisud, 1984

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Merci Bong13 pour la montagnette 2 : Boulbon : promenade à faire des enfants, un samedi après-midi quand le moulin est ouvert.

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*** Le parc de Saint-Pons à Gémenos



Le parc de Saint-Pons à Gémenos est un lieu plein de surprises, y compris des mauvaises puisque Souricette24 nous signale dans un commentaire qu’il est interdit aux chiens. Sur le site de la commune de Gémenos, on peut lire :

La réglementation
Il est rappelé aux usagers des parcs et jardins que, pour le confort de tous et le respect des sites, l’accès est interdit aux chiens et aux vélos.
De plus, il est interdit de laisser des détritus et de se baigner dans les fontaines, plans d’eau et cascades. Les jeux de boules ne sont autorisés que sur les espaces prévus à cet effet.

Janvier 2013 : Catherine nous signale dans un commentaire les travaux de réhabilitation des moulins et autres et surtout PLEIN d’INTERDICTIONS comme celle de PIQUE-NIQUER.

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Avec la température ressentie

img_2415.JPGimg_2411.JPGPrès du Fauge qui coule toute l’année, à l’entrée de la Vallée de Saint-Pons je trouve la première église paroissiale du vieux Gémenos, la chapelle Saint-Martin le Vieux, chapelle romano-gothique datant du Xlllème siècle et ancienne paroisse de Gémenos. Une jeune femme, guide de randonnée à la main, cherche le fameux platane aux 7 troncs : il pousse dans le lit de la rivière et nous admirons toutes les deux sa ténacité à vivre en pareilles conditions. En prime, un parc avec quelques daims et un sentier botanique autour de la chapelle !
img_2430.JPGimg_2445.JPGEn suivant toujours le cours du Fauge, sous des arbres séculaires qui gardent ces lieux frais, même en plein été, je passe devant les ruines du foulon et sa cascade ; puis à la cascade moussue du « moulin de Cuges » – beaucoup plus spectaclaire en d’autres saisons. Si vous regardez la carte de la vallée, vous vous apercevrez que plusieurs noms de lieux sont encore les témoins de petites industries développées par le marquis d’Albertas au XVIIIè siècle : la blanchisserie, le foulon1, la glacière, le moulin,… En tournant dans l’étroit sentier à droite après celui-ci, au milieu de toutes ces essences forestières (hêtres, charmes, tilleuls, houx, chênes verts, pins, érables,…), je découvre l’abbaye cistercienne, cachée par la verdure et que l’on ne voit qu’à la dernière minute.
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« En 1205 eut lieu la construction de l’abbaye de Saint-Pons. Le projet initial, trop ambitieux, ne put aboutir. La fondatrice, Dame Garcende, y établit une communauté religieuse de femmes… cette communauté est élevée au rang d’Abbaye et intégrée à l’ordre de Cîteaux. » Elle est fille du Thoronet, une des soeurs provençales avec les Abbayes de Silvacane et Sénanque [ndlr : les abbayes de Cîteaux sont toutes des abbayes unies par un pacte d’amitié, d’où le terme de filles ou soeurs]. « Grâce au travail des abbesses et au moyen de l’énergie hydraulique abondante en ce lieu, le site de Saint-Pons devint la première zone industrielle de Gémenos. » (Extrait du site Généprovence : ne manquez pas en fin de page la légende du couvent de Gémenos)

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Deux grandes clairières, véritables aires de jeux pour les enfants, sont situées de part et d’autre de l’abbaye. Continuer la lecture de *** Le parc de Saint-Pons à Gémenos

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L’aqueduc et la meunerie romaine de Barbegal



Voila une randonnée familiale par excellence. Pas de difficulté de dénivelée, un balisage régulier qui peut constituer un véritable jeu de pistes pour les enfants (le balisage se situe au sol, sur les arbres, sur les panneaux mais il est toujours présent) et la découverte d’un ancien aqueduc romain, tout cela parmi des paysages variés qui rompent la monotonie.

* La météo de ce jour à cet endroit :
Direction du vent et température ressentie

* Je vous propose un itinéraire de 3h environ, sur carte IGN réalisé à partir de CartoExplorer
Je débute depuis le parking aménagé tout près du moulin de Daudet que l’on peut visiter. Construit enmedium_maquette_meunerie.jpg 1814, il fut acquis en 1923 par Hyacinthe Bellon et transformé en musée Alphonse Daudet. Il a cessé de moudre en 1915. Je traverse une belle forêt aux arbres hauts puis je longe la route tout en reconnaissant un champ d’oliviers de l’autre côté, caractéristique des Alpilles. La promenade se poursuit en terrain plus sec, passe au-dessus d’un petit canal, longe quelques maisons et se poursuit dans un paysage plat typique de la Crau. Là on arrive au pied de la meunerie du grand Barbegal. Impossible de concevoir ce qu’elle était si on n’a pas vu une maquette auparavant au musée d’Arles (dessins et croquis de la maquette réalisés par Jean-Louis PAILLET, Architecte dplg – Docteur en Histoire et Archéologue Institut de Recherche sur l’Architecture Antique et Vice-Président du GAM).
le site aujourd'hui, vu d'en hautAu début du second siècle, l’aqueduc fait l’objet d’une modification pour compenser le transfert d’une partie de l’eau à l’usage industriel des moulins de Barbegal. Il déversait ses eaux sur une double batterie de moulins hydrauliques, seize en tout,medium_img_0292.jpg établis sur la pente, destinés à moudre le grain. Le travail fait, les eaux allaient se perdre dans la zone marécageuse, en contrebas. Chaque roue entraînait une paire de meules ; le blé était moulu à la demande pour les besoins des 12000 habitants de la cité d’Arles. Quand les murs d’un aqueduc dépassaient 2m, on allégeait la construction avec des arches comme à Barbegal.
Je remonte la pente de la meunerie, là où se situaient les chambres de mouture et l’escalier central. Celui-ci desservait les chambres de mouture ; un traîneau, glissant sur plan incliné, montait et descendait les charges grâce à un mécanisme hydraulique. Attention aux passages délicats pour les jeunes enfants. En haut, une plaque commémorative nous rappelle que c’est l’archéologue Fernand Benoit qui a découvert ce lieu. Je déambule dans le canal où circulait l’eau. Et là , quelle surprise ! sur plusieursmedium_img_0282.jpg dizaines de mètres, des vestiges du grand aqueduc, comme un légo, permettent d’imaginer ce qu’il était à l’époque romaine.
Ce monument, partielllement classé Monument historique, (1937) est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco (1981)
img_3434.JPGAprès une petite discussion avec un amateur de VTT et deux randonneurs tout aussi intrigués que moi par ce double aqueduc romain, j’entame le chemin du retour. Le vent a renversé deux arbres et je dois m’écarter quelque peu du tracé. Je repasse devant le musée qui est encore fermé mais déjà parents et enfants attendent pour pouvoir le visiter. Chaque dimanche, ce lieu attire beaucoup de monde ; sur le chemin du retour vers Aix, à quelques kilomètres de là , je passe devant l’abbaye de Montmajour qui m’impressionne toujours, et m’arrête quelques instants devant les taureaux que son propriétaire est en train de nourrir.
* Voir l’article sur Montmajour dans ce blog

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J’ai tellement apprécié ce site que j’ai visité le musée de l’Arles Antique ; j’ai également placé une cache à énigmes l’aqueduc de Barbegal pour les amateurs de chasse aux trésors high tech, désactivée depuis, mais un autre geocacheur en a placé une. Voir l’article les moulins de Fontvieille

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*** Tremblement de terre à Vernègues : 100 ans après



Voici une randonnée un peu particulière en ce jour de début janvier. Le mistral souffle fort ; les rafales de vent dans les arbres font craquer les branches sèches et toutes sortes de bruits lugubres m’entourent. Pas un seul promeneur dans les ruines du village.

On se croirait presque au lendemain du tremblement de terre du 11 juin 1909, d’une magnitude 6, qui a détruit la quasi totalité du vieux château seigneurial qui s’est effondré sur les maisons du village. 46 morts (dont 2 à Vernègues) et 250 blessés dans les villages alentour. Vernègues se relèvera difficilement de ce drame qui oblige les habitants à reconstruire leur village au quartier du Jas, en contrebas. Voir le site GénéProvence

* Je vous propose l’itinéraire (6km100 2h environ) sur carte IGN 1:25000 – le Vieux Vernègues depuis la chapelle St Martin réalisé à partir de CartoExplorer
* Le site Mediterranee France propose un itinéraire d’une journée
La Barben par Vernègues

* Le site officiel de la commune de Vernègues
* Témoignages du tremblement de terre, avant-propos du rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

La météo aujourd’hui à cet endroit :
Orientation du vent et température ressentie

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La vie a repris. A côté des ruines, le dernier témoignage de modernité : le viaduc du TGV Méditerranée et la plaine de Cazan.
medium_img_2343.jpg Nul ne peut se douter en voyant cette architecture moderne, des conflits qui ont opposé le maire de Vernègues et le négociateur désigné pour les expropriations.

« …Vingt minutes avant minuit, c’est enfin signé. Mais avec un viaduc traité façon camouflage, une tranchée couverte, un tunnel de 400 mètres. Pour 2 kilomètres de voies, 15 secondes de TGV, un chèque de 700 millions de francs… » Voir l’article paru dans l’Expansion le 27 avril 2000 et le site GénéProvence

Du haut de l’ancien moulin sur le plateau du Grand Puech, là où est installée la table d’orientation, je vois la campagne de tous côtés ; mais prendre des photos sans bouger est quasiment impossible : le mistral me bouscule, mon bonnet s’envole.

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Je rejoins le chemin balisé par un étroit sentier qui longe la propriété privée de Vacaresse avec plusieurs panneaux « interdiction d’entrée ».
Presque arrivée dans la plaine du Sonnailler(1), je fais une rencontre assez imprévue mais qui m’enchante car elle témoigne de la persistance de la campagne dans un des départements français les plus urbains : un berger et son chien conduisent leur troupeau de moutons avec assurance : pas un cri, pas un aboiement. Je salue le rude campagnard, uniquement vêtu d’un pull, puis continue ma route d’un pas rapide. J’ai bien plus froid que lui avec mon bonnet, mes gants et mon coupe-vent !

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Après avoir photographié deux ânes dans leur enclos, je rejoins finalement la chapelle romane de Saint-Martin, fort bien restaurée, qui semble garder l’entrée de la plaine du petit et du grand Sonnailler (1). * Voir le site de Wulfran Barthélémy sur les chapelles rurales en Provence

1SONNAILLER. L’animal qui, dans un troupeau ou dans un attelage, va le premier avec la clochette.

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