Domaine de la Font de Mai



La Font [fontaine] de Mai, c’est :

  • Un grand jardin à Aubagne, zone d’Accueil du Public en Forêt où il est possible de randonner tout l’été, toute la journée, en alerte rouge – voir Randonnée et interdiction de circuler 2013
  • Accès en transport en commun facile depuis Aubagne, bus n°10,
  • Un accès aux sentiers de Pagnol en grande randonnée, soumis aux restrictions de circulation pour risque d’incendie,
  • Plusieurs caches successives pour les amateurs de geocaching,
  • Des animaux pour les enfants,
  • Des traces des activités d’autrefois.

Entourées de deux couples de geocacheurs, Lilou (6ans 1/2) et moi partons pour faire le tour de l’ancienne propriété agricole de la Font de Mai.

Le 2 juillet 1999, la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile devient propriétaire de 97 ha de terrain appartenant à la famille Giraud Fornasero. Cette ancienne propriété agricole, patrimoine familial issu de la succession des familles Arnaud, Berenger et Garnier (vers 1820) puis Julien (dans les années 1900), est inscrite à l’inventaire des biens nationaux dont l’origine remonte à la Révolution française. Extrait du site de l’agglomération du pays d’Aubagne

Lilou passe vite devant les apiers (mur à abeilles) dans le mur, avec des alvéoles creusées dans lesquelles on déposait des ruches taillées dans un tronc d’arbre évidé. L’apiculteur du domaine est confiant : la variété végétale devrait  permettre d’obtenir trois récoltes différentes. Véritables sentinelles indicatrices de l’état de l’environnement, la présence des abeilles est un bon signe.

Pour en savoir plus : les murs à abeilles de Provence

Lilou a vite repéré un enclos avec des ânes particulièrement placides qu’elle a observés et cajolés de deux endroits différents. Le vaste jardin entouré de murs de pierres sèches superbement restaurés chaque année par des jeunes en insertion, étale ses cultures devant la ferme.
Ils restaurent les restanques de la Font de Mai, La Provence, 11/09/2013

Dans la basse-cour, des lapins, des coqs et… des poules déplumées au-dessus du croupion. Lilou s’inquiète : sont-elles malades ? ne sachant quoi lui répondre, je m’arrête à la ferme pour questionner le garde de la part de Lilou qui n’ose pas :
– pourquoi les poules n’ont plus de plumes ?
– c’est le coq, au moment de la reproduction, je vous charge de lui expliquer…

La technique de reproduction consiste alors à ce que le coq monte sur la poule et ouvre son cloaque1 pour que le spermatozoïde entre dans le corps de la poule. Une poule qui a été « cochée » par un coq restera fertile pendant 1 à 4 semaines maximum. vidéo de la technique

Sous l’auvent de bois, d’anciennes photographies représentent les travaux d’autrefois : la cueillette du raisin, le ramassage des olives, l’élevage du ver à soie, etc. Sur la photo ci-contre à droite, c’est le retour des vendanges. Les imposantes cuves à vin attestent de l’importance de cette activité. Encore aujourd’hui, le raisin rejoint la coopérative des vignerons du Garlaban.

Lilou prélève les indices nécessaires à la résolution de la multi-cache, aidée de Sylvaine ; elle rejoint le cheval qu’elle essaie de faire sourire avec la technique que lui apprend Bernard mais ça ne marche pas tellement. Avec le couple sylberfil, amusement garanti !

Un des murs de pierre sèche porte un message en lettres attachées : pas facile à lire mais il dit bien qu’ici l’eau est précieuse. Demain peut-être avant midi, à travers la roche éventrée, nous verrons surgir l’eau des collines cent fois plus précieuse que l’or. Giono. Dans ce pays de chaleur et sécheresse, de sol rocailleux, de terre dure, il faut creuser des puits, récupérer l’eau qui tombe du ciel. L’eau souterraine coule à la Font de Mai. Un des puits servait à récupérer les eaux d’écoulement du fond de la vallée. Un système hydraulique recueillait et conservait l’eau de pluie dans des citernes qui était transportée par un réseau gravitaire jusqu’aux cultures. Sentier d’interprétation Domaine de la Font de Mai, Pays d’Aubagne et de l’Etoile, les éditions nature. Livret à retirer sur place.

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Le Régagnas à partir de la Bouilladisse



Img_8979.jpgC‘est en lisant le blog de Jean-Luc que j’ai eu envie de découvrir le Regagnas qui, plus est, n’est pas interdit à la circulation ce dimanche. Il est 8h45 quand je quitte le parking auquel on accède par une route étroite et ombragée (D45A) entre la Bouilladisse et Auriol.

Les photos de Catherine, avec une randonnée plus longue incluant l’ermitage Saint-Jean du Puy

IMG_8978.jpgIMG_8981.jpgLa montée, d’abord sur des marches rocheuses, se fait le plus souvent à l’ombre. Le sentier n’est pas difficile mais coupe régulièrement une piste de VTT. Le sachant par la lecture du blog aioli, j’ai fait particulièrement attention à chaque croisement des deux pistes ; proche du sommet, à la cote 660m, le chemin se sépare en deux ; en l’absence d’indication claire, je prends celui de gauche : pas de chance ! c’était celui des VTTs : je le reconnais à sa forme évasée et ses parois lisses ; avec d’infinies précautions, et beaucoup de difficultés, en me serrant sur le côté, j’atteins le sommet et le tremplin à partir duquel les sportifs en vélo dévalent la colline.

IMG_8986.jpgIMG_8992.jpgJe monte jusqu’à la vigie (710m) gardée tout l’été par des pompiers qui surveillent le massif forestier et un éventuel début d’incendie. Certaines vigies, comme celle du Regagnas, font chaque jour des relevés météorologiques qui sont ensuite transmis par radio au CODIS : direction du vent en degrés, force du vent en km/h, température en degrés centigrades, hygrométrie en %. Chasseurs de trésors, n’oubliez pas la cache d’Elia’s, GC214E7 Regagnas : amour fusionnel
Au nord-est, la tour de l’ermitage Saint-Jean du Puy se devine et derrière le mont Olympe. Au sud la silhouette si caractéristique du pic de Bertagne dans le massif de la Sainte-Baume ; au nord la Sainte-Victoire baignée dans un brouillard de pollution. A l’ouest la chaîne de l’Etoile. Le point de vue n’est que collines et montagnes aux formes aiguës ou rondelettes, couvertes de verdure ou dénudées. On se rend compte qu’on est bien coincé entre les deux plus grandes montagnes de la région : la Sainte-Victoire et la Sainte-Baume.
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L’aqueduc des Sagnières à Clamensane



Voilà un itinéraire aux paysages variés, bien balisé, dans la fraîcheur des sous-bois. Le sentier, au départ de Clamensane, a été entretenu, les arbres coupés, c’est un plaisir de côtoyer l’eau tout le long du parcours ; les enfants apprécieront sûrement d’y passer à gué. La découverte des Hautes Terres de Provence continue…
IMG_1540r.JPGIMG_1537r.JPGIMG_1538r.JPGLa première passerelle au-dessus du torrent du Vermeil est condamnée ; nous traversons à gué, en se mouillant les pieds. Au loin, on dirait un haut mur de pierre en ruines, fin comme la lame de Facibelle ; il se dresse, solitaire et incongru, dans le paysage verdoyant : serait-ce le rocher de la baume qui sous les poussées tectoniques aurait émergé entre deux failles ? Voir la Géologie à Clamensane, site geo-alp

La météo aujourd’hui à cet endroit
Avec la température ressentie

IMG_1542r.JPGSous d’épaisses frondaisons, le petit barrage déverse l’eau en cascades, cette eau si précieuse pour toute la partie montagneuse du département. Saviez-vous que la qualité bactériologique des eaux de consommation dans cette région est la moins bonne du département ? mais heureusement, cela ne concerne que 5% de la population. Le nombre élevé de captages (535 contre 145 captages dans les Bouches-du-Rhône), pour une faible consommation d’eau (21millions de m3 prélevés dans le 04 contre 237 millions m3 par an dans le 13) pénalise le département qui doit engager autant de procédures de protection que de captages. Source : la protection des ressources en eau en PACA, 2006

Ce barrage est sans doute un ouvrage de correction torrentielle qui consiste à « transformer le profil naturel du torrent sauvage en une série de marches d’escalier faiblement inclinées vers l’aval. Ces seuils brisent l’énergie du torrent et provoquent le dépôt de matériaux à l’amont de chaque petit barrage, dont la retenue se comble peu à peu. » Extrait des risques naturels en montagne, ministère de l’écologie et du développement durable

Parler d’eau, c’est évoquer Marcel Massot (1899, 1981), député des Basses-Alpes, qui a défendu les droits des agriculteurs au moment de la construction du lac de Serre-Ponçon par l’EDF. Ils craignaient que ceux habitant à l’aval de la réserve ne manquent d’eau pour irriguer leurs terres. « Votre texte défavorise les agriculteurs au bénéfice des industriels », a-t-il lancé à l’assemblée le 14 novembre 1963. Et lorsque la propriété du lit [de la rivière] et du droit de pêche a été transféré à l’état, il a négocié des « indemnités pouvant être dues en raison des dommages entraînés par ce transfert ». Archives de l’assemblée nationale

IMG_0331r.jpgAqueduc photo Vx murier SigoyerIMG_0337.jpgLe sentier passe dans le canal de l’aqueduc des Sagnières, pont de pierres à plusieurs arches qui ressemble à ceux construits autrefois par la société du Canal du Verdon à Venelles. (auteur de l’aqueduc en automne : propriétaires du Vieux Mûrier). Aucune autre trace de cet aqueduc d’irrigation n’est visible. Peut-être a-t-il été construit pour une activité locale nécessitant de l’eau (ancienne tuilerie ?). Je n’ai acune réponse pour l’instant à mes interrogations.

IMG_1554r.JPGAu delà du pont, dans le ravin des Sagnières, se succèdent trois vastes étendues d’eau stagnantes appelées les Sagnières. Sans doute faut-il voir là une origine provençale, de sagno = roseau. Puis ce sont les Basses Graves avec ses maisons isolées dans de vastes prairies verdoyantes.

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Nous suivons la route pendant quelque temps avant de nous enfoncer dans un sous-bois qui ne ressemble pas au précédent. Les terres noires fines et instables sont de plus en  plus visibles ; un énorme champignon parasite d’un arbre, se fait dévorer par des dizaines d’insectes noirs et jaunes. Merci à Sylvie qui vient de me communiquer le nom de ce coléoptère mycophage de taille moyenne vivant sur les champignons arboricoles, surtout ceux qui parisitent les feuillus : Diaperis boleti, inventorié par Linné en 1758.

IMG_1567r.JPGIMG_1569r_1.JPGNous signalons au cavalier qui tire un second cheval que le sentier s’est affaissé un peu plus loin, laissant peu de place aux sabots des chevaux : il doit l’emprunter pour rejoindre les Basses Graves.

IMG_1566r.JPGIMG_0353r.jpgIMG_1461r.JPGNous approchons de l’ancien cimetière, ses deux anciennes tombes et son ‘rocher qui parle’ (article explicatif à venir). A partir de là, le retour vers le  centre du village est le passage le moins bien entretenu, en forte pente, et non marqué. C’est le seul reproche que l’on peut faire à l’office du tourisme des Hautes Terres de Provence qui ne doit pas avoir de grands moyens pour l’entretien de ses sentiers mais fait de gros efforts pour le tourisme.

 IMG_0341.jpgIMG_0342r.jpgIMG_0343.jpgIMG_0356.jpg

Télécharger la fiche de randonnée de l’office du tourisme de la Motte-Turriers (Hautes Terres de Provence)

Aqueduc_sagnieres_itinéraire 6.450km 2h25 dénivelée 177m

Notre chambre d’hôtes se trouvait Au vieux mûrier à Sigoyer, petit village bien tranquille où nous avons été accueillis chaleureusement dans une ancienne ferme que les propriétaires améliorent toujours, et qui de plus, a obtenu le label ‘Tourisme et handicaps’, c’est assez rare pour être signalé. Les repas étaient dignes d’un grand chef et les discussions animées autour de sujets aussi variés que les produits régionaux, le travail des fonctionnaires internationaux ou l’éducation des enfants en difficulté. Les prix, un peu élevés pour la  région, sont cependant à la hauteur des prestations.

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